jeudi 31 décembre 2009

réveillon (suite)


ps : quelques images de mon réveillon toulousain...












un ours abandonné sur le toit d'une voiture...













ma nièce Lea Marie et mon neveu Martin...













ma tranche napolitaine préférée...













Toulouse au coucher de soleil...

mercredi 30 décembre 2009

réveillon 2009

Pour le réveillon de Noêl, je n'ai rien, mais alors rien cuisiné. Pas de la mauvaise volonté, mais on ne m'a laissé que la possibilité d'amener le vin pour aller avec les plats mitonnés par Antonio et Marie, mes hôtes de coeur préférés.
En entrée, ils avaient imaginé ces brochettes (ci-dessous) de noix de St Jacques et de mangues (succulentes !) avec lesquelles nous avons bu un Sancerre.












En revanche, pour accompagner le plat de résistance, un magret de canard confit au foie gras et ses (délicieuses) pommes frites, nous nous sommes régalés d'un Irancy.












Et le lendemain, très tôt (il n'était même pas cinq heures !?), j'ai découvert mon cadeau : l'affiche encadrée de BREAKFAST AT TIFFANY'S de Blake Edwards.

mardi 29 décembre 2009

de retour...













Je suis rentré hier en fin d'après-midi après un trajet assez fatiguant en raison de la pluie, des poids-lourds et de toutes ces foutues berlines et autres monospaces estampillés région parisienne. A la déchirure de laisser derrière moi un neveu et une nièce déboussolés, comme à chaque fois un peu plus, de me voir partir, c'est donc rajouté l'agacement routier que j'ai chassé à coup de musique et de pauses multiples au cours desquelles j'ai glâné ces deux images !

mardi 22 décembre 2009

en famille, parce que...



Je descends passer quelques jours à Toulouse pour y profiter de ma famille, de mes amis, de la douceur annoncée et des salles programmant de bons films en vost !

lundi 21 décembre 2009

vive le réchauffement climatique !

Ce matin je suis sorti vers neuf heures pour vérifier de visu ce qui m'avait réveillé par les oreilles : le bruit de la neige en train de fondre. Le dégel annoncé était bien au rendez-vous même si les trottoirs étaient toujours aussi peu sûrs. Mais la douceur relative (2° environ) était agréable car ça piquait moins aux yeux et aux oreilles que samedi matin !
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Plus tard, constatant l'état de mes réserves et ne sachant toujours pas quand je vais partir pour Toulouse, j'ai décidé d'aller faire des courses... en voiture. J'ai donc viré le maximum de neige qui l'avait déguisée en chasseur alpin et je suis sorti de la cour pour découvrir que si les artères principales étaient bien dégagées il n'en allait pas encore de même de la rue derrière chez moi. J'ai croisé un véhicule d'une Auto-Ecole et j'ai eu une pensée émue pour le jeune padawan en train de galérer mais qui, au moins, ne sera jamais pris au dépourvu par la neige !

deux films pour l'hiver...

VENGEANCE, le dernier Johnnie To est le meilleur antidote à l'inutile emballement médiatique autour des ennuis de santé de Johnny Hallyday. C'est tout simplement le meilleur To depuis THE MISSION.
Ecrit par Ka-Fai Wai (l'auteur de FULLTIME-KILLER pour To en 2001, film dans lequel on retrouvait déjà Simon Yam et Lam Suet), le film n'est pas seulement un exotique faire-valoir pour notre icône nationale. C'est Macao, et Hong-Kong qui sont les éléments essentiels de cette histoire de vengeance, et les armes, et la pluie aussi. C'est l'opportunité de retrouver à nouveau l'immense et flegmatique Anthony Wong, l'un de mes comédiens préférés.
Notre Johnny traverse le film comme un mort-vivant, affichant ses rides et ses faiblesses avec une sincérité poignante. Si c'est son dernier film, c'est le plus beau : la messe est dite.
Vendredi après-midi, tandis qu'il neigeait encore et toujours (manquait juste une rengaine noelesque pour me donner l'impression de regarder un épisode de Noël d'une série étatsunienne !) j'en ai profité pour mater SEVEN POUNDS (Sept vies) de Gabriele Muccino.
C'est un réalisateur italien qui s'est fait connaître avec L'ULTIMO BACCIO (film que je n'ai pas vu mais dont le remake, écrit pourtant par Paul Haggis, était irrémédiablement miêvre et insipide) et qui a tourné avec Will Smith le très attachant THE PURSUIT OF HAPPYNESS.

