dimanche 31 mai 2009

non fare nulla, ancora e ancora

video
Sur la vidéo, c'est Miette, la plus jeune des trois félidés de Carole et Dom chez qui j'ai passé l'après-midi et la soirée. C'était très chouette même si j'ai passé mon temps à me moucher en raison de mes allergies et que j'ai, je m'en suis surtout rendu compte ce matin, chopé un méga coup de soleil facial. Sur ce je vous quitte car je vais à Dijon pour quelques jours.

vendredi 29 mai 2009

farniente

J'ai reçu, hier après-midi, un coup de fil inhabituel. Enfin, disons plutôt que j'ai failli parce que dès que j'ai reconnu la voix du vicomte vendéen et compris que c'était un message préenregistré électoral du parti qui rime avec patatras j'ai raccroché. N'empêche que ça m'a fait un choc !
Du coup, j'ai éteint mon fidèle eMac qui me fait l'écran doux depuis que je l'ai upgradé et je suis parti en voiture direction la campagne ensoleillée et le jardin de Carole et Dom. Là, j'ai contribué à mon hâle d'enseignant qui sied bien à ma chevelure poivre et sel en finissant le premier tome de La voix du couteau de Patrick Ness. J'ai aussi pris quelques photos de leur jardin qui est une anomalie biologique car tout y repousse encore plus vite que ça n'y pousse.

but this time, it will knock four times...

J'ai enfin vu le deuxième épisode spécial de Doctor Who intitulé Planet of the Dead et j'en suis ressorti tout aussi ragaillardi que dépité.
En effet, si l'humour, la vivacité et l'intelligence sont toujours au rendez-vous (avec le charme de Michelle Ryan qui ne gâte rien), je ne peux pas m'empêcher de me souvenir que, à terme, ce Doctor-là va disparaître, David Tennant ayant annoncé qu'il allait arrêter d'incarner le personnage. C'est une aberration qui, pour une fois, n'a rien à voir avec des cadres imbéciles ou une audience versatile car la série marche brillamment. C'est juste dommage, carrément dommage.

mercredi 27 mai 2009

happy frakin' anniversary christophe !



















Bon, j'ai un peu triché sur le coup car j'ai sous-traité la réalisation de l'image auprès d'un ami à moi, Domrod, qui se trouve être un graphiste fan de SF (et d'un milliard d'autres choses aussi).
...
Ah oui : AUGURI CHRISTOPHE ! ! !
...
Et à dimanche !

mardi 26 mai 2009

caprica












Ce n'est pas sans une appréhension légitime que j'ai abordé l'épisode pilote de Caprica, la nouvelle série de Ronald Moore. Il s'agit, le nom parle de lui-même, d'une histoire se déroulant dans l'univers des Treize Colonies, cinquante-huit ans avant la seconde guerre entre les Cylons et les Humains qui sert de cadre à Battlestar Galactica.
Ceux qui ont suivi la mini-série puis la série se souviendront que tout commençait sur Caprica, siège du gouvernement et résidence de Baltar. C'est aussi là que, pour Moore, tout a commencé : la religion en un Dieu unique (véhiculée dans BSG par les Cylons) et la création des Cylons eux-mêmes. L'artifice narratif trouvé par Moore est simple. Un conflit va opposer deux familles cruciales au regard des événements ultérieurs : les Graystone, à l'initiative de la production de cette nouvelle Cybernetic Life Form (aka Cylon) et les Adama, dont le tout jeune William, futur amiral.
Pour ne pas trop en dévoiler sur l'intrigue je m'arrêterai là en disant que le pilote est prometteur, plein de potentiel pour faire une excellente, comme une très décevante série de SF. On y retrouve surtout de bons comédiens comme Eric Stoltz, mais aussi Esai Morales (NYPD Blues, Jericho), ainsi que deux fortes personnalités féminines, Polly Walker (Rome) et Paula Malcomson (Deadwood).

lundi 25 mai 2009

sous le soleil de Persépolis...

