jeudi 31 décembre 2009

réveillon (suite)


ps : quelques images de mon réveillon toulousain...












un ours abandonné sur le toit d'une voiture...













ma nièce Lea Marie et mon neveu Martin...













ma tranche napolitaine préférée...













Toulouse au coucher de soleil...

mercredi 30 décembre 2009

réveillon 2009

Pour le réveillon de Noêl, je n'ai rien, mais alors rien cuisiné. Pas de la mauvaise volonté, mais on ne m'a laissé que la possibilité d'amener le vin pour aller avec les plats mitonnés par Antonio et Marie, mes hôtes de coeur préférés.
En entrée, ils avaient imaginé ces brochettes (ci-dessous) de noix de St Jacques et de mangues (succulentes !) avec lesquelles nous avons bu un Sancerre.












En revanche, pour accompagner le plat de résistance, un magret de canard confit au foie gras et ses (délicieuses) pommes frites, nous nous sommes régalés d'un Irancy.












Et le lendemain, très tôt (il n'était même pas cinq heures !?), j'ai découvert mon cadeau : l'affiche encadrée de BREAKFAST AT TIFFANY'S de Blake Edwards.

mardi 29 décembre 2009

de retour...













Je suis rentré hier en fin d'après-midi après un trajet assez fatiguant en raison de la pluie, des poids-lourds et de toutes ces foutues berlines et autres monospaces estampillés région parisienne. A la déchirure de laisser derrière moi un neveu et une nièce déboussolés, comme à chaque fois un peu plus, de me voir partir, c'est donc rajouté l'agacement routier que j'ai chassé à coup de musique et de pauses multiples au cours desquelles j'ai glâné ces deux images !

mardi 22 décembre 2009

en famille, parce que...



Je descends passer quelques jours à Toulouse pour y profiter de ma famille, de mes amis, de la douceur annoncée et des salles programmant de bons films en vost !

lundi 21 décembre 2009

vive le réchauffement climatique !

Ce matin je suis sorti vers neuf heures pour vérifier de visu ce qui m'avait réveillé par les oreilles : le bruit de la neige en train de fondre. Le dégel annoncé était bien au rendez-vous même si les trottoirs étaient toujours aussi peu sûrs. Mais la douceur relative (2° environ) était agréable car ça piquait moins aux yeux et aux oreilles que samedi matin !

Plus tard, constatant l'état de mes réserves et ne sachant toujours pas quand je vais partir pour Toulouse, j'ai décidé d'aller faire des courses... en voiture. J'ai donc viré le maximum de neige qui l'avait déguisée en chasseur alpin et je suis sorti de la cour pour découvrir que si les artères principales étaient bien dégagées il n'en allait pas encore de même de la rue derrière chez moi. J'ai croisé un véhicule d'une Auto-Ecole et j'ai eu une pensée émue pour le jeune padawan en train de galérer mais qui, au moins, ne sera jamais pris au dépourvu par la neige !

deux films pour l'hiver...

VENGEANCE, le dernier Johnnie To est le meilleur antidote à l'inutile emballement médiatique autour des ennuis de santé de Johnny Hallyday. C'est tout simplement le meilleur To depuis THE MISSION.
Ecrit par Ka-Fai Wai (l'auteur de FULLTIME-KILLER pour To en 2001, film dans lequel on retrouvait déjà Simon Yam et Lam Suet), le film n'est pas seulement un exotique faire-valoir pour notre icône nationale. C'est Macao, et Hong-Kong qui sont les éléments essentiels de cette histoire de vengeance, et les armes, et la pluie aussi. C'est l'opportunité de retrouver à nouveau l'immense et flegmatique Anthony Wong, l'un de mes comédiens préférés.
Notre Johnny traverse le film comme un mort-vivant, affichant ses rides et ses faiblesses avec une sincérité poignante. Si c'est son dernier film, c'est le plus beau : la messe est dite.
Vendredi après-midi, tandis qu'il neigeait encore et toujours (manquait juste une rengaine noelesque pour me donner l'impression de regarder un épisode de Noël d'une série étatsunienne !) j'en ai profité pour mater SEVEN POUNDS (Sept vies) de Gabriele Muccino.
C'est un réalisateur italien qui s'est fait connaître avec L'ULTIMO BACCIO (film que je n'ai pas vu mais dont le remake, écrit pourtant par Paul Haggis, était irrémédiablement miêvre et insipide) et qui a tourné avec Will Smith le très attachant THE PURSUIT OF HAPPYNESS.

SEVEN POUNDS est dans la même ligne humaniste (qui n'est pas sans rappeler les films de Frank Capra ou de Preston Sturges), avec le même Smith qui y fait preuve d'une présence ébourrifante, toute en retenue et humilité (qui m'a rappelé, la mâturité assumée du comédien en plus, l'un de ses premiers rôles, et le moins souvent cité, du sale type dans SIX DEGREES OF SEPARATION). A ses côtés on retrouve entre autres l'épatante Rosario Dawson qui a un regard fatigué qui m'a aussitôt fait penser à Isabelle A., une amie comédienne (et qui dégage une sensualité et une aménité qui m'ont ému comme seule Maggie Gylenhaal avait réussi à le faire dans STRANGER THAN FICTION aka L'incroyable destin d'Harold Crick). Mais aussi de Barry Pepper (depuis deux films en particulier : le THE THREE BURIALS OF MELQUIADES ESTRADA de Jones et le FLAGS OF OUR FATHERS d'Eastwood) dont je suis un grand fan car il a une énergie stupéfiante. Et puis il y a aussi Woody Harrelson qui joue un personnage d'aveugle et sa performance est bluffante de sincérité (et assez perturbante quand on la compare à celle de son chasseur de zombies dans l'excellent ZOMBIELAND). Pour finir (et non je ne raconterai pas l'histoire) deux mots sur deux éléments qui donne toute son importance à ce film précieux : outre un montage volontairement complexe de façon à laisser la trame narrative prendre lentement de la densité, la musique de Angelo Milli et la photographie de Philippe Le Sourd apportent à ce film un goût inimitable et original.

ps : la neige m'a surpris dans le sens qu'elle a contrarié mes plans, ce qui fait qu'au lieu d'être à Toulouse depuis hier je suis encore à Joigny en espérant que demain (mercredi au pire) je pourrai sortir ma voiture sans problème et prendre la route sans crainte...

dimanche 20 décembre 2009

- 7° à l'aller, - 4° au retour

Hier matin, faisant fi de la neige, je suis sorti pour aller faire mon marché. Comme je l'ai dit à la libraire qui me trouvait courageux, "il faudrait que j'ai une jambe cassée pour ne pas sortir un samedi !". Et c'est bien vrai.

Je me le suis promis il y a un an de ça, alors que j'étais coincé à l'hôpital à me refaire une santé loin de ma famille. Cette année je serai auprès d'eux, dans quelques jours, quand le "redoux" aura redonné aux routes un semblant de praticabilité. Parce que je ne suis pas comme ces maraîchers et autres artisans de l'alimentaire qui ont dû braver le verglas et le froid pour venir dès cinq heures hier matin pour déballer leur stock dans une halle glaciale !
















