dimanche 28 février 2010

dimanche éolien

J'ai été réveillé par le vent qui semble s'échauffer ce qui m'inquièterait un peu mais on verra bien.
Je vais en profiter pour corriger mon dernier tas de copies et finir l'excellent L'écuyer mirobolant de Jérôme Garcin.

ps : en me connectant à Facebook je découvre que Cécilia et Nicolas ont eu un samedi bien rempli puisque leur premier, Gaël, est né à 23h48 : auguri à tous les trois, et surtout à Céci ! ! !

samedi 27 février 2010

rip jean-claude maréchal




































J'ai acheté ces trois excellentes bd pendant les vacances de février. Il me semble même que c'était le jeudi 18, dans l'après-midi. J'étais allé à Auxerre pour y faire une razzia culturelle, c'est-à-dire me dégotter des bd fraîches et des dvd d'occasion. Sur le retour, en redescendant vers le boulevard où était garée ma tire via les petites rues, je suis passé par la rue du Pont. du coup, j'ai fait un ultime crochet par la Librairie de la Pieuvre où j'ai enfin pu mettre la main sur le Blast de Larcenet ainsi que sur les deux autres, dont j'ignorais la sortie et pour lesquels la surprise fut totale et joyeuse. Je connaissais cette librairie, petite, presque sombre, tenue par un vieux barbu hirsutement sympathique qui fumait tout en rangeant ses livres avec un plaisir évident. J'avais parlé de Larcenet avec lui. J'ai découvert, hier matin, qu'il était mort jeudi, d'une crise cardiaque. Il s'appelait Jean-Claude Maréchal.

vendredi 26 février 2010

wallander !



Diffusion ce soir sur Arte de Wallander, La muraille invivisble, le deuxième téléfilm germano-britannique adaptant l'oeuvre de Henning Mankell avec Kenneth Branagh magistral dans le rôle titre.

jeudi 25 février 2010

impromptu

Ce matin, à l'issue de mon cours de onze heures, l'un de mes élèves de CAP a souhaité s'entretenir avec moi. Oh, ça n'avait rien de formel, moi adossé au tableau et lui en face de moi, à portée de bras, rien de menaçant disons. C'est assez rare ce genre de moment, lorsque le besoin de mots n'est pas suscité par une crise à désamorcer ou une pendule à remettre à l'heure. Non, là c'était simplement un jeune d'une quinzaine d'années qui avait envie de me parler, de me dire à sa manière combien il était content de la façon dont ses études se déroulaient, du changement total par rapport à ces années de quatrième et de collège qui, à l'en croire, ont vraiment été cahotiques et malheureuses. Le collège peut-être une expérience assez traumatique pour certains, et par endroits. Lui, rentre dans cette catégorie aux contours flous et changeants qui me tient à coeur parce qu'elle justifie en elle-même mon envie d'enseigner. Il fait en effet partie de ces jeunes qui trouvent en lycée professionnel – a fortiori en CAP qui est encore, pour le plus grand nombre, adultes comme jeunes, parents comme enseignants, encore considéré comme une voie de relégation, une orientation par défaut : un échec annoncé – la possibilité d'une île où tout recommencer. C'est un Robinson de l'enseignement qui, à partir de quelques éléments repêchés ça et là, glanés avec obstination par le travail au milieu de camarades infantiles et irresponsables – et qui n'ont pas encore perçu l'importance des enjeux et ne vivent que dans un instant présent frustrant car pas toujours ludique et jouissif – ou subissant leur situation empêtrés dans leur malaise adolescent, réussit à se prouver qu'il peut sinon reconstruire, du moins bâtir quelque chose en quoi croire. Ce naufragé involontaire se forge alors, sans s'en rendre compte, des perspectives d'avenir et voir s'allumer dans leurs yeux lorsqu'ils admettent l'idée qu'ils peuvent s'imaginer un futur qui ne soit pas fictionnel est toujours un moment rare et précieux. Je ne berce pas d'illusions – ou plus, si tant est que j'en ai jamais eu – car je sais combien de chausse-trappes l'attendent, ainsi que ces quelques autres camarades qui sont autant de naufragés que lui. Mais de savoir qu'il en est au moins un qui ait jugé important, pour ne pas dire nécessaire de l'exprimer de cette façon quand rien ne l'y obligeait, et bien ça me rassénère. Je vais bien dormir cette nuit.

vers l'infini et au-delà

mercredi 24 février 2010

black sheep











Vu, sur les conseils involontaires de Poky, le BLACK SHEEP écrit et réalisé par le néo-zélandais Dave Payne en 2006 que je conseille officiellement à tous les fans de gore humoristique, disons entre le STARSHIP TROOPERS de Verhoeven et le UNDEAD des frères Spierig (avec un petit clin d'oeil au GROUNDHOG DAY de Ramis pour le mouton conduisant le 4x4 !).










Ce n'est pas un film à mettre devant tous les yeux, en particulier ceux des enfants de, disons, moins de quinze ou seize ans, mais après il n'y a pas de contre-indications sauf à être allergique à la sanquette ! La trame est relativement classique, sur le mode de 28 DAYS LATER (ou de EIGHT LEGGED FREAKS/Arac Attack) : des inconscients libèrent une saloperie qui contaminent des brebis qui deviennent carnivores et ceux qui sont mordus se transforment à leur tour en moutons carnivores (ce qui fait une référence à AN AMERICAN WEREFOLF IN LONDON de Landis !).