Hier après-midi j'ai bravé les ardeurs du soleil pour aller, à pieds (au grand dam de ces paresseux d'élèves réclamant un bus) voir PERSEPOLIS de Marjane Satrapi et Vincent Parronaud.
C'est l'adaptation de la bd autobiographique de Satrapi que j'avais raté en salle. C'est un film extraordianire, d'une fraîcheur, d'une légèreté et d'une gravité indéniables. Et drôle, ô si drôle !
Au retour, toujours sous le soleil, les pas étaient plus pesants ; enfin ceux du peloton car, avec un petit groupe, j'ai taillé la route en remerciant Nico de m'avoir entraîné samedi aprème ! Un des élèves écoutait de la musique sur un baladeur mp3 et j'ai eu la curiosité de lui demander ce que c'était. Jimi Hendrix. Un de mes élèves de 3e. Hendrix. C'est vraiment le printemps !
Ensuite, avant de rentrer prendre une douche froide (ô comme elle a été bonne celle-là !), je suis passé faire des courses et, au retour, alors que je chantais à tue-tête "Punto" avec Jiovanetti, j'ai vu passer un semi-remorque d'un cirque transportant des fauves écrasés par la chaleur. C'était irréel.

des escrocs comme je les aime

J'ai commencé hier à revoir la saison 2 de Hustle.
C'est un série britannique que j'avais découverte sur M6 et instantanément adoré. Il faut dire que la conjugaison de comédiens avec du chien, d'un humour léger et de morale contrariée (après tout, ce sont des escrocs, non ?) fonctionnait immédiatement et à chaque épisode. En plus on y retrouvait Robert Vaughn dans ce qui sera sûrement sa dernière limousine télévisée.
La série en est à sa quatrième saison alors j'en profite pour prendre mon temps, avec le sourire en permanence.

dimanche 24 mai 2009

holmes, sherlock holmes...

Il faudra attendre l'automne et novembre pour vérifier si cette énième adaptation du héros de Conan Doyle est réussie. C'est loin, mais ça va nous laisser le temps de monter en puissance l'appétit éveillé par la perspective d'un Holmes joué par le génial Robert Downey Jr. et filmé par Guy Snatch Ritchie.



Cela dit, et je n'en démordrai pas quand bien même ce film serait une réussite absolue, le Holmes définitivement ultime demeure Jeremy Brett (dans The Hound of Baskervilles, 1988). Mort en 1995 à l'âge de 60 ans, l'acteur était né Peter Jeremy William Huggins. Ses prestations télévisuelles qu'il faut impérativement ne voir qu'en vo pour goûter sa diction sèche et mécanique sont à mes yeux anthologiques. Le moindre épisode de la saga holmésienne tourné pour Granada est un bijou et un modèle du genre. Jamais, y compris Basil Rathbone, personne n'avait pu, avant lui, incarner avec une telle évidence un personnage de fiction aussi emblématique.

samedi 23 mai 2009

primesautièrement

J'étais hier soir invité chez des amis (merci encore à Ange et Steph !) à leur premier bbq en extérieur et j'ai passé une soirée très sympathique et tout et tout. On est resté dehors tant qu'on a pu, c'est-à-dire tant qu'il y avait de la lumière et tant qu'on avait des couches de vêtements à rajouter pour lutter contre la montée de la rosée. Ce qui est étonnant car on buvait du rosé et que c'était donc un genre de non-strip poker sans cartes. Enfin, je me comprends. Puis on est rentré pour le dessert et, de la manière la plus primesautière qui soit (un iBook sur les genoux de notre hôte), avons eu droit à un blind-test années... disons 80 jusqu'à nos jours, version atypique dans les grandes largeurs. Et c'était chouette. Une bonne soirée vous dis-je !











ps : j'ai passé une excellente après-midi en Puisaye chez Cécilia et Nico qui nous avaient (Carole et Dom étaient là aussi) concocté des mets succulents que l'on a digérés en allant baguenauder une bonne heure durant dans la campagne avant de se finir par une épique partie de boules.

pps : je m'a fourvoyé car il fallait lire Powerbook là où, pas bien réveillé, j'ai tapé iBook !

vendredi 22 mai 2009

deux films de pluie...












