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dimanche 21 septembre 2014
vendredi 27 septembre 2013
samedi 24 août 2013
samedi 17 août 2013
vendredi 21 octobre 2011
ma femme est une sorcière
I MARRIED A WITCH est le deuxième des quatre films que René Clair réalisa aux Etats-Unis entre 1940 et 1946 (après THE FLAMES OF NEW ORLEANS, IT HAPPENED TOMORROW et THEN THERE WERE NONE). Le documentaire "René Clair sous les toits d'Hollywood" réalisé par Philippe Saada éclaire très justement sa carrière.
Coécrit par Robert Pirosh (l'un des auteurs de A NIGHT AT THE OPERA des frères Marx, pour le côté loufoque du film) et Marc Connelly, le film raconte l'histoire d'amour imprévue entre une jeune sorcière de 290 ans et le descendant de l'homme qu'elle avait maudit avant de mourir par sa faute, condamnant sa descendance à être malheureux en mariage. Le film bien sûr, inspirera vingt ans plus tard la série télévisée Bewitched (Ma sorcière bien aimée).
L'homme, c'est un politicien joué par Fredric March sur le point d'épouser une femme qui le domine interprétée glacialement par la belle Susan Hayward. Toutes les scènes où on la voit sourire sur commande comme un robot sont des petites merveilles du genre !
Le talent pour filmer le merveilleux de René Clair là où la réalité semble triviale est bien illustré dans ce plan. En effet, depuis la scène précédente, les esprits de Jennifer et de son père, la sorcière et le sorcier libérés de leur prison par un orage, se sont réfugiés dans ces deux bouteilles : la fille dans la petite et le père dans la grosse. Et dès lors, seulement par le truchement de leurs voix, sans aucun autre effet, on croit qu'ils sont là, alors qu'on regarde deux bouteilles sur un plateau, c'est tout simplement magique.
J'adore aussi ce plan, qui servit pour concevoir l'affiche en raison des jambes dénudées (donc scandaleuses) de Veronica Lake. Le personnage joué par March (dont l'ombre semble menaçante, mais c'est une fausse piste) ne sait pas encore que Jennifer est dans le fauteuil et il cherche le chat qui, logique, est allé se réfugier dans les bras de la sorcière. Et elle rit de la surprise à venir.
Joel McCrea, son partenaire de SULLIVAN'S TRAVELS ne voulant plus travailler avec elle refusa le rôle de March qui n'apprécia pas plus sa partenaire qui, de plus, n'arrêtait pas de lui faire des blagues.
Deux exemples du comique du film : la chanteuse reprenant la même chanson ironique ("I love you truly...") durant la cérémonie de mariage calamiteuse ; et le père de la fiancée vantant les mérites de son ex-futur gendre parce qu'il a été envoûté comme les autres. La critique, en passant, des institutions du mariage et de la politique (dans laquelle les puissants, en particulier de la presse, achètent les élections) est tout de même, l'air de rien, bien présente.
L'une des rares concessions au spectaculaire : le taxi qui s'envole sous le regard médusé du policier.mardi 12 juillet 2011
la sagesse des crocodiles

THE WISDOM OF CROCODILES est réalisé en 1998 par Po-Chih Leong d'après un scénario de Paul Hoffmann. Le réalisateur, anglais d'origine chinoise, travaillera un certain temps à Hong-Kong avant de revenir travailler à la BBC. C'est je crois bien mon premier souvenir de film avec Jude Law, et il m'a du coup d'autant plus imprégné.

Je n'avais pas non plus encore vu SHALLOW GRAVE de Danny Boyle et je ne connaissais donc pas non plus Kerry Fox – ce qui m'évita d'être trop touché par la disparition de son personnage.

C'est un film que paresseusement on qualifierait d'atypique alors qu'il est totalement fantastique. Ce que j'ai à nouveau apprécié en le revoyant c'est combien le scénario ne se préoccupe pas de donner des explications trop précises, se cantonnant juste à nous montrer ce que voit le "héros" du film, et incidemment quelques autres personnages. On ne saura jamais quel âge il avait réellement, d'où il venait, s'il était vraiment le seul de son espèce. Et ça, c'est que j'aime dans un livre et que j'adore dans un film : quand on me laisse de la place pour me construire des réponses, pour prolonger l'histoire à ma façon.

