Me lever pour allumer mon eMac avant d'aller à la douche.
Prendre le temps de me réveiller sous la douche.
Mettre à jour mon blog tout en buvant ma première tasse de café.
Prendre le temps de finir de me préparer avant de partir travailler.
Chanter en roulant, au mieux siffloter.
Prendre le temps de m'arrêter acheter la presse.
Lancer le café de dix heures après avoir fait la vaisselle avant d'allumer ma salle de cours.
Prendre le temps de rire en buvant mon deuxième café avec mes collègues.
M'amuser au moins une fois, de préférence de moi-même, durant un cours.
Prendre le temps d'arpenter les couloirs du lycée en saluant tous ceux que je connais.
Boire encore plus de café et rire, encore, et encore.
Prendre le temps, si c'est mercredi, de faire le marché en sortant du lycée en sifflotant.
Et recommencer en essayant de toujours réinventer...
lundi 14 décembre 2009
samedi 12 décembre 2009
vendredi 11 décembre 2009
mouhahaha !
Cela fait maintenant quelques années que je suis les tribulations ouébesques de ce vinvin-là, depuis qu'un ami-pas-que-de-blog m'en avait conseillé la lecture. Ça fait bien plaisir d'ailleurs de le trouver rasséréné et content de ce qu'il fait après le long et exotique intermède californien dont je retiendrai tout de même son hilarante entrevue avec John Cleese (là et là) !
ps : dans une semaine c'est les vacances et je n'arrive pas encore à réaliser la proximité de ce moment...
ps : dans une semaine c'est les vacances et je n'arrive pas encore à réaliser la proximité de ce moment...
jeudi 10 décembre 2009
millenium
C'était il y a un an déjà. J'étais hospitalisé à Joigny et je recevais beaucoup de visites de collègues et amis qui venaient rarement les mains vides. L'une d'elles, en particulier, m'apporta les trois volumes de la saga suédoise qui était déjà un phénomène d'édition mais pas encore un film. J'avais déjà vu ces livres en librairie, mais aussi dans les rayonnages de Mariechat à Toulouse. Le fait que tant de monde en parle autant m'avait longtemps rebuté, sans raison valable d'ailleurs. Mais là, j'avais trouvé l'attention touchante et me régalais par avance de m'y lancer. Ils allèrent rejoindre la pile de livres, pile qui se reconstitua sous ma table de nuit une fois rentré chez moi. Et il m'a fallut encore presque une autre année pour que je me décide de m'y jeter après avoir été accaparé par la plume de Philip Pullman.
Pour tout vous dire, comme je ne le lisais que le soir avant de m'endormir, je n'avançais pas très vite et puis la sortie en dvd de MILLÉNIUM, LE FILM m'a obligé à mettre les bouchées doubles vu que j'avais décidé de finir le premier tome avant de le voir.
Du coup, hier après-midi je l'ai acheté puis je suis rentré, me suis fait un thé et j'ai achevé ma lecture. Et hier soir, j'ai découvert le film (en suédois, qui est vraiment une langue étrangement chantante qui m'a rappelé quelques bons moments de ma vie étudiante et une certaine victoire de la France en Coupe Davis face à la Suède !) et même si l'adaptation a fait de bonnes ellipses et contorsions avec la narration du livre, celui-ci rend bien l'atmosphère du roman. Pour tout vous dire, j'ai surtout été emballé par la comédienne danoise qui interprète Lisbeth Salander, la jeune Noomi Rapace qui a une présence féline inouïe. En revanche je ne suis pas bien persuadé que le film puisse être intéressant en soi si l'on n'a pas lu le livre. Bon je vais m'attaquer au second pour ne pas prendre trop de retard pour le prochain film !
Pour tout vous dire, comme je ne le lisais que le soir avant de m'endormir, je n'avançais pas très vite et puis la sortie en dvd de MILLÉNIUM, LE FILM m'a obligé à mettre les bouchées doubles vu que j'avais décidé de finir le premier tome avant de le voir.