Winona Ryder
n'avait que 21 ans lorsqu'elle joua dans le BRAM STOKER'S DRACULA de Francis Ford Coppola en 1992. Elle avait déjà tourné deux fois avec Tim Burton mais avait encore une fraîcheur étourdissante. La surprise ressentie (parmi tant d'autres) en la découvrant dans le STAR TREK d'Abrams où elle joue la mère humaine de Spock s'est prolongée hier soir lorsque je j'ai revu le film de Coppola.
Cela faisait des années que je n'étais pas retourné de ce côté-là et je ne m'explique d'ailleurs pas pourquoi je n'avais pas encore ce film. L'attente était justifiée.
L'édition que j'ai trouvée comporte un commentaire de Coppola lui-même qui est passionnant et tranche avec ceux que l'on trouve habituellement. Il y explique non seulement les difficultés rencontrées durant le tournage, la sottise des producteurs, mais aussi sa collaboration avec son fils Roman. Il y évoque beaucoup ses prédécesseurs, à commencer par Murnau et Cocteau, et cite abondamment de cinéastes et d'artistes, montrant là une culture et une cinéphilie immenses. Il parle aussi, en passant, de sa fille Sofia. C'est ainsi que j'ai découvert qu'initialement le rôle joué par sa fille dans le troisième PARRAIN devait être joué par Ryder qui se défaussa au dernier moment.
Le film est toujours splendide et d'une sensualité forcenée assumée par Coppola. Gary Oldman y a son plus beau rôle. Mais curieusement, c'est sur la performance de Tom Waits, qui y joue Reinfield, que Coppola revient tout au long de son commentaire en déplorant que les télévisions américaines tronquent systématiquement celle-ci pour raccourcir le film lorsqu'elles le diffusent. J'ai donc appris l'existence de cette pratique aussi stupide que barbare sur le plan artistique.

Dans un autre registre, j'ai découvert (il pleuvait hier après-midi) que Joel Schumacher, le cuistre responsable de ces étrons cinématographiques que sont BATMAN FOREVER et BATMAN AND ROBIN avait réalisé un second bon film. Le premier était 8MM, en raison de la présence de Joaquin Phoenix. L'autre s'appelle TIGERLAND et met en scène toute une bande de (plus ou moins) jeunes comédiens fantastiques orbitant autour de Colin Farrell. Critique de l'armée américaine en tant qu'outil de déshumanisation, le film est une chronique à hauteur d'hommes qui n'est pas, à sa manière, sans rappeler le FULL METAL JACKET de Kubrick. L'image a un grain qui installe le film dans son contexte (1971) et lui donne cette patine des images rapportées alors du Viêt Nâm par les reporters. Farrell y est d'une arrogance juvénile impeccable. Ce type n'est pas qu'une belle gueûle et si vous voulez le vérifier, je vous conseille l'excellente comédie noire qu'est IN BRUGES de Martin McDonagh. En plus on y voit la belle Clémence Poésy, alors...

mercredi 20 mai 2009

the state within











The State Within [en vf Affaires d'États] est une mini-série de la BBC écrite par Lizzie Mickery et Daniel Percival.
Elle est aussi actrice et la part belle donnée aux comédiens pour incarner des personnages complexes et casse-gueûles se comprend d'autant mieux.
Il est aussi réalisateur et le souci de la narration complexe et ample, comme un vrai bon thriller épais comme deux ou trois annuaires de Seine Saint-Denis, se lit d'autant mieux qu'au lieu de ramasser son récit en deux heures de cinéma il le fait en presque six.
Histoire de complots à l'intérieur de complots, la série joue avec nos attentes et nos intuitions avec une habileté efficace au point que l'on a vraiment envie d'aller jusqu'au bout au lieu d'être déçu à mi-parcours. Le tout est maîtrisé, puissamment orchestré et impeccablement joué. Je soulignerai évidemment ici le travail parfait de Jason Isaacs (qui joue l'ambassadeur Brydon), un comédien à mon sens mal utilisé et au potentiel énorme, tout comme Ben Daniels (qui est Brocklelhurst). J'ai enfin eu plaisir à revoir, sans la reconnaître aussitôt, Eva Birthistle que j'avais vue en son temps dans le film de Loach, AE FOUND A KISS.
Au final on a une série irréprochable, aussi classieuse et évidente que State of Play (que les Américains ont déjà adapté au cinéma, je crains le pire) que je vous recommande si vous ne l'avez pas encore vu.

