Affichage des articles dont le libellé est Roy Scheider. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Roy Scheider. Afficher tous les articles

jeudi 13 janvier 2011

french connection (suite)


"Did you ever pick your feet in
Poughkeepsie?"


Dans "Poof, You're Dead" (Castle, 3.12), le frère jumeau du magicien retrouvé mort habite à Poughkeepsie, petite bourgade de l'est de l'Etat de New York.








mercredi 12 janvier 2011

french connection

FRENCH CONNECTION réalisé en 1971 par William Friedkin sur un scénario de Ernest Tidyman (romancier et scénariste, auteur de HIGH PLAINS DRIFTER) et Robin Moore, d'après un roman de Edward M. Keyes. Le grand Howard Hawks aurait aussi contribué à l'écriture mais il n'est pas crédité au générique. Mais peu importe en fait car quand on revoit le film, comme je l'ai fait, avec le commentaire audio de Friedkin, on comprend que le scénario n'a pas pesé bien lourd dans la fabrication de ce morceau d'anthologie.
C'est donc davantage le temps passé auprès des deux flics à l'origine de l'affaire qui inspirèrent Friedkin au point qu'ils aussi dans le film ! Ainsi, Eddie Egan, le vrai Popeye, joue le lieutenant Simonson, tandis que Sonny Grosso, le vrai Cloudy, joue Klein. Egan participa à plusieurs films, téléfilms et épisodes de série entre 1972 et 1989 mais ne fut poussé à prendre sa retraite qu'en 1984. Grosso eut une carrière d'acteur plus limitée mais il apparaît dans THE GODFATHER et CRUISING.
Gene Hackman (Jimmy 'Popeye' Doyle) reprendra son rôle dans la suite réalisée par John Frankenheimer en 1975. Plusieurs acteurs, dont James Caan, Lee Marvin et Robert Mitchum avait refusé le rôle, mais difficile d'imaginer le film sans lui et son obsession policière.
Bill Hickman (Mulderig) était un cascadeur, engagé par Friedkin qui avait été épaté par son boulot sur BULLITT (c'est lui qui conduit l'autre voiture lors de la fameuse poursuite). Du coup ils ont eu l'idée de cette folle poursuite entre une voiture et une rame de métro, tournée dans des conditions illégales et irraisonnables mais dont le résultat coupe toujours le souffle.
En dépit du grain et du passage du temps, le film est étonnamment beau quand bien même le parti pris documentariste de Friedkin donne parfois le tournis.
Notons enfin que la musique a été composée par Don Ellis , mort en 1978 à 44 ans. C'était un trompettiste et batteur de jazz. Ne loupez pas non plus la participation du groupe vocal The Three Degrees dans la scène de la boîte où Popeye remarque salle et Angie.






lundi 29 juin 2009

A bout de souffle...











J'ai revu MARATHON MAN hier après-midi, volets fermés pour résister mollement à la paresse et profiter de cet avant-goût des vacances. En effet, et je ne m'en plains pas, je vais encore être occupé jusqu'au 5 ou 6 juillet par les corrections et jurys, du bac pro et du DNB.
Revoir le film de John Schlesinger adapté par son auteur, William Goldman, m'a étrangement fait penser à cet ami, Olivier, qui est un coureur de fond en plus d'un cycliste accompli. Même si, plus jeune, j'ai traversé une phase au cours de laquelle je trouvais naturel de me lever aux aurores, tout un été, pour aller courir, je n'ai, depuis lors, jamais retrouvé l'envie de recommencer. Si je respecte l'effort et la volonté je ne la comprends pas. Et puis, ça lui rappellera peut-être quelque chose, on y croise Jacques Marin, ce regretté comédien dévoué aux second-rôles et qui joua naguère dans CHARADE.

Mais si je souligne cela c'est parce que jusque-là le film m'était cher pour d'autres raisons.La première est dans cette image de Babe se détendant dans sa baignoire, un gant humide sur le visage. J'ai toujours, depuis que j'ai vu ce film, gardé cette envie de faire comme le personnage, allez savoir pourquoi !

L'autre raison, bien sûr, est la fameuse séquence anthologique de la torture exécutée par Szell. Son "Is it safe ?" traduit en français par "Est-ce que c'est sans danger ?" est resté comme l'incarnation du cauchemar ultime. Vous ai-je dit qu'un de mes oncles , Rémy, est dentiste et que je ne peux m'empêcher de penser à lui, quoiqu'en souriant, à chaque fois que je revois le film ?

Mais la grande raison, ce sont les comédiens qui donnent corps aux personnages. Outre Dustin Hoffman et Laurence Olivier, j'aime beaucoup le travail de Roy Scheider qui joue Scylla, le frère de Babe. La séquence parisienne, entre manif et grève des éboueurs, est mythique. Mais c'est bien entendu Marthe Keller, son accent suisse, et sa chevelure rousse que je retiens. La scène où elle donne une leçon de français à babe dans le zoo est une des plus belles que je connaisse. J'en étais tombé amoureux en la découvrant dans Les Demoiselles d'Avignon. Peu après, elle sera aux côtés de Pacino dans BOBBY DEERFIELD.
Enfin, et ça m'est revenu dès le générique, le film est plein de New-York, de ses rues, de ses immeubles, de son Park. Et il y a aussi la musique de Michael Small, lancinante, qui ne vous lâche plus jusqu'au bout.