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dimanche 6 novembre 2011
la cité sans voiles (fin)
Le film sert de base à l'une des affaires de "L.A. Noir" même si l'action est transposée à Los Angeles.
samedi 5 novembre 2011
la cité sans voiles (encore)
Le film début par une vue aérienne de New York (on entend le vrombissement du moteur de l'avion) tandis que la voix-off de Mark Hellinger commence à expliquer que c'est un film particulier qu'on va voir car tourné en décor naturel dans les rues de la ville. Les figurants n'en sont pas car ce sont les habitants de la ville qui n'étaient pas au courant que l'on tournait un film !
vendredi 4 novembre 2011
la cité sans voiles (re-suite)
Par une étrange ironie du sort on n'a pas gardé trace du nom de la comédienne qui joue le rôle de Jean Dexter, la jeune mannequin assassinée et dont on voit pourtant le visage tout au long du film.
J'adore ce plan car il illustre à la fois la bonhommie de Muldoon, les sentiments de Ruth (Dorothy Hart) et la rouerie de Niles qui sait qui l'a agressé mais n'est pas encore vraiment au pied du mur.
Stoneman est joué avec élégance et émotion par House Jameson et ça lui collera à la peau car il incarnera trois rôles de médecin dans la série dérivée du film diffusée entre 1958 et 1963.
Là, on le voit maîtrisé par les policiers (et Niles) alors qu'il tentait de se jeter par la fenêtre de honte.
Mais mon préféré demeure le personnage du catcheur à l'harmonica qui n'hésite pas à tuer et qui est joué par Ted de Corsia qui joue, entre autres films, dans THE LADY OF SHANGAI.
Sa fin, abattu en haut du pont de Brooklyn, n'est pas sans rappeler celle de KING KONG !
Le film sortit le 4 mars 1948 mais Mark Hellinger, son producteur qui sert aussi de narrateur tout au long du film, ne le vit pas car il mourut subitement le 21 décembre 1947.
jeudi 3 novembre 2011
la cités sans voiles (suite)
Deux flics (même si on voit d'autres détectives et plein d'uniformes), un jeune, qui se tape tout le travail à pieds (le "foot leg") et qui est un vétéran de la guerre en Europe. Don Taylor aura eu une belle carrière d'acteur (on le voit aussi dans STALAG 17) avant de devenir ensuite un réalisateur de cinéma.
Le vieux, l'homme d'expérience, matois comme un chat de gouttière à qui on ne la fait pas, c'est l'irlandais Barry Fitzgerald que l'on peut retrouver dans le BRINGING UP BABY de Hawks.
mercredi 2 novembre 2011
la cité sans voiles
THE NAKED CITY est réalisé en 1948 par Jules Dassin sur un scénario d'Albert Matz et de Martin Wald. Tourné dans les rues de la ville à l'insu des passants et photographié comme un documentaire (le chef-opérateur William H. Daniels reçut d'ailleurs l'oscar pour son travail), le film fait désormais partie du patrimoine cinématographique et culturel de la ville. Il est surtout l'essentiel chaînon manquant entre les films noirs des années trente-quarante et les films policiers des années 50 et suivantes. Il permet aussi de comprendre d'où viennent ces images qui continuent à nourrir tant de cinéastes et de réalisateurs de télévision et d'où sortent ces scènes si familières dès lors qu'il est question d'enquête policière.
Je mettrai en ligne d'autres billets consacrés à ce film si riches, avec entre autres beaucoup d'images précieuses du New York de 1948, mais j'ai préféré commencer par un passage qui m'est cher en cela qu'il ne concerne pas directement l'intrigue et que l'on n'aperçoit que fugitivement la ville. Il s'agit d'un échange (une dispute, même pas !) entre Jimmy Halloran, le jeune détective joué par Don Taylor et sa jeune épouse, Jane, très joliment interprétée par Anne Sargent.
La fraîcheur de ces deux comédiens est un régal, tout comme l'objet de leur dispute : leur fils a désobéi à une consigne et elle demande à son mari de lui donner une correction. Celui-ci y rechigne et refuse l'idée que ce soit son rôle sous prétexte qu'il est l'homme de la famille ; on comprend qu'elle aussi s'y refuse et que cela l'arrange de refiler cette patate chaude à son époux.
Du coup, l'appel de son supérieur lui permet de se défiler non sans avoir roulé une pelle mémorable pour l'époque à mon sens à son épouse qui est en short et a le ventre à l'air. Punaise !
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