any ordinary wednesday














C'est relativement tôt que je me suis extirpé de ma couette douillette pour aller au marché.
J'y ai acheté, dans l'ordre de ma déambulation du jour : du gouda au cumin, du cheval hâché (à manger tartare), du fenouil, des carottes, un chou-nouveau, des pommes rouges, des baguettes, des batavias rouges et des radis.
Avec ça, je devrais tenir le coup jusqu'à samedi.

ps : j'ai commencé à voir The State Within (Affaires d'États), une excellente mini-série made in BBC dont je vous reparlerai sous peu.
pps : j'enrage : le VENGEANCE de Johnnie To n'est sorti qu'en vf à Auxerre...

mardi 19 mai 2009

l'extase de Paul Eluard

Je suis devant ce paysage féminin
Comme un enfant devant le feu
Souriant vaguement et les larmes aux yeux
Devant ce paysage où tout remue en moi
Où des miroirs s'embuent où des miroirs s'éclairent
Reflétant deux corps nus saisons contre saisons

J'ai tant de raison de me perdre
Sur cette terre sans chemins et sous ce ciel sans horizon
Belle raison que j'ignorais hier
Et que je n'oublierai jamais
Belles clés des regards clés filles d'elles-mêmes
Devant ce paysage où la nature est mienne
Devant le feu le premier feu
Bonne raison maîtresse
Etoile identifiée
Et sur la terre et sous le ciel hors de mon coeur et dans mon coeur
Second bourgeon première feuille verte
Que la mer couvre de ses ailes
Et le soleil au bout de tout venant de nous

Je suis devant ce paysage féminin
Comme une branche dans le feu.

Ecrit en 1946, ce poème que je viens de finir d'étudier avec ma classe de bac pro mécanique automobile et carrosserie est une splendeur. Voilà. C'est dit.

lundi 18 mai 2009

la voix du couteau

Je voudrais, un instant seulement, vous entretenir de mon émoi littéraire du moment : La voix du couteau de Patrick Ness. C'est un peu par hasard que je l'ai trouvé au rayon jeunesse d'une librairie et je me pince encore quand je pense que j'aurais pu passer à côté sans le savoir.
Ce roman, le premier d'une trilogie est une petite merveille, sans prétention, de SF californienne. Je le précise car ces dernières années, la seule SF potable que j'ai lue, hormis celle de Simmons ou de Wingrove, était surtout britannique.
Il se trouve que je suis un fan absolu de ce bouquin alors même que je ne l'ai pas terminé et que je me freine pour en retarder l'issue.
J'ai appris cependant, et c'est la meilleure nouvelle (avec le retour du soleil) du jour, que la suite ne devrait pas trop tarder car elle vient de sortir en Grande -Bretagne. C'est Ness lui-même, je vous le jure, qui me l'a annoncé en répondant par email au commentaire que j'avais laissé sur son site ! Comment voulez-vous ne pas aimer un auteur qui vous répond ? !

ps : comme vous pouvez le deviner derrière la couverture de mon exemplaire se trouve celui du n°2 de Causette que j'ai enfin dénichée : sugoï !

dimanche 17 mai 2009

STAR TREK : enfin !

J'avais douze ans lorsqu'en 1979 je découvris le STAR TREK de Robert Wise. Je ne connaissais alors rien de la série inédite encore en France et la promo du film misa tout sur le fait que les effets spéciaux avaient été réalisés par les gars qui venaient de faire ceux de STAR WARS. Le film m'emporta définitivement en des terres que j'arpentais à peine, celles de la science-fiction avec un enthousiasme et une fraîcheur qui me firent même trouver sexy une Indienne chauve (Persis Khambatta !).
Des années, bien des années plus tard, je tombais amoureux d'une autre série de space opera, Babylon V dans laquelle son créateur, JM Straczynski, digne successeur de Gene Roddenberry, avait accordé l'un de ses personnages les plus ambigüs à un ancien membre de l'Enterprise : Walter Koenig, l'enseigne Chekov.
Et, encore quelques éons plus tard, un autre créateur de série à succès, Tim Kring, donnait à George Takei, ex-enseigne Sulu, un rôle dans son Heroes. Quant à William Shatner leur capitaine, le James Tiberius Kirk de 1966, il était devenu un avocat bedonnant et priapique après avoir été un flic de choc. DeForrest Kelley est mort en 1999 et, seul survivant de la saga, Leonard Nimoy, LE Spock originel, trouve logiquement sa place dans le film d'Abrams où le Spock nouveau est aussi logiquement interprété par le meilleur méchant de série de tous les temps, Zachary Quinto, le Sylar de Heroes !
J'ai enfin vu, ce matin, le STAR TREK nouveau et les mots me manquent pour dire autrement que je suis heureux, infantilement heureux de l'avoir vu et de m'être autant régalé. J'ai eu une pensée émue, aussi, en me rappelant que la première navette spatiale avait été baptisée, en son temps, Enterprise, en hommage au vaisseau de la série. Et j'ai laissé des larmes de joie couler en sifflotant le thème de Frontier lors du générique de fin recomposé par Giacchino. Vivement la suite !

