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lundi 7 octobre 2013
lundi 20 mai 2013
abe
ABE est un très bon court écrit et réalisé par Rob McLellan avec Sam Hoare (la voix d'Abe), Claire Huskisson (sa victime) et Emily Baxter (sa prochaine victime).
dimanche 24 février 2013
dimanche 10 février 2013
mardi 31 juillet 2012
mardi 1 novembre 2011
the offence
Je ne connaissais pas THE OFFENCE, le film réalisé en 1972 par Sidney Lumet sur un scénario de John Hopkins d'après sa pièce de théâtre. Pour ne pas être trop influencé j'ai attendu d'avoir vu le film pour regarder l'indispensable bonus de l'édition Wild Side (dans leur collection "Les Introuvables") dans lequel il est présenté et recontextualisé à la fois par Jean-Baptiste Thoret, un critique que j'adore et que j'aimais lire dans Charlie Hebdo, et par François Guérif, l'homme de la collection polar de Rivages, celui sans qui je ne connapitrais ni James Ellroy, ni George Chesbro, ni Tony Hillerman.
THE OFFENCE est un film absolument dérangeant et pour cela tout aussi indispensable pour tout cinéphile qui se respecte, mais aussi pour tous les amateurs de polars, ou de films de genre des années 70. Il est aussi important pour se souvenir que Sean Connery n'est pas qu'un numéro et qu'il avait tourné pour Hitchcock (MARNIE, 1964), pour Lumet (THE HILL, 1965) avant de faire ZARDOZ, ce que je n'ai jamais compris.
C'est un film dérangeant par sa mise en scène et son sujet, parce qu'il nous plonge dans le cauchemar d'un homme qui se ment à lui-même et refuse d'accepter de comprendre qu'il est devenu un monstre parce qu'il n'a pas réussi à dissocier l'horreur professionnelle de sa pathétique vie domestique. Finalement, la séquence où sa femme essaie de communiquer avec lui est presque plus dérangeante que celle au cours de laquelle il finit par tuer son suspect. Mais ce qui rend définitivement le film angoissant c'est de ne pas savoir avec certitude si Baxter avait réellement violé la petite fille. Car du coup, aucune échappatoire pour le spectateur qui a le choix entre une malsaine empathie avec Johnson (je le comprends car Baxter était une ordure) et le dégoût de se dire que Johnson a tué Baxter car il avait vu son vrai visage.
Les comédiens qui entourent Connery sont tous extraordinaires, y compris dans leur économie de jeu et leurs silences : Vivian Merchant est son épouse et on a mal pour elle quand elle se retrouve seule dans leur appartement, si seule.
Trevor Howard, le superintendant, assiste à la révélation du monstre qu'est devenu Johnson et il semble aussi désarmé qu'un officier peut l'être quand il découvre qu'un de ses sous-officiers a commis une bavure impardonnable. Mais c'est Derek Newark (Jessard, à droite) qui m'a interpellé le plus car sa figure si familière (vu dans tant de séries des années 60), dans ce contexte là, m'a ému ; il est aussi perdu et on sent bien qu'il souffre de voir un collègue (un ami ?) ainsi dévisser sans pouvoir rien faire ni avoir rien fait.
Et je n'oublie pas non plus la performance de Ian Bannen qui joue un Baxter déconcertant, illisible, probablement non coupable, mais qui meurt d'avoir percé à jour Johnson et d'avoir voulu prendre l'ascendant sur lui comme avec son ancien souffre-douleur du lycée.
mercredi 27 avril 2011
mardi 26 avril 2011
28 semaines plus tard
28 WEEKS LATER est réalisé en 2007 par Juan Carlos Fresnadillo sur un scénario de Rowan Joffe, Juan Carlos Fresnadillo, Enrique López Lavigne et Jesús Olmo. C'est donc la suite du 28 DAYS LATER de Danny Boyle, mais c'est le metteur en scène d'INTACTO, un petit film espagnol nerveux et sec de 2001 avec Max von Sydow, qui s'y est collé.
Pour faire court, on commence à repeupler Londres après l'éradication des infectés et l'armée états-unienne est en charge de s'assurer que tout ira bien. Sauf que, évidemment, tout part en sucette lorsque... mais je n'en dirai pas plus car cela gâcherait l'essentiel du plaisir qui est dans ce moment où l'on bascule de cette "normalité" dans la panique et la violence.
Ci-dessous, les images du prologue qui en un quart d'heure donne à voir le style et l'efficacité d'un cinéaste capable de se couler dans une esthétique tout en conservant son autonomie artistique.




