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jeudi 15 septembre 2011

la charge fantastique (fin)



La confrontation tragique entre Custer et Sharp, l'opposition de deux logiques, celle du militaire honorable et celle du capitaine d'industrie sans éthique. Je repense aussi à cette scène, plus tard, où Custer veut renvoyer Butler au Fort au prétexte qu'il est Anglais et non Américain et où celui-ci lui répond que les seuls vrais Américains sont de l'autre côté de la colline et ont des arcs et des plumes. Etonnant de se dire qu'on est en 1941.


Le médaillon attaché à la montre de Custer qu'il veut laisser derrière lui car il sait qu'il va mourir.

L'ultime baiser des époux Custer et de Flynn/de Havilland. Il y a une réelle chaleur dans cette étreinte comme s'ils pressentaient que, pour eux aussi, c'était la dernière fois qu'ils s'embrassaient.
Custer sorti, sa femme s'effondre, comme dans un mélo muet : c'est une scène parfaite.


Le désastre de Little Big Horn : trois comédiens périrent au cours du tournage du film, un record du genre. C'étaient Jack Buldog, George Murphy et Bill Mead – ce dernier au cours de la charge finale.

mercredi 14 septembre 2011

la charge fantastique (resuite)

Charley Grapewin dans le rôle de California Joe aux côtés d'Olivia de Havilland...

La rencontre entre Crazy Horse et Custer qui n'eut en fait jamais lieu en réalité...

Le beau et fier Anthony Quinn dans le rôle du chef sioux Crazy Horse. Il était Mexicain, mais la majorité des Indiens à l'écran, hormis seize vrais Sioux, étaient des saisonniers philippins !





mardi 13 septembre 2011

la charge fantastique (suite)


Catapulté Brigadier General par accident Custer prend la tête des volontaires du Michigan lors d'un épisode fameux de la Guerre de Sécession et obtient un succès inespéré qui le propulse vers la gloire. Cette idée fut d'ailleurs reprise par Blake Edwards dans The Party puisque c'est ainsi que Bakshi se retrouve invité (vers 7'25 environ de la vidéo)



C'est donc auréolé de cette gloire militaire qu'il revient à Monroe épouser Elizabeth Bacon...


Huitième et ultime collaboration entre Errol Flynn et Olivia de Havilland, c'est aussi la plus réussie.
Les moments d'émotion qu'elle parvient à faire passer sont digne de l'époque du muet...

La montre qu'on reverra et qui symbolise leur amour et la réussie militaire de Custer.

lundi 12 septembre 2011

la charge fantastique


Réalisé en 1941 par Raoul Walsh sur un scénario de Wally Kline et d'Æneas MacKenzie, c'est le grand classique du western et l'un des meilleurs films d'Errol Flynn même s'il c'est une hagiographie absolument invraisemblable et en aucun cas rigoureuse sur le plan historique.


Errol Flynn imposa Raoul Walsh au studio car il en avait soupé de Michael Curtiz ; ils s'entendirent très vite, lui l'appelant "uncle" et l'autre le considérant comme si c'était son fils. Et cette alchimie se voit à l'écran.


La première partie du film est une comédie inattendue dans laquelle on découvre combien le jeune Custer était un paresseux, indiscipliné, fougueux et irresponsable jeune homme pénétré de sa grandeur et d'une ambition irrépressible. On découvre aussi que Flynn avait un don pour la comédie et pour faire rire à ses dépens. La scène avec Sydney Greenstreet dans le rôle du général Scott est un grand moment et une véritable publicité pour les bienfaits des oignons.


Arthur Kennedy incarne tout au long du film la figure du fourbe, l'ancien compagnon de West Point, jaloux et orgueilleux, qui n'aura de cesse de contrer Custer mais finira par se rédimer sur le champ de bataille.
Flynn en faisant des caisses alors que son personnage n'a été que légèrement blessé à l'épaule...


Hattie McDaniel est Callie, la servante noire des Bacon, c'est une figure historique d'Hollywood, mais aussi d'une certaine façon de penser la place des noirs au cinéma...

lundi 9 mai 2011

aventures en birmanie (suite)

Raoul Walsh débuta à Hollywood en 1913. C'est, avec Michael Curtiz, le réalisateur qui dirigea le plus Errol Flynn puisqu'ils avaient travaillé ensemble sur THEY DIED WITH THEIRS BOOTS ON (1941), puis sur DESPERATE JOURNEY et GENTLEMAN JIM (1942), NORTHERN PURSUIT (1943), UNCERTAIN GLORY (1944) et qu'ils collaboreront encore sur SILVER RIVER (1948).
A noter que Henry Hull qui joue le journaliste embedded (comme quoi ça a toujours existé) était un vétéran de 54 ans alors qui avait déjà été dirigé par Walsh dans HIGH SIERRA et COLORADO TERRITORY.









aventures en birmanie

"All right, boys, no Hamlets in the jungle."
(Raoul Walsh à ses acteurs)

OBJECTIVE, BURMA! est réalisé en 1945 par Raoul Walsh sur un scénario de Ranald MacDougall et Lester Cole. C'est à la fois un des plus beaux (sur le plan de la cinématographie, du cadrage et de la photographie de James Wong Howe) et des plus décriés des films de guerre. En effet, il s'inscrit dans la droite ligne de toute une floppée de films donnant aux forces états-uniennes une prédominance qu'elles n'avaient pas eu. C'est ainsi que cette opération de sabotage de radar japonais servant de préalable à l'invasion de la Birmanie par les Alliés fut en réalité menée par des forces australo-britanniques. Du coup, au bout d'une semaine, le film fut interdit en salle en Grande-Bretagne en raison du ressentiment des vétérans. Ironie du sort, ce film à la gloire des paratroopers yankees (quasi documentaire pour tout ce qui est technique militaire) fut écrit par Leslie Cole qui fut blacklisté dix ans plus tard, comme quoi.
Reste que le film, censé se dérouler dans la jungle birmane, fut en fait tourné dans l'arboretum et le Jardin botanique de Los Angeles et en utilisant des images filmées par l'armée américaine. Le souci du détail (les plaquettes de sel et d'Atabrine) n'empêchent pas les incohérences nombreuses, sans parler de ce cadavre japonais dont un pied bouge encore, mais le film est globalement splendide et donne la part belle aux personnages auxquels on s'attache vite. Ce qui étonne aussi, c'est l'inhabituelle durée du film : 2h20 qui passe cependant sans que l'on s'en rende compte. A (re) découvrir.