néanderthaliens

J'ai hier passé une excellente soirée dinatoire chez Yannick, un ami et collègue, en compagnie de deux couples d'amis. On a beaucoup plus ri que bu (du rattafia et du Merlot), et le rôti de porc au Chablis ne déparaît ni après le cake aux olives de Dom, et ni devant les pâtisseries de Lestrelin que j'avais amenées de Joigny. On a comme à l'accoutumée parlé de la pluie et du mauvais temps (c'est Moisor dans l'Yonne), daubé gentiment sur certains collègues et dégoisés sur toute une variété de cons de tous âges et sexes, pas trop parlé de politique et terminé par un blind-test avec vinyls des années 70-80 de notre hôte. C'est là qu'il a réussi à nous espanter en nous sortant certaines de ses pépites qui sont autant de météorites de sa jeunesse comme Maxime Piolot, Mannick, Mama Bea, The Stylistics ou les Burgers ! En revanche, ont été reconnus Thiéffaine, Mike Oldfield, Mariane Faithfull et quelques autres. Il faut aussi dire que l'on sirotait de la liqueur d'estragon en même temps. Et je suis rentré tranquillement en écoutant la BO de BULLITT avant d'aller me coucher après quelques pages de La voie du couteau de Patrick Ness.
Et ce matin, j'ai été réveillé par la pluie que je vais bientôt retrouver sur la pluie car je vais enfin voir le STAR TREK d'Abrams. Nous sommes encore des Néanderthaliens qui craignont les éléments et nous désolons de l'absence du soleil mais j'ai confiance : il va bientôt revenir ! Passez donc un bon dimanche.

samedi 16 mai 2009

merci pour la propagande ?












Je viens de voir un excellent petit film nommé THANK YOU FOR SMOKING écrit et réalisé par Jason Reitman. C'est une critique drôle et enlevée des lobbyistes et autres propagandistes qui, à l'instar de leur pape, Edward Bernays, ont compris que les masses pouvaient être contrôlées par un discours adapté et une utilisation efficiente des médias. Le héros, n'ayons pas peur du mot, interprété par le sémillant et irrésistible Aaron Eckhart, est le représentant du congglomérat des producteurs de tabac pour le public ce qui en fait la cible privilégiée des anti-clopes. Il assume parfaitement sa fonction avec un flegme qui s'il ne donne pas envie d'allumer une cigarette (je ne fume pas : je n'y suis jamais arrivé et je n'ai jamais aimé ça) redonne espoir dans la capacité du cinéma à s'emparer d'un sujet grave et à le dynamiter par l'humour et l'intelligence. Sinon on peut aussi revoir le INSIDER de Michael Mann avec l'excellent Russel Crowe, mais c'est moins drôle.
Outre Eckhart qui, de plus en plus, s'affirme comme la relève d'une génération qui s'essoufle en vendant du café, on notera les prestations classieuses de JK Simmons et de Robert Duvall. Quant au gamin, Cameron Bright, je l'avais récemment découvert dans ULTRAVIOLET et c'est un type à suivre, enfin si la puberté ne le rend pas nigaud...

