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lundi 4 avril 2011

papa longues jambes

DADDY LONG LEGS est une comédie musicale réalisée en 1955 par Jean Negulesco sur un scénario de Phoebe et Henry Ephron (les parents de Nora Ephron, la réalisatrice de WHEN HARRY MET SALLY).
Elle met en scène un couple atypique, par l'écart d'âge (Astaire avait 56 ans alors que Caron n'en avait que 24) et par la situation. Un millionnaire new-yorkais amateur de jazz découvre, lors d'un voyage d'affaires en France, une jeune orpheline de 18 ans et se met en tête de devenir son anonyme bienfaiteur en finançant ses études aux Etats-Unis.
Lui, c'est Fred Astaire, au meilleur de son art, que ce soit à la batterie, en dansant, en chantant (Something Gotta Give !) ou en jouant la comédie. On est deux ans après THE BANDWAGON et deux ans avant FUNNY FACE et SILK STOCKINGS. La performance doit aussi s'apprécier en ayant à l'esprit que, durant le tournage, sa femme mourut et qu'il continua pourtant à faire le film.
C'est lui qui insista auprès du studio pour que ce soit Leslie Caron qui interprète Julie André. Elle était alors d'une fraîcheur étonnante et son ingénuité et sa jeunesse donnent vraiment tout son charme à son personnage.
Les comédiens qui les entourent ne sont pas en reste et je pense notamment à Fred Clark qui joue Griggs, Thelma Ritter (la secrétaire), ou encore Ann Codee (Mme Savanne).
Toutes les chansons ont été composées et écrites par le grand Johnny Mercer et sont chantées par Fred Astaire et Leslie Caron ; à noter qu'Astaire joue lui-même de la batterie sur History of the Beat. Enfin, la pus belle partie du film est probablement le "Nightmare Ballet (Paris, Hong Kong, Rio)" qui a été composé par Alex North, le compositeur de la musique de SPARTACUS, et THE MISFITS.






lundi 28 février 2011

L'amour vient en dansant (suite)

Fred Astaire et Rita Hayworth, à l'unisson...









L'amour vient en dansant

YOU'LL NEVER GET RICH est réalisé en 1941 par Sidney Lanfield sur un scénario de Michael Fessier et Ernest Pagano. Sidney Lanfield réalisa des films, beaucoup de comédies légères mais aussi THE HOUND OF BASKERVILLES avec Basil Rathbone en 1939. Avant d'écrire pour la télévision dans les années 50-60, Michael Fessier coécrivit (avec Ernest Pagano) aussi YOU WERE NEVER LONELIER en 1942 pour le couple Astaire/Hayworth. C'est en effet leur première collaboration et leur couple est formidable. Les chansons furent composées par Cole Porter, dont deux chantées par Astaire : Shootin' the Works of Uncle Sam et So Near and Yet So Far.
Martin Cortland (Robert Benchley) se fait déposer devant une bijouterie de la 5ème avenue et doit se faire rappeler par son chauffeur qu'il vient là pour acheter un cadeau pour l'anniversaire de son mariage. Mais à l'intérieur il choisit un bracelet en diamant pour sa maîtresse et une babiole à sept dollars pour sa femme. Il demande que le bracelet soit gravé mais au moment de donner le nom il demande à utiliser le téléphone pour l'obtenir de son homme de confiance joué par Fred Astaire (Robert Curtis).
La danseuse en question ("the one with the dimple on the knees") c'est Rita Hayworth (Sheila) mais elle n'est pas encore sa maîtresse et ne semble d'ailleurs pas intéressée par l'idée.
Manque de bol, c'est Mrs. Cortland (Frieda Inescort) qui ouvre ledit paquet et trouve le bracelet. Du coup Cortland attribue le cadeau à Curtis en faisant de Sheila la maîtresse de celui-ci ! Et de fil en aiguille Curtis se retrouve engagé dans l'armée.
Curieux de voir un film de 1941 qui évoque l'armée sans évoquer la guerre en Europe et de manière légère. Il sortit aux Etats-Unis le 25 septembre 1941, soit deux mois avant l'attaque de Pearl Harbor.
Autre signe des temps, les seuls Noirs que l'on voit dans le camp militaire sont a) en prison et b) chantent. Ce sont The Four Tones (Lucius Brooks, Leon Buck, Rudolph Hunter et John Porter) qui interprètent Since I Kissed My Baby Goodbye. Plus tard ce sont les Delta Ryhtm Boys (Buddy Colette, Alfred Grant, Chico Hamilton et Red Mack) qui jouent March Milastaire (A-Stairable-Rag).
Sinon, Fred Astaire est étonnant de facilité et de décontraction, comme si il vivait dans une autre dimension. Le fait qu'il ait deux fois l'âge de sa partenaire rajoute un soupçon d'irréalité toute hollywoodienne. A noter le petit rôle joué par Osa Massen (Sonya), une comédienne danoise qui débuta sa carrière en 1926.