Sinon, j'en ai ramené, outre la presse (vendredi il n'y en avait même pas !) et un ultime cadeau déniché au hasard, des betteraves crues, des rutabagas, des navets, des choux de bruxelles, des haricots verts, du pain, du cheval, de la salade de soja, des beignets à la vapeur vietnamiens, du poulet, des endives, des poires et du fromage.

samedi 19 décembre 2009

sous la neige...

Hier matin, je me suis levé aussi tôt que d'habitude pour aller aussi vite me réchauffer sous le jet brûlant de la douche avant de prendre mon petit-dèj. Puis, après avoir considéré le tapis neigeux et me souvenant que les transports scolaires avaient été suspendus jusqu'à samedi inclus, j'ai appelé mon lycée pour dire que je ne venais pas. A quoi bon, en effet, prendre le risque d'un tête-à-queue durant le trajet en voiture pour au mieux un à deux élèves, Joviniens obligés d'y aller ou internes esseulés ? Certes, je vous entends ricaner, j'aurais pu y aller à pieds mais ça m'autait encore plus agacé d'y aller pour rien. Et puis c'était la dernière journée. Allez zou, oubliée.


















Je suis néanmoins sorti vers 8h30 pour aller voir de quoi il en retournait. Et bien, assurément, je n'ai pas été déçu du voyage ! La ville ressemblait à une station de moyenne montagne qui n'aurait pas l'habitude de voir tomber autant de neige. A vrai dire, depuis onze ans que je vis ici, c'est la première fois que je marche, dans ma cour, dans une neige aussi profonde !

Le ciel était blanc cassé, et l'absence du soleil annonçait la reprise des averses de neige. J'ai néanmoins été jusqu'après le pont pour acheter Le Monde diplomatique, le seul journal disponible (pas de quotidiens) que j'ai été feuilleter en buvant un café.

vendredi 18 décembre 2009

ça sent le sapin...


première vraie neige sur Joigny jeudi 17 décembre 2009
aux alentours de midi...



de ma cour à l'avenue Gambetta, un aperçu de Joigny
sous la neige...



... jusqu'au pont, sous la neigeuh !

jeudi 17 décembre 2009

première neige, dernier repas...

Il faisait un grand et froid soleil bleu hier matin au-dessus de Joigny lorsque je suis sorti du marché au retour du lycée où j'avais eu, entre autres, l'opportunité d'expliquer la différence entre le fantastique, la science-fiction et l'anticipation. Quand je suis ressorti en début d'après-midi pour aller à la pharmacie le soleil était encore là mais il commençait à sérieusement perdre du terrain devant une couverture nuageuse cendrée. En sortant de la pharmacie de minuscules flocons de neige tombaient sur la ville ! J'appelais aussitôt Mariechat à Toulouse pour lui raconter. Une demie-heure plus tard, le ciel était redevenu bleu et les flocons avaient disparu.
Le soir j'avais rendez-vous avec une poignée de collègues (et leur plus un-e)qui me sont chers pour dîner dans l'un des meilleurs restaurants de la ville, qui est aussi abordable et chaleureux : le Paris-Nice.

Ça été une soirée très tranquille, très appaisante, et l'on a bien mangé même si l'Irancy était un peu jeune pour mon palais rendu exigent du fait que je ne bois presque plus.


mardi 15 décembre 2009

street kings / au bout de la nuit

Appartenant à la communauté des polardeux qui attendent depuis des années que James Elroy cesse de feignasser et nous ponde enfin la fin de sa trilogie américaine contemporaine j'avais trouvé en DARK BLUE de Ron Shelton un ersatz elroyen, mais frustrant. Le mérite en revenait à son scénariste, un certain David Ayer. Quelques années plus tard, j'achetais HARSH TIMES (bêtement retitré BAD TIMES, allez comprendre !) du même Ayer parce que mettant en scène Christian Bale et Freddy Rodriguez (remarqué dans Six Feet Under). C'était un polar âpre comme un coup de trique, écrit par Ayer lui-même et indéniablement sous influence elroyenne mâtinée de The Shield et rappelant surtout ce TRAINING DAY d'Antoine Fuqua écrit par... David Ayer. Or donc Elroy, glandeur patenté vivant sur les droits de ces bouquins et se pavanant dans les médias en faisant la gueûle... je ne sais pas où il en est de son livre ni si on le lira avant la prochaine présidentielle, mais je sais maintenant qu'il n'a pas complètement perdu son temps.
En effet, l'autre jour, je me suis décidé à acheter le dvd de STREET KINGS (littéralement "les rois de la rue", sottement retitré AU BOUT DE LA NUIT et j'abandonne...) en découvrant que c'était le deuxième film du même Ayer ; mais aussi qu'Elroy avait participé au scénario ! Et plus curieusement encore, il y a encore quatre autres mains qui ont malaxé cette histoire bien elroyenne : celles d'un inconnu, Jamie Moss et, encore plus étrangement, celles de Kurt Wimmer (l'auteur et metteur en scène d'EQUILIBRIUM et d'ULTRAVIOLET !).
Et le résultat de cet attelage rendu encore plus improbable par la présence de Keanu Reeves en rôle titre (mais sa prestation, au final, est éminement convaincante) fonctionne malgré tout, donnant une fois de plus la part belle à Forrest Whitaker (presque aussi immense que dans son rôle de cinglé dans The Shield), mais aussi, l'air de rien, à des seconds rôles bien sentis comme Chris Evans et Hugh Laurie, notre Britannique misanthrope favori qui incarne ici un capitaine des Affaires Internes ! Film surprenant, haletant même s'il lui manque cette profondeur et cette perversion que j'avais tant aimé retrouver dans le L.A. CONFIDENTIAL de Curtis Hanson et qui manquait au BLACK DAHLIA de De Palma.

lundi 14 décembre 2009

et surtout rire...

Me lever pour allumer mon eMac avant d'aller à la douche.
Prendre le temps de me réveiller sous la douche.
Mettre à jour mon blog tout en buvant ma première tasse de café.
Prendre le temps de finir de me préparer avant de partir travailler.
Chanter en roulant, au mieux siffloter.
Prendre le temps de m'arrêter acheter la presse.
Lancer le café de dix heures après avoir fait la vaisselle avant d'allumer ma salle de cours.
Prendre le temps de rire en buvant mon deuxième café avec mes collègues.
M'amuser au moins une fois, de préférence de moi-même, durant un cours.
Prendre le temps d'arpenter les couloirs du lycée en saluant tous ceux que je connais.
Boire encore plus de café et rire, encore, et encore.
Prendre le temps, si c'est mercredi, de faire le marché en sortant du lycée en sifflotant.
Et recommencer en essayant de toujours réinventer...

vendredi 11 décembre 2009

mouhahaha !



