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lundi 28 octobre 2013

enfance plagiée...

Je viens de voir THE SOUND OF MUSIC et ce n'est donc qu'aujourd'hui, alors que j'ai quarante six ans bien trempés, que j'ai découvert que les concepteurs de la fameuse publicité chantée pour la purée Mousline de 1978 avaient outrageusement pompé la chanson Do Re Mi chantée par Julie Andrews et les enfants Von Trapp sur une musique de Richard Rogers de 1965 !
Donc la pub…


… et la chanson du film !

vendredi 2 mars 2012

la garçonnière

Dernier film en noir et blanc à remporter l'oscar du meilleur film en 1961 (jusqu'à THE ARTIST !), THE APARTMENT est réalisé en 1960 par Billy Wilder sur un scénario coécrit avec son complice I.A.L. Diamond.

Le film met en scène un comptable d'une compagnie d'assurance newyorkaise, CC Baxter interprété par Jack Lemmon. Il avait déjà été dirigé par Wilder dans SOME LIKE IT HOT (1959) et le sera encore dans IRMA LA DOUCE (1963), THE FORTUNE COOKIE (1972), AVANTI! (1974), THE FRONT PAGE (1974) et pour son dernier film, BUDDY BUDDY (1981).

Pour son malheur, Baxter loue un appartement près de Central Park qu'il prête, bien malgré lui, à quelques cadres de sa compagnie qui y amènent leurs conquêtes et lui font miroiter un avancement. L'un d'eux est joué par Ray Walston que l'on verra dans KISS ME STUPID!

Baxter, célibataire ne pouvant guère profiter de sa "garçonnière", et dont les voisins pensent qu'il est un homme à femmes, est en fait secrètement amoureux de Fran Kubelik (Shirley MacLaine), une des employées des ascenseurs de la compagnie dans laquelle il travaille. Lemmon et MacLaine se retrouveront ensuite dans IRMA LA DOUCE.

Mais ce qu'il ignore c'est que son patron, Sheldrake, a déjà une relation extra-conjugale avec Miss Kubelik. Comme il finit par avoir sa promotion, il lui prête tout naturellement sa clé. Sheldrake est interprété avec cynisme par Fred MacMurray, lequel avait, en 1944, tourné dans DOUBLE INDEMNITY de Wilder, ce chef-d'oeuvre de film noir.

Baxter découvre le pot-aux-roses grâce au miroir brisé de Miss Kubelik qu'il reconnaît comme étant l'objet qu'il avait trouvé chez lui et rendu à Mr Sheldrake. Il en est dévasté.

Le soir du réveillon de Noël, alors qu'il a dû prêter son appartement à Sheldrake, il va boire dans un bar où il rencontre une femme esseulée (Hope Holiday vue dans IRMA LA DOUCE).

 Mais lorsqu'il arrive avec elle chez lui il découvre, dans son lit, Miss Kubelik qui vient d'absorber des sommifères parce qu'elle a compris que Sheldrake n'allait jamais divorcer. Baxter fait appel à son voisin, le Dr Dreyfuss (très bon Jack Kruschen) pour la sauver in extremis sans avouer qui est le véritable responsable de son geste.

Deux jours durant il s'occupe d'elle. Il lui prépare même un repas italien, ce qui donne lieu à une démonstration de l'utilité d'une raquette en guise de passoire. Mais le repas est avorté lorsque le beau-frère de Fran débarque et frappe Baxter après avoir appris l'histoire des somnifères.

Le soir du réveillon de la Saint Sylvestre, Baxter refuse de prêter sa clé à Sheldrake qui a été mis à la porte de chez lui par sa femme, et il quitte la compagnie. Alors qu'il est en train de faire ses cartons pour déménager il a la surprise de voir débarquer Fran qui, peu avant, a appris son geste.
"Do you hear what I've said Miss Kubelik ? I absolutely adore you !
– Shut up and deal"

jeudi 1 mars 2012

teaser



En attendant le post de demain sur le film, la bande-annonce et la fin pour vous faire patienter...

samedi 31 décembre 2011

paris blues (suite)


Un des grands mérites du film est de montrer deux personnages blanc et noir collaborant sur un même pied d'égalité, Bowen ayant besoin de l'assentiment et des conseils de Cook pour composer. Cette scène qui intervient après un mouvement de caméra somptueux partant des toits de Paris pour descendre dans la rue puis dans la cave marque déjà le fait que le film va concerner des musiciens de jazz sans être un musical.