SEVEN POUNDS est dans la même ligne humaniste (qui n'est pas sans rappeler les films de Frank Capra ou de Preston Sturges), avec le même Smith qui y fait preuve d'une présence ébourrifante, toute en retenue et humilité (qui m'a rappelé, la mâturité assumée du comédien en plus, l'un de ses premiers rôles, et le moins souvent cité, du sale type dans SIX DEGREES OF SEPARATION). A ses côtés on retrouve entre autres l'épatante Rosario Dawson qui a un regard fatigué qui m'a aussitôt fait penser à Isabelle A., une amie comédienne (et qui dégage une sensualité et une aménité qui m'ont ému comme seule Maggie Gylenhaal avait réussi à le faire dans STRANGER THAN FICTION aka L'incroyable destin d'Harold Crick). Mais aussi de Barry Pepper (depuis deux films en particulier : le THE THREE BURIALS OF MELQUIADES ESTRADA de Jones et le FLAGS OF OUR FATHERS d'Eastwood) dont je suis un grand fan car il a une énergie stupéfiante. Et puis il y a aussi Woody Harrelson qui joue un personnage d'aveugle et sa performance est bluffante de sincérité (et assez perturbante quand on la compare à celle de son chasseur de zombies dans l'excellent ZOMBIELAND). Pour finir (et non je ne raconterai pas l'histoire) deux mots sur deux éléments qui donne toute son importance à ce film précieux : outre un montage volontairement complexe de façon à laisser la trame narrative prendre lentement de la densité, la musique de Angelo Milli et la photographie de Philippe Le Sourd apportent à ce film un goût inimitable et original.

ps : la neige m'a surpris dans le sens qu'elle a contrarié mes plans, ce qui fait qu'au lieu d'être à Toulouse depuis hier je suis encore à Joigny en espérant que demain (mercredi au pire) je pourrai sortir ma voiture sans problème et prendre la route sans crainte...
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dimanche 20 décembre 2009

- 7° à l'aller, - 4° au retour

Hier matin, faisant fi de la neige, je suis sorti pour aller faire mon marché. Comme je l'ai dit à la libraire qui me trouvait courageux, "il faudrait que j'ai une jambe cassée pour ne pas sortir un samedi !". Et c'est bien vrai.

Je me le suis promis il y a un an de ça, alors que j'étais coincé à l'hôpital à me refaire une santé loin de ma famille. Cette année je serai auprès d'eux, dans quelques jours, quand le "redoux" aura redonné aux routes un semblant de praticabilité. Parce que je ne suis pas comme ces maraîchers et autres artisans de l'alimentaire qui ont dû braver le verglas et le froid pour venir dès cinq heures hier matin pour déballer leur stock dans une halle glaciale !
















Sinon, j'en ai ramené, outre la presse (vendredi il n'y en avait même pas !) et un ultime cadeau déniché au hasard, des betteraves crues, des rutabagas, des navets, des choux de bruxelles, des haricots verts, du pain, du cheval, de la salade de soja, des beignets à la vapeur vietnamiens, du poulet, des endives, des poires et du fromage.

samedi 19 décembre 2009

sous la neige...

Hier matin, je me suis levé aussi tôt que d'habitude pour aller aussi vite me réchauffer sous le jet brûlant de la douche avant de prendre mon petit-dèj. Puis, après avoir considéré le tapis neigeux et me souvenant que les transports scolaires avaient été suspendus jusqu'à samedi inclus, j'ai appelé mon lycée pour dire que je ne venais pas. A quoi bon, en effet, prendre le risque d'un tête-à-queue durant le trajet en voiture pour au mieux un à deux élèves, Joviniens obligés d'y aller ou internes esseulés ? Certes, je vous entends ricaner, j'aurais pu y aller à pieds mais ça m'autait encore plus agacé d'y aller pour rien. Et puis c'était la dernière journée. Allez zou, oubliée.


















