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mercredi 24 août 2011

mardi 23 août 2011

un après-midi de chien (encore)


On glosa beaucoup à l'époque sur le choix de John Cazale pour interpréter Sal alors que le vrai Sal avait 19 ans. Son rôle, aux côtés de Pacino dans THE GODFATHER a sûrement poussé Lumet à reproduire le duo. Il jouera encore pour Cimino dans THE DEER HUNTER et meurt en 1978 d'un cancer des poumons. Ironie de l'histoire, dans le film, il déconseille à une des caissières de fumer pour éviter le cancer...

Qui se souvient de Gary Springer, le troisième larron qui se fait la malle dès le début car il ne sent pas capable d'assurer et geint quand il comprend qu'il va devoir rentrer chez lui en métro ? Personne.


En revanche, je trouve scandaleux que, en son temps, Penelope Allen qui joue Sylvia la grande gueule (The Mouth) n'ait pas été nominée aux oscars l'année suivante dans la catégorie de meilleure second rôle. Elle est absolument fantastique.

Chris Sarandon n'eut pas non plus la statuette pour son interprétation de Leon, chose que je ne m'explique guère plus vu que sa performance est tout de même assez extraordinaire...

Et que dire de sa mère, véritable pendant new-yorkais de Marthe Villalonga ?

nb : Lionel Pina, le livreur de pizzas et Marcia Jean Kurtz qui joue Miriam, une des otages, ont joué tous les deux aussi dans le INSIDE MAN de Spike Lee, Pina jouant un flic qui apporte des pizzas aux ravisseurs (sic !) et Kurtz, une otage...

lundi 22 août 2011

un après-midi de chien (suite)


Revoir DOG DAY AFTERNOON c'est la surprise de retrouver un Charles Durning encore "jeune" (52 ans), pas trop ventripotent, et débordant d'une énergie inouie puisqu'il arrive à concurrencer Al Pacino au niveau des décibels lorsqu'ils s'interpellent de part et d'autre de la rue ! Il incarne à la fois un flic de la vieille école qui ne veut pas se laisser déborder par le FBI, mais qui finira par lâcher l'affaire. On le sent débordé par les événements, incapable de gérer ce barnum et ses collègues qui bandent tous de faire un carton...


La presse est très présente dans le film, dès le début, et elle s'insinue partout (y compris dans les airs avec un hélicoptère), allant jusqu'à interviewer une otage avec un micro qu'on laisse pendre de l'étage au-dessus de la banque. Cela paraît tellement invraisemblable que cela doit être vrai. On sent bien que, de même qu'il y eut un avant et un après Guerre du Vietnam pour l'Armée et la presse, il y eut un avant et un après pour le NYPD et la presse en cas de prises d'otage. Vous noterez aussi qu'il y a peu, voire presque pas de flics noirs alors que le caméraman l'est.


La réputation du NYPD de ce début d'année 70 était exécrable en raison de la corruption endémique et de la tendance à la gachette facile de ses agents et detectives. La référence à l'émeute à la prison d'Attica qui avait eu lieu près d'un an auparavant en dit long sur le manque de respect de la population pour cette police.


Les flics de Lumet sont d'ailleurs loin des standards glamour auxquels la télévision et le cinéma nous a depuis habitués : non mais regardez-les, avec leurs fringues, leurs ventres et leurs calvities... et leurs flingues !


Les agents du FBI, Sheldon (James Broderick, le père de Matthew) et Murphy (Lance Henriksen, 34 ans mais pas encore connu) ; leur costume et leur attitude glacée tranchent avec le comportement des flics du NYPD et laisse présager l'issue fatale...


La concentration de flics qui ne fouten rien que bavasser et bouffer à l'intérieur du salon de coiffure qui sert de PC est inouie ; lorsque Leon y est amené il devient le centre d'attraction, la bête curieuse de ces mâles homophobes dérangés dans leurs certitudes...

dimanche 21 août 2011

un après-midi de chien


Le film s'ouvre sur un panneau prévenant le spectateur que ce qu'il va voir est vrai et que cela s'est passé à Brooklyn, à New York, le 22 août 1972. Sauf que ce n'est pas tout à fait vrai car le film de Sidney Lumet est basé sur le scénario original de Frank Pierson (qui reçut un oscar pour celui-ci) qui s'inspira de l'article de Life de 1972. Certains noms furent changés ainsi que certains détails.

Je n'ai jamais compris cette traduction, un peu bancale car pour mois un temps de chien est synonyme de pluvieux alors que dog day se traduirait plutôt par caniculaire, ce que le prologue montre bien, quasi-documentairement, comment les New-Yorkais combattaient la chaleur de jour-là.

Car c'est avant tout un film sur le New York de ce début des années 70, une ville jeune, sale, à cheval entre deux époques, où la police a encore la réputation d'être une des pires du monde et où les médias ont une puissance que la guerre du Vietnam a amplifié.


Cette image, et les deux autres, illustrent bien cette époque car ce jeune couple en jean, décontracté, est à l'image de cette jeunesse qui est en train de prendre le pouvoir...