Nos héros, dont un qui a la phobie des moutons pour ne rien arranger, vont tenter à la fois de survivre à ces créatures et essayer d'enrayer la propagation de l'épidémie car la Nouvelle-Zélande est un pays rempli de moutons !
Entre temps on aura, involontairement (moi j'ai du aller sur la Toile au fur et à mesure alors je vous fais gagner du temps) quelques rudiments de maori pratique avec "kia ora" qui est une salutation traditionnelle qui est rentrée dans le langage courant et signifie "Salut, comment ça va ? !" ; mais aussi "taihoa" que l'on dit quand on veut signifier que "y a rien qui presse".
On y apprend aussi l'existence de "lin gui ba fa" qui, dans le film, est censé être un point d'acupuncture paralysant. Il s'agit en fait d'une des trois parties du Zhen jiu Da Cheng (Compendium d'acupuncture et de moxibustion, 1601), que l'on peut traduire par "les huit procédés de la tortue magique." Je rappelle au passage qu'un compendium est un condensé synthétique d'un corpus important de connaissances et que la moxibustion est la technique des aiguilles utilisée dans la médecine chinoise.

mardi 23 février 2010

fortune cookie

C'est un collègue qui, alors que je passais devant sa porte en direction de la sortie, m'a tendu ce petit bout de papier qu'il venait de trouver dans sa salle et, donc, oublié par un de ses élèves. On pouvait y lire le message suivant imprimé : "L'ennemi, c'est comme le sexe. Faut tirer dessus de temps pour avoir la paix." Notez bien que je ne suis pas plus prude que le quidam moyen, mais ce qui me choque dans ce genre de formulation c'est la paresse syntaxique. Pourquoi ne pas avoir en effet écrit "Il faut tirer dessus.." ?

ps : l'Yonne version grolandaise : excellent !

lundi 22 février 2010

the dirty dozen

Revu THE DIRTY DOZEN (Les Douze salopards) de Robert Aldrich. J'ai toujours été un grand fan de ce film pour son côté irrévérencieux et iconoclaste et sa dynamique si particulière.













Après coup, alors que je croyais connaître le film par coeur ou presque, je lui ai encore trouvé d'autres qualités, en particulier au niveau de la direction d'acteurs et du soin apporté à l'image. Je souligne ce dernier point parce que dans l'édition que j'ai trouvée le second dvd de bonus comporte le téléfilm de 1986, THE DIRTY DOZEN: NEXT MISSION d'Andrew V. McLaglen dont l'image (vidéo ?) est catastrophique pour en rester là (*)... Heureusement qu'Aldrich eut la décence de mourir avant de voir cet étron à l'écran.













Revoir le film c'est aussi l'occasion de redécouvrir un décor familier et contemporain du tournage. Ce petit village anglais avec cette mare au centre est en effet le cadre de 'Murdersville', un épisode de The Avengers tourné la même année !
Enfin, sur ce dvd de bonus, on trouve aussi trois documentaires d'intérêt inégal mais d'une certaine cohérence par rapport au film. Dans l'ordre on a donc le tournage du film (ARMED AND DEADLY: THE MAKING OF 'THE DIRTY DOZEN', 2006), un sujet sur l'inspiration du roman original (THE FILTHY THIRTEEN: REAL STORIE SFROM BEHIND THE LINES, 2006 de Constantine Nasr qui a aussi réalisé le making-of) et un consternant outil de propagande produit par le corps des Marines (MARINE CORPS COMBAT LEADERSHIP SKILLS, 1986 de Michael B. Christy, lieutenant-colonel à la retraite, qui a aussi fait l'acteur dont la série Tour of Duty/L'enfer du devoir).













Des trois, c'est surtout le film sur les Filthy 13 qui vaut le détour car on y découvre E. M. Nathanson, l'auteur du roman The Dirty Dozen (1967) (**) et on y apprend que l'histoire lui a été suggérée par un ami vétéran, Russ Meyer (est-ce le cinéaste ou un homonyme ?) qui lui a parlé de soldats condamnés à morts ou à de longues peines et qui, à la fin de la guerre, participèrent à une mission-suicide. Le mythe colporté par des journalistes et
des correspondants de guerre s'inspirait en fait d'une groupe de paras, les Filthy 13 commandé par Jack McNiece, de la 506th Airborne qui s'entraîna à Toccoa, Georgia, au pied de la montagne Currahee (cf. Band of Brothers !). McNiece était 1/4 Choctaw, et se rasa la tête comme un Mohican avant de décoller pour la Normandie. Il aurait raconté à ses hommes qu'en Oklahoma d'où il venait les Mohawks rasaient le scalp de leurs ennemis vaincus (cf. INGLORIOUS BASTERDS de Tarantino, inspiré du film d'Aldrich mais aussi de toute cette mythologie...). On connaît surtout ces hommes grâce à des images tournées avant le D-Dayy et où on les voitse faire des peintures de guerre ! Après Market garden, McNiece se prend une permission et est mis aux arrêts à son retour. On lui propose alors, en échange des charges, d'être volontaire pour une unité de reconnaissance aéroportée (pathfinders) et il entraîne avec lui d'autres soldats qui étaient aux arrêts... Ils furent très vite appelés pour aller aider la 101st coincée à Bastogne. Il aura fait quatre sauts, ce qui pour l'époque était incroyable.