Du coup, hier après-midi je l'ai acheté puis je suis rentré, me suis fait un thé et j'ai achevé ma lecture. Et hier soir, j'ai découvert le film (en suédois, qui est vraiment une langue étrangement chantante qui m'a rappelé quelques bons moments de ma vie étudiante et une certaine victoire de la France en Coupe Davis face à la Suède !) et même si l'adaptation a fait de bonnes ellipses et contorsions avec la narration du livre, celui-ci rend bien l'atmosphère du roman. Pour tout vous dire, j'ai surtout été emballé par la comédienne danoise qui interprète Lisbeth Salander, la jeune Noomi Rapace qui a une présence féline inouïe. En revanche je ne suis pas bien persuadé que le film puisse être intéressant en soi si l'on n'a pas lu le livre. Bon je vais m'attaquer au second pour ne pas prendre trop de retard pour le prochain film !
mercredi 9 décembre 2009
mardi 8 décembre 2009
je ne vais pas travailler
enfin, pas au lycée, mais seulement chez moi...
Mes pensées vont aussi à Aline, une collègue qui a passé la semaine dernière à l'hôpital et est enfin sortie. Je luis souhaite une heureuse convalescence et de bonnes fêtes de fin d'année.
ps : pour ceux qui ne l'auraient pas reconnu le morceau original est là.
Mes pensées vont aussi à Aline, une collègue qui a passé la semaine dernière à l'hôpital et est enfin sortie. Je luis souhaite une heureuse convalescence et de bonnes fêtes de fin d'année.
ps : pour ceux qui ne l'auraient pas reconnu le morceau original est là.
lundi 7 décembre 2009
par anticipation
C'est bien la première fois que je vois ça : au début de "The Gamer in the Grease", l'épisode n°9 de la saison 5 de Bones diffusé jeudi on voit un personnage agiter devant les yeux jaloux de ses collègues des places pour aller voir AVATAR, le film événement de Cameron qui ne sortira que le 16 décembre prochain. Plus tard (alors que les restes de la victime du jour sont en train d'être nettoyés dans un bain de bière !) les mêmes discutent de la bande-annonce du film qu'ils regardent (sur un de ces écrans qui habituellement servent l'intrigue) jusqu'à ce que Angela arrive et dise "You boys are not allowed to watch movies on my monitor." Le mystère s'épaissit à mesure que la perspective de la première séance devient partie prenante de l'histoire, obligeant les personnages à se relayer dans la file d'attentes des fans geeks qui campent sur le trottoir comme à la grande époque de STAR WARS... Et puis, enfin de compte, je me suis souvenu d'un détail : c'est la 20 Century-Fox qui a produit le film, la même qui possède la Fox, la chaîne de tv quiproduit et diffuse la série...
dimanche 6 décembre 2009
un samedi réjouissant
C'est hier matin, vers 9h30, alors que je traversais le pont en direction de chez moi en revenant du marché que je me suis fait cette réflexion : "C'est ton premier anniversaire..." Hier, cela faisait exactement un an déjà. C'était un samedi matin. Un collègue m'avait accompagné à l'hôpital. Je passais la journée et la nuit aux urgences. J'y suis resté ensuite trois semaines, trois longues et nécessaires semaines à me refaire une santé et à prendre la mesure inouïe de la quantité de personnes, amis, collègues, connaissances, qui s'inquiétaient pour moi. Pendant tout ce temps, en particulier, Mariechat, mia sorella, m'a appelé tous les jours, parfois plusieurs fois. Son aide, comme celle de tous ceux qui sont venus me voir ou m'ont appelé m'ont indéniablement aidé à me remettre littéralement sur pieds. Un an après, j'étais réveillé à 6h30, au marché à 8h30, à pieds.
Et du coup, hier soir, tout en fêtant l'installation d'un collègue dans sa nouvelle maison, j'ai pour ainsi dire fêté aussi cet anniversaire en ayant une pensée pour Aline, une collègue qui est hospitalisée et qui, l'an passé, me rendit elle aussi visite.