vendredi 17 décembre 2010

mariage royal (suite)

Métaphore aérienne du sentiment amoureux : Fred Astaire libéré des lois de la gravité parce qu'il est amoureux dans ROYAL WEDDING !










jeudi 16 décembre 2010

mariage royal

"Tell me old boy, how are things in the colonies these days ?"

C'est le genre de film dont feue La séquence du spectateur me régalait en son temps : Fred Astaire dansant avec un porte-manteau, Fred Astaire dansant avec Jane Powell sur un bateau en pleine tempête, Fred Astaire dansant au plafond de sa chambre d'hôtel... C'est le genre de morceaux intemporels qui me firent aimer les comédies musicales et une certaine esthétique en technicolor estampillée MGM et signée Cedric Gibbons.
Ce film, c'est ROYAL WEDDING (Mariage royal) réalisé en 1951 par Stanley Donen (c'était son premier film) sur un scénario d'Alan Jay Lerner (l'auteur de ceux d'AN AMERICAN IN PARIS, THE BANDWAGON et BRIGADOON).
Le duo Astaire-Powell, frère et soeur dans le film, fonctionne très bien dans les numéros musicaux, en dépit de la différence d'âge : Astaire avait déjà 58 ans alors que Powell n'en avait que 22. A leurs côtés on retrouve Peter Lawford, l'Anglais du Ratpack, mais aussi une rousse aux longues jambes nommée Sarah Churchill, la fille de Winston Churchill lui-même !





jeudi 5 août 2010

la belle de moscou

En 1957, le producteur Arthur Freed réussit à convaincre la MGM de laisser Rouben Mamoulian porter à l'écran une pièce à succès montée à Broadway en 1954. Celle-ci, écrite par George Kauffman d'après le livre de Melchior Lengyel, avait déjà donné lieu à un film, le merveilleux NINOTCHKA d'Ernst Lubitsch. Mais l'idée de Freed c'est d'en faire, comme au théâtre, une comédie musicale.
Ce sera donc SILK STOCKINGS avec, quatre ans après THE BAND WAGON le retour du couple Cyd Charisse-Fred Astaire. La magie de Mamoulian (dont se fut le dernier film et qui se consacra ensuite à Broadway) réussit à nous faire croire à cette romance entre un Astaire de 57 ans dont ce fut le dernier musical et une Charisse de 36 ans.
La musique et les paroles sont du grand Cole Porter qui écrivit, exprès pour Astaire, le numéro 'Ritz Rock and Roll' qui clôt à la fois le film et l'ère des musicals de la MGM.
Semi-déception, mais ce n'est pas Charisse qui chante mais Carol Richards (qui la doublait aussi dans BRIGADOON). En revanche, elle y est splendide et d'une sensualité inégalée, que ce soit dans la séquence du strip-tease/habillage (y compris avec les contraintes de la censure de l'époque) que dans le ballet 'Red Blues'.
A noter que Janis Paige, la comédienne qui veut en finir avec les rôles de naïades et jouer Tolstoï, a commencé sa carrière en 1944 dans BATHING BEAUTY, en 1944 dans lequel le rôle principal était joué par Esther Williams !