(*) c'est tout de même une curiosité car outre Marvin, Borgnine et Jaeckel, seuls survivants du casting de 1967, on trouve deux tronches fameuses : d'une part Ken Wahl, qui n'était pas encore Vinnie Terranova,son personnage dans Wiseguy (Un flic dans la mafia) mais qui avait déjà tourné dans THE SOLDIER (film d'action dopé aux hormones de James Glickenhaus du début des années 80 dont plus personne ne parle au point que je doute parfois de l'avoir vu) ; d'autre part Larry Wilcox, l'ex-officier Jon Baxter dans la série Chips (dont j'attend le remake avec impatience !).
(**) mais il a aussi commis le scénar de NEXT MISSION ainsi que ceux de la série de 1988 !

dimanche 21 février 2010

bis repetita etc.













Quelle surprise hier matin en me réveillant de découuvrir qu'il neigeait à nouveau ! Je me suis donc à nouveau armé de pied en cap pour affronter le "blizzard" icaunais en emportant aussi mon appareil photo. Heureusement cette neige n'a pas tenu et comme cela j'ai pu aller passer une excellente soirée avec des amis, soirée reportée en raison de la neige !

video
La neige hier matin dans ma cour...

samedi 20 février 2010

law & order: uk

"I love the smell of bribery in the morning"
"Whoo-ah, chocolat"


Ces deux citations hyperréférencées* sont respectivement tirées des épisodes 1 et 2 de la saison 1 de Law & Order: UK, la déclinaison londonienne de la série créée par Dick Wolf.
Le principe demeure le même que celui qu'a suivi TF1 en ratant, avec Paris Enquêtes criminelles, son adaptation de Law & Order: Criminal Intent : des scénarios originaux adaptés par des auteurs britanniques en fonction du lieu (Londres) mais aussi des particularités de la société britannique (l'omniprésence de la CCTV, la vidéosurveillance, la DI Chandler que ses hommes appellent "guv'"**...). Mais là où les Français ont raté leur version (souvenez-vous de Vincent Pérez essayant désespérément d'imiter Vincent d'Onofrio !), les Britanniques ne se sont pas contenté d'un décalque mais ont créé une série épatante, nerveuse et excitante, et c'est en grande partie dû à deux facteurs qui sont la marque des séries made in Brittain : des histoires bien écrites (le show-runner n'est autre que Scott Chibnall qui a, entre autres, oeuvré sur Torchwood et Life on Mars !) et un casting soigné et efficace.



C'est ainsi qu'aux côtés de comédiens hyper-crédibles et attachants qu'on ne connaît pas ici (Bradley Wlash, Harriet Walker, Bill Patterson), on retrouve des transfuges de séries SF en la personne de, honneur aux dames, la séduisante Freema Agyeman (qui fut une des compagnes du Doctor !)et Jamie Bamber (de Battlestar Galactica et Dollhouse !). Et je n'oublie pas non plus Ben Daniels que j'avais déjà pu apprécier dans la mini-série The State Within. Allez, je vous laisse, les autres épisodes m'attendent...

ps vu hier soir sur Arte Wallander, le premier des six téléfilms britanniques adaptant l'oeuvre d'Henning Mankell avec un émouvant Kenneth Branagh dans le rôle-titre. Prochain épisode vendredi prochain mais, bonne nouvelle, on peut le revoir pendant une semaine en streaming sur le site de la chaîne !

* la première renvoit à APOCALYPSE NOW : "I love the smell of the napalm in the morning" ; la seconde au cri de guerre des supporters de foot : "Whoo-ah, Cantona !" car le DS Brooks est un francophile (il parle français dans le premier épisode et se fait "acheter" dans le second avec un "pain au chocolat" !)
** "guv'" est la contraction de "governor" qu'on peut traduire par "patron", c'est comme ça que les flics appellent leur chef et je le sais depuis Life on Mars...

vendredi 19 février 2010

sorj chalandon

"Plein de gens disent qu'il faut tourner
les pages, mais il faut les lire d'abord !"


Lundi soir j'ai écouté le podcast de l'émission du 14 février d'Eclectik dont l'invité de Rebecca Manzoni était le journaliste et écrivain Sorj Chalandon.



Je me souviens de l'avoir lu dans Libé il y a bien des années et de savoir qu'il écrit désormais dans Le Canard enchainé m'a donné envie de me mettre à le lire. Je crois aussi que je vais me trouver son roman irlandais, Mon traitre.
Il a dit des choses qui m'ont vraiment touché, notamment sur Manouchian et la résistance, mais aussi, une autre question de principe, sur les grévistes de la faim irlandais, Bobby Sands et ses camarades morts en prison parce qu'ils voulaient qu'on leur reconnaisse le statut de prisonniers politiques. Tatcher avait dit "let them die" et depuis Chalandon lui en veut toujours et il a évoqué un t-shirt disant sa haine de TBW dont il attend le décès pour le porter.
Je me suis alors souvenu que lycéen en première j'avais fait, en cours d'anglais, un exposé vibrant consacré à Bobby Sands qui mourut peu après. J'en porte toujours, au fond de moi, le deuil.

jeudi 18 février 2010

i can't get no, autosatisfaction...