jeudi 14 mai 2009

retour vers le futur antérieur

un petit peu de lecture













En attendant la sortie, demain, du n°2 de Causette, la revue féminine qui ne prend pas ses lectrices (et teurs aussi) pour des cruches, je vous conseille ardemment la lecture, voire la découverte, de XXI, en particulier de son hors-série portant sur la littérature.
XXI est une revue atypique que l'on ne trouve (sans difficultés) qu'en librairie et qui est aussi belle qu'un livre tout en se lisant comme un magazine. La mise en page, la qualité du papier comme des textes, le choix des images, tout est impeccablement agencé pour en faire, à mon sens, la plus belle de toutes dans sa catégorie tous publics. Car à l'inverse d'autres, plus léchées mais plombées de publicités et qu'on dirait échappées de cabines de longs courriers transoécéaniques, XXI est une revue qui aime à se laisser lire, en tous sens, à son rythme (trimestriel).

lundi 11 mai 2009

Supercalifragilisticexpialidocious ! ! !














C'est aujourd'hui l'anniversaire du meilleur représentant de sa génération dans la catégorie des moins de dix ans que je connaisse : mon neveu Martin.
Il a sept ans, c'est pas rien, non ?
Alors je lui souhaite la plus merveilleuse des journées et de surtout bien s'amuser, comme d'habitude.
Auguri Dado ! ! !

dimanche 10 mai 2009

ruptures dans le réél

J'écris de mémoire : dans Je suis vivant et vous êtes tous morts, la fascinante biographie de Philip K. Dick écrite par Emmanuel Carrère, celui-ci explique comment Dick, un matin, avait eu la peur de sa vie en ne trouvant pas, machinalement, l'interrupteur de sa lampe en se réveillant. C'était comme si tout son univers avait été transformé à son insu et cela l'avait terrorisé. Etait-ce le début de sa folie ou un effet des drogues, peu importe en fait car l'anecdote illustre seulement comment, à mon sens, la persistance des choses est, souvent, la seule garantie de la réalité.
J'en veux pour preuve cette sensation que j'ai, à nouveau, et encore plus ressentie lors de mon récent séjour toulousain. Lorsque je me promenais dans les rues du centre-ville historique que je connais par coeur pour y avoir déambulé pendant ma première vie, la familiarité des rues, de leurs noms, des monuments et autres lieux typiques ne me frappait pas étant donné que, justement, ils m'étaient familiers. Et en même temps, des boutiques que je cherchais n'existaient plus, des rues à sens unique étaient devenues interdites, un commerce de cosmétique vulgaire trônait là où j'avais toujours connu une brasserie où je n'osais rentrer. C'était, et j'en reviens à Dick, comme si j'avais basculé dans un univers parallèle, une autre Terre où Toulouse, bien que toujours familière en apparence, était en fait très différente. Seuls les miens, mes proches étaient toujours là, comme de rassurants invariants, des phares dans un univers perturbé.
Et hier, j'ai pu à nouveau vérifier cela en allant passer la journée chez un couple d'ami à Héry qui sont restés les mêmes ou presque : elle est enceinte à nouveau, mais c'est une, je crois, bonne nouvelle.

vendredi 8 mai 2009

dégoût et des couleurs


L'image ci-contre, pour ceux qui ne l'ont pas déjà reconnue, est tirée du début d'IL FAUT SAUVER LE SOLDAT RYAN de Steven Spielberg. C'est la fameuse séquence du débarquement d'Omaha Beach par Tom Hanks et ses hommes. Je la passe chaque année à mes élèves de troisième pour qu'ils aient un aperçu crédible de la dureté et de l'intensité des combats qui se dissimulent derrière la date et l'événement à apprendre. Année après année j'ai appris à reconnaître et anticiper les réactions des élèves devant la violence des scènes de mort, de mutilation, la bande-son assourdissante - la crudité des images en général. Cette fois-ci, hier après-midi en l'occurence, une élève m'a surpris par son refus, très vite, à continuer à regarder l'écran. Tournant obstinément le dos au téléviseur, enfouissant la tête dans ses bras, elle a stoïquement attendu que cela se termine.

