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vendredi 1 juillet 2011

l'oeil du monocle (suite)

"J'aimerais vous dire que je vous aime, que cela ait l'air vrai…
– Allons, voyons, pas de dépression !"


En toutes circonstances, même quand abat un ennemi, le Monocle (Paul Meurisse) garde sa maîtrise.



Ensuite, dans sa voiture il s'ouvre une bouteille de champagne : John Steed lui a donc tout piqué !


Il peut compter sur son bras droit, le sergent Lucien Poussin (Robert Dalban) pour lui prêter main forte.


Le Monocle fait de l'effet aux femmes et il en est conscient. La belle Diana (Gaia Germani) ne lui résiste pas et va trahir aussi bien Anglais que Soviétiques pour le protéger.


Mais il sait aussi ménager ses amitiés, y compris lorsqu'il s'agit d'un agent allemand : ici Erika (Elga Andersen) déjà vue dans le précédent épisode, LE MONOCLE NOIR, sous le nom de Martha.


Surtout, Le Monocle, en Français racé, sait profiter des plaisirs épicuriens : il fume le cigare, commande du caviar et du champagne au restaurant et soigne son discours.


Il parvient même à garder son prestige en dansant avec une inconnue (ici Barbara Brand) ou en dansant la nage indienne pour distraire ses ennemis...

jeudi 30 juin 2011

l'oeil du monocle

"Vous vous laissez avoir par un SS en retraite maintenant !"

L'OEIL DU MONOCLE est réalisé en 1962 par Georges Lautner sur un scénario qu'il a coécrit avec Jacques Robert et le colonel Rémy. C'est cet ancien résistant, Gilbert Renault, qui créa le personnage du monocle dans son roman, Le monocle noir.
C'est le deuxième épisode de la trilogie car il y eut ensuite LE MONOCLE RIT JAUNE en 1964. Entre temps, le personnage fit une apparition "à l'américaine" dans LES TONTONS FLINGUEURS, film dans lequel on retrouve aussi bien Henri Cogan (Archiloque), Paul Meurcey (Schlumpf) que l'excellent Robert Dalban (Poussin).
Le Monocle c'est bien entendu Paul Meurisse qui reprend le rôle du Commandant Théobald Dromard avec une élégance et une auto-dérision toute britannique qui font du film une très sympathique parodie de James Bond, et en particulier du THUNDERBALL qui ne verra le jour que trois ans plus tard. Cela dit, le scénario lorgne plutôt du côté du film de pirates, avec trésor caché (qu'on ne verra jamais !) sur fond de guerre froide (et où sont donc les Américains ?) et de réminiscences de guerre mondiale.
Les dialogues, mais aussi les seules répliques du Monocle, font mouche à chaque fois, y compris quand ce dernier répond "N'importe quoi, comme d'habitude." au capitaine qui lui demande ce qu'il compte faire ! Un classique à redécouvrir et à faire connaître.





mardi 21 décembre 2010

les barbouzes

"La retraite, faut la prendre jeune.
– Faut surtout la prendre vivant … c'est pas dans les moyens de tout le monde..."


LES BARBOUZES est réalisé en 1964 par Georges Lautner sur un scénario de Michel Audiard et Albert Simonin.
Un an après LES TONTONS FLINGUEURS, il met à nouveau en scène l'insubmersible Lino Ventura ("J'me marre de tout, j'ai des goûts simples."), le lyrique Francis Blanche ("Ah ! souffrance, moment pénible…"), le patelin Bernard Blier ("Je pense qu'il serait temps, messieurs, de tenir le langage du bon sens."), auxquels s'ajoutent l'indestructible Jess Hahn ("Je paie cash et en dollars") et la séduisante Mireille Darc.
Production franco-italienne, le film fut tourné au château de Vigny dans le Val d'Oise et à Lisbonne. Le château a aussi servi de décor à plusieurs tournages (LE CAPITAINE FRACASSE, ON A RETROUVÉ LA SEPTIEME COMPAGNIE, L'ANIMAL, LA FILLE DE D'ARTAGNAN mais aussi à un clip de Rihanna) !
L'air de rien, le film se paye aussi le luxe de se foutre des Américains. Cela passe par un des boys d'O'Brien qui se trimballe un fusil à canon scié à la hanche comme McQueen dans Wanted: dead or Alive (Au nom de la loi) série de 1958-1961. Cela continue avec les échecs successifs du même O'Brien (le refus du dollar et de l'Atlantisme). Et cela se retrouve aussi dans la scène où nos barbouzes se retrouvent assiégés derrière une barricade comme les héros de 55 DAYS AT PEKING de Ray sorti l'année précédente !
Mais le film se moque surtout des espions et de la mythologie qui les entoure. J'en veux pour preuve le livre que lit Amarante dans son bain est Comment devenir agent secret de Rémy paru en 1963 chez Albin Michel. Rémy, alias Gilles Renault était un résistant fameux.