Dans mon panier et mon sac à dos, outre Libération, L'Yonne républicaine et LE ROYAUME DES CHATS de Hiroyuki Morita en dvd, j'ai ramené du pain, de la dinde, de la truite, des olivettes, des choux de bruxelles, du poulet, un panais, des betteraves crues, du cheval, des navets, un concombre, du thon, du soja, des radis chinois et japonais, des patidous, des poires, des pommes, des topinambours...
ps : il est 1h50 du matin et je vais aller me coucher sans présumer de l'heure à laquelle je vais émerger car cela fait bien, bien longtemps que je ne me suis pas couché aussi tard. J'ai bien (mais pas trop !) mangé (les crêpes de Cécilia étaient succulentes) et bien bu (mais pas trop aussi) et surtout beaucoup, beaucoup ri.
Et du coup, hier soir, tout en fêtant l'installation d'un collègue dans sa nouvelle maison, j'ai pour ainsi dire fêté aussi cet anniversaire en ayant une pensée pour Aline, une collègue qui est hospitalisée et qui, l'an passé, me rendit elle aussi visite.
Dans mon panier et mon sac à dos, outre Libération, L'Yonne républicaine et LE ROYAUME DES CHATS de Hiroyuki Morita en dvd, j'ai ramené du pain, de la dinde, de la truite, des olivettes, des choux de bruxelles, du poulet, un panais, des betteraves crues, du cheval, des navets, un concombre, du thon, du soja, des radis chinois et japonais, des patidous, des poires, des pommes, des topinambours...
ps : il est 1h50 du matin et je vais aller me coucher sans présumer de l'heure à laquelle je vais émerger car cela fait bien, bien longtemps que je ne me suis pas couché aussi tard. J'ai bien (mais pas trop !) mangé (les crêpes de Cécilia étaient succulentes) et bien bu (mais pas trop aussi) et surtout beaucoup, beaucoup ri.
samedi 5 décembre 2009
la puissance de feu d'un croiseur...

Une vue du "labo" de lettres-histoire de mon bahut (vous noterez l'article de L'Yonne républicaine au sujet de l'intervention dont je parlais mercredi) dont je m'occupe... j'fais le café quoi ! Mais aussi l'image des TONTONS FLINGUEURS (l'affichette provient d'un de mes achats récents : un livre hommage au film édité par Milan) Ce soir, pendaison de crémaillère d'un collègue, j'ai hâte...
vendredi 4 décembre 2009
bis repetita
J'ai vu hier soir THE INCREDIBLE HULK de Louis Leterrier, la seconde version pour grand écran du personnage atypique créé en 1962 par Stan Lee et le grand Jack Kirby.
J'avais énormément aimé la version comicbookienne d'Ang Lee en 2003 et je me satisfaisais bien d'Eric Bana en David Banner et de la pulpeuse Jennifer Connely en Betty Ross. Certes, le côté duel oedipien entre le fils et le père n'était pas complètement réussi mais la mise en forme générale était très excitante. C'est pour celà que je n'avais aucun désir a priori de voir la version suivante, voulue par les gars de chez Marvel, que je ne l'avais pas vu en salle ni jusque-là en dvd.
Bon, comme disait feue ma mère, y a que les cons qui changent pas d'avis alors je l'ai acheté hier et j'en suis fort content. En effet, loin de vouloir refaire le premier film, c'est-à-dire la genèse et les premiers pas de la créature, le scénariste Zak Penn (qui jusque-là c'était distingué par des nanars notoires comme ELEKTRA ou FANTASTIC FOUR) a eu l'idée de confier cet aspect-là au générique précédé d'un prologue assez jamesbondien pour le coup (comme les placements publicitaires dans le film j'y pense) pour nous plonger directement dans ce qui faisait le coeur de la série de 1978 : l'errance contrainte de Banner, fugitif malgré lui, vivant dans la crainte permanente de voir le monstre émerger à nouveau. Cette référence à la série est permanente et soulignée par deux fois : l'une avec le caméo de Lou Ferrigno en vigile, et l'autre par une variation de la musique de Joseph Harnell par le compositeur Craig Armstrong.
