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mercredi 8 septembre 2010

la femme en ciment

                       "Lieutenant, the law works for the law. Tony Rome works for money, that makes him easy to trust."

THE LADY IN CEMENT est réalisé en 1968 par Gordon Douglas pour profiter du succès de TONY ROME. La recette est identique au pote policier, au jeu et au bateau prêt. C'est d'ailleurs de là que part l'histoire lorsque Rome découvre le corps d'une mystérieuse blonde, au fond de l'océan, les pieds dans un bloc de béton. Plus tard, il est engagé pour retrouver une femme qui est, ou pas, cette blonde en ciment, par une force de la nature interprétée par Dan Blocker. Cet acteur de westerns télévisés (dont Bonanza dont on entend le thème dans le film !) est le père de Dirk Blocker (l'éternel Bragg des Têtes brûlées)
Autre second couteau épatant, Dany Yale, le patron gay de Jily's est interprété par Frank Raiter, un ami de Sinatra et de Lawford, (et qui joue aussi dans THE DETECTIVE).
Et puis il y a aussi la poitrinaire Raquel Welch qui était alors entre deux westerns (BANDOLERO et 100 RIFLES).










dimanche 5 septembre 2010

tony rome

Dans son bateau, Tony Rome se sort une Bud de la glacière et se la tape. Il est dans la marina de Miami dont la skyline clairsemée tranche avec celle qui nous a été rendue familière par CSI: Miami et Dexter. Nancy Sinatra chante la chanson écrite par Lee Hazelwood.
C'est le début de TONY ROME, polar ensoleillé de 1967 réalisé par Gordon Douglas (le créateur de THEM! en 1954 et de IN LIKE FLINT en 1967). C'est Frank Sinatra qui interprète ce privé désinvolte (et il reprendra le rôle l'année suivante dans THE LADY IN CEMENT).
Autour de lui, Richard Conte en inspecteur désabusé, la plantureuse Jill St John, la jeune Sue Lyon (rescapée de LOLITA) et une Gena Rowlands comme je ne l'avais jamais vue. Simon Oakland joue le client et il est marmoréen.
Sinatra, 52 ans au compteur alors, traîne sa nonchalance calculée avec efficacité.

ps : une réplique entendue au début du film est assez savoureuse : "Somebody'll squeeze something out of Tony the day Georgia elects a black governor." A ce jour, pas de gouverneur noir élu et celui de l'époque, Lester Maddox, était un fervent ségrégationniste !







mardi 27 juillet 2010

je dois tuer

SUDDENLY [Je dois tuer] est un film de série B dont je n'avais jamais entendu parler.
Réalisé en 1954 par Lewis Allen sur un scénario original de Richard Sale, le film raconte comment le shériff d'un bled (Suddenly) interprété par Sterling Hayden (le héros de JOHNNY GUITAR de Ray) déjoue une tentative d'assassinat du Président des Etats-Unis dirigée par Frank Sinatra !
Le film est entouré d'une aura mystérieuse car on critiqua alors beaucoup une histoire avec un tel sujet alors que, dix ans plus tard, ce fut Dallas. Et, justement, la rumeur voudrait que, quelques jours avant le fameux jour, Lee Harvey Oswald aurait vu ce film ! Le personnage de psychopathe joué par Sinatra se révèle être un ancien soldat (comme Oswald) décoré pour avoir tué 27 soldats allemands lors d'une action. La manière dont il vante les mérites de son fusil militaire est de fait assez troublante. Et puis Sinatra sortait d'un grand succès (grâce à sa prestation dans FROM HERE TO ETERNITY, Tant qu'il y aura des hommes de Fred Zinneman) alors on s'étonne de le voir jouer le mauvais garçon qui se vante de ne pas avoir de sentiments.
Le rôle de la veuve assez dogmatique (anti-armes, pacifiste parce que son mari est mort au front) est joué par Nancy Gates qui est en permanence à la limite de l'effondrement.
La musique, enfin, est signée David Riskin qui avait déjà composé celle de THE BAD AND THE BEAUTIFULl en 1952 et composera encore celle de TWO WEEKS IN ANOTHER TOWN en 1962, deux magnifiques films de Minelli.Le film est publié par Wild Side Films.










mercredi 30 juin 2010

la proie des vautours (bis)

"Learn to cook !"
Film de mecs aimant la guerre, l'alcool et les filles pas trop compliquées, NEVER SO FEW est avant tout un film d'acteurs même si la nature luxuriante, décor naturel ou de studio, est aussi un personnage à part entière. Outre Sinatra, affublé au début d'un bouc qui vaut le détour, et qui tournait à la pelle en cette fin d'années 50, on rencontre Peter Lawford (Travis, le toubib idéaliste) qui jouera avec Frankie l'année suivante dans OCEAN'S ELEVEN (de Lewis Milestone avec aussi Dean Martin et Sammy Davis Jr.), Richard Johnson (De Mortimer) qui loin d'être mort joue encore pour la télévision britannique, Mc Queen et Bronson, sans oublier les inévitables (quoique non crédités) Mako et James Hong !






mardi 29 juin 2010

la proie des vautours

NEVER SO FEW [La proie des vautours, 1959] est un étonnant film de guerre réalisé par John Sturges  (qui mit aussi en scène, la même année, un western avec Kirk Douglas, LAST TRAIN FROM GUN HILL). Il ne réalisera qu'ensuite ses grands succès (que sont THE MAGNIFICENT SEVEN et THE GREAT ESCAPE, deux films) dans lesquels il donnera une place importante à Steve McQueen et Charles Bronson qui ne tiennent ici que des seconds rôles. De fait le film n'est rien d'autre qu'un véhicule au seul bénéfice de Frank Sinatra, d'où aussi la présence de Peter Lawford, un autre du ratpack de Las Vegas; mais aussi de Gina Lolobrigida en alibi romantique pour humaniser un personnage trop âpre. Car le film est aussi le récit d'un épisode méconnu de la Seconde Guerre mondiale (évoqué à sa manière par Milius dans son FAREWELL TO THE KING en 1989 d'après un livre de Pierre Schoendorfer) à savoir l'assistance militaire apportée aux rebelles Kachins en Birmanie sous l'égide de l'O.S.S., l'ancêtre de la CIA.