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samedi 17 mars 2012

open range (suite)









Tandis que Boss et Charlie s'occupaient des quatre types masqués, leur camp est attaqué : Mose est abattu et Button est blessé et laissé pour mort. Boss et Charlie retournent en ville pour le faire soigner et pour régler leur compte au marshal et aux hommes de Baxter. Ils sont aidés par le Percy, le palfrenier (formidable Michael Jeter), mais aussi, plus tard, par des citoyens de la ville encouragés par l'exemple des deux cow-boys. L'agonie de Baxter est pathétique. Après des hésitations (on lui mettrait des claques), Charlie comprend que sa place est auprès de Sue et il revient vers elle la demander en mariage.

jeudi 15 mars 2012

open range







OPEN RANGE est le troisième film de Kevin Costner réalisé en 2003 sur un scénario de Craig Storper. Comme les deux précédents, c'est un western, qui rend ici hommage aux cow-boys qui traversaient le pays pour acheminer leur troupeau à une époque révolue où il n'y avait pas de barbelés et où la vaine pâture était la norme. Signe des temps, Costner a dû aller tourner au Canada pour trouver des espaces suffisamment vastes et vierges pour en faire son Montana de 1882. Son film est aussi un hommage à une certaine idée du western, âpre et juste, où la violence est toujours sous-jacente mais où les règles et le savoir-vivre existent aussi encore. 
Boss Spearman est le véritable héros du film. Il est joué par le génial Robert Duvall qui, à 71 ans à l'époque du tournage, prouve qu'il est l'un des meilleurs acteurs de sa génération. Il joue tout en économie et quand il se lâche (son monologue dans le saloon), il a des éclats shakeasperiens. Sa performance m'a rappelé celle de Broken Trail, ce téléfilm dans lequel il jouait un personnage similaire et dont je vous reparlerai un jour. 
L'autre héros, c'est bien sûr le taciturne Charlie Waite joué par Costner lui-même. Je n'arrive guère à être objectif en ce qui le concerne tant j'ai toujours été fan, mais là, force m'est de souligner qu'il y livre sa meilleure performance, toute en force et fragilité à la fois.
Et puis il y a Annette Benning. Elle est Sue Barlow, la soeur du docteur de la ville, celle qui va prendre soin de Mose (Abraham Benrubi) et de Button (Diego Luna), mais qui va surtout tomber amoureuse, enfin, de Charlie qui ressent les mêmes sentiments mais aura du mal à les avouer.  Elle est merveilleuse de beauté et de sensualité, jusqu'à ses petites rides et son air fatigué. Elle incarne une figure de femme indépendante, sûre d'elle et de ses sentiments, qui a trop longtemps réprimé son besoin d'aimer et s'ouvre absolument devant cet homme inattendu et inespéré. Elle est aussi la preuve, comme l'était Mary Steenburgen dans IN THE ELECTRIC MIST de Tavernier, que la beauté n'échappe pas aux femmes après trente ans. Rien que pour elle, ce film est irremplaçable.
Enfin, il y a les méchants. Je passe vite sur le marshal corrompu joué par James Russo car, disons le, son personnage est à peine esquissé et assez caricatural. Je lui préfère celui de Denton Baxter incarné par Michael Gambon, ce formidable comédien irlandais. Il est ce rancher qui abhorre les cow-boys adeptes de l'open range et prêt à tout pour défendre son bien avec une sauvagerie qu'il contient de moins en moins, surtout dans la dernière partie du film. On pourrait objecter que son personnage n'est pas non plus beaucoup creusé, mais il n'est pas l'un des plus importants, juste une nuisance que Boss et Charlie doivent éliminer.
A noter que si le film reçut de bonnes critiques, il n'eut qu'un succès modeste en salles à domicile, tout comme chez nous où il passa assez inaperçu. Costner devait s'en douter car, avec ses deux autres producteurs, il dût mettre son argent personnel dans le budget du film, preuve qu'on ne misait plus trop alors sur ce genre de projet. Les choses ont bien changé depuis.

jeudi 6 octobre 2011

danse avec les loups (encore)

Le capitaine Cargill (Michael Horton) qu'on découvre dans la version longue et dont les scènes avaient été coupées pour la sortie en salle. On comprend qu'il a attendu très longtemps, trop. On ne le revoit plus après son départ de Fort Sedgewick mais, lors de l'assaut des Pawnees contre les Sioux, l'un des guerriers arbore le même manteau, très probablement pris sur sa dépouille...
La piètre qualité de l'installation de fort Sedgewick est, je pense très vraisemblable mais aussi très consternante pour le spectateur qui a grandi avec des représentations beaucoup plus élaborées, ne serait-ce que dans les films de Ford...
L'arrière-cour, pour ainsi dire, du Fort, là où en l'absence de toute discipline et de toute considération quelconque, les soldats ont laissé s'entasser leurs déchets et autres dépouilles de matériels hors d'usage. Cette image revient en fait plus tard, sous une autre forme, dans la scène (elle aussi seulement dans la version longue) où Kicking Bird amène son ami dans un lieu sacré qu'ils découvrent souillés, transformé en dépotoir à ciel ouvert, par des chasseurs de fourrures animales...
L'os marquant la cache d'armes de Dunbar : qu'il ait l'idée d'utiliser les armes des Blancs pour aider ses nouveaux frères sioux contre les Pawnees montre bien combien Dunbar a évolué et comment il ne pourra plus dès lors revenir en arrière..
Cette vue, fugitive, de l'intérieur de la baraque de Dunbar est intéressante au sens où elle permet de relativiser le confort nécessaire mesuré en termes d'objets plus ou moins nécessaires comme ce grand miroir. Lorsque Dunbar décide de quitter le Fort, tout ce qu'il emporte tient sur son cheval, autant dire pas grand'chose. Cela dit, c'est un cavalier, et en ce sens il est déjà, dans l'esprit, proche des Sioux qui sont aussi des cavaliers. Ce qui me fait penser à cette scène, que j'ai mis du temps à comprendre, dans laquelle on le voit hésiter à mettre sa selle ou non à Cisco, finissant par y renoncer. A l'indienne, donc.
Le sergent Bauer (Larry Joshua) qui symbolise à lui seul la bêtise des Blancs et le racisme anti-Indien ordinaire. Il ne connaît que la brutalité....

bonus : Two Socks qui apprivoise Dunbar et devient son totem, passeport pour devenir un vrai Sioux...






mercredi 5 octobre 2011