Le choix de la distribution joue aussi beaucoup dans la réussite d'un film dans lequel, dans les scènes d'action, les images générées par ordinateur prennent par trop le relais, quoique de manière agréablement réussie. Ainsi, évidemment, en va-t-il d'Edward Norton qui sait rendre à son personnage la fragilité que, naguère, Bill Bixby lui avait donné ; mais aussi de William Hurt excellent en (méchant !) Général Ross ; ou encore de Tim Roth et de Tim Blake Nelson. Mais je ne peux m'empêcher de noter que c'est surtout Stan Lee qui, comme dans toutes les productions Marvel, fait ici une double apparition : en patient zéro buveur de soda brésilien et dans l'enseigne de la pizzéria Stanley's !
Enfin, le film est absolument ancré dans l'univers Marvel : on voit au générique la mention de Stark Industries, de Nick Fury et du projet Super-Soldat et la fin du film renvoie directement au projet de THE AVENGERS dont Penn écrirait le scénario et dans lequel on retrouverait le personnage de Hulk !
bonus : le générique du dessin-animé américain de 1966...
Bon, comme disait feue ma mère, y a que les cons qui changent pas d'avis alors je l'ai acheté hier et j'en suis fort content. En effet, loin de vouloir refaire le premier film, c'est-à-dire la genèse et les premiers pas de la créature, le scénariste Zak Penn (qui jusque-là c'était distingué par des nanars notoires comme ELEKTRA ou FANTASTIC FOUR) a eu l'idée de confier cet aspect-là au générique précédé d'un prologue assez jamesbondien pour le coup (comme les placements publicitaires dans le film j'y pense) pour nous plonger directement dans ce qui faisait le coeur de la série de 1978 : l'errance contrainte de Banner, fugitif malgré lui, vivant dans la crainte permanente de voir le monstre émerger à nouveau. Cette référence à la série est permanente et soulignée par deux fois : l'une avec le caméo de Lou Ferrigno en vigile, et l'autre par une variation de la musique de Joseph Harnell par le compositeur Craig Armstrong.
Le choix de la distribution joue aussi beaucoup dans la réussite d'un film dans lequel, dans les scènes d'action, les images générées par ordinateur prennent par trop le relais, quoique de manière agréablement réussie. Ainsi, évidemment, en va-t-il d'Edward Norton qui sait rendre à son personnage la fragilité que, naguère, Bill Bixby lui avait donné ; mais aussi de William Hurt excellent en (méchant !) Général Ross ; ou encore de Tim Roth et de Tim Blake Nelson. Mais je ne peux m'empêcher de noter que c'est surtout Stan Lee qui, comme dans toutes les productions Marvel, fait ici une double apparition : en patient zéro buveur de soda brésilien et dans l'enseigne de la pizzéria Stanley's !
Enfin, le film est absolument ancré dans l'univers Marvel : on voit au générique la mention de Stark Industries, de Nick Fury et du projet Super-Soldat et la fin du film renvoie directement au projet de THE AVENGERS dont Penn écrirait le scénario et dans lequel on retrouverait le personnage de Hulk !
bonus : le générique du dessin-animé américain de 1966...
jeudi 3 décembre 2009
r&trÔ
Pour combattre le début de l'automniver, deux morceaux amènes : la version de "Wonderwall" par The Mike Flowers Pop...
(qui a aussi agréablement repris Light My Fire !)