Je suis néanmoins sorti vers 8h30 pour aller voir de quoi il en retournait. Et bien, assurément, je n'ai pas été déçu du voyage ! La ville ressemblait à une station de moyenne montagne qui n'aurait pas l'habitude de voir tomber autant de neige. A vrai dire, depuis onze ans que je vis ici, c'est la première fois que je marche, dans ma cour, dans une neige aussi profonde !
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Le ciel était blanc cassé, et l'absence du soleil annonçait la reprise des averses de neige. J'ai néanmoins été jusqu'après le pont pour acheter Le Monde diplomatique, le seul journal disponible (pas de quotidiens) que j'ai été feuilleter en buvant un café.
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vendredi 18 décembre 2009

ça sent le sapin...

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première vraie neige sur Joigny jeudi 17 décembre 2009
aux alentours de midi...


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de ma cour à l'avenue Gambetta, un aperçu de Joigny
sous la neige...


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... jusqu'au pont, sous la neigeuh !

jeudi 17 décembre 2009

première neige, dernier repas...

Il faisait un grand et froid soleil bleu hier matin au-dessus de Joigny lorsque je suis sorti du marché au retour du lycée où j'avais eu, entre autres, l'opportunité d'expliquer la différence entre le fantastique, la science-fiction et l'anticipation. Quand je suis ressorti en début d'après-midi pour aller à la pharmacie le soleil était encore là mais il commençait à sérieusement perdre du terrain devant une couverture nuageuse cendrée. En sortant de la pharmacie de minuscules flocons de neige tombaient sur la ville ! J'appelais aussitôt Mariechat à Toulouse pour lui raconter. Une demie-heure plus tard, le ciel était redevenu bleu et les flocons avaient disparu.
Le soir j'avais rendez-vous avec une poignée de collègues (et leur plus un-e)qui me sont chers pour dîner dans l'un des meilleurs restaurants de la ville, qui est aussi abordable et chaleureux : le Paris-Nice.

Ça été une soirée très tranquille, très appaisante, et l'on a bien mangé même si l'Irancy était un peu jeune pour mon palais rendu exigent du fait que je ne bois presque plus.


mardi 15 décembre 2009

street kings / au bout de la nuit

Appartenant à la communauté des polardeux qui attendent depuis des années que James Elroy cesse de feignasser et nous ponde enfin la fin de sa trilogie américaine contemporaine j'avais trouvé en DARK BLUE de Ron Shelton un ersatz elroyen, mais frustrant. Le mérite en revenait à son scénariste, un certain David Ayer. Quelques années plus tard, j'achetais HARSH TIMES (bêtement retitré BAD TIMES, allez comprendre !) du même Ayer parce que mettant en scène Christian Bale et Freddy Rodriguez (remarqué dans Six Feet Under). C'était un polar âpre comme un coup de trique, écrit par Ayer lui-même et indéniablement sous influence elroyenne mâtinée de The Shield et rappelant surtout ce TRAINING DAY d'Antoine Fuqua écrit par... David Ayer. Or donc Elroy, glandeur patenté vivant sur les droits de ces bouquins et se pavanant dans les médias en faisant la gueûle... je ne sais pas où il en est de son livre ni si on le lira avant la prochaine présidentielle, mais je sais maintenant qu'il n'a pas complètement perdu son temps.
En effet, l'autre jour, je me suis décidé à acheter le dvd de STREET KINGS (littéralement "les rois de la rue", sottement retitré AU BOUT DE LA NUIT et j'abandonne...) en découvrant que c'était le deuxième film du même Ayer ; mais aussi qu'Elroy avait participé au scénario ! Et plus curieusement encore, il y a encore quatre autres mains qui ont malaxé cette histoire bien elroyenne : celles d'un inconnu, Jamie Moss et, encore plus étrangement, celles de Kurt Wimmer (l'auteur et metteur en scène d'EQUILIBRIUM et d'ULTRAVIOLET !).
Et le résultat de cet attelage rendu encore plus improbable par la présence de Keanu Reeves en rôle titre (mais sa prestation, au final, est éminement convaincante) fonctionne malgré tout, donnant une fois de plus la part belle à Forrest Whitaker (presque aussi immense que dans son rôle de cinglé dans The Shield), mais aussi, l'air de rien, à des seconds rôles bien sentis comme Chris Evans et Hugh Laurie, notre Britannique misanthrope favori qui incarne ici un capitaine des Affaires Internes ! Film surprenant, haletant même s'il lui manque cette profondeur et cette perversion que j'avais tant aimé retrouver dans le L.A. CONFIDENTIAL de Curtis Hanson et qui manquait au BLACK DAHLIA de De Palma.

lundi 14 décembre 2009

et surtout rire...

