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vendredi 17 juin 2011

dans les couloirs vides

Dans les couloirs vides
Seule mon ombre
Justifie le bruit de mes pas.

Hier après-midi, en préambule à l'ultime conseil de classe de cette année scolaire, je m'étais rendu dans ma salle de cours où je pensais voir ladite classe, ou du moins quelques uns de ses représentants. Ce sont des élèves de bac professionnel mécanique auto et carrosserie qui passent leurs épreuves écrites la semaine prochaine. Je n'aurais donc pas pu leur prodiguer mes derniers conseils ni leur dire combien ils allaient me manquer, y compris les plus cossards d'entre eux.
Marcher dans les couloirs vides d'élèves sans le murmure habituel résonnant en sourdine d'en dessous les portes des salles de cours est une expérience déjà ancienne pour moi car elle remonte à l'époque où j'étais un étudiant surveillant de cette espèce qui a disparu lorsque le statut a été supprimé, fermant ainsi la porte à une multitude d'apprenti profs ne pouvant pas faire autrement que marner pour se payer leurs études. J'ai toujours trouver une étrangeté familière à ces espaces, toujours eu cette impression d'une réalité alternée, d'un rêve éveillé de somnambule conscient.
J'y retournerai vendredi pour préparer les salles de composition du bac professionnel dont je serai responsable, pour partie, la semaine prochaine, mais c'en est fini pour les élèves ; c'est donc l'été qui commence...

lundi 6 juin 2011

fermeture provisoire



Je m'escapade pendant cinq jours à Guidel, en Bretagne, comme un avant-goût de vacances et pour me rappeler que celles-ci ne commenceront qu'au début du mois de juillet...

vendredi 3 juin 2011

j'ai retrouvé les aristochats...

Mercredi, j'ai été à Dijon avec un collègue pour assister à une réunion syndicale académique. En chemin, nous nous sommes arrêtés sur une aire d'autoroute pour casser la graine. C'est peu dire que nous avons été surpris par le vent frisquet et l'absence de cette sécheresse dont on nous rebat les oreilles. J'étais moi-même en polo, et je n'ai cessé de marcher pour me réchauffer. Mais ce n'est pas de cela dont je voulais vous parler car cela n'a pas grand intérêt, je vous l'accorde bien volontiers.
A peine sortis de la voiture, nous avons été entourés par des chats assez faméliques sans collier, probablement abandonnés il y a quelque temps déjà par une famille en partance pour le soleil du midi. Or il se trouve que j'avais eu le temps, ce matin-là, d'aller au marché et que mon cassedalle était constitué de pain et de poulet frais. Et c'est comme cela que, sous le regard amusé de mon collègue, j'ai commencé à partager mon sandwich avec les trois matous, en veillant à donner autant à l'un comme à l'autre vu que sinon ils se peignaient le poil avec force feulements intempestifs. Quand ils ont fini par comprendre que je n'avais plus rien à donner ils se sont barrés un peu plus loin. Au moment de remonter dans la voiture je les ai retrouvés sur le parking, attroupés près d'une voiture dans laquelle un couple de retraités déjeunait.

lundi 7 février 2011

eucharistie mercantile

Samedi après-midi, profitant de ce que j'avais deux ou trois choses à faire en ville, j'ai fait un saut dans la zone commerciale de la commune pour aller voir à quoi ressemblait un nouveau magasin dont j'avais appris l'existence vendredi grâce à un collègue qui me l'avait décrit comme une véritable caverne d'Ali Baba. C'est en arrivant, et parce que j'ai dû faire un véritable gymkhana pour me garer, que j'aurais dû anticiper ce qui allait suivre et m'en repartir. Mais non, têtu comme une bourrique, j'ai pénétré dans ce qui est en fait un de ces innombrables entrepôts de marchandises issues de faillites, de fin de séries et autres déstockages.
Je me souviens de celui qui était près de chez mon père quand j'étais ado, au bas de la "banane", et d'où, à chaque fois, on repartait les mains vides tant il n'y avait rien d'intéressant.
Il y avait déjà un monde fou, bigarré, très familial, et les files d'attente aux caisses avaient un je-ne-sais-quoi d'Europe de l'Est d'avant 1989. Comme je m'y attendais, aucun souci de rangement ni de cohérence, mais des coffres remplis de tout, de rien, dans un désordre et une anarchie assez déprimante. Mais bon, tant qu'à y être, j'ai cherché, et j'ai réussi à glaner deux dvds et deux bouquins, respectivement ESCAPE FROM NEW YORK de John Carpenter et TRAUMA de Dario Arento, et Crépuscule d'Acier et Aube d'Acier, deux romans de SF de Charles Stross. J'ai mis ensuite autant de temps à poireauter en caisse en commençant l'un des livres tandis que la réincarnation d'un derviche-tourneur dans un enfant de cinq ans s'évertuait à décrire la chorégraphie d'un patineur artistique atteint de gastro-entérite.
En sortant j'ai respiré un grand coup.