(qui a aussi agréablement repris Light My Fire !)
mercredi 2 décembre 2009
noire d'animal
Ci-dessus, l'empreinte d'un des pouces d'une de mes élèves de troisième prélevée pour elle par l'agent de la police scientifique d'Auxerre venue hier après-midi expliquer à mes élèves que la réalité du terrain est très loin des séries américaines. Ce qui m'a bien plu, outre que c'était une jeune femme c'est que lorsque je lui ai demandé si, en revanche, les séries françaises telles que RIS étaient plus crédibles elle a eu une moue très explicite ! Après on a rencontré le n°2 de la police de l'Yonne, un commissaire ancien CRS qui m'a rappelé, par son lexique, les dialogues du Braquo de Marchal : extra !
mardi 1 décembre 2009
mutants
MUTANTS est un films d'infestés français réalisé par le jeune David Morley.
Pour revenir sur le film, quelques réflexions que je n'ai pu m'empêcher de noter au fur et à mesure...
Coécrit avec Louis-Paul Desanges c'est une histoire très simple car s'inspirant d'un genre que 28 DAYS LATER et 28 WEEKS LATER (dont Morley se revendique, avec aussi Cronemberg et Carpenter) à savoir la survie d'un très petit nombre de personnes saines essayant d'échapper à des meutes de créatures mutantes (car infestées on ne sait pas quoi mais on s'en cogne) qui se comportent comme des prédateurs cannibales féroces. Sur une trame similaire au DAWN OF THE DAY de Romero, ces personnages sont à la retraite d'un asile hypothétique (la base Noé, mais on pense aussi à la ville à la fin de I AM LEGEND) même si l'on sait que les choses ne sont pas gagnées d'avance, loin s'en faut. Mais loin d'être un film convenu plagiant ses prédécesseurs, Morley a réussi à faire un premier film abouti, étonnant, dérangeant et excitant à la fois. Le film vaut aussi le coup d'être vu avec le commentaire de Morely et de son chef-opérateur, Nicolas Massart qui se livrent à une véritable leçon de cinéma très franche et directe qui permet encore plus d'apprécier leur travail. Sur le dvd on trouve aussi MORSURE, le court-métrage qu'il avait fait et qu'il qualifie lui-même de démo qui a fait plein de festivals et lui a servi de carte de visite.
Pour revenir sur le film, quelques réflexions que je n'ai pu m'empêcher de noter au fur et à mesure...
Le film s'ouvre délibérément sur un plan flou et le premier dialogue ne commence que cinq bonnes minutes plus tard, contribuant à donner à la séquence d'ouverture une sécheresse et un côté abrupt bienvenus car elle nous plonge d'emblée dans la dynamique des personnages (sans trop en rajouter sur le pourquoi-du-comment évacué en quelques lignes au générique).
On découvre donc tout de suite ce couple inattendu composé par Hélène de Fougerolles et l'immense Francis Renaud. Cuillà, je l'avais découvert au début des années 2000 sur M6 dans le Police District de Olivier Marchal, l'une des rares (si rares) bonnes séries policières françaises dans laquelle il était un jeune chien fou borderline mais immédiatement attachant. Depuis, en dépit d'un talent que j'estime indéniable il est obligé de se coltiner ce qu'on lui propose et c'est très loin d'être à la hauteur de son talent. Il donne là une interprétation bien plus que remarquable en dépit des contraintes du rôle.
Le commentaire nous apprend, et c'est assez curieux pour que je le souligne, comment le film a été tourné dans (presque) sa continuité ce qui rend le travail des comédiens encore plus étonnant. De même Morley a fait le choix de privilégier les effets directs, ce qui à l'heure du tout numérique en dit assez sur son amour du genre et sa cinéphagie assumée. Autre choix qui s'est imposé : le décor principal, un ancien sanatorium près de Chamonix. Il cherchait un hôtel mais a préféré changer le scénario pour s'adapter à ce lieu qui du coup n'est pas sans rappeler, la neige aidant, l'Overlook du SHINING de Kubrick (une certaine scène vers la fin aussi même si Morley évoque plutôt le JAWS de Spielberg, vous jugerez).
