jeudi 14 janvier 2010

inoubliable...



Le grand Nat King Cole interprétant en 1957 à la téloche un des morceaux qui l'a rendu célèbre ; il meurt huit ans plus tard. Le titre accompagne la magistrale séquence d'ouverture des WATCHMEN de Zack Znyder (qui m'a rappelé la fusillade sur fond de Over the Rainbow dans le FACE/OFF de John Woo).

mercredi 13 janvier 2010

nobustoday



Pas de bus aujourd'hui ce qui promet des classes bien allégées.
J'en profite donc pour souhaiter le plus extatiquement surprenant et furieusement époustouflant des anniversaires à Claudia : auguri !

mardi 12 janvier 2010

nostalgie californienne (suite)



Mon panthéon musical a commencé là : David Sanborn, Marcus Miller, Hiram Bullock...

lundi 11 janvier 2010

quand il neige...

J'ai profité de ce week-end neigeux pour regarder quelques films* en restant au chaud.
Tout d'abord, THE BRAVE ONE (A vif en vf, allez comprendre) de Neil Jordan, avec la toujours excellente Jodie Foster et l'épatant Terrence Howard (mais j'y ai aussi découvert une actrice qu'il me tarde de revoir, Dana Eskelson, celle qui fait le portrait-robot).

Ecrit par un père et son fils, Roderick et Bruce Taylor, qui travaillent habituellement pour la téloche, le film est une variation (et non un énième et paresseux remake) sur le thème du vigilante, ce terme difficile à traduire autrement que par justicier, dans le sens de celui qui décide de suppléer violemment à la Justice et passe à l'acte. Ce thème a été rendu familier au grand public dans les années 70 par le personnage joué par Charles Bronson dans les films de Michael Winner (mais, les armes en moins, c'était déjà le cas du personnage de Batman ou même dans THE WATCHMEN). Ici c'est une femme de radio (la voix, en off ou lors des émissions est primordiale dans le film) dont le fiancé (Naveen Andrews) est battu à mort un soir par trois jeunes malfrats désoeuvrés. Elle finit par s'acheter une arme pour se rassurer et... je ne vous raconte pas la suite sinon pour vous dire qu'elle va croiser, sympathiser (est-ce seulement de l'amitié qui va les lier ?) avec un detective joué par T. Howard. C'est aussi un film sur la ville de New-York, filmé à travers le regard de Foster.

L'autre c'est SERAPHIM FALLS écrit (avec Abby Everett Jaques) et réalisé par David Von Acken, un gars qui vient de la téloche. C'est un western, âpre et haletant, qui raconte la traque (qui ne s'explicite que vers la toute fin du film, et c'est tant mieux) menée par Liam Neeson (avec une bande de chasseurs de primes dont le trop rare Michael Wincott) à la poursuite de Pierce Brosnan. En chemin ils vont rencontrer quelques personnages curieux dont un Indien interprété par Wes Studi que j'adore. C'est donc l'histoire de deux comédiens irlandais interprétant des archétypes étatsuniens et ce de manière crédible et réjouissante. L'ambiguïté de l'histoire (le poursuivi est-il une ordure ou pas ? et son poursuivant ?) est très bien servie par une photographie splendide de décors asez grandioses. Un classique, d'ores et déjà...


* il me revient aussi que j'ai vu un épisode extra de Dollhouse (le 2.11, Getting Closer) qui en entremêlant des flashbacks comme jamais, en faisant revenir le personnage joué par Amy Acker, a repoussé davantage encore les limites wheedonesques de cette série qui évolue de mieux en mieux...

dimanche 10 janvier 2010

au pays des ewoks..

Hier matin, marché. Mais au lieu d'y être dès 8h30, je n'y suis arrivé que vers 9h30 parce que, une fois n'est pas coutume, je me suis levé très tard, vers 8h55. La raison en est simple : j'ai terminé vendredi soir l'ultime tome de la trilogie Millenium. Elle aura tenu jusqu'au bout ses surprises et ses qualités. Je tiens, en particulier, l'interrogatoire du Dr Teleborian par l'avocate de Lisbeth Salanader pour un des grands moments littéraires que j'ai pu lire ces derniers années. Du coup j'ai à la fois hâte et une certaine inquiétude pour ce que le cinéma fera de ces deux opus. A suivre donc.
Et au marché, je n'y suis allé qu'après avoir été acheté la presse : Libé, l'Yonne républicaine et, surtout, le numéro de rentrée de Causette que ma libraire m'avait réservé ! Puis passage au café pour feuilleter ladite presse avant d'entrer dans la glacière que l'on appelle curieusement marché couvert. Les maraîchers que j'ai interrogés m'ont expliqués qu'il y avait de la neige à l'intérieur quand ils y sont arrivés ! Sinon, il y avait du monde à nouveau, emmitouflés à qui mieux mieux, les meilleurs étant les Ewoks à bonnets et moufles colorées qui se dandinaient comme s'ils écoutaient une comptine en sourdine.

ps : dans mon panier et mon sac à dos j'ai ramené des carottes, du chou rouge, du fromage, des navets, du chou vert, des oignons, des rutabagas, des choux de bruxelles, des endivettes, des pommes coraile et tentation, de la salade de soja, un patidou, du pain, un beau filet de chapon et du cheval hâché....

pps : ce soir, ne ratez pas, sur Arte, LES TROIS JOURS DU CONDOR...

samedi 9 janvier 2010

comme un vendredi neigeux...













