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mardi 31 mai 2011

vera cruz (suite)


Gary Cooper pleurant l'ami qu'il vient de tuer...


Charles Bronson, qui se faisait encore appeler Buchinsky au générique...


Ernest Borgnine, dans un de ses rôles de prédilection, l'enflure...


Morris Ankrum en général juariste...


Cesar Romero en marquis de Labordere, lui qui sera le Joker à la télévision entre 1966 et 1968.


Henry Brandon, le capitaine Danette...

lundi 30 mai 2011

vera cruz

VERA CRUZ est réalisé en 1954 par Robert Aldrich sur un scénario de Roland Kibbee et James R. Webb. Produit par Burt Lancaster qui ne se réserva pourtant pas le beau rôle (Gary Cooper ne voulant jouer que des bons gars), le film eut un bon succès en salle et ouvrit la voie à toute une flopée de westerns qui furent ensuite tournés eux aussi au Mexique. L'exotisme du film, magnifié par un technicolor flamboyant, l'est aussi par la présence de deux actrices, l'une française – Denise Darcel qui joue la Comtesse – et l'autre espagnole – Sara Montiel, qui est la voleuse juarista.



Gary Cooper


Burt Lancaster


Sara Montiel


Denise Darcel

dimanche 3 avril 2011

les trois lanciers du bengale (fin !)

Dans l'ordre : Richard Cromwell face à Gary Cooper. Il avait déjà tourné avec Hattaway dans NOW AND FOREVER et retournera encore dans PETER IBBETSON, SOULS AT SEA, THE REAL GLORY, YOU'RE IN THE ARMY NOW et GARDEN OF EVIL. Et oui, c'est bien lui, grimé en hindou !
Franchot Tone (excellent dans la scène du serpent) est bien l'interprète des chansons du film. On peut aussi le voir dans MUTINY OF THE BOUNTY avec Clark Gable, et EVERY GIRL SHOULD BE MARRIED avec Cary Grant.

nb : le poème dont Forsythe déclame quelques vers est England, My England de William Ernest Henley.








les trois lanciers du bengale (encore !)

Dans le rôle de la femme fatale qui séduit le naïf Stone, Kathleen Burke dont la carrière fut assez brève. Ni ses motivations, ni ses sentiments ne sont évoqués, signe des temps !
Dans celui du rebelle fourbe, un acteur canadien, Douglas Trumbille, qui rejouera avec Cooper dans PETER IBBETSON et MR. DEEDS GOES TO TOWN.








samedi 2 avril 2011

les trois lanciers du bengale (suite)

Difficile de ne pas penser à la séquence qui ouvre THE PARTY de Blake Edwards quand on sait que le film fut entièrement tourné en Californie et que les Indiens du film étaient, au mieux des ouvriers agricoles hindous engagés dans les plantations de fruits locales ou, au pire, des Paiutes trouvés dans une réserve proche !







les trois lanciers du bengale

THE LIVES OF A BENGAL LANCER (dont le titre original rend davantage hommage à tous les lanciers qu'aux trois lieutenants qui en sont les héros) est réalisé en 1935 par Henry Hattaway sur un scénario de Waldemar Young, John L. Balderston et Achmed Abdullah, d'après le roman de Francis Yeats-Brown.
Trois lieutenants britanniques (Gary Cooper, Franchot Tone et Richard Cromwell), un colonel pête-sec (Guy Standing), une espionne russe (Kathleen Burke) et un rebelle pachtoune (Douglas Trumbille)... à quoi bon en rajouter ? Oh, certes, le film manque cruellement de distanc evis-à-vis du sort des Indiens et ne remet jamais un instant en doute la colonisation britannique alors que, une dizaine d'années plus tard, c'en sera fini de l'Empire des Indes. Mais bon, ne boudons pas ce plaisir gourmand, cet exotisme de diabétique, cette nostalgie surannée d'une époque où les films d'aventure n'étaient que des films d'aventure...





jeudi 4 novembre 2010

ariane

"You promised..."

Coécrit par I.A.L. Diamond et Billy WIlder d'après Ariane, jeune fille russe de Claude Anet, ARIANE est réalisé par Billy WIlder en 1957. Film en apparence léger dans lequel Wilder conjugue la comédie romantique lubitschienne avec la ferveur d'un passionné, ce n'en est pas moins une histoire d'amour presque mélodramatique entre un homme déjà vieux et une jeune fille qui découvre l'amour. Mais il n'y a rien de scabreux ni de pervers chez Wilder et, sous la houlette pèrenoélesque de Maurice Chevalier, les deux amants finiront ensemble.
Le vieil homme c'est Gary Copper, 56 ans, qui mourra quelques années plus tard, et qui campe un personnage qui n'est pas sans rappeler Don Ameche dans HEAVEN CAN WAIT.
Face à lui, tout en Givenchy et violoncelle, Audrey Hepburn, 28 ans quand même, est confondante d'ingénuité. Le film est toujours merveilleux et en ces temps de chasse aux tziganes, il rappelle qu'en 1957, l'amour se dansait au son des Gypsies.





jeudi 29 juillet 2010

le train sifflera trois fois

HIGH NOON est un classique du western, une tragédie grecque en plein Far West réalisée par Fred Zinnemann sur un scénario de Carl Foreman.
L'intrigue en est simple et évidente : un marshall (Gary Cooper, 51 ans, fatigué, mourra neuf ans plus tard) prend sa retraite en épousant une quaker (Grace Kelly, 23 ans et tête-à-claques) le jour où un ancien criminel choisit de revenir se venger de lui. Au lieu de fuir la ville comme tout le monde le lui suggère, il décide de faire front, escomptant trouver de l'aide auprès des citoyens de ce village qu'il a pacifié, mais il ne rencontre que des gens au mieux veules, lâches, voire satisfaits de la situation. 
Le discours du juge de paix faisant ses bagages à propos d'un tyran dans la Grèce antique est une métaphore troublante car elle annonce les désillusions à venir de Kane. Les enfants jouant dans la rue en faisant semblant de tuer le marshall Kane le sont aussi.
Tragédie classique car se déroulant en un même lieu, dans un laps de temps très court (moins d'une heure trente) et s'achevant... ah, il ne faut pas raconter la fin même si, au delà des faits, la tonalité est beaucoup plus aigre qu'on aurait pu le penser.
La lâcheté ordinaire de ces notables se réfugiant qui derrière la loi, qui derrière la religion, qui derrière l'égoïsme et la jalousie, est répugnante mais elle oblige aussi à se poser la question de savoir ce que l'on ferait en pareil cas.
Gary Cooper remporta l'oscar du meilleur acteur pour sa performance.
C'était le premier film de Lee Van Cleef qu'on aperçoit dès les deux premiers plans.
La musique de Dimitri Tiomkin est magistrale et sa ballade chantée qui rythme le film en servant de leitmotiv au personnage de Kane confère au film une dimension opératique indéniable.

ps : Peter Hyams en fera un remake, en 1981 avec OUTLAND, une station minière dans l'espace remplaçant le village, les intérêts capitalistes demeurant en arrière-plan.