jeudi 7 mai 2009

dommage collatéral

Cette image est pour Batsheep et tous les fans de lucha libre !
Il m'en est arrivé une bien bonne hier matin et je ne résiste pas au plaisir de la partager avec vous. Nous étions donc mercredi, jour des enfants, des sorties ciné (STAR TREK ! vivement dimanche) et, surtout, du marché. J'y vais aussi le samedi pour me réapprovisionner en pain, fruits, légumes, fromages et barbaque. C'est l'occasion d'une baguenaude qui, tout en me mettant en appétit, me fait du bien. Donc.
Je m'étais préparé, j'avais pris mes médocs et j'étais sur le point de m'en aller lorsque je me suis rendu compte que je ne savais pas où était mon téléphone portable. Je n'ai pas paniqué mais je ne me suis pas non plus assis. Le nombre de places possibles étant limitées j'ai rapidement fait le tour de mon appart. Et puis, me réservant une ultime échappatoire (l'avoir laissé tomber dans ma voiture en rentrant du lycée) je me suis souvenu de l'adage holmésien que je cite brut de décoffrage : quand on a éliminé tous les possibles, l'impossible demeure une possibilité à envisager. Ou un truc de ce genre. Bref.
Je me suis alors demandé ce que j'avais bien pu en faire en me déloquant. Et c'est alors que je me suis souvenu de deux faits particuliers : je m'étais déshabillé et avais fichu toutes mes fringues avec d'autres dans la machine à laver pour lancer une lessive ; et je ne me souvenais pas d'avoir posé mon portable quelque part. Donc. Ah ouais, donc ! Je me baissais alors pour ouvrir le tambour de ma machine à laver au fond duquel je découvris mon portable ! Autant vous dire qu'un lavage en machine ne l'avait pas rendu plus efficient et que je commençais dérechef à m'insulter en des termes choisis.
Et puis, alors que je réfléchissais déjà à ce que cela allait me coûter, autant financièrement qu'en quolibets, je repensais à cette scène vue dans je ne sais combien de séries et de films récents. C'est ce passage où le personnage, pour échapper à la traque numérique de ses poursuivants, change la carte sim de son portable. Je me suis alors souvenu que j'avais toujours mon ancien portable et, en croisant mentalement les doigts pour que la carte sim n'ait pas trop souffert du lavage, je la plaçais dans le réceptacle ad hoc de l'autre appareil. Nerveux, je tapais mon numéro de fixe afin de vérifier qu'elle marchait bien (j'ai quand même un forfait en cours). Je laissais sonner quelques instants puis raccrochais.
Moralité : j'ai un portable que je laisse sécher, la batterie dehors, en espérant que, un de ces jours, quand je tenterai de le rallumer, il me donnera raison. Ou pas.

ps : l'image ci-dessus, à la différence de toutes les autres, n'a pas été prise par mes soins mais récupérée venant de . Voilà.

mardi 5 mai 2009

senza demagogia...

Le mardi je ne travaille pas. Correction : disons que, normalement, le mardi, je ne vais pas au lycée. J'ai pourtant fait une entorse à cet us en accompagnant une collègue et la classe de 3DP6H qui devaient participer à un tournoi de football opposant les (presque toutes) classes idoines du département. Le temps était médiocre mais, hormis un crachin bretonnant, il n'a pas plu. Et puis mes élèves ont décroché la timbale (la coupe) en remportant, haut la main (mais avec les pieds) leur finale 6-1.
Moi qui ne suis pas supporter ni amateur de ce sport, j'ai cependant encouragé avec un enthousiasme que je crois communicatif mes élèves, leur donnant ainsi à voir une facette de moi qu'ils ignoraient et ne soupçonnaient pas. Je n'escompte rien en tirer car il s'agissait avant tout de rendre service mais je dois reconnaître que j'ai passé un bon moment dans l'ensemble.

lundi 4 mai 2009

c'est de la bonne...

J'ai me suis, hier midi, régalé d'un savoureux tajine de porc dans le jardin d'un couple d'amis. L'air y était, disons doux, et l'ensoleillement capricieux. Mais bon, en mai, fais ce qu'il te plaît.
Arrivé au moment du dessert (j'ai pris une banane) je me suis permis une friandise ; en l'espèce, il s'agissait d'un de ces gâteaux appelés fortune cookies et que l'on trouve, paraît-il, dans les restaurants chinois (au moins dans les films américains parce que sinon ça ne m'est jamais arrivé). L'intérêt de la chose ne réside pas dans la pâtisserie, assez fadasse, mais dans le petit libelle qui est caché dans le sablé. Le mien m'interloque toujours depuis, jugez-vous mêmes : "L'amour est profondément animal : c'est sa beauté."
Je n'étais cependant pas au bout de mes surprises car, peu après, alors que j'observais ma tasse à café vide, j'avisai soudain l'origine de celle-ci : made in Colombia. Saperlipopette ! je venais de découvrir qu'à côté du lucratif commerce des stupéfiants et le non moins businness du kidnapping, la Colombie fabriquait aussi de la vaisselle pour les Gringos ! Etonnant, non ?

dimanche 3 mai 2009

en toute amitié...

