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lundi 27 février 2012

les règles de Jethro Gibbs

Tout au long des sept saisons de N.C.I.S., le personnage de Gibbs a essaimé ses règles que son équipe essaye tant bien que mal de suivre d'autant qu'elles sont non-écrites, distribuées dans le désordre et que certaines sont encore inconnues.
Ainsi, sur les 51 règles de Gibbs, 29 demeurent mystérieuses tandis qu'il existe deux règles n° 1 et n°3...
Voici mes traductions des règles connues...



01 - Ne laisse jamais les suspects ensemble.
01 - Ne fais jamais un enfant dans le dos de ton partenaire.
02 - Porte toujours gants sur une scène de crime.
03 - Ne sois jamais injoignable.
03 - Ne crois jamais ce qu'on te raconte. Vérifie une seconde fois.
04 - Le meilleur moyen de garder un secret ? Le garder pour soi. Le second moyen ? Si on y est contraint, le dire à quelqu'un. Il n'existe pas de troisième meilleur moyen.
06 - Ne jamais s'excuser : c'est un signe de faiblesse. 
07 - Toujours être précis quand on ment.
08 - Ne jamais rien tenir pour acquis.
09 - Ne jamais aller quelque part sans couteau.
10 - Ne jamais s'impliquer personnellement dans une affaire.
11 - Quand le travail est terminé, pars.
12 - Ne jamais sortir avec un collègue.
13 - Ne jamais, au grand jamais, impliquer un avocat.
15 - Toujours travailler en équipe.
18 - Il vaut mieux demander pardon que la permission.
22 - Ne jamais, au grand jamais, déranger Gibbs durant un interrogatoire.
23 - Ne jamais plaisanter avec le café d'un Marine si tu veux vivre.
27 - Il y a deux manières de procéder : primo, ils ne te remarquent pas ; secundo, ils ne remarquent que toi.
38 - Si c'est ton affaire, tu la diriges.
39 - Les coïncidences n'existent pas.
Les règles 40 et suivantes ne sont uniquement à utiliser que pour les urgences !
40 - Si tu as l'impression que quelqu'un en a après toi, c'est que c'est le cas.
44 - Quoiqu'il arrive, toujours cacher les femmes et les enfants en premier.
51 - Parfois tu peux avoir tort.

Mise à jour : dans "Psych Out", l'épisode 16 de la saison 9, Gibbs énonce sa règle n° 42 au Dr Ryan :
42 - N'accepte jamais d'excuses de quelqu'un qui vient de te prendre pour un imbécile.

mercredi 28 décembre 2011

la sanction











THE EIGER SANCTION est réalisé en 1975 par Clint Eastwood sur un scénario d'Hal Dresner, Warren Murphy et Rod Whitaker. Eastwood y est Jonathan Hemlock, un professeur d'université qui a longtemps été un assassin pour une mystérieuse organisation dirigée par un albinos (Thayer David). Celui-ci lui demande de reprendre du service pour éliminer les assassins d'un ami, d'abord à Zurich puis au cours d'une ascension de l'Eiger. Cela oblige Hemlock à se remettre en forme dans le somptueux décor de Monument Valley, cornaqué par un ami d'escalade (George Kennedy) et sa fille (Brenda Venus). Entre temps il aura aussi rencontré la séduisante Jemima Brown (Vonetta McGee) et réglé son compte à un ancien ennemi (Jack Cassidy). 
Curieusement, alors que le film fait presque deux heures, on ne découvre l'Eiger qu'au bout d'une bonne heure. Les séquences de Monument Valley sont à couper le souffle, tout comme celle des Alpes par ailleurs. Tout le suspense réside dans le fait que Hemlock ne connaît pas sa cible et doit la découvrir durant l'ascension ! C'est donc à la fois un film d'espionnage, d'action, de montagne, qui ne s'embarrasse pas des faux-semblants qui séviront dans les décennies suivantes. Et puis on y voit Eastwood faire l'amour à une noire et à une amérindienne, ce qui est un chouette plaidoyer interacial. Un bon petit film à redécouvrir. 

ps : j'allais oublier que c'est aussi le seul Eastwood mis en musique par John Williams.

mardi 27 décembre 2011

hanna










"Music: A combination of sounds with a view 
to beauty of form and expression of emotion".