Me lever pour allumer mon eMac avant d'aller à la douche.
Prendre le temps de me réveiller sous la douche.
Mettre à jour mon blog tout en buvant ma première tasse de café.
Prendre le temps de finir de me préparer avant de partir travailler.
Chanter en roulant, au mieux siffloter.
Prendre le temps de m'arrêter acheter la presse.
Lancer le café de dix heures après avoir fait la vaisselle avant d'allumer ma salle de cours.
Prendre le temps de rire en buvant mon deuxième café avec mes collègues.
M'amuser au moins une fois, de préférence de moi-même, durant un cours.
Prendre le temps d'arpenter les couloirs du lycée en saluant tous ceux que je connais.
Boire encore plus de café et rire, encore, et encore.
Prendre le temps, si c'est mercredi, de faire le marché en sortant du lycée en sifflotant.
Et recommencer en essayant de toujours réinventer...

vendredi 11 décembre 2009

mouhahaha !



Cela fait maintenant quelques années que je suis les tribulations ouébesques de ce vinvin-là, depuis qu'un ami-pas-que-de-blog m'en avait conseillé la lecture. Ça fait bien plaisir d'ailleurs de le trouver rasséréné et content de ce qu'il fait après le long et exotique intermède californien dont je retiendrai tout de même son hilarante entrevue avec John Cleese ( et ) !

ps : dans une semaine c'est les vacances et je n'arrive pas encore à réaliser la proximité de ce moment...

jeudi 10 décembre 2009

millenium

C'était il y a un an déjà. J'étais hospitalisé à Joigny et je recevais beaucoup de visites de collègues et amis qui venaient rarement les mains vides. L'une d'elles, en particulier, m'apporta les trois volumes de la saga suédoise qui était déjà un phénomène d'édition mais pas encore un film. J'avais déjà vu ces livres en librairie, mais aussi dans les rayonnages de Mariechat à Toulouse. Le fait que tant de monde en parle autant m'avait longtemps rebuté, sans raison valable d'ailleurs. Mais là, j'avais trouvé l'attention touchante et me régalais par avance de m'y lancer. Ils allèrent rejoindre la pile de livres, pile qui se reconstitua sous ma table de nuit une fois rentré chez moi. Et il m'a fallut encore presque une autre année pour que je me décide de m'y jeter après avoir été accaparé par la plume de Philip Pullman.
Pour tout vous dire, comme je ne le lisais que le soir avant de m'endormir, je n'avançais pas très vite et puis la sortie en dvd de MILLÉNIUM, LE FILM m'a obligé à mettre les bouchées doubles vu que j'avais décidé de finir le premier tome avant de le voir.
Du coup, hier après-midi je l'ai acheté puis je suis rentré, me suis fait un thé et j'ai achevé ma lecture. Et hier soir, j'ai découvert le film (en suédois, qui est vraiment une langue étrangement chantante qui m'a rappelé quelques bons moments de ma vie étudiante et une certaine victoire de la France en Coupe Davis face à la Suède !) et même si l'adaptation a fait de bonnes ellipses et contorsions avec la narration du livre, celui-ci rend bien l'atmosphère du roman. Pour tout vous dire, j'ai surtout été emballé par la comédienne danoise qui interprète Lisbeth Salander, la jeune Noomi Rapace qui a une présence féline inouïe. En revanche je ne suis pas bien persuadé que le film puisse être intéressant en soi si l'on n'a pas lu le livre. Bon je vais m'attaquer au second pour ne pas prendre trop de retard pour le prochain film !

mercredi 9 décembre 2009

mardi 8 décembre 2009

je ne vais pas travailler

enfin, pas au lycée, mais seulement chez moi...