Il a aussi opté pour une bande-son très présente sans être ni trop envahissante ni trop emphatique. Le travail de Grégoire et Thomas Couzinier qui ont à la fois fait la musique et le design sonore est exemplaire de sobriété et d'efficacité. Le travail de montage est lui aussi formidable en cela que, en écho à celui des décorateurs et du chef-op, l'opposition entre l'ombre et la lumière, la neige et les ténèbres, le sous-sol et les étages d'un blanc aveuglant en raison des néons est très oppressante. Le choix (pas que financier mais bon) de tourner en super 16 mm contribue à donner à l'image un grain très saisissant beaucoup plus glamour (si j'ose dire) que l'image vidéo de Boyle dans 28 DAYS LATER.
Enfin, pour ne pas en dévoiler plus et parce que le sujet demanderait tant de développements (sur les cadrages, sur les fondus au noir, sur les mouvements de caméra, bref sur la mise en scène plutôt bluffante pour un premier film a fortiori de genre), je terminerai sur ma plus grande surprise : Dida Diafat. Ce type dont je savais qu'il avait incarné le rôle titre de CHOK-DEE (film de Xavier Durringer de 2005) est d'une présence phénoménale et il m'a fait penser à Wes Studi (par son côté "taiseux" et charismatique). J'ai hâte de le revoir à l'écran.
On découvre donc tout de suite ce couple inattendu composé par Hélène de Fougerolles et l'immense Francis Renaud. Cuillà, je l'avais découvert au début des années 2000 sur M6 dans le Police District de Olivier Marchal, l'une des rares (si rares) bonnes séries policières françaises dans laquelle il était un jeune chien fou borderline mais immédiatement attachant. Depuis, en dépit d'un talent que j'estime indéniable il est obligé de se coltiner ce qu'on lui propose et c'est très loin d'être à la hauteur de son talent. Il donne là une interprétation bien plus que remarquable en dépit des contraintes du rôle.
Le commentaire nous apprend, et c'est assez curieux pour que je le souligne, comment le film a été tourné dans (presque) sa continuité ce qui rend le travail des comédiens encore plus étonnant. De même Morley a fait le choix de privilégier les effets directs, ce qui à l'heure du tout numérique en dit assez sur son amour du genre et sa cinéphagie assumée. Autre choix qui s'est imposé : le décor principal, un ancien sanatorium près de Chamonix. Il cherchait un hôtel mais a préféré changer le scénario pour s'adapter à ce lieu qui du coup n'est pas sans rappeler, la neige aidant, l'Overlook du SHINING de Kubrick (une certaine scène vers la fin aussi même si Morley évoque plutôt le JAWS de Spielberg, vous jugerez).
Il a aussi opté pour une bande-son très présente sans être ni trop envahissante ni trop emphatique. Le travail de Grégoire et Thomas Couzinier qui ont à la fois fait la musique et le design sonore est exemplaire de sobriété et d'efficacité. Le travail de montage est lui aussi formidable en cela que, en écho à celui des décorateurs et du chef-op, l'opposition entre l'ombre et la lumière, la neige et les ténèbres, le sous-sol et les étages d'un blanc aveuglant en raison des néons est très oppressante. Le choix (pas que financier mais bon) de tourner en super 16 mm contribue à donner à l'image un grain très saisissant beaucoup plus glamour (si j'ose dire) que l'image vidéo de Boyle dans 28 DAYS LATER.
Enfin, pour ne pas en dévoiler plus et parce que le sujet demanderait tant de développements (sur les cadrages, sur les fondus au noir, sur les mouvements de caméra, bref sur la mise en scène plutôt bluffante pour un premier film a fortiori de genre), je terminerai sur ma plus grande surprise : Dida Diafat. Ce type dont je savais qu'il avait incarné le rôle titre de CHOK-DEE (film de Xavier Durringer de 2005) est d'une présence phénoménale et il m'a fait penser à Wes Studi (par son côté "taiseux" et charismatique). J'ai hâte de le revoir à l'écran.
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