Marie Seoul, la propriétaire du cabaret et maîtresse  de Ram, est jouée par Barbara Laage.


C'est le grand Louis Arsmstrong qui n'hésite pas à se parodier en incarnant Wild Man Moore.


Une des cartes postales du film que j'aime bien car elle illustre un Paris qui n'existe plus vu que le couple mange une soupe à l'oignon dans un café des Halles...


Comme le fait remarquer François Guérif (ou Gilles Mouëllic ?) dans l'excellent documentaire qui accompagne l'édition dvd de Wild Side Video, on retrouve le couple blanc dans le lit de Bowen (ça reste prude cependant) alors qu'on ne voit jamais le couple noir à l'hôtel, comme si montrer leur sexualité était un trop grand tabou.


La fameuse scène de la dispute à propos de l'engagement où les deux comédiens sont excellents. Leurs positions se comprennent aisément. Je trouve qu'ils ont beaucoup de classe.



Un des exemples des magnifiques décors d'Alexandre Trauner...

paris blues


PARIS BLUES est réalisé en 1961 par Martin Ritt sur un scénario de Walter Bernstein, Irene Kamp, Lulla Rosenfelfd et Jack Scher. Paul Newman y est Ram Bowen. Il était en fait doublé par Murray McEachern. Il avait déjà été dirigé par Ritt dans THE LONG, HOT SUMMER en 1958. Il retournera encore pour lui dans HUD (1963), THE OUTRAGE (1964) et HOMBRE (1967).


Sidney Poitier dans le rôle d'Eddie Cook, doublé par Paul Gonsalves. Il avait tourné avec Ritt dans son premier film, EDGE OF THE CTY en 1957.


Serge Reggiani est Michel 'Gypsy' Devigne, le clone tacite de Django Reinhardt qui a aussi la lourde tâche d'incarner le stéréotype du musicien drogué. Aucun chauvinisme de ma part mais je remarque que dès cette époque bien des jazzmen étatsuniens étaient drogués jusqu'aux yeux (à commencer par Charlie Parker) mais qu'on réserve le rôle au titi parisien...

Diahann Carol est Connie et Joanne Woodward est Lilian. Elles vont toutes les deux logiquement tomber amoureuse, respectivement, d'Eddie et de Ram. Le film propose tout de même deux moments d'incertitude raciale au début, pour bien montrer qu'on est à Paris : dans le train, quand Newman drague Carol puis dans la rue quand ce dernier lui reproche de ne pas vouloir le suivre. Cette question raciale reviendra de manière lancinante grâce au personnage de Connie qui est une militante des droits civiques. Pour l'anecdote, Diahann Carol joue encore et c'est elle qui incarne la sympathique hôtesse qui offre le logis et les vêtements au  personnage de Neal dans White Collar.

vendredi 23 décembre 2011

les cheyennes (4)





L'épisode de Dodge City intervient comme une respiration, pour soulager la tension des spectateurs. On y retrouve Elizabeth Allen en entraîneuse susceptible, Judson Pratt en maire expansif, James Stewart en Wyatt Earp et Arthur Kennedy en Doc Holliday.





Caroll Baker avait joué avec Widmark, Malden et Stewart dans HOW THE WEST WAS WON en 1962. Elle joue ici l'indestructible institutrice quaker qui va connaître les souffrances des Cheyennes en les accompagnant dans leur marche. J'aime beaucoup ce geste tendre sur l'épaule.

jeudi 22 décembre 2011

les cheyennes (3)






Le film montre toute une gamme de militaires, tous appartenant à l'US Cavalry, qui va du sergent poivrot polonais joué par Mike Mazurki, en passant par le major Braden interprété par George O'Brien, sans oublier l'intrépide lieutenant Scott qui veut tant tuer des indiens, joué par Patrick Wayne, le fils de son père, et qui changera d'avis au cours de la longue traque. Mais mes préférés sont deux modèles antinomiques, celui de l'humanité raisonnable incarné par Richard Widmark qui joue le capitaine Archer, et celui de l'obéissance aveugle du prussien capitaine Wessels interprété par Karl Malden. Le regard halluciné qu'il a en découvrant les victimes dues à la fuite des Cheyennes est un moment terrible. 







Derniers mots : le journal parle de 29 soldats tués alors que ce n'était que 9, et la voix-off raconte que le chiffre grimpa jusqu'à 59. Lorsque le tavernier voit arriver la troupe menée par Archer il change son prix en le doulant !