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dimanche 31 mars 2013

ritaaaaaaaaaaaaa !



Montage de numéros dansés par Rita Hayworth sur le Jump in the Line d'Harry Belafonte : un régal de morceau découvert dans le génial BEETLEJUICE de Burton !

mardi 15 novembre 2011

le coup de l'escalier (fin)










Le casse qui est pourtant au coeur de l'intrigue n'en occupe qu'une infime partie, ramassée en quelques dizaine de minutes nerveuses et sèches. Le travail de la monteuse, Dede Allen est à souligner ici, tout comme le fait que Wise avait commencé à la RKO comme monteur avant de passer à la mise en scène.
Je m'en voudrais aussi d'oublier le troisième homme, l'ancien flic qui veut s'offrir une retraite confortable en engageant deux petites frappes pour l'aider à faire le coup parfait et qui, parce qu'il n'a pas su empêcher leurs inimitiés raciales prendre le dessus, fera les frais, le premier, de l'échec du casse. Il est interprété par Ed Begley que l'on retrouvera, par exemple, en Texan halluciné dans BILLION DOLLAR BRAIN.

lundi 14 novembre 2011

le coup de l'escalier (encore)








Robert Ryan est Earle Slatter, un homme déjà vieux et qui a toujours tout raté et passé sa vie à fuir ses échecs par refus de l'autorité et en raison d'un tempérament trop colérique qui lui a, on s'en doute, plus que joué des tours par le passé, le poussant même à tuer un homme parce qu'il l'avait insulté.
C'est un séducteur (avec Gloria Grahame à qui il va baiser la main), mais aussi un amant maladroit (avec Shelley WInters), un raciste venu de l'Oklahoma profond et qui a cette réplique lourde de conséquences : "You didn't say anything about the third man being a nigger..."
C'est sa haine de Johnny Ingram qui va précipiter le casse en désastre et les conduire au final pyrotechnique. Ryan donne à son personnage une épaisseur et une humanité sans parvenir à nous le rendre sympathique, sauf peut-être quand il décide de ne pas tuer le lièvre. Et encore.

dimanche 13 novembre 2011

le coup de l'escalier (et encore)








Le film n'existerait pas sans la détermination d'Harry Belafonte, l'autre acteur noir, avec Sidney Poitier, de ces années 50 d'avant la lutte pour les droits civiques et durant lesquelles chaque coup de canif à la mentalité raciste était la bienvenue. Mais on est tout de même dans un film noir et le personnage du crooner, joueur et séducteur invétéré, malchanceux mais portant bien qu'il interprète ne parvient pas non plus à nous être sympathique tant il semble ne calculer que son apparence et ce qu'il peut en retirer. De fait, alors qu'il passe l'après-midi au parc avec sa fille, il n'hésite pas à la laisser auprès d'inconnus pour passer des coups de téléphone en rapport avec l'affaire...

samedi 12 novembre 2011

le coup de l'escalier (suite)







Magnifiquement photographiée par Joseph C. Brun, New-York est un personnage à part entière du film. C'est là que vivent et évoluent ses protagonistes, comme englués dans une toile d'araignée géante.









Melton est la petite ville de province par excellence, avec sa grande rue principale et ses commerces. Mais alors que les New-Yorkais pensaient que c'était du tout cuit, l'efficacité et la rapidité de ses habitants et de sa police vont leur être fatals. C'est la vengeance du western sur le film noir.

vendredi 11 novembre 2011

le coup de l'escalier













ODDS AGAINST TOMORROW (Le coup de l'escalier) est réalisé en 1959 par Robert Wise sur un scénario d'Abraham Polonsky et de Nelson Gidding. Le film fut produit par Wise et par Harry Belafonte qui choisit lui-même Polonsky pour l'écrire, mais comme il avait été blacklisté ce fut le nom de John O. Killens, un écrivain noir ami de Belafonte qui apparut au générique original. C'est le premier film noir mettant un personnage de noir au premier plan. La même année était aussi sorti THE WORLD, THE FLESH AND THE DEVIL de Ranald MacDougall dans lequel Belafonte tenait aussi un rôle déterminant mais c'était un film de science-fiction. Alors qu'il est l'archétype des films de casse foireux, celui que Jean-Pierre Melville se targuait d'avoir vu 120 fois et dont on retrouve la trace dans ses meilleurs films, c'est avant tout un film sur la préparation, la maturation, la mise en place et l'attente précédant le casse proprement dit. Et c'est pourtant un film à la mise en scène résolument moderne, sans fondu-enchaîné ni fondu au noir, comme l'explique très bien Roland Lacourbe dans "L'enfer est à eux", le documentaire en bonus sur l'édition Wild Side, et qui donne aussi la parole à Daniele Grivel, l'autre auteur du Robert Wise paru en 1985 chez Edilig.