Cela fait maintenant quelques années que je suis les tribulations ouébesques de ce vinvin-là, depuis qu'un ami-pas-que-de-blog m'en avait conseillé la lecture. Ça fait bien plaisir d'ailleurs de le trouver rasséréné et content de ce qu'il fait après le long et exotique intermède californien dont je retiendrai tout de même son hilarante entrevue avec John Cleese ( et ) !

ps : dans une semaine c'est les vacances et je n'arrive pas encore à réaliser la proximité de ce moment...

jeudi 10 décembre 2009

millenium

C'était il y a un an déjà. J'étais hospitalisé à Joigny et je recevais beaucoup de visites de collègues et amis qui venaient rarement les mains vides. L'une d'elles, en particulier, m'apporta les trois volumes de la saga suédoise qui était déjà un phénomène d'édition mais pas encore un film. J'avais déjà vu ces livres en librairie, mais aussi dans les rayonnages de Mariechat à Toulouse. Le fait que tant de monde en parle autant m'avait longtemps rebuté, sans raison valable d'ailleurs. Mais là, j'avais trouvé l'attention touchante et me régalais par avance de m'y lancer. Ils allèrent rejoindre la pile de livres, pile qui se reconstitua sous ma table de nuit une fois rentré chez moi. Et il m'a fallut encore presque une autre année pour que je me décide de m'y jeter après avoir été accaparé par la plume de Philip Pullman.
Pour tout vous dire, comme je ne le lisais que le soir avant de m'endormir, je n'avançais pas très vite et puis la sortie en dvd de MILLÉNIUM, LE FILM m'a obligé à mettre les bouchées doubles vu que j'avais décidé de finir le premier tome avant de le voir.
Du coup, hier après-midi je l'ai acheté puis je suis rentré, me suis fait un thé et j'ai achevé ma lecture. Et hier soir, j'ai découvert le film (en suédois, qui est vraiment une langue étrangement chantante qui m'a rappelé quelques bons moments de ma vie étudiante et une certaine victoire de la France en Coupe Davis face à la Suède !) et même si l'adaptation a fait de bonnes ellipses et contorsions avec la narration du livre, celui-ci rend bien l'atmosphère du roman. Pour tout vous dire, j'ai surtout été emballé par la comédienne danoise qui interprète Lisbeth Salander, la jeune Noomi Rapace qui a une présence féline inouïe. En revanche je ne suis pas bien persuadé que le film puisse être intéressant en soi si l'on n'a pas lu le livre. Bon je vais m'attaquer au second pour ne pas prendre trop de retard pour le prochain film !

mercredi 9 décembre 2009

mardi 8 décembre 2009

je ne vais pas travailler

enfin, pas au lycée, mais seulement chez moi...

Mes pensées vont aussi à Aline, une collègue qui a passé la semaine dernière à l'hôpital et est enfin sortie. Je luis souhaite une heureuse convalescence et de bonnes fêtes de fin d'année.



ps : pour ceux qui ne l'auraient pas reconnu le morceau original est .

lundi 7 décembre 2009

par anticipation

C'est bien la première fois que je vois ça : au début de "The Gamer in the Grease", l'épisode n°9 de la saison 5 de Bones diffusé jeudi on voit un personnage agiter devant les yeux jaloux de ses collègues des places pour aller voir AVATAR, le film événement de Cameron qui ne sortira que le 16 décembre prochain. Plus tard (alors que les restes de la victime du jour sont en train d'être nettoyés dans un bain de bière !) les mêmes discutent de la bande-annonce du film qu'ils regardent (sur un de ces écrans qui habituellement servent l'intrigue) jusqu'à ce que Angela arrive et dise "You boys are not allowed to watch movies on my monitor." Le mystère s'épaissit à mesure que la perspective de la première séance devient partie prenante de l'histoire, obligeant les personnages à se relayer dans la file d'attentes des fans geeks qui campent sur le trottoir comme à la grande époque de STAR WARS... Et puis, enfin de compte, je me suis souvenu d'un détail : c'est la 20 Century-Fox qui a produit le film, la même qui possède la Fox, la chaîne de tv quiproduit et diffuse la série...

dimanche 6 décembre 2009

un samedi réjouissant

C'est hier matin, vers 9h30, alors que je traversais le pont en direction de chez moi en revenant du marché que je me suis fait cette réflexion : "C'est ton premier anniversaire..." Hier, cela faisait exactement un an déjà. C'était un samedi matin. Un collègue m'avait accompagné à l'hôpital. Je passais la journée et la nuit aux urgences. J'y suis resté ensuite trois semaines, trois longues et nécessaires semaines à me refaire une santé et à prendre la mesure inouïe de la quantité de personnes, amis, collègues, connaissances, qui s'inquiétaient pour moi. Pendant tout ce temps, en particulier, Mariechat, mia sorella, m'a appelé tous les jours, parfois plusieurs fois. Son aide, comme celle de tous ceux qui sont venus me voir ou m'ont appelé m'ont indéniablement aidé à me remettre littéralement sur pieds. Un an après, j'étais réveillé à 6h30, au marché à 8h30, à pieds.
Et du coup, hier soir, tout en fêtant l'installation d'un collègue dans sa nouvelle maison, j'ai pour ainsi dire fêté aussi cet anniversaire en ayant une pensée pour Aline, une collègue qui est hospitalisée et qui, l'an passé, me rendit elle aussi visite.
Dans mon panier et mon sac à dos, outre Libération, L'Yonne républicaine et LE ROYAUME DES CHATS de Hiroyuki Morita en dvd, j'ai ramené du pain, de la dinde, de la truite, des olivettes, des choux de bruxelles, du poulet, un panais, des betteraves crues, du cheval, des navets, un concombre, du thon, du soja, des radis chinois et japonais, des patidous, des poires, des pommes, des topinambours...


ps : il est 1h50 du matin et je vais aller me coucher sans présumer de l'heure à laquelle je vais émerger car cela fait bien, bien longtemps que je ne me suis pas couché aussi tard. J'ai bien (mais pas trop !) mangé (les crêpes de Cécilia étaient succulentes) et bien bu (mais pas trop aussi) et surtout beaucoup, beaucoup ri.

samedi 5 décembre 2009

la puissance de feu d'un croiseur...














Une vue du "labo" de lettres-histoire de mon bahut (vous noterez l'article de L'Yonne républicaine au sujet de l'intervention dont je parlais mercredi) dont je m'occupe... j'fais le café quoi ! Mais aussi l'image des TONTONS FLINGUEURS (l'affichette provient d'un de mes achats récents : un livre hommage au film édité par Milan) Ce soir, pendaison de crémaillère d'un collègue, j'ai hâte...


