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lundi 4 juillet 2011

certains l'aiment chaud (fin)


Quand on a des tronches patibulaires comme ça, on ne peut-être que gangsters à Chicago !



Et donc au temps de la Prohibition, temps béni pour Hollywood car propice au genre noir si profitable...


L'humour des auteurs est parfois discret mais toujours à deux niveaux : un, le speakeasy est caché dans une entreprise de pompes funèbres, deux, le propriétaire s'appelle Mozarella !


Le massacre de la Saint Valentin est l'un des moments clés de la lutte pour le contrôle de Chicago et Wilder en fait l'argument de la cavale...


Il engage même George Raft, un des héros du SCARFACE de 1932, pour incarner un des gangsters...

La réunion en Floride des gangsters se fait sous couvert des Amis de l'opéra italien !


C'est Nehemiah Persoff qui joue Little Bonaparte, le clone d'Al Capone, il jouera dans BADLANDERS de Delmer Daves.

dimanche 3 juillet 2011

certains l'aiment chaud (suite)


Film transgressif dans lequel on joue avec la morale et la représentation féminine, le film avait de quoi choquer la pudibonderie américaine de cette fin des années cinquante, mais quel plaisir des yeux, encore aujourd'hui !



Le No Man's Land...


La scène de beuverie nocturne entre filles, dont l'une est en fait un homme est tout de même audacieuse...


Le film sensé se passer en Floride fut en fait tourné en Californie et l'équipe résida dans l'hôtel pour éviter les désagréments liés aux transports, en particulier les retards habituels de Monroe.


J'aime beaucoup ce plan car il est une belle mise en abime du personnage de Joe qui est encore, en bas, déguisé en Josephine, mais a déjà commencé à se déguiser en millionnaire... Le jeu du déguisement, du travestissement et du mélange des genres est au coeur de cette comédie pas si simple et pas si légère enfin de compte...


Là, par exemple, l'humour nait de ce que l'on sait que Josephine est encore habillée en homme et que seule la mousse maintient son personnage, ce que Sugar, naïve et idiote, est loin de percevoir, mais que ses lèvres finiront par comprendre à la toute fin du film.


La séquence du tango qui est montrée en alternance avec celle de la séduction de Sugar par Joe, est en fait elle aussi une séquence de séduction mais d'un autre genre, plus inattendu et plus anachronique presque...


J'aime aussi ce plan, parce qu'il a lieu en public, devant l'orchestre qui a déjà dû voir deux musiciennes s'embrasser, mais où Joe préfère se trahir (il est poursuivi) plutôt que de ne pas embrasser une dernière fois Sugar et où celle-ci, comprend, en reconnaissant son baiser, qui il/elle est en réalité.

samedi 2 juillet 2011

certains l'aiment chaud


Réalisé en 1959 par Billy Wilder sur un scénario coécrit avec son acolyte I. A. L. Diamond, SOME LIKE IT HOT est l'une des meilleures comédies de Wilder et l'un des films les plus irrésistibles qui soient.

C'est à la fois une comédie musicale qui swingue avec Monroe chantant, en particulier le fameux I Wanna Be Loved By You, mais aussi un film de gangsters, une comédie et une réflexion sociologico-philosophique sur le travestissement, les genres, le mariage et j'en passe...


C'est aussi un film avec Tony Curtis et Jack Lemmon au meilleur de leur forme. Lemmon tournera ensuite, toujours avec Wilder, son meilleur film, THE APPARTMENT.


C'est aussi, enfin, l'un des derniers films de Marilyn Monroe qui partait à la dérive, buvait trop, avait un mal de chien à dire son texte, et avait (on le sait depuis) une relation avec Tony Curtis alors que tous les deux étaient mariés (lui avec Janet Leigh et elle avec Arthur Miller).


Et puis il y a l'impayable Joe E. Brown alias Osgood Fielding III et sa fameuse réplique qui devrait être inscrite sur tous les frontons du monde : Nobody Is Perfect.