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samedi 21 janvier 2012

alien (suite)


L'équipage du Nostromo, le vaisseau minier 180924609 de la Weyland-Wutani (de g. à d.) : Ash, l'officier scientifique (Ian Holm), Kane (John Hurt),  son capitaine, Dallas (Tom Skerritt)...


 ... mais aussi ses techniciens d'entretien, Brett (Harry Dean Stanton) et Parker (Yaphet Kotto)...




 ... sans oublier Lambert (Veronica Cartwright)....



... ni bien sûr Ripley (Sigourney Weaver).

vendredi 20 janvier 2012

alien








Quelques images emblématiques du superbe et inégalé ALIEN réalisé en 1978 par Ridley Scott sur un scénario de Dan O'Bannon. Je suis toujours stupéfait des talents de conteur cinématographique de Scott qui a toujours eu un don pour faire de la moindre histoire un conte cauchemardesque. Dire que ce n'était que son deuxième film, qu'il n'avait pas encore fait BLADE RUNNER, et qu'il avait osé se lancer dans une aventure en partie imaginée par un Suisse barjo (Giger) sur des illustrations de types connus des seuls geeks (Jean Giraud et Chris Foss), me fascine toujours autant quand je vois le résultat et comment le film a finalement bien vieilli. C'est même un plaisir extrême que de le revoir avec le commentaire du père Ridley qui, contrairement à ce cuistre de Spielberg qui refuse d'en faire, se prête volontiers à l'exercice avec la gourmandise et la jouissance d'un type qui aime ce qu'il fait et s'éclate à en parler (commencez par revoir, ainsi, THE DUELLISTS et vous comprendrez).
Et puis il y aura toujours la composition de Jerry Goldsmith, l'une de mes préférées...

mardi 9 novembre 2010

les duellistes

En 1975, Joe Haldeman publie The Forewer War, un roman de science-fiction sur l'absurdité de la guerre qui lui avait été inspiré par son expérience au Viêt Nam et récompensé par le Hugo et le Nebula. Deux ans plus tard, Ridley Scott réalise son premier film, THE DUELLISTS, dans lequel deux officiers se combattent en duel pendant des années, en une métaphore de la vacuité des batailles sur un scénario de Gerald Vaughan-Hughes d'après une nouvelle de Joseph Conrad. Scott , avait alors 40 ans et 15 ans d'expérience dans la publicité et le court-métrage ; il en a aujourd'hui 73 et continue puisqu'il travaillerait sur un prequel d'ALIEN ainsi que, justement, une adaptation du roman d'Haldeman !
Keith Carradine (D'Hubbert) revu récemment dans Dexter, Dollhouse, Deadwood… a commencé en 1971 dans des westerns au ciné et à la tv, a même joué avec son frère dans deux épisodes de Kung Fu.
Harvey Keitel (Feraud) commence en 1966 en jouant un soldat allemand dans un épisode de Hogan's Heroes (Papa Schultz, 1.21) et joua avec Carradine un an avant dans WELCOME TO L. A. de Alan Rudolph. On reconnaît aussi Tom Conti, Edward Fox, Albert Finney, mais il faut aussi repérer le plan où on aperçoit, pour la première fois au cinéma, Pete Postlethwaite en train de raser un général.
Alors que le film débute en 1800 près de Strasbourg, Ridely Scott explique dans son commentaire que presque (la partie russe l'a été en Ecosse) tous les extérieurs furent tournés en Dordogne, près de Sarlat ! Il se félicite aussi d'avoir pu convaincre Harvey Keitel et Keith Carradine car tous deux étaient déjà assez connus, Keitel pour ses films avec Scorcese et Carradine avec Altman ; il raconte aussi que Carradine était un chanteur à succès dont le titre, "I'm Easy" était alors en tête des charte étatsuniens.
Il raconte aussi comment le maire de Sarlat lui avait demandé si c'était Michael Winner qui réalisait le film ! Heureuse coïncidence que ce choix de tournage car Scott découvrit aussi que l'histoire qui avait inspiré Conrad pour sa nouvelle était basée en fait sur deux personnages bien réels originaires de Dordogne.
On apprend aussi avec lui que les petites tresses que portent les deux personnages sont une coquetterie adoptée par les hussards en hommage aux cosaques russes qui les portaient car elles pouvaient leur permettre de sauver leurs oreilles du fil d'un sabre ennemi.

lundi 15 février 2010

blade runner












Revu BLADE RUNNER dans l'ultime version voulue par Ridley Scott ("my favourite" dit-il dans l'introduction) en double dvd avec un formidable docu sur la genèse du film (gageons que le blu-ray doit être encore plus bluffant, surtout dans les noirs qui sont si importants dans ce film crépusculaire).












Le travail au niveau de l'image est incroyablement réussi et rend d'autant plus justice à un film qui, autant visuellement que technologiquement n'a pas (trop) vieilli, ce qui en fait un étalon du genre sf.













Ce qui est excitant avec ce film (qui est en quelque sorte le pendant sf de THE BIG SLEEP de Hawks) c'est que le fan cherche à chaque nouvelle vision (version ?) à essayer de mieux en comprendre l'histoire et de mettre à l'épreuve ses théories personnelles.













Alors autant la question du quatrième répliquant (c'est Rachael en fin de compte, qu'on a rajouté à la liste de Deckard) semble régler par le nouveau montage, autant la question de savoir si Deckard est ou non lui-même un répliquant demeure entière.













Ou pas... je demeure toujours convaincu qu'il en est un qui s'ignore pour au moins trois raisons que je rappelle sans me goberger car je ne suis ni le premier ni le dernier à les mettre en avant : primo, Deckard ne répond pas à Rachael quand celle-ci lui demande si il a déjà subi le Voight-Kampff ; secundo, Deckard survit aux dérouillées successives que lui infligent Zhora, Leon, Pris et Roy et fait montre, à la fin, d'une énergie et d'une force (il finit son ascension avec la force de trois doigts à une main !) assez surhumaine ; tertio, il y a cet origami en forme de licorne, comme celle dont il rêve, laissé par le mystérieux flic (joué par Edward James Olmos, revu dans THE PLAN, le téléfilm qui conclut Battlestar Galactica) qui le félicite à la fin en lui disant qu'il a fait "a man's job", un boulot d'humain...