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vendredi 2 mars 2012

la garçonnière

Dernier film en noir et blanc à remporter l'oscar du meilleur film en 1961 (jusqu'à THE ARTIST !), THE APARTMENT est réalisé en 1960 par Billy Wilder sur un scénario coécrit avec son complice I.A.L. Diamond.

Le film met en scène un comptable d'une compagnie d'assurance newyorkaise, CC Baxter interprété par Jack Lemmon. Il avait déjà été dirigé par Wilder dans SOME LIKE IT HOT (1959) et le sera encore dans IRMA LA DOUCE (1963), THE FORTUNE COOKIE (1972), AVANTI! (1974), THE FRONT PAGE (1974) et pour son dernier film, BUDDY BUDDY (1981).

Pour son malheur, Baxter loue un appartement près de Central Park qu'il prête, bien malgré lui, à quelques cadres de sa compagnie qui y amènent leurs conquêtes et lui font miroiter un avancement. L'un d'eux est joué par Ray Walston que l'on verra dans KISS ME STUPID!

Baxter, célibataire ne pouvant guère profiter de sa "garçonnière", et dont les voisins pensent qu'il est un homme à femmes, est en fait secrètement amoureux de Fran Kubelik (Shirley MacLaine), une des employées des ascenseurs de la compagnie dans laquelle il travaille. Lemmon et MacLaine se retrouveront ensuite dans IRMA LA DOUCE.

Mais ce qu'il ignore c'est que son patron, Sheldrake, a déjà une relation extra-conjugale avec Miss Kubelik. Comme il finit par avoir sa promotion, il lui prête tout naturellement sa clé. Sheldrake est interprété avec cynisme par Fred MacMurray, lequel avait, en 1944, tourné dans DOUBLE INDEMNITY de Wilder, ce chef-d'oeuvre de film noir.

Baxter découvre le pot-aux-roses grâce au miroir brisé de Miss Kubelik qu'il reconnaît comme étant l'objet qu'il avait trouvé chez lui et rendu à Mr Sheldrake. Il en est dévasté.

Le soir du réveillon de Noël, alors qu'il a dû prêter son appartement à Sheldrake, il va boire dans un bar où il rencontre une femme esseulée (Hope Holiday vue dans IRMA LA DOUCE).

 Mais lorsqu'il arrive avec elle chez lui il découvre, dans son lit, Miss Kubelik qui vient d'absorber des sommifères parce qu'elle a compris que Sheldrake n'allait jamais divorcer. Baxter fait appel à son voisin, le Dr Dreyfuss (très bon Jack Kruschen) pour la sauver in extremis sans avouer qui est le véritable responsable de son geste.

Deux jours durant il s'occupe d'elle. Il lui prépare même un repas italien, ce qui donne lieu à une démonstration de l'utilité d'une raquette en guise de passoire. Mais le repas est avorté lorsque le beau-frère de Fran débarque et frappe Baxter après avoir appris l'histoire des somnifères.

Le soir du réveillon de la Saint Sylvestre, Baxter refuse de prêter sa clé à Sheldrake qui a été mis à la porte de chez lui par sa femme, et il quitte la compagnie. Alors qu'il est en train de faire ses cartons pour déménager il a la surprise de voir débarquer Fran qui, peu avant, a appris son geste.
"Do you hear what I've said Miss Kubelik ? I absolutely adore you !
– Shut up and deal"

jeudi 1 mars 2012

teaser



En attendant le post de demain sur le film, la bande-annonce et la fin pour vous faire patienter...

mardi 25 octobre 2011

stalag 17

STALAG 17 est le dixième film de Billy Wilder qui l'écrivit avec Edwin Blum d'après la pièce de Donald Bevan et Edmind Trzcinski. Fait notable, Wilder tourna le film en plans séquences et selon la chronologie du récit pour que les comédiens aient la surprise de la révélation finale. La pièce avait été montée à Broadway en 1951 et jouée 472 fois. Elle inspira la série Hogan's Heroes.


C'est le réalisateur Otto Preminger qui dirige le camp. C'est remarquable car dans LA GRANDE ILLUSION de Renoir, c'était Erich von Stroheim, un autre réalisateur, qui jouait le chef du stalag.

Tout comme Robert Shawley (Blondie) et William Pierson (le facteur), Robert Strauss et Harvey Lembeck faisaient partie de la distribution de la pièce.



 Un des tous premiers films de Peter Graves, bien avant Mission: Impossible, il avait 27 ans.


Don Taylor, le futur réalisateur de THE FINAL COUNTDOWN joue le lieutenant Dunbar.