vendredi 4 décembre 2009

bis repetita

J'ai vu hier soir THE INCREDIBLE HULK de Louis Leterrier, la seconde version pour grand écran du personnage atypique créé en 1962 par Stan Lee et le grand Jack Kirby.
J'avais énormément aimé la version comicbookienne d'Ang Lee en 2003 et je me satisfaisais bien d'Eric Bana en David Banner et de la pulpeuse Jennifer Connely en Betty Ross. Certes, le côté duel oedipien entre le fils et le père n'était pas complètement réussi mais la mise en forme générale était très excitante. C'est pour celà que je n'avais aucun désir a priori de voir la version suivante, voulue par les gars de chez Marvel, que je ne l'avais pas vu en salle ni jusque-là en dvd.
Bon, comme disait feue ma mère, y a que les cons qui changent pas d'avis alors je l'ai acheté hier et j'en suis fort content. En effet, loin de vouloir refaire le premier film, c'est-à-dire la genèse et les premiers pas de la créature, le scénariste Zak Penn (qui jusque-là c'était distingué par des nanars notoires comme ELEKTRA ou FANTASTIC FOUR) a eu l'idée de confier cet aspect-là au générique précédé d'un prologue assez jamesbondien pour le coup (comme les placements publicitaires dans le film j'y pense) pour nous plonger directement dans ce qui faisait le coeur de la série de 1978 : l'errance contrainte de Banner, fugitif malgré lui, vivant dans la crainte permanente de voir le monstre émerger à nouveau. Cette référence à la série est permanente et soulignée par deux fois : l'une avec le caméo de Lou Ferrigno en vigile, et l'autre par une variation de la musique de Joseph Harnell par le compositeur Craig Armstrong.
Le choix de la distribution joue aussi beaucoup dans la réussite d'un film dans lequel, dans les scènes d'action, les images générées par ordinateur prennent par trop le relais, quoique de manière agréablement réussie. Ainsi, évidemment, en va-t-il d'Edward Norton qui sait rendre à son personnage la fragilité que, naguère, Bill Bixby lui avait donné ; mais aussi de William Hurt excellent en (méchant !) Général Ross ; ou encore de Tim Roth et de Tim Blake Nelson. Mais je ne peux m'empêcher de noter que c'est surtout Stan Lee qui, comme dans toutes les productions Marvel, fait ici une double apparition : en patient zéro buveur de soda brésilien et dans l'enseigne de la pizzéria Stanley's !
Enfin, le film est absolument ancré dans l'univers Marvel : on voit au générique la mention de Stark Industries, de Nick Fury et du projet Super-Soldat et la fin du film renvoie directement au projet de THE AVENGERS dont Penn écrirait le scénario et dans lequel on retrouverait le personnage de Hulk !

bonus : le générique du dessin-animé américain de 1966...

jeudi 3 décembre 2009

r&trÔ

Pour combattre le début de l'automniver, deux morceaux amènes : la version de "Wonderwall" par The Mike Flowers Pop...
(qui a aussi agréablement repris Light My Fire !)

mais aussi le "Smells Like Teen Spirit" de Paul Anka
(lequel a aussi repris Wonderwall)...

mercredi 2 décembre 2009

noire d'animal













Ci-dessus, l'empreinte d'un des pouces d'une de mes élèves de troisième prélevée pour elle par l'agent de la police scientifique d'Auxerre venue hier après-midi expliquer à mes élèves que la réalité du terrain est très loin des séries américaines. Ce qui m'a bien plu, outre que c'était une jeune femme c'est que lorsque je lui ai demandé si, en revanche, les séries françaises telles que RIS étaient plus crédibles elle a eu une moue très explicite ! Après on a rencontré le n°2 de la police de l'Yonne, un commissaire ancien CRS qui m'a rappelé, par son lexique, les dialogues du Braquo de Marchal : extra !

mardi 1 décembre 2009

mutants

MUTANTS est un films d'infestés français réalisé par le jeune David Morley.
Coécrit avec Louis-Paul Desanges c'est une histoire très simple car s'inspirant d'un genre que 28 DAYS LATER et 28 WEEKS LATER (dont Morley se revendique, avec aussi Cronemberg et Carpenter) à savoir la survie d'un très petit nombre de personnes saines essayant d'échapper à des meutes de créatures mutantes (car infestées on ne sait pas quoi mais on s'en cogne) qui se comportent comme des prédateurs cannibales féroces. Sur une trame similaire au DAWN OF THE DAY de Romero, ces personnages sont à la retraite d'un asile hypothétique (la base Noé, mais on pense aussi à la ville à la fin de I AM LEGEND) même si l'on sait que les choses ne sont pas gagnées d'avance, loin s'en faut. Mais loin d'être un film convenu plagiant ses prédécesseurs, Morley a réussi à faire un premier film abouti, étonnant, dérangeant et excitant à la fois. Le film vaut aussi le coup d'être vu avec le commentaire de Morely et de son chef-opérateur, Nicolas Massart qui se livrent à une véritable leçon de cinéma très franche et directe qui permet encore plus d'apprécier leur travail. Sur le dvd on trouve aussi MORSURE, le court-métrage qu'il avait fait et qu'il qualifie lui-même de démo qui a fait plein de festivals et lui a servi de carte de visite.


Pour revenir sur le film, quelques réflexions que je n'ai pu m'empêcher de noter au fur et à mesure...
Le film s'ouvre délibérément sur un plan flou et le premier dialogue ne commence que cinq bonnes minutes plus tard, contribuant à donner à la séquence d'ouverture une sécheresse et un côté abrupt bienvenus car elle nous plonge d'emblée dans la dynamique des personnages (sans trop en rajouter sur le pourquoi-du-comment évacué en quelques lignes au générique).
On découvre donc tout de suite ce couple inattendu composé par Hélène de Fougerolles et l'immense Francis Renaud. Cuillà, je l'avais découvert au début des années 2000 sur M6 dans le Police District de Olivier Marchal, l'une des rares (si rares) bonnes séries policières françaises dans laquelle il était un jeune chien fou borderline mais immédiatement attachant. Depuis, en dépit d'un talent que j'estime indéniable il est obligé de se coltiner ce qu'on lui propose et c'est très loin d'être à la hauteur de son talent. Il donne là une interprétation bien plus que remarquable en dépit des contraintes du rôle.
Le commentaire nous apprend, et c'est assez curieux pour que je le souligne, comment le film a été tourné dans (presque) sa continuité ce qui rend le travail des comédiens encore plus étonnant. De même Morley a fait le choix de privilégier les effets directs, ce qui à l'heure du tout numérique en dit assez sur son amour du genre et sa cinéphagie assumée. Autre choix qui s'est imposé : le décor principal, un ancien sanatorium près de Chamonix. Il cherchait un hôtel mais a préféré changer le scénario pour s'adapter à ce lieu qui du coup n'est pas sans rappeler, la neige aidant, l'Overlook du SHINING de Kubrick (une certaine scène vers la fin aussi même si Morley évoque plutôt le JAWS de Spielberg, vous jugerez).
Il a aussi opté pour une bande-son très présente sans être ni trop envahissante ni trop emphatique. Le travail de Grégoire et Thomas Couzinier qui ont à la fois fait la musique et le design sonore est exemplaire de sobriété et d'efficacité. Le travail de montage est lui aussi formidable en cela que, en écho à celui des décorateurs et du chef-op, l'opposition entre l'ombre et la lumière, la neige et les ténèbres, le sous-sol et les étages d'un blanc aveuglant en raison des néons est très oppressante. Le choix (pas que financier mais bon) de tourner en super 16 mm contribue à donner à l'image un grain très saisissant beaucoup plus glamour (si j'ose dire) que l'image vidéo de Boyle dans 28 DAYS LATER.
Enfin, pour ne pas en dévoiler plus et parce que le sujet demanderait tant de développements (sur les cadrages, sur les fondus au noir, sur les mouvements de caméra, bref sur la mise en scène plutôt bluffante pour un premier film a fortiori de genre), je terminerai sur ma plus grande surprise : Dida Diafat. Ce type dont je savais qu'il avait incarné le rôle titre de CHOK-DEE (film de Xavier Durringer de 2005) est d'une présence phénoménale et il m'a fait penser à Wes Studi (par son côté "taiseux" et charismatique). J'ai hâte de le revoir à l'écran.

lundi 30 novembre 2009

nostalgie...