J'ai grandi avec les séries britanniques d'ITC et c'est ainsi qu'avant de découvrir les séries étatsuniennes, tous mes héros furent ceux de Les sentinelles de l'air, Le Saint, Destination danger, Cosmos : 1999, Le Prisonnier, L'homme à la valise, Les Champions et... Amicalement vôtre. Jamais une série aussi brève (une saison de 24 épisodes seulement) ne fut, à mon sens, autant rediffusée dans le désordre que celle-ci au point que, comme dans un blind test musical, la toute première image suffisait parfois ensuite à identifier l'épisode. L'image ci-dessus est tirée de Overture, le tout premier épisode de la série écrit parle grand Brian Clemens et réalisé par Basil Dearden en 1971.

Celle-ci est tirée de Five Miles to Midnight, l'épisode culte grâce à Joan Collins au générique d'une série qui, en dépit d'un acteur hollywoodien confirmé et d'une star de la tv anglaise, donna toujours l'air d'être fauchée et remplie de parfaits inconnus. Il faut rendre hommage à Ken Thorne, le génial compositeur de la musique de la série dont on ne cite que, paresseusement, le thème de John Barry.

ps : pour le plaisir, un extrait du dialogue français de To the Death, Baby qui permet de réentendre le délicieux Michel Roux :




samedi 2 mai 2009

lounging...

Jenny Seagrove dans The Sign of Four réalisé en 1987 par Peter Hammond avec Jeremy Brett. Si celui-ci demeure toujours pour moi le meilleur interprète du héros de Conan Doyle, j'attends néanmoins avec impatience le film de Ritchie où Robert Downey Jr. jouera Holmes avec Jude Law en Watson ; je découvre d'ailleurs à l'instant que la magnifique Kelly Reilly sera Mary Morstan, le rôle joué par Jenny Seagrove...



nb : quelques extraits de ma boîte à musique :


Earth, Wind and Fire, Brazilian Rhyme


Jovanotti & Sergio Mendès, Punto



BO de INSIDE MAN de Spike Lee (j'adore ce film qui passe dimanche 3 mai sur tf1)

vendredi 1 mai 2009

tropisme valétudinaire

Ainsi la fameuse grippe qu'on nous vend comme la nouvelle grippe espagnole d'abord "porcine" puis "mexicaine" pour ne pas froisser les éleveurs porcins (allez dire ça aux chrétiens égyptiens à qui on vient d'annoncer qu'on allait abattre tous les gorets de la vallée du Nil !) est désormais baptisée "A N1H1" par l'OMS pour ne pas mécontenter les Mexicains (pensez que, à quelques jours près, Nicolas S. et sa compagne aphone auraient pu choper la chose !). Une question cependant : si N1H1 sont les coordonnées de la maladie, que cache le reste de la grille en, je ne sais pas moi, disons, B2P9 ?

ps : une anecdote m'est revenue au sujet de mon hospitalisation en décembre dernier. Alors que, en préalable à ma prise en charge par les urgences, je me faisais enregistrer à l'accueil, je me mis à tousser ; j'avais aussi une sorte de crève qui s'accrochait à mes bronches. On me tendit alors un masque qu'on me demanda d'enfiler sur ma bouche et mon nez, et que je gardais presque tout le reste de la journée. Et bien, c'était particulièrement agaçant et gênant et la perspective tant annoncée par les médias de devoir en reporter un me navre par avance.

aimee me chavire...



Même pas désolé de vous offrir ce moment de grâce en version originale tant je ne m'en lasse pas : j'aime Aimee Mullins parce qu'elle est irréellement attirante.