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lundi 21 mars 2011

the shop around the corner (fin)

Margaret Sullavan et James Stewart...







the shop around the corner (resuite)

Tous les films de Lubitsch, même ceux faits rapidement, sont des petits chefs-d'oeuvre de détails qui, sans être lourdement appuyés, sont indispensables à la narration et donne toute sa dimension cinématographique à une histoire très théâtrale. Ainsi, pour ouvrir le film, Lubitsch nous plonge directement dans une rue de Budapest reconstituée en studio grâceau talent du grand Cedric Gibbons, et l'on y découvre Pepi sur son triporteur. Ce détail est important car quand il deviendra vendeur, son successeur, le jeune Rudi, enfourchera à son tour l'engin qui porte le nom du magasin. Il en va de même du carnet de commandes, des crayons et des clés que rend Kraulik avant de quitter le magasin : le gros plan sur ces objets anodins leur donne une dimension religieuse. Plus tard, un autre gros plan sur l'édition d'Anna Karenina avec la rose en marque-page de Klara, deviendra l'illustration de cette relation amoureuse (et culturelle) anonyme qu'elle entretient, sans le savoir, avec Kraulik. Deux numéros ont leur importance dans le film : 304 est celui de la chambre où est hospitalisé Matuscheck après sa tentative de suicide et 237 est le casier à la Poste où Klara va chercher ses lettres. Même si le film se déroule essentiellement dans trois ou quatre décors (le magasin, l'hôpital, le café et la chambre de Klara), le hors-champ est évoqué (l'appartement de Pirovitch, celui de Matuscheck) mais la rue est aussi importante car c'est de là que viennent les clients, les spectateurs. Un ultime gros plan sur le bijou que Kraulik va offrir à Klara, et qui n'est déjà plus une bague de fiançailles. Le plan sur les jambes des deux amoureux.







dimanche 20 mars 2011

the shop around the corner (suite)

Dans la grande famille Matuschek, on a d'abord Joseph Schildkraut qui joue l'obséquieux Ferencz Vadas ; puis, le veule mais sympathique Felix Bressart qui interprète Pirovitch (après avoir été Bulianoff dans NINOTCHKA et Greenberg dans TO BE OR NOT TO BE) et, bien sûr, James Stewart, l'intègre Alfred Kralik ; on a ensuite Frank Morgan qui joue le paternaliste Hugo Matuschek (qui rejouera avec Stewart et Sullavan dans THE MORTAL STORM de Borzage) ; Margaret Sullavan est Klara Novak ; William Tracy est Pepi Katona (et il incarne le mythe de l'employé qui, commençant au bas de l'échelle, s'élève progressivement, et naturellement, dans l'entreprise).







the shop around the corner

THE SHOP AROUND THE CORNER est réalisé en 1940 par Ersnt Lubitsch sur un scénario de Samson Raphaelson (aidé de Ben Hecht) d'après la pièce de Miklós László.
Lubitsch qui tenait à tourner avec Sullavan et Stewart retarda le tournage et fit NINOTCHKA en attendant. Il qualifia plus tard le film de meilleur qu'il ait fait de sa vie.

ps : il y a bien une rue Andrassy à Budapest mais je n'ai pas trouvé trace de la rue Balta. Ochi Tchornya, la chanson traditionnelle russe a donné son nom à OCCIE CORNIE, le film de Nikita Mikhalkov de 1987.