Lu hier tout en buvant mon café avant d'aller au marché dans L'Yonne républicaine d'hier que la préfecture de l'Yonne "verse dans l'autosatisfaction en effectuant le bilan des résultats obtenus" en matière de "délinquance notoire". Mais lorsque je suis arrivé au marché, je suis tombé sur mon couple de vieux maraîchers préféré (c'est eux qui m'ont fait découvrir le patidou et la vittelotte !) qui parlait de "merde sur du papier toilette que les gendarmes ont prélevée pour en faire des analyses ADN". Plutôt interloqué par cette bribe de conversation qu'ils savaient avec un client je me suis enquis, tout en grapillant des pommes, sur la raison de cette investigation. Ils m'ont alors expliqué que, samedi dernier, alors qu'ils étaient au marché, on les avait cambriolé. Les malfrats ont été méticuleux et respectueux, déplaçant tout sans rien casser, à la recherche de "fraîche", pour citer le taulier, qu'ils pensaient cachée derrière les meubles.
Lu aussi en diagonale un article dans le Libé d'hier sur la prépondérance des réseaux sociaux type Facebook et Twitter sur les blogs qui fermeraient l'un après l'autre. Si je reconnais des vertus à Facebook, je me refuse à tomber dans cette niaiserie de Twitter et suis bien décidé à continue plus que jamais à bloguer...
Sinon, quand je suis rentré c'était le retour de la gadoue dans la cour et je rcommence déjà à regretter le crissement de la neige sous mes pas tout en me disant que l'hiver est loin d'être terminé...
L'après-midi, un peu au hasard d'un rangement, je suis tombé sur un carton dans lequel je garde des courriers mais aussi des carnets que j'ai tenus entre 1988 et 1993. Ce qui est fascinant, a posteriori, ce n'est pas tant que je les ai conservés alors que je n'ai jamais hésité à déchirer et jeter des lettres, cartes ou photos ; non, ce qui me trouble, c'est d'avoir arrêté d'écrire ces carnets sans raison et sans aller jusqu'au bout d'une certaine histoire. Un jour, ça sera peut-être intéressant de les reprendre, de leur donner une forme cohérente... ou pas.

mercredi 17 février 2010

pale rider

"Long walk...
– Yep..."









Revu avec une certaine délectation attendue le PALE RIDER de Clint Eastwood dans une édition bon marché (et curieuse puisque le dos de la jaquette du dvd est celui de PENDEZ-LES HAUT ET COURT de Don Siegel !).
Le film est dans la lignée des deux qui le précédèrent, BRONCO BILLY (1980) et HONKYTONK MAN (1982) qui donnaient à voir un personnage désabusé et un univers westernien (via respectivement le rodéo et la country) plutôt sombre. Ecrit par Michael Butler et Dennis Shryack (deux scénaristes habitués à la télévision mais qui avaient co-écrit en 1977 celui de THE GAUNTLET , L'épreuve de force, pour Eastwood) PALE RIDER préfigure ce que sera plus tard UNFORGIVEN car le mystérieux prêcheur qui vient en aide aux mineurs se révèle être un ancien tueur ("a gunman" comme le désigne Sarah) qui s'était "rangé des voitures" et cherchait à s'éloigner de son ancienne vie.













C'est aussi l'occasion de retrouver des figures devenues depuis familières telles que celles de Christopher Penn (qui joue Josh LaHood) qui n'avait alors que 20 ans, sept ans avant son rôle (empâté) dans RESERVOIR DOGS (en fils de, là encore). Mais aussi Richard Kiel qui avait connu la notoriété en 1977 avec THE SPY WHO LOVED ME (et deux ans plus tard dans MOONRAKER) et qui livre ici une performance brève mais intense.











Richard Dysart et John Russell
C'était aussi l'occasion pour Eastwood de retravailler avec le compositeur Lennie Niehaus , une collaboration entamée en avec qui il collaborait en 1984 pour TIGHTROPE et qui dura jusqu'à SPACE COW-BOYS (2000).