Jude Law est donc un vampire mais qui, s'il se nourrit de sang, a besoin que sa victime soit totalement amoureuse de lui pour que son sang soit chargé en sentiments. D'ailleurs, le reste, les mauvais sentiments, finissent ensuite par ressortir, comme un calcul rénal.
Et ils ont une forme très fantastique, comme des pointes de verre, ou d'ambre, très belles. On se croirait dans un univers à la Guillermo Del Toro.
Il garde ses trophées dans des boîtes et là, je ne peux m'empêcher de me dire que soit l'auteur des romans, soit les producteurs de la série Dexter ont piqué cette idée pour la réutiliser.
C'est de bonne guerre car le film fait une floppée de clins d'oeil, non pas aux films de vampires mais au BLADE RUNNER de Scott. Ainsi en est-il de ce vendeur de nouilles ambulant qui sert un des flics qui suit Grlscz, lequel à ka fin du film, tel le personnage de Rutger Hauer, finit avec la main transpercée et réussit à sauver sa victime de la chute de l'autre...

J'aime beaucoup les deux séquences dans lesquelles, justement, le côté vampire est montré d'une façon inhabituelle. Lorsque Grlscz vient sauver le flic, il utilise son pouvoir de fascination pour persuader le chef de la bande de laisser tomber. Plus tard, quand la bande viendra le prendre à partie pour violer Anne, il utilisera sa force surhumaine et les combats sont filmés à la hong-kongaise. Mais jamais il ne montre les dents...

Le personnage du flic joué par Timothy Spall est vraiment intéressant car il sympathise avec son suspect à qui, ensuite, il doit une fière chandelle. Le fait qu'il se fasse baptiser et tienne à sa croix, que Grlcsz lui récupérera plus tard, est un bon pied de nez au folklore vampirique.

Elina Löwensohn, choisie par Law comme partenaire pour le film, est l'une des meilleures trouvailles car elle avait une fraîcheur non formatée qu'avaient encore alors les jeunes actrices.
mercredi 15 juin 2011
le bison blanc (suite)

Whistling Jack Kileen (Clint Walker) était Posey, le géant laconique de THE DIRTY DOZEN...

Tom Custer (Ed Lauter), ordonne un piège dans lequel Hickock qui se solde par une fusillade irréelle de laquelle la cavalerie américaine ne sort pas grandie !

John Carradine vient en aide à Hickock ; son fils Kieth reprendra le rôle dans la série Deadwood...

L'hôtel est tenu par Kim Novak, 44 ans, encore très séduisante même si Hickock est trop fatigué pour répondre à ses demandes...


Jack Warden joue Charlie Zane, trappeur, borgne, tueur d'indiens et de bisons (et de chats aussi)...

Le chef Crazy Horse aka Worm est joué par le grand Will Sampson qui fut de l'aventure de ONE FLEW OVER THE CUCKOO'S NEST en 1975.
le bison blanc
THE WHITE BUFFALO est réalisé en 1977 par Jack Lee Thompson sur un scénario de Richard Sale adaptant son propre roman. C'est un western méconnu mais qui gagne à l'être pour au moins trois raisons :

primo, c'est un film de monstre dans la droite lignée de JAWS réalisé deux ans plus tôt. Le prologue du film qui plante le décor du cauchemar de Hickock rappelle, à sa manière de louvoyer entre les rochers et les arbres sur fond de musique menaçante, celui de Spielberg. Le requin est ici remplacé par un bison blanc hors norme qui semble invincible et qui emporte tout sur son passage. Il faudra aussi trois hommes pour l'emporter sur le monstre.

secundo, c'est un film qui parle du massacre organisé des bisons dans le but d'éliminer la ressource essentielle des tribus indiennes nomades. L'image, saisissante, des carcasses de bisons morts rappelle l'étendue de la tuerie. THE LAST HUNT de Brooks racontait dès 1956 cette page-là et, justement, avait aussi comme point central un bison blanc, objet de toutes les convoitises (voir là, là et là). Les deux films montrent aussi des Blancs et des Indiens s'entendre et s'apprécier.