lundi 20 septembre 2010

journées du patrimoine à joigny

Deux exemples d'événements artistiques intramuros dans le cadre des journées du patrimoine à Joigny :une des installations de Anne Procoudine-Gorsky (y en a aussi une dans mon bahut que je vais tâcher de shooter avant qu'elle ne disparaisse !) et un aperçu de celle de Sébastien Nadin devant le marché couvert... 




jeudi 22 juillet 2010

è dolce far niente

Une fois n'est pas coutume, je ne suis pas tombé de mon lit ce matin, preuve que, après trois semaines, le sevrage de cours commence à faire effet et que j'ai peut-être cassé le rythme.
Je suis allé au café, via ma librairie favorite, et j'y ai bu mon premier café en lisant Libération où je me suis régalé d'un article sur les gars du CERN qui cherchent toujours le boson de Higgs, mais aussi sur un projet, qui ne verra jamais le jour, de réserve naturelle en Equateur, dans un endroit qui recèle à la fois d'énormes réserves de pétrole et la plus grande biodiversité de la planète.
Puis j'ai été dans une autre librairie où j'ai acheté un carnet et Skin de Mo Hayder (Pocket n°14257), parce que c'est encore une aventure de Jack Caffery et alors que Rituel (Pocket n°11886) attend encore sur ma table de nuit... Je suis retourné au café dont la terrasse était toujours aussi calme en raison de la météo. J'y suis resté encore une bonne heure à écrire et commencer le Hayder qui, comme d'hab', a l'air banalement terrifiant, ce qui pomet.
Je suis enfin rentré pour préparer une salade composée pour le déjeuner en espérant que le soleil se décide à pointer son blaze.

mercredi 16 juin 2010

comme un air de vacances

Ce matin j'ai pris le temps de me réveiller sans aucune assistance sonore autre que les oiseaux pépiant en veux-tu en voilà que le soleil était revenu, et que c'était pas dommage, et que les Brésiliens avaient été déçevants hier soir, et je vous en passe et des meilleures.

Du coup, je me suis préparé en vitesse et ai filé au marché sans allumer mon mac, événement rarissime qui m'a vraiment fait sentir que ça sentait les vacances. Faut aussi dire qu'il m'a fallut le temps de la douche pour réaliser qu'on était que mercredi et non samedi, alors...

Avant d'aller me réapprovisionner, j'ai fait une halte au café via le buraliste où j'ai enfin trouvé, outre Libé et L'Yonne républicaine, le n°1 de la version papier de Rue89. Je l'ai parcouru distraitement car vu la densité des articles je vais bien passer quelques heures en terrasse pour le lire en entier. C'est, avec Causette, la meilleure nouvelle journalistique sur papier de l'année.

dimanche 16 mai 2010

au marché...

Hier matin, c'était marché, sous un ciel laiteux, et tiède, incertain. Premier arrêt chez ma libraire favorite d'où je suis reparti avec la presse (Libé et L'Yonne républicaine) et de le dernier n° de Causette.

Puis deuxième arrêt au café pour en boire un en lisant ladite presse.

J'ai ensuite été remplir mes sacs de légumes, de fruits et autres produits aussi essentiels que des pignons de pin et du soja frais. J'y ai appris avec un pincement au coeur que la traiteur vietnamienne serait absente pendant quelques semaines en raison du décès imminent de sa mère. 


Enfin, je me suis rendu chez mon dealer favori découvert depuis peu et où je me fournis en dévédés bon marché. C'est aussi et surtout l'occase,  de parler de cinéma avec quelqu'un qui sait de quoi il parle. J'en suis reparti avec INNER SPACE de Dante que je n'avais pas et un Ringo Lam que je ne connaissais pas.

samedi 17 avril 2010

petits riens toulousains...

"Chaque matin, avant de partir au travail, le bouvier astiquait soigneusement ses bottes d'officier et son saxophone. On pouvait ensuite l'entendre jouer dans les forêts des alentours du lac de l'Ogre, assis sur une souche dans le clair matin d'été ; les boeufs se rassemblaient pour écouter les mélancoliques accents slaves de sa musique. Méfiants, les ours et les loups se tenaient à distance du virtuose et laissaient le troupeau en paix. Les bêtes sauvages n'aiment pas le blues."