Mes pensées vont aussi à Aline, une collègue qui a passé la semaine dernière à l'hôpital et est enfin sortie. Je luis souhaite une heureuse convalescence et de bonnes fêtes de fin d'année.



ps : pour ceux qui ne l'auraient pas reconnu le morceau original est .

lundi 7 décembre 2009

par anticipation

C'est bien la première fois que je vois ça : au début de "The Gamer in the Grease", l'épisode n°9 de la saison 5 de Bones diffusé jeudi on voit un personnage agiter devant les yeux jaloux de ses collègues des places pour aller voir AVATAR, le film événement de Cameron qui ne sortira que le 16 décembre prochain. Plus tard (alors que les restes de la victime du jour sont en train d'être nettoyés dans un bain de bière !) les mêmes discutent de la bande-annonce du film qu'ils regardent (sur un de ces écrans qui habituellement servent l'intrigue) jusqu'à ce que Angela arrive et dise "You boys are not allowed to watch movies on my monitor." Le mystère s'épaissit à mesure que la perspective de la première séance devient partie prenante de l'histoire, obligeant les personnages à se relayer dans la file d'attentes des fans geeks qui campent sur le trottoir comme à la grande époque de STAR WARS... Et puis, enfin de compte, je me suis souvenu d'un détail : c'est la 20 Century-Fox qui a produit le film, la même qui possède la Fox, la chaîne de tv quiproduit et diffuse la série...

dimanche 6 décembre 2009

un samedi réjouissant

C'est hier matin, vers 9h30, alors que je traversais le pont en direction de chez moi en revenant du marché que je me suis fait cette réflexion : "C'est ton premier anniversaire..." Hier, cela faisait exactement un an déjà. C'était un samedi matin. Un collègue m'avait accompagné à l'hôpital. Je passais la journée et la nuit aux urgences. J'y suis resté ensuite trois semaines, trois longues et nécessaires semaines à me refaire une santé et à prendre la mesure inouïe de la quantité de personnes, amis, collègues, connaissances, qui s'inquiétaient pour moi. Pendant tout ce temps, en particulier, Mariechat, mia sorella, m'a appelé tous les jours, parfois plusieurs fois. Son aide, comme celle de tous ceux qui sont venus me voir ou m'ont appelé m'ont indéniablement aidé à me remettre littéralement sur pieds. Un an après, j'étais réveillé à 6h30, au marché à 8h30, à pieds.
Et du coup, hier soir, tout en fêtant l'installation d'un collègue dans sa nouvelle maison, j'ai pour ainsi dire fêté aussi cet anniversaire en ayant une pensée pour Aline, une collègue qui est hospitalisée et qui, l'an passé, me rendit elle aussi visite.
Dans mon panier et mon sac à dos, outre Libération, L'Yonne républicaine et LE ROYAUME DES CHATS de Hiroyuki Morita en dvd, j'ai ramené du pain, de la dinde, de la truite, des olivettes, des choux de bruxelles, du poulet, un panais, des betteraves crues, du cheval, des navets, un concombre, du thon, du soja, des radis chinois et japonais, des patidous, des poires, des pommes, des topinambours...


ps : il est 1h50 du matin et je vais aller me coucher sans présumer de l'heure à laquelle je vais émerger car cela fait bien, bien longtemps que je ne me suis pas couché aussi tard. J'ai bien (mais pas trop !) mangé (les crêpes de Cécilia étaient succulentes) et bien bu (mais pas trop aussi) et surtout beaucoup, beaucoup ri.

samedi 5 décembre 2009

la puissance de feu d'un croiseur...














