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mardi 3 novembre 2009

incongruité icaunaise














Depuis le temps que je me disais qu'il fallait que je la fasse cette photographie-là !
Ça fait déjà quelques années pourtant que j'ai appris l'existence de cette incongruité : à côté de la Maison d'Arrêt d'Auxerre il y avait (la boîte a plié boutique mais le panneau est encore là) une enseigne Midas, un "centre d'échappement". L'ironie n'a pas dû échapper au fugitif le plus recherché de France !
Et c'est un enseignant auprès des mineurs incarcérés venu présenter son travail à des élèves au lycée qui nous avait régalé de cette anecdote.

dimanche 10 mai 2009

ruptures dans le réél

J'écris de mémoire : dans Je suis vivant et vous êtes tous morts, la fascinante biographie de Philip K. Dick écrite par Emmanuel Carrère, celui-ci explique comment Dick, un matin, avait eu la peur de sa vie en ne trouvant pas, machinalement, l'interrupteur de sa lampe en se réveillant. C'était comme si tout son univers avait été transformé à son insu et cela l'avait terrorisé. Etait-ce le début de sa folie ou un effet des drogues, peu importe en fait car l'anecdote illustre seulement comment, à mon sens, la persistance des choses est, souvent, la seule garantie de la réalité.
J'en veux pour preuve cette sensation que j'ai, à nouveau, et encore plus ressentie lors de mon récent séjour toulousain. Lorsque je me promenais dans les rues du centre-ville historique que je connais par coeur pour y avoir déambulé pendant ma première vie, la familiarité des rues, de leurs noms, des monuments et autres lieux typiques ne me frappait pas étant donné que, justement, ils m'étaient familiers. Et en même temps, des boutiques que je cherchais n'existaient plus, des rues à sens unique étaient devenues interdites, un commerce de cosmétique vulgaire trônait là où j'avais toujours connu une brasserie où je n'osais rentrer. C'était, et j'en reviens à Dick, comme si j'avais basculé dans un univers parallèle, une autre Terre où Toulouse, bien que toujours familière en apparence, était en fait très différente. Seuls les miens, mes proches étaient toujours là, comme de rassurants invariants, des phares dans un univers perturbé.
Et hier, j'ai pu à nouveau vérifier cela en allant passer la journée chez un couple d'ami à Héry qui sont restés les mêmes ou presque : elle est enceinte à nouveau, mais c'est une, je crois, bonne nouvelle.

jeudi 7 mai 2009

dommage collatéral

Cette image est pour Batsheep et tous les fans de lucha libre !
Il m'en est arrivé une bien bonne hier matin et je ne résiste pas au plaisir de la partager avec vous. Nous étions donc mercredi, jour des enfants, des sorties ciné (STAR TREK ! vivement dimanche) et, surtout, du marché. J'y vais aussi le samedi pour me réapprovisionner en pain, fruits, légumes, fromages et barbaque. C'est l'occasion d'une baguenaude qui, tout en me mettant en appétit, me fait du bien. Donc.
Je m'étais préparé, j'avais pris mes médocs et j'étais sur le point de m'en aller lorsque je me suis rendu compte que je ne savais pas où était mon téléphone portable. Je n'ai pas paniqué mais je ne me suis pas non plus assis. Le nombre de places possibles étant limitées j'ai rapidement fait le tour de mon appart. Et puis, me réservant une ultime échappatoire (l'avoir laissé tomber dans ma voiture en rentrant du lycée) je me suis souvenu de l'adage holmésien que je cite brut de décoffrage : quand on a éliminé tous les possibles, l'impossible demeure une possibilité à envisager. Ou un truc de ce genre. Bref.
Je me suis alors demandé ce que j'avais bien pu en faire en me déloquant. Et c'est alors que je me suis souvenu de deux faits particuliers : je m'étais déshabillé et avais fichu toutes mes fringues avec d'autres dans la machine à laver pour lancer une lessive ; et je ne me souvenais pas d'avoir posé mon portable quelque part. Donc. Ah ouais, donc ! Je me baissais alors pour ouvrir le tambour de ma machine à laver au fond duquel je découvris mon portable ! Autant vous dire qu'un lavage en machine ne l'avait pas rendu plus efficient et que je commençais dérechef à m'insulter en des termes choisis.
Et puis, alors que je réfléchissais déjà à ce que cela allait me coûter, autant financièrement qu'en quolibets, je repensais à cette scène vue dans je ne sais combien de séries et de films récents. C'est ce passage où le personnage, pour échapper à la traque numérique de ses poursuivants, change la carte sim de son portable. Je me suis alors souvenu que j'avais toujours mon ancien portable et, en croisant mentalement les doigts pour que la carte sim n'ait pas trop souffert du lavage, je la plaçais dans le réceptacle ad hoc de l'autre appareil. Nerveux, je tapais mon numéro de fixe afin de vérifier qu'elle marchait bien (j'ai quand même un forfait en cours). Je laissais sonner quelques instants puis raccrochais.
Moralité : j'ai un portable que je laisse sécher, la batterie dehors, en espérant que, un de ces jours, quand je tenterai de le rallumer, il me donnera raison. Ou pas.

ps : l'image ci-dessus, à la différence de toutes les autres, n'a pas été prise par mes soins mais récupérée venant de . Voilà.