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lundi 5 novembre 2012

horrorgami




Marc Hagan-Guirey créé des maquettes en papier de fameuse maisons de films d'horreur qu'il appelle des horrorgami. Il les présente en ce moment à la  Gallery One And A Half  de Londres jusqu'au 14 novembre. 

samedi 25 février 2012

la féline

Réalisé en 1942 par Jacques Tourneur sur un scénario de DeWitt Bodeen et produit par Val Lewton, THE CAT PEOPLE fut tourné vite (en trois semaines), pour une bouchée de pain (la RKO était alors au seuil de la faillite) et rapporta un succès inattendu (près d'un million de dollars de profit). C'est ce qui entraîna, deux ans plus tard, la réalisation, par Robert Wise, de THE CURSE OF THE CAT PEOPLE avec les mêmes comédiens.

Simone Simon, jeune ingénue française qui tenta une brève carrière américaine, incarne Iréna Dubrovna, une immigrée serbe travaillant dans la mode, qui tombe amoureuse d'un architecte, Oliver Reed (Kent Smith). A noter que leur rencontre se déroule au zoo, devant la cage des panthères.

Mais, comme elle le lui raconte chez elle où elle l'a invitée à boire le thé, elle est hantée par les légendes de son pays, et de son village, à propose de femmes-chats démoniaques jadis chassées par un roi catholique dont elle a une statue en bronze.

Peu de temps après ils se marient, même si leur relation est rendue peu banale du fait qu'Iréna refuse que son mari l'embrasse (a fortiori qu'ils partagent leur lit) de peur que, selon les légendes, elle ne se transforme ensuite en chat et le tue. Lors d'une soirée au restaurant, une mystérieuse femme à l'allure féline (Elisabeth Russell) s'adresse à elle en serbe et l'appelle "soeur", ce qui trouble Iréna.

Du coup, Oliver décide de l'envoyer consulter un psychiatre, le Dr Judd (Tom Conway) qui l'hypnotise et découvre qu'elle est profondément persuadée que ses légendes sont vraies.

De son côté Oliver est de plus en plus déconcerté et désemparé et s'en ouvre à sa collègue et amie, Alice (Jane Randolph) qui l'aime en secret. Notez qu'elle fume avec assurance.

Peu à peu, Iréna devient jalouse d'Alice, ce qui provoque sa transformation et l'amène par deux fois, dans la rue et à la piscine, à la suivre et à l'effrayer. Le travail sur la lumière, mais aussi le son est fantastique et contribue à créer une véritable ambiance angoissante. Dans la rue, le bruit des talons d'Iréna suit celui des talons d'Alice jusqu'à ce qu'on n'entende plus que ceux d'Alice. Dans la piscine, le jeu d'ombres et un feulement suffisent à créer la peur.

Oliver comprend qu'il a été comme envoûté et n'aime pas Iréna (ou bien est-il juste frustré de ne pas pouvoir consommer son mariage ?) et lui annonce qu'il aime Alice et veut divorcer. Après lui avoir dit de partir elle griffe un coussi du canapé avec ses ongles d'une façon très féline.

Le Dr Judd est de son côté tombé amoureux d'Iréna et ne croyant pas aux légendes ni aux mises en garde d'Alice, décide de l'attendre un soir et l'embrasse. Erreur fatale qui lui coûte la vie, mais aussi celle d'Iréna puisqu'il la blesse mortellement à l'aide de sa canne épée. Elle réussit à aller jusqu'au zoo, libère la panthère et tombe sur le sol devant sa cage. Lorsqu'Alice et Oliver arrivent ils trouvent un cadavre de panthère transpercé par la lame de la canne du Dr Judd...

dimanche 1 janvier 2012

doomsday










DOOMSDAY est le troisième film écrit et réalisé par Neil Marshall. Je dois reconnaître que mon côté trouilleux et claustrophobique m'a jusqu'ici empêché de voir son THE DESCENT mais je finirai bien par le voir tant je me régale à chaque fois de l'inventivité, de la créativité et de l'enthousiasme de ce réalisateur dont j'ai aussi beaucoup aimé son CENTURION. Or donc, DOOMSDAY est à nouveau un mélange des genres comme il se plait à en faire : film d'infectés, film de prison (les clins d'oeil à ESCAPE FROM NEW YORK sont nombreux), film post-apo (Glasgow version MAD MAX 2 et le reste de l'Ecosse version médiévale), film d'action/guerre, et j'en passe. On pourrait objecter qu'à trop vouloir tout traiter Marshall se perd en route mais je crois qu'il a surtout la volonté de distraire son spectateur et de lui en donner davantage. Merci Neil !
Alors on retrouve aussi une partie de l'équipe de DOG SOLDIERS, Emma Cleasby joue la mère d'Eden, Sean Pertwee ne s'en sort pas mieux, tout comme Chris Robson et Leslie Simpson ; seul Darren Morfitt s'en tire à la fin. On retrouve aussi quelques uns de mes acteurs anglais préférés tels que Bob Hopkins, Alexander Siddig ou encore l'excellent Adrian Lester qui joue le sergent Norton. Je n'oublie pas non plus les méchants de service, David O'Hara, Malcolm McDowell et Craig Conway même si ce dernier seulement arrive à être crédible grâce à son jeu exubérant. Et je découvre que c'est lui qui jouait le campeur au début de DOG SOLDIERS !

lundi 5 décembre 2011

wolfen (4)











Les effets spéciaux,  visuels comme sonores couplés à la musique rendent très efficace la partie du film dans laquelle on ne voit pas les loups, renouant ainsi avec une vieille tradition du film d'horreur basé sur  les ambiances. A noter la présence, parmi les victimes, du grand, au sens propre comme figuré, Tom Noonan, l'un de mes seconds rôles favoris.

samedi 3 décembre 2011

wolfen (2)


Le souci du détail du documentariste est sensible dans la séquence de la morgue où la caméra de Wadleigh se promène un peu partout avec une curiosité assez morbide et d'une manière qui nous semble bien éloignée du glamour high tech qui entoure désormais ce lieu familier aux habitués de films/séries policières. 

La salle de contrôle de l'officine ESS qui a des moyens que n'a pas la police newyorkaise, mais dont le patron est à tu et à toi avec le Maire et le Commissaire de police. C'est curieux d'observer combien le film insiste sur cet écart existant entre les moyens des flics du NYPD (de pauvres tableaux et une pathétique machine à écrire) et ceux de cette société.


L'affichette (qui existe aujourd'hui encore en autocollant à coller derrière sa voiture) porte le slogan de la National Rifle Association, le lobby des armes à feu longtemps incarné par Charlton Heston.



Le chat qui fait bondir Diane Venora dans une scène. J'avais en son temps sursauté aussi mais là je l'ai vu venir à la seconde près. Reste que j'aime bien l'idée que son personnage ait un chat.