Hier matin, je n'avais face à moi qu'un tiers de ma classe de troisième en raison de la neige de jeudi. A cela je ne vois qu'une raison : mardi, j'ai décidé d'organiser ce vendredi après-midi une réunion pédagogique initialement prévue pour le vendredi de la sortie mais annulée, la veille, en raison de la neige. Et ça n'a pas loupé : il a neigé la veille. Du coup je me demande si je ne suis pas en train de couver l'apparition d'un super-pouvoir inédit !

vendredi 8 janvier 2010

(un)total recall













Hier matin je suis sorti tester la neige et me dégourdir les jambes.
Il faisait un petit - 1° et la couche neigeuse était d'une dizaine de centimètres. Les playmobils jaunes de la municipalité étaient à pieds d'oeuvre et les passants se déplaçaient avec la prudence de démineurs dans la bande de Gaza.
Après avoir acheté Libé et des chocolats (que j'ai offert à ma coiffeuse préférée après qu'elle ait redonnée à ma tête un air plus décent), je suis allé boire un grand café (un double, pas un allongé). Peu de temps après m'être installé et alors que je découvrais les mésaventures de la CIA en Afghanistan, un jeune couple est rentré. J'ai noté leur entrée en raison du charme inhabituel de la jeune fille. Ils se sont assis à la table d'en face, elle de dos (zut !) et lui en face qui, aussitôt, s'est exclamé en souriant : "Mais c'est M. Lafont !" Je l'ai mieux regardé, esquissé un sourire et répondu que je ne l'avais pas reconnu. Deux banalités plus tard et c'était fini.
Je ne sais pas de qui il s'agissait. Ou plutôt si : je sais que je l'ai eu en classse, en CAP il me semble, il y a moins de dix ans. Je crois me souvenir que c'était un fieffé clampin doublé d'un imbécile, pas méchand mais corniaud. J'oublie très vite le nom de mes élèves dont je ne conserve qu'une trace des visages – et encore, très fugitive. C'est d'autant plus curieux que j'ai pu observer, au fil de rencontres analogues au cours des années, qu'il en va tout autrement de mes anciens élèves qui me reconnaissent toujours et ont toujours le sourire en me découvrant. Presque toujours disons.

jeudi 7 janvier 2010

mercredi 6 janvier 2010

nostalgie californienne



Ce matin, on se réchauffe avec David Foster au piano, Jay Graydon à la voix et guitare et, dans les cuivres, à la trompette, Jerry Hey ! et merci encore à Pierre-Denis de m'avoir fait retrouver cette pièce essentielle de ma jeunesse...

mardi 5 janvier 2010

assaisonnements

Journée de merde annoncée car je vais passer mon aprème en conseils de discipline...
Sinon, hier matin... putain de bordel de merde oui, c'était la rentrée.
L'an dernier, sortant à peine de l'hôpital, j'avais pu retarder d'une semaine l'échéance, m'évitant ainsi ce à quoi je n'ai pas coupé hier et qui me guette pour les semaines à venir : les voeux.
Aaaaaaaaaaargh ! que les voeux me fatiguent, vous n'avez pas idée...
Ce n'est pas tant que je renâcle, au nom de je ne sais quel refus farfelu de l'hypocrisie sociale ordinaire ; non, ça m'épuise tout simplement. Du coup, j'ai résumé la chose à un laconique "meilleurs voeux" qui ne mangent pas plus de pain que le "bonjour chez vous" du Prisonnier. Et encore, je ne les distribue qu'avec parcimonie, et quand j'y pense.
Cela ne m'a pas empêché d'apporter des chocolats aux agents de l'accueil de mon lycée, ainsi qu'aux assistants d'éducation de la vie scolaire ; j'en ai même apporté à mon médecin traitant avec qui j'avais rendez-vous hier après-midi.
A ce stade-là vous vous demandez peut-être où je voulais en venir en commençant ce billet : j'y viens. Hier, donc, comme ce premier week-end de l'année, il faisait vraiment froid ; un froid sec, piquant, du genre qui réveille et qui fait mettre polaires, gants et écharpe. Il faisait même tellement froid que j'avais prévu une bouteille d'eau chaude pour amadouer le verrou du portail qui, sinon, refuse de s'ouvrir en ce moment ! Et bien, malgré cela, en dépit de ces températures de saison, j'ai tout de même repéré, parmi les élèves du lycée, un certain nombre qui refuse, par coquetterie et culte de la sape et de l'apparence, de s'habiller hivernalement. Je les ai observé, posant, ridicules et en même temps touchant, dans des tenues de mi-saison qui seront pratiques en avril prochain. Comme ils devaient avoir froids les pauvres...