Arto Paasilinna, Le cantique de l'apocalypse joyeuse,

1992, traduction de Anne Colin du Terrail

prendre en photo ma soeur ; découvrir un film avec mon neveu (ou ma nièce !) qui s'endort dans mes bras ; lire en en préparant puis en buvant mon premier café ;  aller manger japonais avant (ou après) d'aller au cinéma ; prendre le métro alors que rien ne presse ; râler de ne pouvoir prendre en photo cette voiture dans laquelle le tableau de bord est rempli de personnages de Kinder surprise ; marcher la tête en l'air ; écrire et envoyer des cartes postales à mes amis ; aller au marché St Aubin et lire La Dépêche du Midi en buvant un café (en fait, une première !) ; assister au baptême de mon neveu (là encore...) ; prendre l'apéro et débattre de choses futiles ; participer à une réunion de famille qui ne dégénère pas ; rire, dès que possible, rire encore ; parler aux enfants et m'amuser avec les chats (et inversement) ; essayer, sans succès, de consacrer autant de temps aux amis et à la famille...

mercredi 7 avril 2010

exactement dessous

Hier, il a fait un temps splendide, réellement splendide, genre l'été mais sans le cagnard ni les cuistres, sans arrière-pensée autre que de se détendre. J'en ai profité pour régler leur compte à deux ou trois points de ma liste-de-choses-à-procrastiner qui, si elle est moins longue qu'il y a un an, continue toujours à exister.
Or donc, j'ai été jusqu'à Auxerre pour faire quelques courses non essentielles et pour avoir une raison de m'arrêter chez Thierry, un collègue et ami,  pour le délester de quelques boutanches de Chablis. Sur la route, j'ai aperçu un combi VW vintage, blanc cassé, portant un sticker proclamant que Jesus était l'airbag de son conducteur. Cela m'a plongé dans une certaine consternation : en cas d'accident, que devient Jésus ? Peut-on le changer ? Et si oui, dans n'importe quel garage ?
Plus tard, alors que je venais de laisser ma millesept aux bons soins d'un escroc patenté pour son premier contrôle technique, j'ai été hêlé par Noémie, une amie dont je n'avais plus de nouvelles depuis des lustres et cela m'a permis de découvrir pêle-mêle qu'elle s'était pacsée, avait emménagé à la campagne et que je pouvais passer prendre l'apéro dès que je le voulais. Si je n'avais pas décidé de me dégourdir les jambes je ne l'aurais sûrement pas vue. Comme quoi, hein, l'exercice physique, ça a parfois du bon.
Encore plus tard, j'ai récupéré mon automobile gonflée à bloc car le gazier qui trouvait mes pneumatiques sous-gonflées et devait s'ennuyer me les avait remis à niveau. En revanche il n'a rien trouvé à redire. Quel soulagement ! c'est un peu comme sortir d'une inspection et se dire qu'on est peinard pour quelques années ! Je suis donc bien désormais en vacances !

lundi 22 mars 2010

second dimanche














C'est vers neuf heures et des brouettes que je suis sorti pour aller voter sans guère plus de conviction que celle que je devais aller voter ; et puis c'était l'occase de sortir la poubelle, me dégourdir les jambes et passer à la librairie pour me dégotter un film pour ce soir. En l'occurence, j'espère que mon choix ne sera pas de mauvais augure : BROKEN FLOWERS de Jarmusch.
Début de soirée électorale et je n'en crois pas mes oreilles : Carole Gaessler s'emmêle les pinceaux en annonçant une baisse de l'abstention de plus de 4% alors qu'elle est de - 8,58% vu que le chiffre annoncé de l'abstention est de 49% contre 53,6% dimanche dernier. C'est tout de même un comble de confondre des valeurs absolues et des valeurs relatives : grrrrrrrrr !

nb : bonne fête Léa !

lundi 15 mars 2010

premier dimanche














Hier matin j'ai donc été remplir mon devoir civique en allant voter à l'Ecole maternelle Albert Garnier. Elle est à quelques minutes à pieds de chez moi ce qui me donne l'occasion de faire une micro-balade. Comme de bien entendu, il n'y avait personne, ou presque vers 9h, hormis quelques personnes âgées qui elles ne se posent pas de questions oiseuses dès lors qu'il y a un scrutin...
Au retour, j'ai fait un crochet par ma librairie préférée où, après avoir farfouillé longuement, j'ai fini par me décider pour le dvd de THE BAND WAGON [Tous en scène, 1953] de Minelli. J'ai en effet toujours beaucoup fantasmé sur les jambes interminables de Cyd Charisse qui ne sont pas pour rien dans mon hétérosexualité ! Elle tourna ce film un an après son apparition miraculeuse à la fin de SINGIN' IN THE RAIN et un an avant son meilleur rôle dans BRIGADOON, à nouveau pour Minelli. Elle retrouva Fred Astaire quelques années plus tard dans le SILK STOCKINGS de Mamoulian, remake musical du NINOTCHKA de Lubitsch avec Greta Garbo, mon autre icône féminine absolue.