Générique de The Protectors (1972) qui s'appelait Poigne de fer et séduction en vf.

Série britannique (la seule de Gerry Anderson à ne pas être de la SF !) avec la vénéneuse Nyree Dawn Porter et Robert Vaughn. Je me souviens que ma mère parlait souvent d'un gars, le mari d'une de ses amies, qui était le sosie de Robert Vaughn. La musique, que j'adore toujours, était de John Cameron.

dimanche 29 novembre 2009

merci bernard !

Après une nuit ni faite ni à faire ponctuée de rêves confus et scandée par des réveils trop nombreux, je me suis propulsé au marché en espérant pouvoir ainsi m'ébrouer des miasmes nocturnes. A peine avais-je traversé ma cour que c'en était fait de cette morosité inhabituelle pour un samedi car le vent piquant a eu tôt fait de donner des couleurs pèrenoélesques à mon visage avenant ! J'ai été en revanche très déçu par le "marché de Noêl" installé devant le marché couvert : rien de très folichon (hormis un olibrius déguisé en chevalier montypythonisant qui vendait des répliques d'armes médiévales). Déception aussi, sur le principe de découvrir dans la presse la confirmation de cette info glanée chez ma coiffeuse : le couple d'atrabilaires épiciers (mais dont le commerce rendait bien service le dimance) installé à cinquante mètres de chez moi prend sa retraite et l'emplacement accueillera une agence bancaire.
Dans mon panier : un chou-fleur, du soja frais, un radis noir, des olivettes, des choux de Bruxelles, des haricots verts, de la salade, des carottes, de la dinde, du cheval, des endivettes, des navets, des rutabagas, des patidous, des panais et du pain.
En rentrant, je me suis mis à regarder MR MAGORIUM'S WONDER EMPORIUM, le délicieux film (mais pas que) pour enfants de Zach Helm qui l'a écrit et réalisé. J'avais énormément aimé son précédent film STRANGER THAN FICTION. J'en ai profité pour équeuter les haricots verts.


Puis, hier soir, après un rapide tour pour rien au marché de Noêl (qui avait élu domicile dans le marché couvert et auquel j'ai trouvé un air de fête commerciale où j'ai croisé des collègues, des élus et la maraîchère à qui j'achète salades et carottes et qui baguenaudait, en "civil", avec son fils !) je me suis rendu à l'Hôtel de Ville de Joigny pour assister à l'avant-dernière représentation de "Pièces montées", le spectacle de la troupe amateur Villecien et ses Têtes de l'art.
Il se trouve que je connais un peu le metteur en scène qui est un collègue et un ami et que je voulais voir dans un contexte autre que scolaire pour vérifier ce que je supputais. Et j'avais raison de subodorer que cette bonne humeur et cet entrain qui l'accompagnent en général au lycée et en font un indispensable compagnon de jeu n'étaient rien en comparaison de ce qu'il devait inspirer au théâtre. Je l'ai trouvé rayonnant, d'une jeunesse insolente, d'une énergie réjouissante et content, de lui, de ses comédiens, de voir autant de gens, juste très content. Et ça, bien au-delà des qualités de la pièce (un divertissement sur le théâtre et la manière dont il permet de dépeindre le monde et est donc de facto irremplaçable) et de ses comédiens (tous convaincants, tous montrant une envie sincère et un plaisir palpable qui compensent le manque de métier et d'assurance), ça m'a fait du bien. Il se trouve qu'une des scènes les plus touchantes selon moi de la pièce est l'évocation de la dernière dictée d'un instituteur en blouse grise prenant sa retraite. Je n'ai pu m'empêcher d'y voir là une façon pour lui d'exorciser le fait que, justement, cet été, il prendra sa retraite. Et donc, dans quelques mois, je vais regretter ce délicieux compagnon de jeu de lycée...

samedi 28 novembre 2009

mal dormi...

J'ai carrément mal dormi cette nuit et je me suis réveillé un peu chiffonné vers 6h30. Trop de réveils intermédiaires, trop de rêves confus dont je ne veux pas me rappeler ; et cette bouche sèche et pâteuse à la fois. Heureusement qu'il y a le marché, que c'est samedi et que ce soir je vais au théâtre voir une pièce mise en scène par un ami et collègue.

Et pour chassez les affres de la nuit...


vendredi 27 novembre 2009

paradoxalement vôtre

Un des aspects endémiquement excitant de ma profession d'enseignant (z'avez vu ce début de phrase ! ?) c'est cette propension que nous avons, consciemment ou non, à nous écouter parler. Faute d'oreillette relayant un son amplifié, je suis bien obligé d'être en permanence attentif à ce que je raconte (et fais, mais aussi ce que font et disent les élèves) de manière à ne pas dire tout et n'importe quoi d'autant que je ne lis pas un prompteur et improvise (en fonction des élèves, de leur humeur, des absents) une bonne partie de ma "partition". Du coup j'aime assez quand j'ai la sensation que ce que je leur dis fait, non seulement sens, mais dépasse largement les objectifs prévus et les emmène un peu plus loin que prévu ; enfin, disons ceux qui ont dans les yeux cet éclat qui me laisse accroire qu'ils le peuvent (les autres tant pis pour eux : c'est le darwinisme pédagogique). Ainsi, hier matin, en préambule à deux heures de sous-régime intellectuel (faire de la grammaire avec des première année de CAP mécanique et carrosserie est certes intéressant mais guère exaltant !), j'ai eu cours avec ma classe de première bac pro (là encore, de futurs mécaniciens, carrossiers et chômeurs).
J'aime beaucoup ces heures-là car je sais que, normalement, je vais pouvoir me marrer au moins une ou deux fois, parler d'un ou deux films (hier ça été le VOYAGE AU BOUT DE L'ENFER de Cimino) et leur apprendre deux ou trois choses qu'ils ne connaissent et les feront sortir de ma salle plus malins qu'ils n'y étaient rentrés (oui, je sais, je me la pête : et alors ?). Donc hier, alors qu'on continuait à discuter du fait-divers à l'origine de L'Adversaire d'Emmanuel Carrère (grâce auquel, mercredi, je leur avais aussi parlé de Philip K. Dick et des Misérables d'Hugo !) j'en suis venu à leur parler d'empathie (je n'ai pas été jusqu'à leur parler des androïdes dickiens...), de sympathie/antipathie et des sociopathes. De fait je n'aime rien tant que prendre du temps pour leur parler de vocabulaire, a fortiori de l'origine de certains mots qu'ils connaissent ou découvre (même si j'en soupçonne un ou deux de toujours savoir de quoi je parle mais de faire comme si).
Mais je me retrouve aussi souvent dans la situation où je mets en perspective un sujet qui les concerne en tâchant de leur exposer les différents aspects de la chose ; et tout du moins qu'il n'y a pas qu'un seul angle de compréhension. Ainsi, alors que j'écrivais au tableau, la surveillante est entrée pour prendre le billet d'appel. Comme je l'avais laissé aux bons soins de l'élève proche de la porte je ne me suis pas tout de suite retourné (je sais, c'est un manque de courtoisie). Mais je l'ai tout de même fait car j'ai senti qu'elle s'attardait.
Et pour cause ! elle tenait dans les mains les documents relatifs à la vaccination contre ce -que-vous-savez. Ne le cachons pas, je pense que c'est une fumisterie (certes mortelle pour certains malades mais avec un taux de mortalité inférieur à tant de causes de décès, y compris pathologiques que ça me donne le vertige) pour remplir les caisses des labos, mais devant les moues et les commentaires de beaucoup d'élèves je me suis surpris à leur conseiller de bien lire le document, à chercher dans la presse et sur internet pour mieux comprendre et étayer leur décision. Car c'est pas pour en rajouter sur la chose mais je pense que ça fait partie de mon taf et je l'aime aussi pour ça.