HANNA a été réalisé en 2011 par Joe Wright sur un scénario de Seth Lochhead et David Farr.
Pour faire simple, c'est mon film préféré de l'année, une pure merveille d'action et de poésie, de rythme et de contemplation, illuminé par Saoirse Ronan, son héroïne et assombrie par sa méchante reine glaciale et mortelle interprétée par Cate Blanchett. Le tout est mis en musique par The Chemical Brothers, ce qui ne gâche rien.

jeudi 24 novembre 2011

le piège (suite)











Harry Andrews fumant des Gitanes françaises (comme mon père quand il fumait encore) ; le détail n'est pas qu'anecdotique puisqu'on apprend plus tard qu'il était en France dans la Résistance où il a rencontré sa femme. Paul Newman se moquant de l'inspecteur qui l'interroge. Ian Bannen en pyjamas. Jenny Rudacre et son accent afrikaner. Dominique Sanda en maillot. James Mason en traître so british. Newman en espion tous terrains...

ps : les vers d'Edmund Spenser de 1590 que citent Slade sont : "Sleep after toil, port after stormy seas, ease after war, death after life does greatly please."

mercredi 23 novembre 2011

le piège

                                                                                                                                                                   
                                                                            "Oh, kiss my ass colonel Blimp !"

Or donc, bien avant Jason Bourne, et à côté de James Bond et d'Harry Palmer (et je n'oublie pas Quiller !), il y avait un autre espion qui manquait à mon palmarés dans la catégorie des types cool (et sans tomber dans la parodie type Flint ou OSS117). C'est chose faite maintenant que j'ai découvert Joseph Rearden (mais on ne saura jamais son véritable nom), le héros de THE MACKINTOSH MAN (Le piège), le film de John Huston réalisé en 1973 sur un scénario de Walter Hill. Rearden est interprété par Paul Newman avec une élégance, une détermination et une efficacité (son évasion du manoir et son pilotage sur la lande) qui en font, désormais, l'un de mes héros préférés et le précurseur, justement, de Jason Bourne qui lui a tout piqué ! Rearden est un agent britannique (joué par un Etatsunien) se faisant passer pour un Australien voleur de diamants afin de se faire emprisonner pour ensuite mieux s'évader et ainsi démanteler un réseau qui fait, justement, évader des gens ("scraperers"). Il est engagé par MacKintosh (Harry Andrews, le sergent  psychopathe de THE HILL) qui travaille avec sa fille, Mrs Smith (Dominique Sanda).
Il 'sévade donc avec un espion communiste (joué par Ian Bannen, un an après THE OFFENCE) et se retrouve prisonnier d'un manoir en Irlande d'où il finit par s'évader quand sa couverture est compromise; Suite à l'assassinat de son patron, il part à Malte avec Mrs Smith pour retrouver l'espion et démasquer la traitrise de Sir George Wheeler (James Mason qui rejouera avec Newman en 1982 dans THE VERDICT). Le dénouement, inattendu, s'achève en queue de poisson, nous surprenant agréablement. On est presque dans un roman de LeCarré et c'est avec délectation qu'on en profite. 


samedi 15 octobre 2011

le pacte holcroft (bonus)







C'est fou comme la modernité est éphémère et que le cinéma est d'une grande aide pour s'en souvenir. Ainsi en va-t-il de ce début des années 80 dans lesquelles un combiné téléphone-répondeur était le comble du hight tech en télécommunications ; ou un walkman et des lunettes fumées, celui de la coolitude occidentale. Le panneau berlinois nous rappelle qu'il y a eu un avant 1989, et une époque où un cinéaste américain pouvait filmer des prostituées à moitié (ou totalement) nues lors d'une parade berlinoise...

