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jeudi 8 mars 2012

chino









CHINO est un western mineur coréalisé en 1973 par John Sturges et Duillio Coletti sur un scénario de Clair Huffaker. C'est le dernier film que Charles Bronson tournera sous la direction de Sturges.
Tourné à Almeria (et non au Nouveau-Mexique), comme CHATO'S LAND l'année précédente, le film a en fait deux personnages principaux. 
D'un côté, bien sûr, il y a Chino Valdez, métis indien et farouche individualiste qui élèves des chevaux sauvages et en vend quelques uns après les avoir dressés. Il va se heurter, classiquement, à Maral, un fermier qui élève du bétail et a posé des barbelés au mépris de l'open range ; mais il va aussi lui interdire, allant même jusqu'à le faire fouetter, de revoir sa soeur et, a fortiori, de l'épouser. Chino, donc, c'est Bronson, en pleine forme physiquement, mais en faisant le minimum. Le fermier est joué, coprod italienne oblige, par Marcel Bozzuffi et sa soeur, sans surprise, par Jill Ireland, Mme Bronson à la ville.
De l'autre, il y a Jamie Wagner joué par un jeune Vincent Van Patten, qui cherche du travail et va amadouer Chino au point qu'il va l'engager et lui apprendre les ficelles du métier. Jamie va aussi, grâce à lui, découvrir un aspect de la culture indienne en accompagnant Chino au campement de ses amis. Mais cette relation ne va pas durer puisque Chino décide d'en finir avec son mode de vie après avoir affronté les hommes de Maral et il part en le laissant aller de son côté. 
Il y a un côté désabusé dans ce film où même, finalement, le héros ne s'en sort pas (il brûle sa maison, chasse ses chevaux et son amante ne l'a pas attendu à l'église), comme s'il n'était plus possible de filmer les westerns naïvement, à l'américaine. Une curiosité, sinon un grand Bronson.

mercredi 30 juin 2010

la proie des vautours (bis)

"Learn to cook !"
Film de mecs aimant la guerre, l'alcool et les filles pas trop compliquées, NEVER SO FEW est avant tout un film d'acteurs même si la nature luxuriante, décor naturel ou de studio, est aussi un personnage à part entière. Outre Sinatra, affublé au début d'un bouc qui vaut le détour, et qui tournait à la pelle en cette fin d'années 50, on rencontre Peter Lawford (Travis, le toubib idéaliste) qui jouera avec Frankie l'année suivante dans OCEAN'S ELEVEN (de Lewis Milestone avec aussi Dean Martin et Sammy Davis Jr.), Richard Johnson (De Mortimer) qui loin d'être mort joue encore pour la télévision britannique, Mc Queen et Bronson, sans oublier les inévitables (quoique non crédités) Mako et James Hong !






mardi 29 juin 2010

la proie des vautours

NEVER SO FEW [La proie des vautours, 1959] est un étonnant film de guerre réalisé par John Sturges  (qui mit aussi en scène, la même année, un western avec Kirk Douglas, LAST TRAIN FROM GUN HILL). Il ne réalisera qu'ensuite ses grands succès (que sont THE MAGNIFICENT SEVEN et THE GREAT ESCAPE, deux films) dans lesquels il donnera une place importante à Steve McQueen et Charles Bronson qui ne tiennent ici que des seconds rôles. De fait le film n'est rien d'autre qu'un véhicule au seul bénéfice de Frank Sinatra, d'où aussi la présence de Peter Lawford, un autre du ratpack de Las Vegas; mais aussi de Gina Lolobrigida en alibi romantique pour humaniser un personnage trop âpre. Car le film est aussi le récit d'un épisode méconnu de la Seconde Guerre mondiale (évoqué à sa manière par Milius dans son FAREWELL TO THE KING en 1989 d'après un livre de Pierre Schoendorfer) à savoir l'assistance militaire apportée aux rebelles Kachins en Birmanie sous l'égide de l'O.S.S., l'ancêtre de la CIA.