nb : un Pomplamoose pour la route, et en français de surcroît !


jeudi 26 novembre 2009

public enemies

C'est en finissant de regarder le PUBLIC ENEMIES de Michael Mann en dvd (j'l'avais loupé en salle et j'attendais cette sortie avec impatience) que deux évidences concomitantes m'ont estourbi simultanément.
Primo, Mann demeure plus que jamais l'un des meilleurs réalisateurs américains de cinéma, de la trempe des Ford, Hawks et Peckimpah et son ode à Dillinger est un véritable western urbain à la beauté sépulcrale.
Secundo, Johnny Depp et Christian Bale sont deux des meilleurs acteurs de leur génération (Bale étant mon préféré mais passons là-dessus) et incarnent, par leur talent, leur présence, la décontraction et la probité de véritables émules de, respectivement, Marlon Brando (pour Depp, mais le Brando jeune, pas celui de THE GODFATHER !) et Gary Cooper (pour Bale donc).
Le film est d'une maîtrise filmique inouïe (bien plus que ne l'était son MIAMI VICE pourtant très bon mais qui en rajoutait parfois un peu trop sur le plan visuel), certains plans étant d'une beauté confondantes. Et le fait qu'il se termine autour d'une salle de cinéma est (si l'anecdote est véridique) une trouvaille somptueuse. Il me tarde déjà de le revoir, dans quelque temps, avec le commentaire de Mann lui-même.



ps : enfin, de la pléthore de bons comédiens qui apparaissent à l'écran j'en distinguerais un troisième, Stephen Lang (l'agent spécial qui vient rendre visite à Billie en prison) que l'on verra bientôt dans AVATAR ; il dégage en effet une présence phénoménale...

mercredi 25 novembre 2009

auguri marie(chat)

Aujourd'hui mes pensées iront plus particulièrement à mia sorella mariechat...
J'ai pensé à elle dès mon réveil très matinal. En effet, conséquence inattendue d'une nouvelle médication pour mon hypertension artérielle, je m'endors très tôt et me réveille aussi de plus en plus tôt. Ainsi, ce matin, je n'ai pas pu me rendormir alors qu'il n'était que cinq heures. Aussi, après avoir été allumer le chauffage d'appoint de ma salle de bain, je me suis remis au lit pour lire. C'est là que j'ai souri en repensant à toutes ces fois où, en vacances à Toulouse, j'avais découvert ma soeur, au lit en train de lire de bon matin.

mardi 24 novembre 2009

ken thorne for ever !


Bien plus que celle du générique (une rengaine peu agaçante pour le moins à la longue), c'est la musique d'ambiance (dite incidental) de The Persuaders (Amicalement vôtre) composée par Ken Thorne que j'adorais. Rien que de l'écouter j'en ai des frissons de plaisirs enfantins...

lundi 23 novembre 2009

fringe, encore et toujours











C'est peu de le dire mais Fringe est l'une des meilleures séries diffusées à l'heure actuelle, l'une des meilleures séries de SF jamais faites et le meilleur travail d'Abrams (enfin y a aussi Lost, je vous l'accorde), Kurtzman et Orci (lesquels sont des acolytes du premier et ont aussi produit Alias et STAR TREK). Le meilleur exemple de cette réussite (même si n'importe quel épisode, de préférence de la saison 2 , mais c'est pas obligé, ferait l'affaire) est "August", l'épisode 8 diffusé la semaine dernière. Non seulement on y retrouve le mystérieux personnage de l'Observateur mais pour le même prix on en a même quatre différents (quoique aussi chauves et si délicieusement rétro-futuristes). On en apprend davantage sur leurs agissements (mais ne comptez pas sur moi pour le faire) et cela contribue à étoffer le fil rouge (ce qu'ils appellent l'arc narratif) d'une série que, à tort, on pourrait parfois trouver un peu confuse et dispersée. La série continue donc aussi excitante et surprenante mais elle donne toujours autant envie de voir l'épisode suivant. Je croise juste les doigts pour que l'audience ne retombe pas pour qu'elle échappe au couperet de l'annulation qui tombe désormais avec la facilité navrante d'un éjaculateur précoce...

ps : dans un autre registre mais pas éloigné de la télévision et de la science en roue libre, deux liens vers des articles de Martin Winckler.

dimanche 22 novembre 2009

comme un samedi de marché

L'air était étrangement doux pour la saison hier matin et j'ai dû rentrer les gants que j'avais mis au cas où. Lorsque le gel va débouler sans crier gare on va tous morfler sévère !
En attendant je continue à faire fi de la paranoïa organisée en continuant à penser que, quoiqu'en dise la ministre de l'effroi, la route et les maris violents tuent bien davantage que cet énième avatar viral d'une nature amorale. Et puis comme notre ministère n'a pas l'air de penser que les enseignants sont prioritaires pour la vaccination (ce n'est pas comme si on était quotidiennement dans un bain de culture au contact de jeunes dont la majorité a une conception minimaliste de l'hygiène corporelle...), pourquoi devrais-je m'inquiéter alors que mon médecin ne l'est toujours pas ?
A la question, rituelle mais amène, des primeurs, maraîchers et artisans du marché j'ai répondu sans forcer que j'allais très bien, comme un samedi de marché. Et c'est la vérité, y a pas à tergiverser là-dessus.
Hier j'en ai même ramené (outre un chou vert, un choux-fleur violet, un chou rouhe, des choux de Bruxelles, des betteraves crues, du mesclun, de la mâche, des concombres noa, un radis noir, des radis chinois, des pommes, tentation et ariane une patate douce, des endives, du poulet, du cheval, du saumon, du soja et des soupes de nouilles coréenne et japonaise) une curiosité : la chayotte. Je vous en dis plus après l'avoir goûtée !

Un peu de musique pour le weekend : "Expiration Date" par Pomplamoose (le film dont on voit des extraits est HIS GIRL FRIDAY d'Howard Hawks !)


samedi 21 novembre 2009

scanners


"
My art keeps me sane."


