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samedi 25 février 2012

la féline

Réalisé en 1942 par Jacques Tourneur sur un scénario de DeWitt Bodeen et produit par Val Lewton, THE CAT PEOPLE fut tourné vite (en trois semaines), pour une bouchée de pain (la RKO était alors au seuil de la faillite) et rapporta un succès inattendu (près d'un million de dollars de profit). C'est ce qui entraîna, deux ans plus tard, la réalisation, par Robert Wise, de THE CURSE OF THE CAT PEOPLE avec les mêmes comédiens.

Simone Simon, jeune ingénue française qui tenta une brève carrière américaine, incarne Iréna Dubrovna, une immigrée serbe travaillant dans la mode, qui tombe amoureuse d'un architecte, Oliver Reed (Kent Smith). A noter que leur rencontre se déroule au zoo, devant la cage des panthères.

Mais, comme elle le lui raconte chez elle où elle l'a invitée à boire le thé, elle est hantée par les légendes de son pays, et de son village, à propose de femmes-chats démoniaques jadis chassées par un roi catholique dont elle a une statue en bronze.

Peu de temps après ils se marient, même si leur relation est rendue peu banale du fait qu'Iréna refuse que son mari l'embrasse (a fortiori qu'ils partagent leur lit) de peur que, selon les légendes, elle ne se transforme ensuite en chat et le tue. Lors d'une soirée au restaurant, une mystérieuse femme à l'allure féline (Elisabeth Russell) s'adresse à elle en serbe et l'appelle "soeur", ce qui trouble Iréna.

Du coup, Oliver décide de l'envoyer consulter un psychiatre, le Dr Judd (Tom Conway) qui l'hypnotise et découvre qu'elle est profondément persuadée que ses légendes sont vraies.

De son côté Oliver est de plus en plus déconcerté et désemparé et s'en ouvre à sa collègue et amie, Alice (Jane Randolph) qui l'aime en secret. Notez qu'elle fume avec assurance.

Peu à peu, Iréna devient jalouse d'Alice, ce qui provoque sa transformation et l'amène par deux fois, dans la rue et à la piscine, à la suivre et à l'effrayer. Le travail sur la lumière, mais aussi le son est fantastique et contribue à créer une véritable ambiance angoissante. Dans la rue, le bruit des talons d'Iréna suit celui des talons d'Alice jusqu'à ce qu'on n'entende plus que ceux d'Alice. Dans la piscine, le jeu d'ombres et un feulement suffisent à créer la peur.

Oliver comprend qu'il a été comme envoûté et n'aime pas Iréna (ou bien est-il juste frustré de ne pas pouvoir consommer son mariage ?) et lui annonce qu'il aime Alice et veut divorcer. Après lui avoir dit de partir elle griffe un coussi du canapé avec ses ongles d'une façon très féline.

Le Dr Judd est de son côté tombé amoureux d'Iréna et ne croyant pas aux légendes ni aux mises en garde d'Alice, décide de l'attendre un soir et l'embrasse. Erreur fatale qui lui coûte la vie, mais aussi celle d'Iréna puisqu'il la blesse mortellement à l'aide de sa canne épée. Elle réussit à aller jusqu'au zoo, libère la panthère et tombe sur le sol devant sa cage. Lorsqu'Alice et Oliver arrivent ils trouvent un cadavre de panthère transpercé par la lame de la canne du Dr Judd...

jeudi 5 janvier 2012

fort apache


FORT APACHE (Le massacre de Fort Apache) est réalisé en 1948 par John Ford d'après un scénario de Franks S. Nugent. Le film fut produit par la maison de production de Ford et Cooper. C'est le premier de la fameuse trilogie consacrée à la cavalerie américaine qui fut suivi de SHE WORE A YELLOW RIBBON et RIO GRANDE.


Western classique magnifié par un décor naturel splendide qui deviendra la marque de fabrique de Ford et le stéréotype du western, FORT APACHE est en fait un film anti-guerre même s'il semble donner l'impression inverse. De fait, la méprise vient de ce que Ford a voulu filmer l'univers d'un poste de cavalerie, ses traditions, l'importance de ses sous-officiers, ses règles, en particulier de courtoisie, bien plus que l'affrontement cavalerie/indiens. D'autant que les apaches (qui parlent espagnol, c'est troublant mais sont en fait joués par les Navajos issus de la réserve sur laquelle le film fut tourné), sont les plus vertueux car ils donnent foi à la parole de York (John Wayne), quand l'arrogant Thursday (Henry Fonda), les méprise et veut juste les mâter et se faire une réputation. 


Et donc, si Thursday est une incarnation de Custer qui agit follement, au mépris des conseils de ses officiers, meurt en héros pour la gloire du régiment qui, en définitive demeure le seul enjeu du film.

dimanche 6 novembre 2011

la cité sans voiles (fin)











Le film sert de base à l'une des affaires de "L.A. Noir" même si  l'action est transposée à Los Angeles.