vendredi 14 octobre 2011

le pacte holcroft

Formidable petit film des années 80 THE HOLCROFT COVENANT est l'adaptation par John Frankenheimer (sur un scénario de George Axelrod, Edward Anhalt et John Hopkins) du roman de Robert Ludlum. Le point de départ est audacieux : trois généraux nazis dans un bunker berlinois se suicident après avoir signés un pacte. Quarante ans plus tard, le descendant de l'un d'eux est contacté par un banquier suisse...
                                      
Michael Caine joue donc Noel Holcroft, architecte new-yorkais en blazer bleu, plongé au coeur d'une machination meurtrière dont l'enjeu n'est rien de moins que la résurgence du IIIe Reich. Lui qui incarna Harry Palmer, y compris à Berlin, est ici totalement manipulé et parcourt le film en somnambule jusqu'à son moment héroïque final. Il est en fait parfait, comme on s'y attend, mais avec une maladresse touchante et assez proche du héros du livre que je me souviens en fait avoir lu adolescent.

Michael Lonsdale incarne Ernest Manfredi et avec lui tous les banquiers suisses ayant travaillé avec les nazis mais se réfugiant derrière une efficacité feutrée de faiseurs d'argent. Un autre monde, glaçant.

Carl Rigg est Anthony Beaumont, tueur à gages international...

Lily Palmer joue la mère d'Holcroft, celle qui a dix-sept ans épousa le général SS Von Clausen et s'enfuit avec son fils aux Etats-Unis. John Frankenheimer avouera plus tard qu'il l'avait choisie car, plus jeune, il était amoureux de cette comédienne qu'il avait vue jouer sur scène.

Bernard Hepton est le commander Leighton. Il avait joué avec Caine dans GET CARTER.

Richard Münch incarne Herr Oberst, l'Allemand décidé à empêcher les néo-nazis d'accéder à nouveau au pouvoir.
Anthony Andrews est Jonathan Tennysson, le fils de von Tiebolt. Il est antipathique à souhait.

 Mario Adorf est formidable, presque falstaffien, en chef d'orchestre...

Et puis il y a la belle Victoria Tennant qui joue la trouble Helden, la soeur de Tennysson. Elle jouera dans BEST SELLER, le film de John Flynn avec James Woods en tueur à gages. Un film méconnu, à tort, dont je reparlerai un de ces quatre.

vendredi 1 juillet 2011

l'oeil du monocle (suite)

"J'aimerais vous dire que je vous aime, que cela ait l'air vrai…
– Allons, voyons, pas de dépression !"


En toutes circonstances, même quand abat un ennemi, le Monocle (Paul Meurisse) garde sa maîtrise.



Ensuite, dans sa voiture il s'ouvre une bouteille de champagne : John Steed lui a donc tout piqué !


Il peut compter sur son bras droit, le sergent Lucien Poussin (Robert Dalban) pour lui prêter main forte.


Le Monocle fait de l'effet aux femmes et il en est conscient. La belle Diana (Gaia Germani) ne lui résiste pas et va trahir aussi bien Anglais que Soviétiques pour le protéger.


Mais il sait aussi ménager ses amitiés, y compris lorsqu'il s'agit d'un agent allemand : ici Erika (Elga Andersen) déjà vue dans le précédent épisode, LE MONOCLE NOIR, sous le nom de Martha.


Surtout, Le Monocle, en Français racé, sait profiter des plaisirs épicuriens : il fume le cigare, commande du caviar et du champagne au restaurant et soigne son discours.


Il parvient même à garder son prestige en dansant avec une inconnue (ici Barbara Brand) ou en dansant la nage indienne pour distraire ses ennemis...