tertio, c'est le dernier western, officiel, de Charles Bronson. Je souligne le fait car, selon moi, THE INDIAN RUNNER de Sean Penn, son dernier film, était un western à s
a manière. Par ailleurs, après avoir été dirigé par Thompson dans l'excellent ST. IVES en 1976, Bronson fera de lui son cinéaste de prédilection puisqu'il tournera ensuite avec lui sept films entre 1980 et 1989 qui ne sont pas du tout indispensables. Enfin, cette même année 1977, Bronson tourne TELEFON pour Don Siegel, un très bon film d'espionnage dont je reparlerai un de ces jours.
lundi 27 décembre 2010
lovely bones
"My name is Salmon, like the fish. First name Susie. I was 14 years old when I was murdered on December 6, 1973."
On a tellement pris l'habitude de parler de Peter Jackson à l'aune de sa trilogie de l'Anneau (et le tournage de son BILBO ne va pas arranger les autres) ou de son KING-KONG épique que l'on en a oublié le reste de sa filmographie. Et de fait, pour pouvoir apprécier son LOVELY BONES il faut se souvenir qu'il a toujours filmé la mort et la manière de la gérer. Son film, tout simplement très beau et émouvant (et forcément, au moins en partie, assez vain) est donc le fruit de l'expérience d'un réalisateur désormais éprouvé, de son travail d'écriture avec ses collaboratrices Fran Walsh et Philippa Boyens, et de la rencontre entre deux de ses films antérieurs, HEAVENLY CREATURES et THE FRIGHTENERS. Mais en même temps, c'est aussi le moins personnel de ses films (même si deux clins d'oeil, à Tolkien et un caméo avec caméra, semblent indiquer le contraire) car c'est l'adaptation d'un roman d'Alice Sebold. N'ayant pas lu le livre et me refusant à gloser sur les mérites des adaptations littéraires je me contenterais de souligner qu'avec un sujet aussi casse-gueule car ouvrant la voie à tant de variations mièvres et affectées (je pense en particulier au navrant WHAT DREAMS MAY COME de Vincent Ward avec Robin Williams) Jackson, donc, ne s'en est pas si mal sorti.
Il a même réussi à ne pas se laisser trop envahir par le confort d'une reconstitution historique impeccable servie par des comédiens sans reproche (avec une mention complémentaire au boulot du méconnaissable Stanley Tucci). Bien évidemment, le film repose entièrement sur les épaules, le regard et la voix de la jeune Saoirse Ronan qui irradie chacun des plans où elle apparaît. Elle est d'une photogénie inouïe et j'ai d'autant plus hâte de la revoir dans le HANNA de Joe Wright.
jeudi 23 décembre 2010
c'est arrivé demain
"What's day today ?
– Wednesday, all day…"
IT HAPPENED TOMORROW est une comédie en forme de conte réalisée par René Clair en 1944.
Au départ il y avait un premier scénario tiré d'une pièce de Lord dunsany et que Capra devait adapter. Le projet échut finalement à Clair qui travailla avec le prolifique Dudley Nichols (BRINGING UP BABY, STAGECOACH, FOR WHOM THE BELL TOLLS) avec qui Clair retravaillera sur AND THEN THERE WERE NONE
René Clair avait fui la France en juin 1940 pour les Etats-Unis où il va tourner quatre films : THE FLAME OF NEW ORLEANS (avec Dietrich !), I MARRIED A WITCH (avec Veronica Lake !), FOREVER AND A DAY , IT HAPPENED TOMORROW et AND THEN THERE WERE NONE. Il rentre au pays en 1946 et réalise en 1947 LA BEAUTÉ DU DIABLE avec Gérard Philippe et Michel Simon. Il va continuer à faire des films jusqu'en 1965 puis se consacrera à l'écriture et au théâtre.
Dick Powell, avant de finir à la télévision à partir des années 50, connut une brillante carrière dans les comédies musicales des années 30. Il fait assez penser à Don AMeche dans YOU CAN'T TAKE IT WITH YOU.
Linda Darnell (Sylvia) commença sa carrière à 16 ans en 1939. Elle partageait la vedette avec Tyrone Power dans THE MARK OF ZORRO (1940) et BLOOD AND SAND (1941) de Rouben Mamoulian ; elle joua aussi Tuptim dans le ANNA AND THE KING OF SIAM de John Cromwell en 1946
Edgar Kennedy commença sa carrière en tant que Kestone Kops et la séquence de l'opéra est manifestement un hommage aux comédies burlesques des débuts du cinéma.
John Philliber qui joue Pop, l'archiviste, mourut cette année-là à 71 ans. Il n'avait tourné que dans huit films dont DOUBLE INDEMNITY, SUMMER STORM (avec Linda Darnell).
ps: Le film a bien sûr selon moi inspiré la série Early Edition (Demain à la une) entre 1996 et 2000 qui se situe à Chicago et dans laquelle le héros n'est pas un journaliste, même si ses créateurs ont toujours prétendu le contraire.
pps : Cigolini prédit que William McKinley sera battu et qu'un démocrate sera élu à sa place, ce qui prouve que c'est un charlatan car McKinley fut élu en 1897 jusqu'en 1901 année où il fut assassiné.
mardi 30 novembre 2010
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