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dimanche 31 mars 2013

ritaaaaaaaaaaaaa !



Montage de numéros dansés par Rita Hayworth sur le Jump in the Line d'Harry Belafonte : un régal de morceau découvert dans le génial BEETLEJUICE de Burton !

dimanche 1 mai 2011

la dame de shangai

"I don't want to die !"

En 1946, la troupe du Mercury Theater étant aux abois, Orson Welles accepte d'adapter et de porter à l'écran un roman noir de Sherwood King en mettant en scène ses amis et sa femme, Rita Hayworth. Le résultat est un classique, indémodable, d'une efficacité confondante et d'une rouerie à toute épreuve : THE LADY FROM SHANGAI. On critiqua beaucoup Welles pour ses dépassements de budget et pour avoir imposé à sa femme de se couper les cheveux et de les teindre en blond. Le film ne fut pas un succès, hormis pour les cinéphiles qui peuvent depuis se régaler du sens vertigineux du cadre, de son utilisation de la lumière et de son souci du montage. C'est Anita Ellis qui chante et non Rita Hayworth.









vendredi 11 mars 2011

gilda (suite)







gilda

"Let's go home Johnny..."

Réalisé en 1946 par Charles Vidor sur un scénario de Marion Parsonnet, Jo Eisinger et Ben Hecht, GILDA est un des plus grands films noirs des années quarante produit par la Columbia.
Le mérite n'en revient pas à l'histoire, inutilement tortueuse et cryptique au point qu'on a l'impression de suivre un sérial. Ni même aux cadrages et à la photographie du grand Rudolph Maté réhaussés par la récente restoration du film à l'initiative de l'UCLA.
Non, si ce film est aussi précieux et toujours encore bouleversant, c'est en raison de la présence ensorcelante de Rita Hayworth.
Elle n'apparaît qu'à la fin de la dix-huitième minute du film, introduite par une réplique qui annonce la couleur : "Gilda ? Are you decent ?" Et puis elle est là et le film bascule dans une dimension fantastique dans laquelle chacun de ses gestes, de ses plissements de bouche, de ses oeillades, de ses mouvements de cheveux, si roux en dépit du noir et blanc, ont des répercussions en cascade, telluriques. Elle n'avait que 28 ans, était déjà mariée à Orson Welles, et ce rôle la fit entrer dans l'histoire du cinéma.
On a beaucoup glosé sur le caractère éminemment sensuel et érotique du dernier numéro musical (le fameux Put the Blame on Mame), mais Rita Hayworth l'est tout au long du film, dans chacune de ses apparitions à l'écran, l'éclaboussant de sensualité angoissée et désespérée.
A ce titre, l'une des plus belles séquences est celle où elle chante, en s'accompagnant à la guitare, pour l'oncle Pio. Et ce même si c'était Anita Ellis qui chantait en réalité.
C'était la deuxième fois que Charles Vidor dirigeait ce drôle de couple après THE LADY IN QUESTION en 1941 et il remettra le couvert en 1948 pour THE LOVES OF CARMEN.


Deux anecdotes futiles : dans la scène où elle gifle Johnny, Hayworth cassa deux dents à Glenn Ford en portant vraiment ses coups ; dans la séquence de Put the Blame on Mame, elle portait un corset sous sa robe car elle avait accouché de sa fille quelques mois auparavant.