mardi 16 février 2010

l'hypocrisie démogaphique

Ce qui suit n'engage que moi et libre à vous de ne pas partager mes idées...
Je commence à en avoir plus qu'assez de la manière dont tout le monde, dans les médias, semble se satisfaire de l'hypocrisie ostensible de nos dirigeants dès lors qu'ils utilisent l'argument démographique pour justifier leurs politiques rétrogrades.
Je ne pouvais déjà pas sacquer ce recours aux seuls chiffres dès lors qu'ils servaient de paravent aux saignées dans les effectifs de la Fonction publique, a fortiori dans l'enseignement. Le fait qu'en l'occurrence, ces chiffres sont en train de s'inverser et de mettre en lumière la réalité de la situation dans les établissements scolaires ; l'exemple de l'académie de Créteil n'en est que le dernier avatar.
Mais là où je trouve que l'hypocrisie est encore plus manifeste, insolente et inique, c'est lorsqu'elle s'applique à la question des retraites.
A mon sens, la question n'est pas de savoir si l'on va devoir travailler jusqu'à 63, 64, 65 ou 70 ans, mais plutôt jusqu'à quel âge on va pouvoir travailler, et pas seulement dans l'espoir d'obtenir une maigrelette pension. En effet, nonobstant le fait que l'on rentre de plus en plus tard dans le monde du travail, il est flagrant que, passé 50-55 ans, un salarié n'est plus considéré comme un acquis de valeur et d'expérience, mais comme susceptible de prendre la porte dès qu'il faudra satisfaire à la rentabilité financière du groupe ou des marchés.
A quoi bon, dès lors qu'on se retrouve au chômage à cet âge-là, sans perspective d'emploi crédible, de savoir si l'âge du départ à la retraite passe de 60 ans à 65 ?
Comment peut-on, que l'on soit politicien ou journaliste, continuer aussi impunément et odieusement à déblatérer sur le fait que l'on vive plus longtemps pour justifier par avance la mort du système de retraites par répartition ?
On ne pourrait pas financer ledit système... c'est une vieille antienne, bien pratique car elle permet de ne pas affronter la réalité de l'état de notre société. Je suis persuadé que c'est une question de choix de société éminemment politique : veut-on encore d'une société dans laquelle la solidarité des générations et des salariés a un sens ?
La question est la même pour la Sécurité sociale et rejoint l'argument démographique : nous vivons plus longtemps mais quid de la prise en charge des vieux, et donc des retraités.

lundi 15 février 2010

blade runner












Revu BLADE RUNNER dans l'ultime version voulue par Ridley Scott ("my favourite" dit-il dans l'introduction) en double dvd avec un formidable docu sur la genèse du film (gageons que le blu-ray doit être encore plus bluffant, surtout dans les noirs qui sont si importants dans ce film crépusculaire).












Le travail au niveau de l'image est incroyablement réussi et rend d'autant plus justice à un film qui, autant visuellement que technologiquement n'a pas (trop) vieilli, ce qui en fait un étalon du genre sf.













Ce qui est excitant avec ce film (qui est en quelque sorte le pendant sf de THE BIG SLEEP de Hawks) c'est que le fan cherche à chaque nouvelle vision (version ?) à essayer de mieux en comprendre l'histoire et de mettre à l'épreuve ses théories personnelles.













Alors autant la question du quatrième répliquant (c'est Rachael en fin de compte, qu'on a rajouté à la liste de Deckard) semble régler par le nouveau montage, autant la question de savoir si Deckard est ou non lui-même un répliquant demeure entière.













Ou pas... je demeure toujours convaincu qu'il en est un qui s'ignore pour au moins trois raisons que je rappelle sans me goberger car je ne suis ni le premier ni le dernier à les mettre en avant : primo, Deckard ne répond pas à Rachael quand celle-ci lui demande si il a déjà subi le Voight-Kampff ; secundo, Deckard survit aux dérouillées successives que lui infligent Zhora, Leon, Pris et Roy et fait montre, à la fin, d'une énergie et d'une force (il finit son ascension avec la force de trois doigts à une main !) assez surhumaine ; tertio, il y a cet origami en forme de licorne, comme celle dont il rêve, laissé par le mystérieux flic (joué par Edward James Olmos, revu dans THE PLAN, le téléfilm qui conclut Battlestar Galactica) qui le félicite à la fin en lui disant qu'il a fait "a man's job", un boulot d'humain...

dimanche 14 février 2010

Têt Nguyen Dán

Samedi dernier, alors que je venais de régler mes achats au traiteur vietnamien du marché la vendeuse m'a dit en souriant qu'elle aurait la prochaine fois des gâteaux spéciaux pour la Fête du Têt. Elle a rajouté qu'ils étaient très bons et qu'en plus cette année cela tombait le même jour que la Saint Valentin ! Que la fête du nouvel an vietnamien (qui tombe aussi avec le nouvel an chinois) soit ainsi associée à l'antique fête de la fertilité transformée en une obligation commerciale douteuse (et qui ne m'a d'ailleurs jamais vraiment réussi , mais c'est un autre sujet !) me laisse assez pantois.
Il faut aussi dire que j'ai toujours associé cette fête, sans chercher à la connaître davantage (et je plaide coupable) avec l'offensive du 30 janvier 1968 à Saïgon (celle que l'on peut retrouver dans le dernier tiers de FULL METAL JACKET).
Hier matin, en dépit du froid de gueux qui fait que la neige s'accroche à Joigny comme les morpions à un individu interlope, je me suis rendu au marché et ma première halte a été justement pour le traiteur vietnamien (parce que j'adore sa salade de soja). Déception cependant car les gâteaux en question, alors qu'ils avaient l'air mystérieux à souhait (car emballés dans des feuilles de bananiers) s'avèrent être des pâtés de viande et salés de surcroît. Zut ! mais j'ai bien aimé le fait qu'on me souhaite une bonne année un treize février...