C'est en 1981, avec ce SCANNERS qu'il avait écrit et réalisé que je découvris David Cronemberg. Je n'avais alors que quatorze ans, je m'enfilais de la SF en intraveineuse et il devint mon dieu cinématographique tutélaire. Les années qui suivirent furent prodigieuses tant mon héros mettait en scène des personnages hallucinants tels que le James Woods de VIDEODROME, le Christopher Walken de THE DEAD ZONE, le Jeff Goldblum de THE FLY, les deux Jeremy Irons de DEAD RINGERS ou le Peter Weller de THE NAKED LUNCH. Puis il y eut une période de profonde incompréhension qui commença avec M. BUTTERFLY et continua jusqu'à SPIDER. Enfin, mais loin de la SF pervertie des années 80, je me rapprochais à nouveau de lui avec deux exercices de style violents, et la recréation de Viggo Mortensen dans A HISTORY OF VIOLENCE et EASTERN PROMISES.
Avec SCANNERS je rentrai dans un univers oscillant entre le glauque visuel (la première séquence, dans le Mall donne envie de vomir) et des plans d'une beauté irréelle, des bande-sons fignolées et entêtantes, et des acteurs dérangeants. Je ne connaissais pas alors non plus Le Prisonnier et n'identifiai donc pas non plus Patrick McGohan dans le rôle du professeur Ruth ; il en va de même de Michael Ironside qui devint pourtant immédiatement un de mes acteurs de seconde zone préféré. En revanche, je fantasmais encore sur Jennifer O'Neill que je venais de découvrir à la télévision dans SUMMER OF 42 (dont la musique de Miche Legrand me donne encore des frissons).
Revoir le film après toutes ces années (je l'avais revu en vhs il y a presque dix ans déjà et la copie n'était pas terrible) est incroyable car, finalement, le film n'a pas tellement vieilli en ce sens que, par exemple, le dernier épisode de Fringe (2.07 Of "Human Action") surfe sur le même thème sauf que ConSec a été remplacé par Massive Dynamics mais l'idée demeure... même si la scène de l'accident avec le minibus rentrant dans le magasin de vinyles a un côté rétro indéniable.

vendredi 20 novembre 2009

de la versatilité des surprises
















Mercredi matin, vers 7h45, j'étais au marché. J'avais en effet rendez-vous à midi trente chez mon cardiologue (et je tenais absolument à faire mon marché avant d'aller en cours plutôt que de le faire en sortant). Evidemment, il n'y avait pas grand' monde, y compris du côté des maraîchers qui n'étaient pas non plus encore complétement installés. C'est ainsi que j'ai pu prendre l'image ci-dessus après que l'un d'eux ait découvert (en voulant brancher sa balance sur un des boîtiers dissimulés sous le sol) un rat mort au fond de l'orifice !
Sinon, j'en ai ramené des carottes, des navets, des rutabagas, des choux-fleurs (un blanc et un vert), des pommes, des poires, un filet de poulet, du pain, des panais, des radis chinois, des coeur-de-boeuf, des choux de Bruxelles, une chicorée, des poivrons et du cheval hâché...

Sinon, hier après-midi j'ai aussi eu
Mariechat, mia sorella favorite au téléphone, et ça m'a fait un bien fou d'avoir des nouvelles de sa part, de la savoir debout et souriante : baci !
Un peu de musique pour elle (mais pas que) :




C'est hier, en écoutant les messages du répondeur de "Là-bas si j'y suis" tout en faisant mon repassage que j'ai appris le décès de Kriss.
Elle a toujours été une de mes voix radiophoniques préférées, l'une de celles dont le rire, le timbre, la sensualité nimbée de tendresse, la générosité et l'humanité me faisaient à la fois fanstasmer et espérer dans le genre humain. Je découvre qu'elle était malade depuis longtemps et je m'en veux de ne pas l'avoir écouté depuis des lustres. Elle me manquera.
Je vous conseille de la réécouter sur arte radio...


jeudi 19 novembre 2009

forcément SF



J'ai trouvé la vidéo ci-dessous dans laquelle Isaac Asimov explique ses trois lois de la robotique qui apparaissent en 1942 dans la nouvelle "Runaround" (Cercle vicieux). On ne peut pas faire plus old school...



First Law: A robot may not injure a human being, or, through inaction, allow a human being to come to harm.
Première Loi : Un robot ne peut porter atteinte à un être humain, ni, restant passif, permettre qu'un être humain soit exposé au danger.
Second Law: A robot must obey the orders given it by human beings except where such orders would conflict with the First Law.
Deuxième Loi : Un robot doit obéir à tout ordre donné par un être humain, à l'exception d'ordres en contradiction avec la Première Loi.
Third Law: A robot must protect its own existence as long as such protection does not conflict with the First or Second Law.
Troisième Loi : Un robot doit protéger sa propre existence tant que cette protection ne rentre pas en conflit avec la Première ou la Deuxième Loi.

mercredi 18 novembre 2009

prison break










C'est dans les années 80, dans feue Temps X que je découvris pour la première fois Le Prisonnier.
Certes, il apparaît que la série avait été diffusée dès 1968 (mais bon je n'avais que un an alors), mais partiellement seulement. Mais pour moi elle demeure une expérience de SF pure et télévisuelle par essence que je ne peux séparer ni des deux jumeaux nerds, ni de Patrick McGohan. Son décès avait achevé d'enterrer la série tout en lui donnant une éternité que sa modernité et son originalité lui avaient conféré dès le début. Toutes les rumeurs, y compris celles associant Nolan, d'une adaptation pour le grand écran se brisèrent sur l'évidence du caractère inaltérable et inexpugnable de l'oeuvre originale. Le seul qui avait réussi à s'en rapprocher avait Peter Weir dans THE TRUMAN SHOW.
C'est d'ailleurs, visuellement parlant, de ce côté-là que les producteurs de la nouvelle version ont manifestement louché tant le village balnéaire version Bill Gallagher (avoir embauché un Britannique pour l'adapter, une ironie de plus ou une brillante trouvaille ?) semble coincée dans les années cinquante, dans une boucle temporelle à l'époque de BARTON FINK, dans un désert (à l'irakienne ?) entouré de montagnes hostiles (comme en Afghanistan ?). La britannicité de la série se retrouve même dans le casting, ne serait-ce que par la présence de Ian McKellen (touche SF indéniable, trop peut-être tant les n°2 étaient interchangeables chez McGohan) et de Jamie Campbell Bower (découvert dans SWEENEY TODD...) ; mais aussi dans le fait que l'on y roule à gauche : un vrai cauchemar orwellien donc.
Reste que, sans trop en dévoiler, la série surprend dès son ouverture en se perdant un peu dans la découverte du village (on croirait presque un décalque du début de LA PLANÈTE DES SINGES) au lieu de plonger abruptement le héros comme dans la série originale. Il faudra attendre pour s'en faire une meilleure idée ; attendre et espérer que cette version valait le coup d'être produite et a quelque chose de neuf à nous offrir...

ps : alors que je préparais ce billet j'ai découvert qu'Edward Woodward (le héros de The Equalizer, l'une de mes séries fétiches) venait de décéder...

mardi 17 novembre 2009

merde à la pluie

en travers de la gorge...