Une vue du "labo" de lettres-histoire de mon bahut (vous noterez l'article de L'Yonne républicaine au sujet de l'intervention dont je parlais mercredi) dont je m'occupe... j'fais le café quoi ! Mais aussi l'image des TONTONS FLINGUEURS (l'affichette provient d'un de mes achats récents : un livre hommage au film édité par Milan) Ce soir, pendaison de crémaillère d'un collègue, j'ai hâte...


vendredi 4 décembre 2009

bis repetita

J'ai vu hier soir THE INCREDIBLE HULK de Louis Leterrier, la seconde version pour grand écran du personnage atypique créé en 1962 par Stan Lee et le grand Jack Kirby.
J'avais énormément aimé la version comicbookienne d'Ang Lee en 2003 et je me satisfaisais bien d'Eric Bana en David Banner et de la pulpeuse Jennifer Connely en Betty Ross. Certes, le côté duel oedipien entre le fils et le père n'était pas complètement réussi mais la mise en forme générale était très excitante. C'est pour celà que je n'avais aucun désir a priori de voir la version suivante, voulue par les gars de chez Marvel, que je ne l'avais pas vu en salle ni jusque-là en dvd.
Bon, comme disait feue ma mère, y a que les cons qui changent pas d'avis alors je l'ai acheté hier et j'en suis fort content. En effet, loin de vouloir refaire le premier film, c'est-à-dire la genèse et les premiers pas de la créature, le scénariste Zak Penn (qui jusque-là c'était distingué par des nanars notoires comme ELEKTRA ou FANTASTIC FOUR) a eu l'idée de confier cet aspect-là au générique précédé d'un prologue assez jamesbondien pour le coup (comme les placements publicitaires dans le film j'y pense) pour nous plonger directement dans ce qui faisait le coeur de la série de 1978 : l'errance contrainte de Banner, fugitif malgré lui, vivant dans la crainte permanente de voir le monstre émerger à nouveau. Cette référence à la série est permanente et soulignée par deux fois : l'une avec le caméo de Lou Ferrigno en vigile, et l'autre par une variation de la musique de Joseph Harnell par le compositeur Craig Armstrong.
Le choix de la distribution joue aussi beaucoup dans la réussite d'un film dans lequel, dans les scènes d'action, les images générées par ordinateur prennent par trop le relais, quoique de manière agréablement réussie. Ainsi, évidemment, en va-t-il d'Edward Norton qui sait rendre à son personnage la fragilité que, naguère, Bill Bixby lui avait donné ; mais aussi de William Hurt excellent en (méchant !) Général Ross ; ou encore de Tim Roth et de Tim Blake Nelson. Mais je ne peux m'empêcher de noter que c'est surtout Stan Lee qui, comme dans toutes les productions Marvel, fait ici une double apparition : en patient zéro buveur de soda brésilien et dans l'enseigne de la pizzéria Stanley's !
Enfin, le film est absolument ancré dans l'univers Marvel : on voit au générique la mention de Stark Industries, de Nick Fury et du projet Super-Soldat et la fin du film renvoie directement au projet de THE AVENGERS dont Penn écrirait le scénario et dans lequel on retrouverait le personnage de Hulk !

bonus : le générique du dessin-animé américain de 1966...

jeudi 3 décembre 2009

r&trÔ

Pour combattre le début de l'automniver, deux morceaux amènes : la version de "Wonderwall" par The Mike Flowers Pop...
(qui a aussi agréablement repris Light My Fire !)

mais aussi le "Smells Like Teen Spirit" de Paul Anka
(lequel a aussi repris Wonderwall)...

mercredi 2 décembre 2009

noire d'animal













Ci-dessus, l'empreinte d'un des pouces d'une de mes élèves de troisième prélevée pour elle par l'agent de la police scientifique d'Auxerre venue hier après-midi expliquer à mes élèves que la réalité du terrain est très loin des séries américaines. Ce qui m'a bien plu, outre que c'était une jeune femme c'est que lorsque je lui ai demandé si, en revanche, les séries françaises telles que RIS étaient plus crédibles elle a eu une moue très explicite ! Après on a rencontré le n°2 de la police de l'Yonne, un commissaire ancien CRS qui m'a rappelé, par son lexique, les dialogues du Braquo de Marchal : extra !

