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dimanche 3 avril 2011

les trois lanciers du bengale (fin !)

Dans l'ordre : Richard Cromwell face à Gary Cooper. Il avait déjà tourné avec Hattaway dans NOW AND FOREVER et retournera encore dans PETER IBBETSON, SOULS AT SEA, THE REAL GLORY, YOU'RE IN THE ARMY NOW et GARDEN OF EVIL. Et oui, c'est bien lui, grimé en hindou !
Franchot Tone (excellent dans la scène du serpent) est bien l'interprète des chansons du film. On peut aussi le voir dans MUTINY OF THE BOUNTY avec Clark Gable, et EVERY GIRL SHOULD BE MARRIED avec Cary Grant.

nb : le poème dont Forsythe déclame quelques vers est England, My England de William Ernest Henley.








les trois lanciers du bengale (encore !)

Dans le rôle de la femme fatale qui séduit le naïf Stone, Kathleen Burke dont la carrière fut assez brève. Ni ses motivations, ni ses sentiments ne sont évoqués, signe des temps !
Dans celui du rebelle fourbe, un acteur canadien, Douglas Trumbille, qui rejouera avec Cooper dans PETER IBBETSON et MR. DEEDS GOES TO TOWN.








samedi 2 avril 2011

les trois lanciers du bengale (suite)

Difficile de ne pas penser à la séquence qui ouvre THE PARTY de Blake Edwards quand on sait que le film fut entièrement tourné en Californie et que les Indiens du film étaient, au mieux des ouvriers agricoles hindous engagés dans les plantations de fruits locales ou, au pire, des Paiutes trouvés dans une réserve proche !







les trois lanciers du bengale

THE LIVES OF A BENGAL LANCER (dont le titre original rend davantage hommage à tous les lanciers qu'aux trois lieutenants qui en sont les héros) est réalisé en 1935 par Henry Hattaway sur un scénario de Waldemar Young, John L. Balderston et Achmed Abdullah, d'après le roman de Francis Yeats-Brown.
Trois lieutenants britanniques (Gary Cooper, Franchot Tone et Richard Cromwell), un colonel pête-sec (Guy Standing), une espionne russe (Kathleen Burke) et un rebelle pachtoune (Douglas Trumbille)... à quoi bon en rajouter ? Oh, certes, le film manque cruellement de distanc evis-à-vis du sort des Indiens et ne remet jamais un instant en doute la colonisation britannique alors que, une dizaine d'années plus tard, c'en sera fini de l'Empire des Indes. Mais bon, ne boudons pas ce plaisir gourmand, cet exotisme de diabétique, cette nostalgie surannée d'une époque où les films d'aventure n'étaient que des films d'aventure...





dimanche 27 février 2011

100 dollars pour un shérif

"Well, come to see a fat old man some time."

TRUE GRIT est réalisé en 1969 par Henry Hattaway sur un scénario de Marguerite Roberts adaptant une nouvelle de Charles Portis. 
John Wayne, peu suspect d'être un gauchiste, refusa d'écouter ceux qui lui déconseillaient de travailler avec une scénariste blacklistée. Il reprendra le rôle dans ROOSTER COGBURN de Stuart Millar en 1975. Il avait 61 ans et reçut l'oscar du meilleur acteur pour le film. C'est aussi un des derniers films d'Hattaway qui lui avait déjà plus de soixante-dix ans, comme quoi, le western, ça conservait alors.
Une adolescente décide d'engager un vieux marshal pour arrêter l'homme qui a assassiné son père. Le vieux briscard qui a du courage à revendre ("he's got true grit") c'est John Wayne et "little sis" est interprétée par une Kim Darby de 22 ans alors que son personnage est censée en avoir 14 ! Wayne dira ensuite qu'il n'avait pas aimé travaillé avec elle, pas plus d'ailleurs qu'avec Robert Duvall.
A leurs côtés, un Texas Ranger interprété par Glen Campbell (La Boeuf) qui rejouera l'année suivante avec Kim Darby dans NORWOOD. Campbell était un guitariste professionnel reconnu, ayant travaillé avec Sinatra, Martin et d'autres mais il était aussi occasionnellement comédien.
A noter la présence, en méchants, des jeunes Robert Duvall et Dennis Hopper ; ainsi que celle du chat "General Sterling Price" qui reprendra le même rôle six ans plus tard.
La musique est du grand Elmer Bernstein et elle contribue à donner une dimension épique old school au film.

nb : je n'ai pas encore vu le remake écrit et réalisé par les frangins Cohen avec, respectivement, Jeff Bridges, Jailee Steinfeld, Matt Damon et Barry Pepper.






mercredi 23 février 2011

cinq cartes à abattre (fin)

Dean Martin, portant bien ses 51 ans d'alors ; Katherine Justice, l'ingénue de service ; Inger T. Stevens, la professionnelle ; Yaphet Kotto, le barman athée ; John Anderson, le marshal impuissant...





cinq cartes à abattre (suite)

Robert Mitchum, en précheur, treize ans après THE NIGHT OF THE HUNTER ; Roddy McDowall en sociopathe veule ; Ruth Springford et Boyd 'Red' Morgan ; Bill Fletcher ; la Bible du révérend Rudd...




cinq cartes à abattre

5 CAR STUD est une variante du jeu de poker et le film réalisé en 1968 par Henry Hattaway sur le scénario de Marguerite Roberts.
Hattaway avait déjà 70 ans et faisait des films depuis 1932, tandis que Roberts (qui écrira aussi le scénario de TRUE GRIT pour lui) sortait à peine du purgatoire du maccarthysme.
Le Stud à cinq cartes est la métaphore idéale de ce polar en forme de western mâtiné de film de vengeance. En effet le principe est que chaque joueur se voit distribuer une première carte qui est cachée, puis toutes les autres sont distribuées et donc connue de tous : voilà pour les suspects. Mais il faut attendre la fin pour savoir si la carte retournée donne ou non la main à l'un des joueurs. Et voilà comment un jeu de cartes, qui sert aussi de point de départ (un étranger tricheur est lynché par les autres joueurs et son frère décide de tous les tuer) à l'histoire, va servir de fil rouge au récit. Ainsi, au fur et à mesure que les cadavres sont retrouvés, on devine rapidement qui est l'exécuteur mystérieux, mais le film garde son intérêt jusqu'au bout malgré tout. Et puis aussi parce que la scénariste n'a pas, heureusement, jugé utile de justifier le passé de ses personnages, les rendant encore plus insaisissables.
J'ai apprécié la façon, élégante, donc le personnage de la tenancière de bordel était présentée comme une propriétaire de salon de rasage : une version western du massage thaïlandais en quelque sorte.
Tous les comédiens sont très justes, en particulier Dean Martin, mais aussi Yaphet Kotto (George) ; quant à McDowall il cabotine juste ce qu'il faut. Mention spéciale pour Inger Stevens (Lily), jeune comédienne qui mourut deux ans plus tard d'une overdose médicamenteuse. Elle était dans THE WORLD, THE FLESH AND THE DEVIL en 1959.

ps : la chanson est interprété par Mitchum, et non Martin. La musique de Maurice Jarre, très lyrique, ne sonne pas du tout western, donnant ainsi un arrière-plan décalé au récit qui n'est pas désagréable.