Néanmoins, j'ai fait une découverte épatante grâce à un couple de vieux maraîchers, les mêmes qui m'avaient fait découvrir le patidou et les vitelottes. Ce coup-ci il s'agit de l'oca du Pérou, une spécialité bretonne hors de prix (20 euros le kilo !). Du coup j'en ai pris quatre, ça allait bien. Je vous en dirai plus quand je les aurais goûtées.


ps : "My Funny Valentine" chantée par Kim Novak (PAL JOEY, G. Sidney, 1957)


pps : ça m'est revenu (en revoyant BLADE RUNNER, lire demain) mais au marché il y avait ce type, entre deux âges, qui fumait un cigarillo d'une manière anachroniquement décontractée, comme s'il appartenait à une autre dimension parallèle et qu'il se serait perdu en allant au marché...

samedi 13 février 2010

un p'tit beurre c'est tout mou

Sinon, c'est aujourd'hui l'anniversaire d'un ami icaunais exilé volontaire à Dijon et à qui j'envoie toutes mes bonnes vibrations : auguri Stéphane !

vendredi 12 février 2010

ah, l'hiver !

video
La neige avait timidement repris mercredi après-midi...
HIER MATIN, pourtant Joigny n'était que sous une
petite couche de neige
même si ça pelait réellement
(- 7°) pour un
début février..














HIER SOIR, je devais aller chez des amis passer la soirée. Lorsque je suis sorti vers 18h30, j'ai découvert que la couche de neige dans ma cour n'était plus du tout ridicule ; et puis je suis tombé sur mes proprios qui revenaient d'Auxerre et qui, quand je leur ai expliqué mon projet, ont roulé de grands yeux en me mettant en garde. J'ai appelé mon hôte du soir qui ne semblait pas inquiet alors je suis sorti de ma cour. Il m'aura suffit de faire le tour du pâté de maison pour me rendre compte de la difficulté annoncée : les rues n'avaient pas été salées et il neigeait encore. Je suis donc revenu à la case départ en pestant. J'ai ensuite appris que, dans l'après-midi, le département avait été à son tour placé en alerte orange. Finalement la soirée n'a pas eu lieu, au sens qu'un autre couple d'amis ont déclaré forfait, ett on remet ça la semaine prochaine. Enfin si...

jeudi 11 février 2010

la burte, le colt et le karaté

"Dakota ! son of a lady who passes favors for profit...
– Say son of a bitch, it's quicker !"

Découvert par hasard et pour à peine cinq euros une édition bien fichue de EL KARATE, EL COLT Y EL IMPOSTOR d'Antonio Margheriti (qui tourna presque toute sa carrière sous le pseudo de Anthony M. Dawson), alias LA BRUTE, LE COLT ET LE KARATÉ (1974) avec dans les rôles principaux Lee Van Cleef et Lo Lieh!
C'est donc sur le papier l'improbable croisement du western spaghetti et du film de kung fu. ce qu'on appellera western chop suey ou western soja. Mais ce n'est pas en fait la première incursion de la Chine dans un western puisque, trois ans plus tôt, Terence Young faisait jouer Alain Delon, Charles Bronson et Toshiro Mifune dans SOLEIL ROUGE. Et n'oublions pas que la série Kung Fu, commencée en 1972 se prolongea jusqu'en 1975... Mais il faudra ensuite attendre 1997 pour voir Jet Li débarquer dans l'Amérique du far-west (ONCE UPON A TIME IN CHINA AND AMERICA de Sammo Hung !) et 2000 pour que Jackie Chan s'associe à Owen Wilson (SHANGAI NOON de Tom Dey).



Cette longue digression avait pour but de vous montrer la place et l'importance du film de Margheriti car en 1974 Van Cleef était une star du western, ayant joué en 1966 dans IL BUONO, IL BRUTTO, IL CATTIVO de Leone (d'où le titre qui joue sur la ressemblance) tandis que Lo Lieh était une star à Hong Kong depuis LA MAIN DE FER (Tian Xia Di Yi Quan) de Chung Chang-hwa en 1972.
Les deux auront pourtant des carrières bien différentes : Van Cleef ne fera ensuite qu'un vrai bon film, le ESCAPE FROM NEW YORK de Carpenter alors Lieh tournera jusqu'à la fin en enchaînant des films comme un bon stakhanoviste chinois (près de cinq films par an en moyenne en trente sept ans de carrière !).