ps (qui n'a rien à voir avec ce qui précède)

dimanche 3 janvier 2010

avatar

Durant mon séjour toulousain je n'ai vu que deux films au cinéma.
Le premier aura été ALVIN ET LES CHIPMUNKS 2 que j'ai vu avec Martin et Lea Marie, mon neveu et ma nièce. Bien plus drôle et enlevé que le premier (devant lequel je m'étais par ailleurs endormi), le film est aussi l'occasion de découvrir Zachari Levi (le héros de Chuck !) dans un autre registre. Mais c'était de toute façon une occasion de les amener au cinéma et je m'en sors bien car je n'ai pas eu à me fader la bessonnerie !
Le second, bien sûr, aura été l'AVATAR de James Cameron dont je vous parlais ici-même il y a trois semaines déjà. Je l'ai vu un après-midi avec Antonio, mon beau-frère favori, en vost et en 3D, et ça m'a permis de vérifier deux choses : primo j'ai enfin eu le fin mot du mystère dont je vous parlais. En effet, Joel Moore, l'acteur de Bones, joue aussi dans le film, ce qui le lie encore plus au plan média de la Fox puisque, du coup, dans cet épisode de où il jouait un type qui rate la première diffusion en salle dudit film dans lequel il avait tourné ! C'est je pense la première fois qu'un tel cas de figure se présente...
La seconde est plus simple : AVATAR est une putain de claque sur le plan cinématographique mais aussi en matière de science-fiction, et il me faut remonter à MATRIX pour trouver un tel mélange d'excitation, de stupéfaction et de chair de poule réunies.
Cameron demeure un de mes parangons en matière de SF filmée et ce depuis son ALIENS et, surtout, ABYSS, sans oublier ce JUDGEMENT DAY. Je conserve encore dans ma mémoire des répliques de chacun de ces films qui m'ont tous marqué profondément. Curieux de connaître ce que donnera son BATTLE ANGEL, adaptation du Gunnm de Yukito Kushiro, je reste circonspect sur ce que donneront ces autres projets qui circulent tel que le remake de FORBIDDEN PLANET...

ps : revu aussi en dvd le CONTACT de Zemeckis d'après une histoire de Carl Sagan et je constate que Foster m'émeut toujours autant, quoique moins que dans le Jeunet, mais quand même...
pps : pour tous ceux d'entre vous qui utilisaient déjà imdb.com comme source d'infos, sachez qu'il existe déjà une version française imdb.fr !

samedi 2 janvier 2010

JSA

GONGDONG GYEONGBI GUYEOK (Joint Security Area) était le quatrième film de Park Chan-wook mais c'est le premier qui le fit connaître au monde par l'ampleur de son succès au box-office sud-coréen. Depuis son auteur s'est rendu célèbre, et à Cannes, avec son dérangeant OLDBOY après avoir initié sa thématique revancharde avec son SYMPATHY FOR MR. VENGEANCE (Boksuneun naui geot) suivi de LADY VENGEANCE (que je n'ai pas encore vu). Et puis, récemment, il a réalisé cet ovni mi-romantique, mi-barré et très coloré qu'est I'M A CYBORG, BUT THAT'S OK (Saibogujiman kwenchana) avant de s'essayer avec THIRST (Bakjwi) au film de vampire (dont j'attends impatiemment la sortie en dvd !).


JSA est une histoire très coréenne dont l'action se situe dans la zone contrôlée par les armées du Nord et du Sud (sans oublier les Suisses et les Suédois !) à la frontière entre les deux Corée. Une enquêtrice de l'armée suisse d'origine coréenne est chargée d'enquêter sur un incident ayant entraîné la mort de deux soldats nord-coréens. A mesure qu'elle se heurte aux incohérences des récits et des résistances multiples, on découvre, via des flashbacks, la réalité de la situation.
La narration est servie par une mise en scène élégante et des comédiens impeccables. Parmi eux, j'en distingue trois : la Suissesse est jouée par la ravissante Lee Yeong-ae qui joua dans LADY VENGEANCE ; le sergent Lee est interprété par Lee Byung-hun vu dans A BITTERSWEET LIFE (Dalkomhan insaeng) de Kim Ji-woon (le réalisateur de l'excellent LE BON, LA BRUTE ET LE CINGLE) ; et puis il y a Song Kang-ho qui joue le sergent Oh : c'était le flic taré de MEMORIES OF MURDERS (Salinui Chueok) et le père dans THE HOST (Gwoemul) de Bong Joon-ho (mais il a aussi joué dans LADY VENGEANCE et THIRST de Chan-wook ainsi que dans Le BON, LA BRUTE ET LE CINGLE).