mercredi 10 mars 2010

comme un mardi de pas-encore-printemps

"La semaine précédente, le médecin du centre de santé de Sotkamo était passé prendre la tension du malade. L'appareil de mesure avait explosé. C'était mauvais signe."
Arto Paasilinna,
Le cantique de l'apocalypse joyeuse







Hier matin, je me suis rendu chez mon praticien préféré pour ma visite de contrôle bimensuelle. Près du parking, couché dans l'herbe, une victime des vents violents de dimanche. Parce que si l'on n'a plus de neige depuis le 20 février (hormis trois flocons ridicules samedi dernier), on se pêle toujours les dents avec un froid de gueux sur fond de soleil bleu et de vents mi-acouphènes mi-bergmaniens.











L'après-midi, après une réunion au lycée, je suis allé voir ma diététicienne qui ne désespère pas de me voir perdre plus vite du poids et qui me sidère agréablement par son optimisme. En sortant, je suis passé à la pharmacie puis à la librairie où j'ai pris le numéro printanier de Causette et le dvd du TWO LOVERS de James Gray que j'avais raté lors de sa sortie en salle.

dimanche 21 février 2010

bis repetita etc.













Quelle surprise hier matin en me réveillant de découuvrir qu'il neigeait à nouveau ! Je me suis donc à nouveau armé de pied en cap pour affronter le "blizzard" icaunais en emportant aussi mon appareil photo. Heureusement cette neige n'a pas tenu et comme cela j'ai pu aller passer une excellente soirée avec des amis, soirée reportée en raison de la neige !


La neige hier matin dans ma cour...

jeudi 18 février 2010

i can't get no, autosatisfaction...

Lu hier tout en buvant mon café avant d'aller au marché dans L'Yonne républicaine d'hier que la préfecture de l'Yonne "verse dans l'autosatisfaction en effectuant le bilan des résultats obtenus" en matière de "délinquance notoire". Mais lorsque je suis arrivé au marché, je suis tombé sur mon couple de vieux maraîchers préféré (c'est eux qui m'ont fait découvrir le patidou et la vittelotte !) qui parlait de "merde sur du papier toilette que les gendarmes ont prélevée pour en faire des analyses ADN". Plutôt interloqué par cette bribe de conversation qu'ils savaient avec un client je me suis enquis, tout en grapillant des pommes, sur la raison de cette investigation. Ils m'ont alors expliqué que, samedi dernier, alors qu'ils étaient au marché, on les avait cambriolé. Les malfrats ont été méticuleux et respectueux, déplaçant tout sans rien casser, à la recherche de "fraîche", pour citer le taulier, qu'ils pensaient cachée derrière les meubles.
Lu aussi en diagonale un article dans le Libé d'hier sur la prépondérance des réseaux sociaux type Facebook et Twitter sur les blogs qui fermeraient l'un après l'autre. Si je reconnais des vertus à Facebook, je me refuse à tomber dans cette niaiserie de Twitter et suis bien décidé à continue plus que jamais à bloguer...
Sinon, quand je suis rentré c'était le retour de la gadoue dans la cour et je rcommence déjà à regretter le crissement de la neige sous mes pas tout en me disant que l'hiver est loin d'être terminé...
L'après-midi, un peu au hasard d'un rangement, je suis tombé sur un carton dans lequel je garde des courriers mais aussi des carnets que j'ai tenus entre 1988 et 1993. Ce qui est fascinant, a posteriori, ce n'est pas tant que je les ai conservés alors que je n'ai jamais hésité à déchirer et jeter des lettres, cartes ou photos ; non, ce qui me trouble, c'est d'avoir arrêté d'écrire ces carnets sans raison et sans aller jusqu'au bout d'une certaine histoire. Un jour, ça sera peut-être intéressant de les reprendre, de leur donner une forme cohérente... ou pas.

