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lundi 16 août 2010

thirst

Ah ! la Corée du Sud ! depuis que les films de la péninsule ont commencé à traverser les océans et à écumer les festivals et, donc, à arriver ensuite en dvd (sans toujours passer par la case salle), le cinéma chinois et japonais ont de moins en moins d'attraît pour moi, à de rares exceptions. Attention ! je ne dis pas que je connais tout le cinéma sud-coréen, mais avec trois zigotos comme Bong Joo-ho (MEMORIES OF MURDER, THE HOST), Kim Ji-woon (THE GOOD, THE BAD, THE WEIRD) et, surtout, Park Chan-wook (J.S.A., SYMPATHY FOR MR. VENGEANCE, OLDBOY, I'M A CYBORG, BUT THAT'S OK) je tiens là des cinéastes doués, inventifs et particulièrement barrés. Comme je les aime quoi.
Park Chan-wook a reçu le prix du jury à Cannes avec son THIRST et j'imagine sans peine comment ce film a dû surprendre, désemparer et embarrasser le public cannois. Comme c'est un film coréen, ça ne pouvait pas être un film de vampires comme les autres. Et si l'on n'est pas dans l'esthétisme glacé et poétique de MORSE, on est cependant dans une autre dimension où un prêtre catholique défroqué devenu vampire suite à une expérimentation clinique se lance dans une relation adultérine tout en se nourrissant d'un malade dans le coma dans l'hôpital où il travaille. Et je n'en dirai pas plus, car j'en ai déjà trop raconté.
C'est un film sur la fascination, le désir (du sang mais aussi sexuel), la violence et la famille, bref tous les thèmes des Park Chan-wook avec ce je-ne-sais-quoi qui tient à la société coréenne et aux acteurs, dont, surtout, le génial Song Kang-hoo découvert dans MEMORIES OF MURDER et qui n'en finit pas de surprendre, film après film.
Un film à ne pas mettre sous tous les yeux, à déconseiller à tous les fans de TWILIGHT et autre Vampires Diaries (on est plus près de True Blood d'ailleurs), ou alors pour les ramener à la raison.






samedi 2 janvier 2010

JSA

GONGDONG GYEONGBI GUYEOK (Joint Security Area) était le quatrième film de Park Chan-wook mais c'est le premier qui le fit connaître au monde par l'ampleur de son succès au box-office sud-coréen. Depuis son auteur s'est rendu célèbre, et à Cannes, avec son dérangeant OLDBOY après avoir initié sa thématique revancharde avec son SYMPATHY FOR MR. VENGEANCE (Boksuneun naui geot) suivi de LADY VENGEANCE (que je n'ai pas encore vu). Et puis, récemment, il a réalisé cet ovni mi-romantique, mi-barré et très coloré qu'est I'M A CYBORG, BUT THAT'S OK (Saibogujiman kwenchana) avant de s'essayer avec THIRST (Bakjwi) au film de vampire (dont j'attends impatiemment la sortie en dvd !).


JSA est une histoire très coréenne dont l'action se situe dans la zone contrôlée par les armées du Nord et du Sud (sans oublier les Suisses et les Suédois !) à la frontière entre les deux Corée. Une enquêtrice de l'armée suisse d'origine coréenne est chargée d'enquêter sur un incident ayant entraîné la mort de deux soldats nord-coréens. A mesure qu'elle se heurte aux incohérences des récits et des résistances multiples, on découvre, via des flashbacks, la réalité de la situation.
La narration est servie par une mise en scène élégante et des comédiens impeccables. Parmi eux, j'en distingue trois : la Suissesse est jouée par la ravissante Lee Yeong-ae qui joua dans LADY VENGEANCE ; le sergent Lee est interprété par Lee Byung-hun vu dans A BITTERSWEET LIFE (Dalkomhan insaeng) de Kim Ji-woon (le réalisateur de l'excellent LE BON, LA BRUTE ET LE CINGLE) ; et puis il y a Song Kang-ho qui joue le sergent Oh : c'était le flic taré de MEMORIES OF MURDERS (Salinui Chueok) et le père dans THE HOST (Gwoemul) de Bong Joon-ho (mais il a aussi joué dans LADY VENGEANCE et THIRST de Chan-wook ainsi que dans Le BON, LA BRUTE ET LE CINGLE).

vendredi 30 octobre 2009

i'm a cyborg but i'm ok

Alors que THIRST, son film de vampire n'est toujours pas (jamais ?) sorti à Auxerre, j'ai trouvé SAIBOGUJIMAN KWENCHANA (2006) de Chan-wook Park en dvd.
C'est le réalisateur de OLDBOY (2003), l'un de mes films de vengeance préférés ; mais aussi, avec Joon-ho Bong (MEMORIES OF MURDER et THE HOST), l'un de mes réalisateurs coréens favoris.


L'histoire est assez inénarrable : Young-goon, une jeune fille persuadée d'être un cyborg de combat (sa la grand-mère, dont elle garde le dentier, pensait être une souris) est internée dans un HP où elle va rencontrer l'amour. Park filme ses psychotiques avec tendresse, de leur point de vue, et l'on finit rapidement par trouver consternant les médecins...

ps : ce soir, ne ratez pas le nouvel épisode des aventures de Nicolas Le Floch sur France 2, puis sur Arte, le premier des six épisodes de Jeux de pouvoir [State of Play], l'une des plus brillantes proudctions télévisuelles récentes !