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lundi 16 mai 2011

le port de l'angoisse (fin ?)

Troisième raison, pêle-mêle : c'est un film tourné entièrement en studio, à Burbank, Californie ! Le travail des décorateurs et des accessoiristes, sans parler de la gestion des figurants et des cadrages est un exemple typique de ce que les studios hollywoodiens étaient capables de fournir en terme de vérisme cinématographique.
A côté de notre couple vedette, il y a aussi Walter Brennan en sympathique pochtron, de Dalio, de Seymour, mais aussi de Dolores Moran, sans oublier non plus le pianiste et chanteur de jazz Hoagy Carmichael. La scène où, tout en chantant, il mate les fesses d'une de ses auditrices est excellente ! J'allais oublier : c'est Lauren Bacall qui chante.
Enfin, le film fut monté par Christian Nyby qui, en 1951,réalisera THE THING FROM ANOTHER WORLD.

le port de l'angoisse (suite)



Deuxième raison de revoir LE PORT DE L'ANGOISSE, c'est la rencontre à l'écran du plus beau couple de cinéma : Lauren Bacall et Humphrey Bogart. Elle avait dix-neu ans et en jouait 22 avec des heures de vol (au sens propre comme figuré), lui en avait déjà 44 . Ils tombèrent amoureux dès le début, obligeant Hawks à attribuer à Bacall le rôle de Slim initialement prévu pour Dolores Moran et à lui donner plus d'importance à l'écran. La fameuse scène ("You know how to whistle"...) écrite par Hawks lui-même, comme test pour Bacall, fut ensuite intégrée au scénario par Faulkner.

samedi 14 mai 2011

le port de l'angoisse


"You know how to whistle, don't you, Steve ?
You just put you lips together and blow."

TO HAVE AND HAVE NOT est réalisé en 1944 par Howard Hawks sur un scénario de Jules Furthman et William Faulkner d'après le roman d'Hemingway. Il y atellement de raisons de le voir ou de le revoir que je me suis limité à quelques unes seulement.

Primo, c'est un film sur la Résistance française...

...incarnée par un Français, Marcel Dalio (à gauche, au premier plan)...

face aux hommes de Vichy, Dan Seymour et ses acolytes.

Comme les producteurs ne voulaient pas donner une mauvaise image de Cuba où Hemingway avait placé son intrigue, Hawks conseilla à Faulkner d'opter pour les Antilles françaises, d'où une représentation du courage des résistants gaullistes dans un film américain alors que la guerre est loin d'être terminée.

mercredi 11 mai 2011

le faucon maltais (presque fini)







le faucon maltais (encore)






Sydney Greenstreet débuta au cinéma à 62 ans avec ce rôle après une carrière sur les planches en Angleterre puis à Broadway.
Peter Lorre fuit l'Allemagne nazie et arriva à Hollywood en 1935.
Elisha Cook Jr. incarne avec une perfection gourmande la petite frappe Wilmer Cook.

mardi 10 mai 2011

le faucon maltais (suite)




Deux idées de la femme chez Hammett et Huston : ci-dessus, Lea Patrick dans le rôle d'Effie, l'efficace et serviable (et plus ?) secrétaire de Spade and Archer, qui pousse même jusqu'à rouler (mais pas lêcher) la clope de son patron.



Et Mary Astor en femme fatale, la star du muet au talent indéniable.

le faucon maltais

Première réalisation d'un jeune scénariste qui s'était déjà fait la main sur une douzaine de films, THE MALTESE FALCON est écrit et réalisé par John Huston en 1941 d'après un roman de Dashiell Hammett. Il met évidemment en scène le personnage de Sam Spade, le privé de San Francisco, immortalisé dans sa décontraction naturelle par le grand Humphrey Bogart. On comprend assez vite que le motif a peu d'importance car tout le monde ment et cherche à tirer profit de la situation. Le spectateur en sait encore moins que les autres personnages, car tout le monde se fait bluffer par Spade qui lui navigue à vue, improvise en temps réel avec une assurance et un aplomb qui en font un héros formidable et abordable. Il n' a pas d'arme mais désarme ses adversaires sans difficulté. Il est beau joueur et généreux mais il ne faut pas le prendre pour un imbécile et, le moment venu, il n'hésite pas à balancer tout le monde, y compris l'héroïne, à la police. Comme l'écrivait Corneille, "pour un coup d'essai je veux un coup de maître" et ce fut le cas.