Au début du film (voir la vidéo ci-dessus), on voit Lee Van Cleef disparaître dans un nuage de vapeur, ce qui étrangement est une anticipation de son personnage de ninja dans The Master (L'homme au katana), la pathétique et calamiteuse série dans laquelle il jouera dix ans plus tard.
Dans la séquence suivante on le suit entrer dans une banque et en fracturer le coffre. Enfin plutôt les coffres car après avoir ouvert la première porte, il en trouve une autre sur laquelle est apposée une photographie en noir et blanc. La caméra fait un fondu sur l'image qui prend des couleurs et révèle que les fesses que l'on voyait appartiennent à une jeune femme rousse et qu'un dénommé Wang lui a tatoué quelque chose sur, justement, les fesses. Van Cleef ouvre la seconde porte et trouve une autre porte et une autre photo. Re-fondu et re-flashback et une autre paire de fesses en couleurs, aussi tatouées par Wang. Et ainsi de suite pour que, deux autres paires de fesses tatouées plus tard Wang ne meure. Quid de sa fortune qui n'était pas dans l'ultime coffre.
La séquence suivante (après j'arrête, promis) nous transporte dans une Chine made in Shaw Brothers (où des comédiens chinois parlent un anglais de Palestiniens, ce qui est moins choquant que le fait qu'ils parlent anglais entre eux, ce qui est très très curieux).
On y découvre le neveu de Wang, joué par Lo Lieh qui, pour sauver sa famille de l'ire du seigneur local qui avait confié des fonds à Wang, va devoir aller aux Etats-Unis les retrouver. Et, évidemment, c'est un maître en arts martiaux. C'est tout simplement impeccable, jusqu'à la musique. Rien à jeter, une pépite vous disais-je !
Et puis, dernier clin d'oeil mais plus contemporain : Antonio Margheriti est le pseudo italien choisi par Tarantino pour la couverture de son Lt Aldo Raines dans INGLORIOUS BASTERDS ; les deux autres sont moins évidents : si Enzo Gorlomi peut faire penser à Enzo Girolami, un des pseudo de Enzo G. Castellari (l'immortel rélisateur de I GUERRIERI DEL BRONX), en revanche je n'ai pas d'idée pour Dominick Decocco.

mercredi 10 février 2010

frak off
















C'est dans "The Nacho Sampler", l'épisode 6 de la saison 3 de Chuck diffusé la semaine dernière que l'on peut se régaler d'Yvonne Strakhovski déguisée en geek (pour séduire la cible de l'épisode qui est fan de Battlestar Galactica !).
Dans la série, pour éviter la censure le "Frak" remplaçait le "Fuck" synonyme de classement R.
Ce souci de contourner le puritanisme lexical avait auparavant poussé les producteurs de Farscape, la série de SF australienne, à inventer le "Frell" qui remplissait le même office...

mardi 9 février 2010

hudson hawk

"Swinging on a Star", le morceau de Jimmy Van Heusen et Johnny Burke fut chanté dès 1944 dans GOING MY WAY par Bing Crosby. Ce n'est qye 47 ans plus tard que Bruce Willis et Danny Aiello le reprirent dans HUDSON HAWK de Michael Lehmann qui est rediffusé ce soir sur TMC à 20h40.
C'est une de mes comédies préférées et, en ce qui me concerne, l'un des films les plus sous-évalués et les plus injustement décriés alors que, par exemple, il a le mérite d'être le seul film dans lequel David Caruso a un rôle muet !


lundi 8 février 2010

sylvie guillem

Ce soir, Arte propose à 22h10 Guillem, sur le fil un documentaire de Françoise Ha Van consacré à la danseuse Sylvie Guillem.
Aussi loin que je me souvienne j'ai toujours adoré cette femme, la seule danseuse que j'ai jamais été voir sur scène. C'était, oh j'ai oublié quand, dans les années 90, au Palais des sports de Toulouse, en compagnie de mia sorella Mariechat. L'émotion ressentie alors est toujours là, affleurant sous ma peau...

ps : attention, le film ne sera rediffusé que le dimanche 21 à 10:05 !

pps : Guillem dans "Evidentia"

dimanche 7 février 2010

langage barbare

"Lors nous jecta sus le tillac plenes mains de parolles gelées, et sembloient dragée perlée de diverses couleurs. Nous y veismes des motz de azur, des motz de sable, des motz dorez. lesquelz, estre quelque peu eschauffez entre nos mains, fondoient comme neiges, et les ayons réalement, mais ne les entendions, car c'estait languaige barbare."
François Rabelais, Quart Livre, chapitre 56

Cette citation si délicieusement old school est tirée du Dictionnaire du français argotique et populaire de François Caradec et Jean-Bernard Pouy (oui, le polardeux !) que j'avais commandé auprès de ma libraire préférée où j'achète aussi mes quotidiens et que j'ai récupéré hier matin avant d'aller au marché...

... dont j'ai ramené, dans le désordre, du soja, des navets, des choux de Bruxelles, des endivettes, des poireaux, des carottes, de la truite, des nems aux crevettes, des patidous, du pain, une patate douce et du cheval...

samedi 6 février 2010

Sally Lockart bis repetita !

"Sally avit un passé inhabituel, même pour quelqu'un qui, comme elle, menait une vie hors du commun. Elle n'avait jamais connu sa mère et son père, un militaire, lui avait enseigné un grand nombre de choses dans le domaine des armes à feu et de la finance, et fort peu dans tout le reste. Il avait été assassiné quand elle avait seize ans et elle s'était retrouvée empêtrée dans un écheveau de dangers et de mystères. Son habileté à manier le pistolet l'avait sauvée, ainsi qu'un hasard bienveillant qui lui avait permis de rencontrer un jeune photographe nommé Frédérick Garland."