Le devoir de réserve (pas celui fantasmé pour les écrivains par un certain député, le vrai, celui des fonctionnaires) est au prof ce que le bracelet électronique est au délinquant : une servitude volontaire qu'on voudrait nous faire passer pour un mal nécessaire. Déjà, alors que je faisais mon service national, je n'appréciais pas cette épée de Damoclés que la Grande Muette faisait peser sur mon discours à l'extérieur de la base. Devenu enseignant, j'ai appris à contourner en partie l'obstacle en choisissant de militer syndicalement tout en sachant que, malgré tout, la laisse existait toujours, quoique plus lache. C'est d'autant plus vrai en ce qui concerne les discussions auxquelles je participe en tant que membre du Conseil de discipline de mon lycée, sans parler des votes. Je n'en dirai donc rien de précis si ce n'est qu'à l'issue de celui auquel j'ai assisté hier après-midi, sous un ciel morne et déjà éteint, je continuais toujours à ressentir le même malaise que dans la salle de délibération. Et ça a continué jusqu'à ce que je rentre chez moi. N'aurait été cet engagement de ne plus boire (au moins jusqu'à Noêl), je me serai volontiers bourré la gueule. Chierie.

lundi 16 novembre 2009

conte macabre

Dimanche après-midi j'ai enfin pris le temps de regarder le SWEENEY TODD : THE DEMON BARBER OF FLEET STREET de Tim Burton. Oserai-je le dire, mais j'avais oublié que c'était une comédie musicale ! Pas que je m'en plaigne, loin s'en faut, étant plutôt fan d'une certaine idée du genre dont l'exemple ci-dessous (où l'on retrouve, impérial, Johnny Depp au rasoir et surprenant, comme toujours, Alan Rickman) est assez atypique, hormis si on qualifie de chorégraphie les mouvements du personnage.

Adaptation d'un musical de Stephen Sondheim (qui écrivit naguère les paroles des chansons de WEST SIDE STORY) des années 80 sur un scénario de John Logan (écléctique car il a aussi bien écrit ceux de THE AVIATOR, GLADIATOR ou encore THE LAST SAMURAI), le film de Burton est à l'image de son univers : un conte macabre, rouge et noir à souhait et néanmoins irrigué par une vigueur et une énergie pas que mortifère. Helena Bonham Carter (Mme Burton à la ville) y est crépusculairement belle.

dimanche 15 novembre 2009

sous la pluie obstinée

Il y avait longtemps que ça ne m'était pas arrivé ! Samedi, vers quatre heures du matin, je me suis retrouvé à m'extirper de ma couette douillette et à m'asseoir, dans la pénombre, pour écrire une phrase dont je venais de rêver (enfin, disons cet état de semi-conscience proche du réveil) ; j'ai donc attrapé un stylo et un post-it et j'ai griffonné en espérant (et oui, même semi-comateux, j'espérais) que ce soit lisible au réveil. Et aussi miraculeusement que le XV de France vendredi soir, ça l'était. Du coup je ne résiste pas à l'envie de la partager avec vous. Je vous préviens, c'est un jeu de mots à deux balles : Jean-Phi, il vit à Joigny, il a tout compris.

A peine sorti pour aller au marché je me suis heurté à un mur de pluie obstiné qui m'enchante secrètement (ça fait pousser ce que je mange et ça fait râler les gens : j'adore !) d'autant que du coup il fait à nouveau doux pour la saison. Bon, certes, ça manque de soleil mais y a pas de quoi fouetter un chat non plus.



nb : haricots verts, choux de Bruxelles, blancs de poulet, chou-fleur, radis noir, soja frais, olivettes, cocombres noa, endives, pommes, cheval hâché, pain, fromage et huile de sésame...

samedi 14 novembre 2009

de l'écriture

Castle est de loin (avec peut-être White Collar), la série policière la plus enlevée et sexy. Et Nathan Fillion y est outrageusement drôle.









Jon Huertas, Nathan Fillion, Seamus Dever, Castle, 2.08 "Kill the Messenger"

"Je pron. Premier mot du langage, première pensée de l'esprit; premier objet d'affection. En grammaire, c'est le pronom de la première personne du singulier. On prétend que nous en est le pluriel, mais qu'il puisse exister plus d'un moi-même paraît sans doute plus clair aux grammairiens qu'à l'auteur de cet incomparable dictionnaire. Concevoir deux moi-même est difficile, quoique merveilleux. L'usage franc et n"anmoins gracieux du "je" distingue un bon écrivain d'un mauvais ; ce dernier le porte à la manière d'un voleur qui tente de dissimuler son butin."

Ambrose Bierce, Le dictionnaire du Diable, 1911,
traduction de Pascale Haas



vendredi 13 novembre 2009

les (pas vraiment) experts Sens

Hier matin, j'ai accompagné ma classe de troisième à Sens pour visiter la déchetterie et l'incinérateur. Si le temps était mitigé (au moins, il n'a pas plu et j'aime bien entendre les élèves se plaindre du froid), la visite a été très instructive. Et surprenante aussi puisque, au détour d'un container particulièrement nauséabond car contenant des résidus de stations d'épuration des eaux usées et pluviales, nous nous sommes improvisés experts comme à la téloche !











Le préservatif ci-dessus, très probablement jeté aux toilettes après usage par un habitant de Sens, a donc finalement réapparu au nez et à la barbe (la mienne en l'occurence) de jeunes gens pour qui la prophylaxie n'était pas au programme...













Et quelques instants après, dans le même container, que trouvâmes-nous ? Une carte d'identité !

jeudi 12 novembre 2009

yojimbo

Au début de YOJIMBO d'Akira Kurosawa (1961), le héros erre dans une campagne indéterminée, tant dans le temps que dans l'espace. On le voit ramasser une branche d'arbre et la jeter en l'air en riant. Va-t-il la découper à l'aide de son katana ? Non, il se contente de regarder quelle sens elle indique et reprend son errance dans cette direction.
Cette scène est d'une simplicité déconcertante mais elle installe d'emblée le récit pour ce qu'il est : un conte pervers dans lequel les personnages ne sont que des stéréotypes, des ombres en creux, dont la vie (et la mort) ne nous intéresse pas réellement.
Seul le vieil aubergiste qui (tel l'Auvergnat de Brassens dont la chanson date de 1955) , va offrir son hospitalité puis son aide au samouraï errant, même si l'on ne sait rien de lui, suscite l'empathie du spectateur. Quant à notre yojimbo (garde du corps) en titre, il est semblable à ce que sera, trente ans plus tard, le Bill Munny d'UNFORGIVEN : une mécanique impitoyable et inexorable dont la seule finalité est de mourir.
Une dernière chose : lorsqu'il arrive dans le village il aperçoit un chien qui trottine avec une main dans la gueule ; oui, comme à la fin de WILD AT HEART (Sailor et Lula) de Lynch...

mercredi 11 novembre 2009

auguri dado !

Martin, Léa et moi,
Les Abattoirs, Toulouse,
août 2009















Aujourd'hui, c'est aussi la fête de mon neveu préféré, le champion non-dopé de la lecture à main levée : Martin !

mardi 10 novembre 2009

des souris (mais pas des hommes)

C'est tout simplement le cadeau idéal pour dans deux mois pour tous les fans, amateurs et autres consommateurs de bandes-dessinées de qualité : Le dernier des Templiers, La Prophétie, écrit par Brian J. Glass et illustré par Michael Avon Oeming.
C'est une véritable tuerie graphique au service d'une narration époustouflante et l'on doit ça à Milady, la branche parallèle des éditions Bragelonne, qui outre des poches (dont L'étoile de Pandore d'Hamilton) se met à publier des comics.