mardi 1 décembre 2009

mutants

MUTANTS est un films d'infestés français réalisé par le jeune David Morley.
Coécrit avec Louis-Paul Desanges c'est une histoire très simple car s'inspirant d'un genre que 28 DAYS LATER et 28 WEEKS LATER (dont Morley se revendique, avec aussi Cronemberg et Carpenter) à savoir la survie d'un très petit nombre de personnes saines essayant d'échapper à des meutes de créatures mutantes (car infestées on ne sait pas quoi mais on s'en cogne) qui se comportent comme des prédateurs cannibales féroces. Sur une trame similaire au DAWN OF THE DAY de Romero, ces personnages sont à la retraite d'un asile hypothétique (la base Noé, mais on pense aussi à la ville à la fin de I AM LEGEND) même si l'on sait que les choses ne sont pas gagnées d'avance, loin s'en faut. Mais loin d'être un film convenu plagiant ses prédécesseurs, Morley a réussi à faire un premier film abouti, étonnant, dérangeant et excitant à la fois. Le film vaut aussi le coup d'être vu avec le commentaire de Morely et de son chef-opérateur, Nicolas Massart qui se livrent à une véritable leçon de cinéma très franche et directe qui permet encore plus d'apprécier leur travail. Sur le dvd on trouve aussi MORSURE, le court-métrage qu'il avait fait et qu'il qualifie lui-même de démo qui a fait plein de festivals et lui a servi de carte de visite.


Pour revenir sur le film, quelques réflexions que je n'ai pu m'empêcher de noter au fur et à mesure...
Le film s'ouvre délibérément sur un plan flou et le premier dialogue ne commence que cinq bonnes minutes plus tard, contribuant à donner à la séquence d'ouverture une sécheresse et un côté abrupt bienvenus car elle nous plonge d'emblée dans la dynamique des personnages (sans trop en rajouter sur le pourquoi-du-comment évacué en quelques lignes au générique).
On découvre donc tout de suite ce couple inattendu composé par Hélène de Fougerolles et l'immense Francis Renaud. Cuillà, je l'avais découvert au début des années 2000 sur M6 dans le Police District de Olivier Marchal, l'une des rares (si rares) bonnes séries policières françaises dans laquelle il était un jeune chien fou borderline mais immédiatement attachant. Depuis, en dépit d'un talent que j'estime indéniable il est obligé de se coltiner ce qu'on lui propose et c'est très loin d'être à la hauteur de son talent. Il donne là une interprétation bien plus que remarquable en dépit des contraintes du rôle.
Le commentaire nous apprend, et c'est assez curieux pour que je le souligne, comment le film a été tourné dans (presque) sa continuité ce qui rend le travail des comédiens encore plus étonnant. De même Morley a fait le choix de privilégier les effets directs, ce qui à l'heure du tout numérique en dit assez sur son amour du genre et sa cinéphagie assumée. Autre choix qui s'est imposé : le décor principal, un ancien sanatorium près de Chamonix. Il cherchait un hôtel mais a préféré changer le scénario pour s'adapter à ce lieu qui du coup n'est pas sans rappeler, la neige aidant, l'Overlook du SHINING de Kubrick (une certaine scène vers la fin aussi même si Morley évoque plutôt le JAWS de Spielberg, vous jugerez).
Il a aussi opté pour une bande-son très présente sans être ni trop envahissante ni trop emphatique. Le travail de Grégoire et Thomas Couzinier qui ont à la fois fait la musique et le design sonore est exemplaire de sobriété et d'efficacité. Le travail de montage est lui aussi formidable en cela que, en écho à celui des décorateurs et du chef-op, l'opposition entre l'ombre et la lumière, la neige et les ténèbres, le sous-sol et les étages d'un blanc aveuglant en raison des néons est très oppressante. Le choix (pas que financier mais bon) de tourner en super 16 mm contribue à donner à l'image un grain très saisissant beaucoup plus glamour (si j'ose dire) que l'image vidéo de Boyle dans 28 DAYS LATER.
Enfin, pour ne pas en dévoiler plus et parce que le sujet demanderait tant de développements (sur les cadrages, sur les fondus au noir, sur les mouvements de caméra, bref sur la mise en scène plutôt bluffante pour un premier film a fortiori de genre), je terminerai sur ma plus grande surprise : Dida Diafat. Ce type dont je savais qu'il avait incarné le rôle titre de CHOK-DEE (film de Xavier Durringer de 2005) est d'une présence phénoménale et il m'a fait penser à Wes Studi (par son côté "taiseux" et charismatique). J'ai hâte de le revoir à l'écran.