Philip Pullman, Le Mystère de l'Étoile Polaire
(The Shadow in the North),
p15, trad. Jean Esch, Folio Junior n° 1293



Ce soir, à 22h25, rediffusion par Arte du deuxième téléfilm tiré de la quadrilogie Sally Lockhart de Pullman, Le Mystère de l'Étoile Polaire, réalisé par John Alexander.
Redif ensuite le jeudi 19 à 14h45 et le lendemain à 01h05.

ps : et sinon, rdv à midi sur Radio Campus Dijon (92,2) pour écouter Oldies !...


vendredi 5 février 2010

message à caractère informatif

Je vous conseille toute séance tenante d'écouter Oldies, le samedi midi sur Radio Campus Dijon (92,2 sur la bande FM), en direct ou bien (oui là, mais un peu plus fort s'il te plaît...). Pourquoi ? je citerai bien trois raisons du nom des trois olibrius qui l'animent mais cela tomberait sous le sens pour des raisons évidentes...

ps : l'accompagnement musical de ce post n'est pas sans rapport...



jeudi 4 février 2010

mercredi 3 février 2010

son of rambow !

J'ai vu hier un film magnifiquement drôle et touchant : SON OF RAMBOW écrit et réalisé par Garth Jennings.
C'est l'histoire d'une rencontre entre un jeune enfant qui vit replié sur son imagination débordante qu'il concrétise en dessinant et d'un autre enfant, turbulent en diable, qui veut réaliser un court-métrage. Deux événements vont servir de déclencheurs : la découverte par Will (Bill Milner) de FIRST BLOOD (le premier Rambo) dans une version piratée au camescope par Lee (Will Poulter), et l'arrivée d'un car de correspondants français, dont Didier, l'extraterrestre so eighties !
Les deux jeunes comédiens qui interprètent les personnages principaux sont d'une fraîcheur et d'une vérité qui fait plaisir à voir et je n'ai pu m'empêcher, en toute partialité assumée, de leur trouver à chacun quelques choses de mon neveu Martin. Un film que je recommande très chaudement parce qu'il fait plaisir à voir et que je me souviens encore combien la première vision du film de Ted Kotcheff m'avait aussi abasourdi...

La bande-annonce en vo...


Une version accoustique de "Close to Me" par Cure, morceau qu'on entend (mais pas dans cette version) au générique de fin du film...

mardi 2 février 2010

bao ! bao !













Découvert l'autre jour un manhua (bande-dessinée chinoise) imprimé en France par les Editions Fei et intitulé Juge Bao & Le Phoenix de Jade. C'est dans un format assez inhabituel (à l'italienne), en noir et blanc et ce n'est que le premier volume (!). J'ai aussi oublié de dire que c'était plutôt abordable (entre sept et huit euros, j'ai oublié). C'est écrit par Patrick Marty mais dessiné par Chongrui Nie. A suivre donc...

lundi 1 février 2010

RIP Howard Zinn !

"Le point de vue qui est le mien, en écrivant cette histoire des Etats-Unis, est bien différent : la mémoires des Etats n'est résolument pas la nôtre. Les nations ne sont pas des communautés et ne l'ont jamais été. L'histoire de n'importe quel pays, présentée comme une histoire de famille, dissimule les plus âpres conflits d'intérêts (qui parfois éclatent au grand jour et sont le plus souvent réprimés) entre les conquérants et les populations soumises, les maîtres et les esclaves, les capitalistes et les travailleurs, les dominants et les dominés, qu'ils le soient pour des raisons de race ou de sexe. Dans un monde aussi conflictuel, où les victimes et bourreaux s'affrontent, il est, comme le disait Albert Camus, du devoir des intellectuels de ne pas se ranger du côté des bourreaux."
Une histoire populaire des Etats-Unis, 2002,
Editions Agone,trad. Frédéric Cotton, p 15


C'est ainsi qu'Howard Zinn (1922-2010), l'immense historien que je découvris en 2004 dans "Là-bas si j'y suis" (à écouter et ) décrivait le travail de l'historien, et ces mots ne risquent guère de me quitter maintenant qu'il est mort ; surtout après avoir vu le film de Guédiguian ou "Conspiration", le téléfilm de Frank Pierson sur la conférence de Wansee diffusé par Arte vendredi soir, et malheureusement seulement rediffusé le 24 février à 3h !.
Curieusement, j'ai découvert son décès en rallumant la radio alors que je quittais l'Intermarché où je venais de faire quelques emplettes vendredi après-midi.
La caissière qui n'avait pas répondu à mon jovial bonjour releva les yeux et murmura qu'elle était perdue dans ses pensées. Etonné de cette confession, je répondais, tout en rangeant mes achats, qu'elle en avait bien le droit. Elle poursuivit, alors que une file d'attente bien fournie me précédait, en m'expliquant qu'elle avait appris ce matin que trois membres de sa famille étaient gravement atteints. Elle compléta en m'expliquant le cancer de l'un, l'infection post-pontage de l'autre, et l'anévrisme du troisième. Je ne pus m'empêcher d'abonder dans son sens en étant désolé pour elle qui continua en me sortant que sa mère était morte d'un anévrisme. Sentant poindre un début de dépression, je m'éclipsais alors que, je vous le jure, elle entretenait le client suivant de l'an passé où c'étaient non trois mais sept membres de sa famille qui... punaise !

ps : samedi matin, au marché, la bouchère que je n'avais pas revue depuis les Fêtes m'a appris qu'elle avait miraculeusement échappé à un accident mortel, sa voiture ayant quitté la route en raison du verglas. Mais je les attire ou bien ?
pps : ce soir sur M6, en deuxième partie de soirée, l'ALIENS de Cameron, le meilleur de la série...