dimanche 14 février 2010

Têt Nguyen Dán

Samedi dernier, alors que je venais de régler mes achats au traiteur vietnamien du marché la vendeuse m'a dit en souriant qu'elle aurait la prochaine fois des gâteaux spéciaux pour la Fête du Têt. Elle a rajouté qu'ils étaient très bons et qu'en plus cette année cela tombait le même jour que la Saint Valentin ! Que la fête du nouvel an vietnamien (qui tombe aussi avec le nouvel an chinois) soit ainsi associée à l'antique fête de la fertilité transformée en une obligation commerciale douteuse (et qui ne m'a d'ailleurs jamais vraiment réussi , mais c'est un autre sujet !) me laisse assez pantois.
Il faut aussi dire que j'ai toujours associé cette fête, sans chercher à la connaître davantage (et je plaide coupable) avec l'offensive du 30 janvier 1968 à Saïgon (celle que l'on peut retrouver dans le dernier tiers de FULL METAL JACKET).
Hier matin, en dépit du froid de gueux qui fait que la neige s'accroche à Joigny comme les morpions à un individu interlope, je me suis rendu au marché et ma première halte a été justement pour le traiteur vietnamien (parce que j'adore sa salade de soja). Déception cependant car les gâteaux en question, alors qu'ils avaient l'air mystérieux à souhait (car emballés dans des feuilles de bananiers) s'avèrent être des pâtés de viande et salés de surcroît. Zut ! mais j'ai bien aimé le fait qu'on me souhaite une bonne année un treize février...

Néanmoins, j'ai fait une découverte épatante grâce à un couple de vieux maraîchers, les mêmes qui m'avaient fait découvrir le patidou et les vitelottes. Ce coup-ci il s'agit de l'oca du Pérou, une spécialité bretonne hors de prix (20 euros le kilo !). Du coup j'en ai pris quatre, ça allait bien. Je vous en dirai plus quand je les aurais goûtées.


ps : "My Funny Valentine" chantée par Kim Novak (PAL JOEY, G. Sidney, 1957)


pps : ça m'est revenu (en revoyant BLADE RUNNER, lire demain) mais au marché il y avait ce type, entre deux âges, qui fumait un cigarillo d'une manière anachroniquement décontractée, comme s'il appartenait à une autre dimension parallèle et qu'il se serait perdu en allant au marché...

vendredi 12 février 2010

ah, l'hiver !


La neige avait timidement repris mercredi après-midi...
HIER MATIN, pourtant Joigny n'était que sous une
petite couche de neige
même si ça pelait réellement
(- 7°) pour un
début février..














HIER SOIR, je devais aller chez des amis passer la soirée. Lorsque je suis sorti vers 18h30, j'ai découvert que la couche de neige dans ma cour n'était plus du tout ridicule ; et puis je suis tombé sur mes proprios qui revenaient d'Auxerre et qui, quand je leur ai expliqué mon projet, ont roulé de grands yeux en me mettant en garde. J'ai appelé mon hôte du soir qui ne semblait pas inquiet alors je suis sorti de ma cour. Il m'aura suffit de faire le tour du pâté de maison pour me rendre compte de la difficulté annoncée : les rues n'avaient pas été salées et il neigeait encore. Je suis donc revenu à la case départ en pestant. J'ai ensuite appris que, dans l'après-midi, le département avait été à son tour placé en alerte orange. Finalement la soirée n'a pas eu lieu, au sens qu'un autre couple d'amis ont déclaré forfait, ett on remet ça la semaine prochaine. Enfin si...

dimanche 7 février 2010

langage barbare

"Lors nous jecta sus le tillac plenes mains de parolles gelées, et sembloient dragée perlée de diverses couleurs. Nous y veismes des motz de azur, des motz de sable, des motz dorez. lesquelz, estre quelque peu eschauffez entre nos mains, fondoient comme neiges, et les ayons réalement, mais ne les entendions, car c'estait languaige barbare."
François Rabelais, Quart Livre, chapitre 56

Cette citation si délicieusement old school est tirée du Dictionnaire du français argotique et populaire de François Caradec et Jean-Bernard Pouy (oui, le polardeux !) que j'avais commandé auprès de ma libraire préférée où j'achète aussi mes quotidiens et que j'ai récupéré hier matin avant d'aller au marché...

... dont j'ai ramené, dans le désordre, du soja, des navets, des choux de Bruxelles, des endivettes, des poireaux, des carottes, de la truite, des nems aux crevettes, des patidous, du pain, une patate douce et du cheval...

jeudi 21 janvier 2010

baguenaude frileuse



ps : aujourd'hui grève, assemblée générale et manifestation à Auxerre. Rendez-vous à la Maison des Syndicats à partir de 10h30, ou midi pour la baguenaude frileuse...