Le grand William Holden qui avait déjà tourné avec Wilder dans SUNSET BVD et enchaînera avec SABRINA. Il reçut l'oscar du meilleur acteur pour sa performance dans le film.

samedi 6 août 2011

irma la douce (suite)


Bruce Yarnell est Hippolyte, le mac d'Irma ; venu de Broadway, il ne fit que deux films, travailla surtout à la télévision.

Hope Holiday est la Lolita ; le film de Kubrick ici parodié état sorti l'année précédente.








vendredi 5 août 2011

irma la douce

"And then one day, disaster : an honest policeman came on the beat..."

Quelques raisons de redécouvrir IRMA LA DOUCE de Billy Wilder ; voire de le découvrir...
Trois ans après THE APPARTMENT, il renoue le duo Lemmon-Maclaine et c'est un véritable bonheur que de les voir se tourner autour et s'enflammer l'un pour l'autre. C'est durant le tournage du film que Jack Lemmon épousa Felicia Farr, ce qui explique peut-être son apparente jovialité.
La France y est montré sous un angle, certes folklorique, mais ludique, hédoniste et sensuel. On y voit les Halles de Paris avant leur destruction, la capitale au petit matin et les décors supervisés par Alexandre Trauner sont magnifiques.


On y aperçoit fugitivement deux comédiens qui auront des carrières diverses : Bill Bixby en marin tatoué qui sera plus tard un magicien et un scientifique coléreux à la télévision...

... et, en soldat scotché à son transistor, James Caan dans sa première apparition au cinéma.


Wilder voulait, pour Irma, Marylin Monroe et, pour Moustache, Charles Laughton (au lieu de Lou Jacobi, ci-dessous). Les deux moururent peu avant le tournage. J'ai toujours eu du mal à imaginer le film que cela aurait pu donner mais la tonalité aurait été différente, moins légère je pense.

L'histoire est anticonformiste puisque le héros ne cherche pas à réformer la prostituée (à la différence des clients du générique) mais invente une histoire abracadabrante pour lui éviter le trottoir. La fin, juste avant la réplique attendue, est fantastique car elle laisse planer un doute. Elle est typique de Wilder et Diamond.

mercredi 6 juillet 2011

la vie privée de sherlock holmes (suite)


Le film démarre au XXeme siècle, cinquante après les faits, lorsque des hommes sortent et ouvrent une malle ayant appartenu à John Watson. Tandis que le générique se déroule, les objets du mythe holmésien apparaissent à l'écran les uns après les autres, y compris et surtout la fameuse seringue pour la solution à 5% de cocaïne.

Ce qui est curieux c'est d'imaginer ce qu'aurait été le film si le duo en titre avait interprété par Peter O'Toole et Peter Sellers et si George Sanders avait joué le rôle de Mycroft Holmes...

Du testament de Watson, en passant par les lettres en tous genre, l'écrit est au centre de ce film au charme désuet mais qui n'a pas pris une ride malgré tout et mérite d'être (re)découvert.


Robert Stephens qui joue Holmes fut longtemps marié à l'actrice Maggie Smith avec lequel il eut deux fils dont Toby Stephens, qui jouera le méchant dans DIE ANOTHER DAY.


"Midgets !"


Colin Blakely qui joue Watson (ici en queue de peloton) est le fameux interrogateur de l'épisode 1.19 de The Champions.

Finalement, il n'y a pas de méchants dans ce film, pas plus que de monstre dans le loch Ness, et même Christopher Lee joue un type plus aristocrate qu'antipathique, c'est dire...


"It is unsportsmanlike, it is unEnglisg and it is very poor taste. We will have none of it." dit la Reine Victoria en découvrant que le submersible a été inventé pour faire la guerre...

mardi 5 juillet 2011

la vie privée de sherlock holmes


Un des tous derniers films réalisés par Billy Wilder qui l'avait une fois de plus coécrit avec I. A. L. Diamond. La mélancolie y est encore plus sensible qu'à l'accoutumée et la comédie, toujours présente (et incarnée ici par Watson) laisse souvent la place à l'action et à la réflexion.


Tout démarre avec la ballerine russe, Madame Pétrova jouée par une vraie danseuse renommée, Tamara Toumanova. Clin d'oeil ironique quand Roghozin (Clive Revill) explique qu'elle a en fait 49 ans, ce qui était le véritable âge de la encore très belle danseuse.


Mais le film débute réellement lorsque la mystérieuse Madame Valladon débarque au 221b Baker street, trempée jusqu'aux os et opportunément amnésique. C'est Geneviève Page.


Holmes comprend assez vite de qui il s'agit et s'embarque, sur les conseils de son frère, dans une enquête qui va les mener en Ecosse près du Loch Ness d'où sortiront maintes surprises...


Même si aucun baiser n'est échangé, même si Holmes l'a vue nue, on peut quand même parler de sentiments entre ces deux-là, et l'ultime courrier de Mycroft parlant d'elle le laisse deviner...