dimanche 8 mai 2011

la colline des hommes perdus


THE HILL est réalisé en 1965 par Sidney Lumet sur un scénario de Ray Rigby d'après la pièce qu'il avait coécrit avec R.S. Allen.
Le septième film de Lumet est donc cette parabole violente et accablante sur l'imbécilité de la chose militaire, le sadisme institutionnel, la lâcheté et le courage. L'action se déroule dans une prison militaire britannique en Afrique du Nord (les extérieurs ont été tournés en Espagne) où l'Armée se fait fort de remettre les brebis galeuses dans le droit chemin. La "colline" qui donne son titre au film (celui de la vf étant, pour une fois, assez juste) est une variation sur le mythe du rocher de Sisyphe : un inutile tas de sable qu'il s'agit de grimper sous le soleil, encore et encore. Elle est utilisée par le sergent Wilson, un vétéran de la chose depuis 25 ans qui voit arriver avec un plaisir non dissimulé un client particulier : un ancien sergent condamné pour lâcheté et pour avoir frappé un officier. Ce n'est pourtant pas lui qui va faire basculer le récit, mais la "rencontre" entre une brute en uniforme, Williams, et un jeune soldat trop sensible, Stevens. La mort de ce dernier vient bouleverser toutes les conventions.
Film dur et entêtant qui m'avait marqué enfant, c'est aussi un formidable travail de photographie et de cadre que l'on doit à Oswald Morris.

Sean Connery, entre deux Bond, dans un de ses meilleurs rôles...

Stevens (Alfred Lynch) contraint d'escalader la colline avec un masque à gaz...

Les sergents Harris (Ian Bannen), Wilson (Harry Andrews) et Williams (Ian Hendry).

La banalité de la veulerie : l'officier médical incarné par le grand Michael Redgrave...

Wilson, pétri de certitudes, dépassé par la cruauté et l'irresponsabilité de sa créature...

Une vue de l'intérieur de la prison le lendemain de la mort de Stevens...

Le fantastique Ossie Davis (Jacko King) dans son numéro face au commandant (Norman Bird)...

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