mardi 3 août 2010
28 jours plus tard
Danny Boyle réalise 28 DAYS LATER en 2001 ; dans le commentaire qu'il fait avec son auteur, Alex Garland, il évoque à plusieurs reprises le 9/11, à la fois pour parler de scènes depuis impossibles à tourner ou le fait qu'ils tournaient le film alors que les événements se déroulaient. La scène où le personnage de Cillian Murphy découvre les annonces et les photos des réfugiés dans Londres rappelle du coup, par anticipation, les images qui fleuriront après à New York (et que l'on reverra dans Battlestar Galactica à plusieurs reprises).
Revoir ce film m'a encore permis de vérifier qu'il fonctionnait, au moins sur moi, avec la même efficacité, à tel point que j'ai préféré le regarder avec le commentaire histoire d'éloigner un peu l'angoisse. Ça m'a rappelé comment, enfant, je me cachais derrière les yeux derrière mes mains lorsque j'avais peur en regardant la télévision, tout en ne pouvant m'empêcher d'entrebailler les doigts malgré tout.
Ça m'a aussi permis de vérifier que Chris Eccleston est un sacré bon acteur mal employé et que décidément, qu'on les appelle contaminés, infestés ou zombies, ces créatures ne-devraient-décidément-pas-avoir-le-droit-de-courir !





Revoir ce film m'a encore permis de vérifier qu'il fonctionnait, au moins sur moi, avec la même efficacité, à tel point que j'ai préféré le regarder avec le commentaire histoire d'éloigner un peu l'angoisse. Ça m'a rappelé comment, enfant, je me cachais derrière les yeux derrière mes mains lorsque j'avais peur en regardant la télévision, tout en ne pouvant m'empêcher d'entrebailler les doigts malgré tout.
Ça m'a aussi permis de vérifier que Chris Eccleston est un sacré bon acteur mal employé et que décidément, qu'on les appelle contaminés, infestés ou zombies, ces créatures ne-devraient-décidément-pas-avoir-le-droit-de-courir !





mardi 20 avril 2010
being human
Un extrait emblématique de la saison 2 de Being Human, l'excellentissime pendant britannique à Buffy the vampire slayer, enfin une version dans laquelle le f-word n'est pas bippé ou remplacé par un succédané. Un must que je conseille à tous les téléphages avertis, tous ceux que la saga TWILIGHT désole, et tous les déçus des dernières séries vampiriques étatsuniennes comme True Blood.
jeudi 17 septembre 2009
Dix ans déjà : le jour où la Lune s'arracha à l'orbite terrestre
Une fois encore je me permets de traduire un article trouvé sur fanboy.com (cliquez sur le titre ci-dessous) tant ce que son auteur y raconte me semble juste et intéressant. Ayant toujours été moi-même un fan de Cosmos : 1999 avec laquelle j'adorais me faire peur et qui rétrospectivement me fera toujours sourire à cause du délicieux léger accent québéquois de la version française diffusée par TF1 en 1977-1978, je ne peux qu'abonder dans son sens...
Dix ans déjà : le jour où la Lune s'arracha à l'orbite terrestre par Michael Pinto,13/09/09
Après des années de stockage de déchets radioactifs sur la Lune, des explosions nucléaires massives arrachèrent la Lune à l'orbite terrestre le 13 septembre 1999 – c'était jour pour jour il y a dix ans de ça. Auparavant, en 1994, des inquiétudes similaires étaient apparu suite à la fermeture de l'Aire de Stockage Nucléaire Une, mais la croissance phénoménale de l'économie consécutive à la fin de la Troisième Guerre mondiale de 1987 avait éludé tous les signes avant-coureurs évidents. 3,648 jours se sont écoulés à ce jour depuis cet incident et, en dépit des nombreuses tentatives faites pour rentrer en contact avec les 311 membres de l'équipage de la base lunaire Alpha, leur sort est toujours un mystère.
Bien entendu, vous aviez compris que le paragraphe précédent était de la pure science-fiction directement tirée de l'intrigue de la série télévisée Cosmos : 1999. Dans ma jeunesse, Cosmos : 1999 fut l'une de mes séries favorites et je suis actuellement attristé de vivre dans un XXIe siècle qui semble si primitif par rapport au monde que je regardais sur mon téléviseur noir et blanc en 1975. J'étais trop jeune alors pour comprendre le succès grandissant de Star Trek, mais au début des années 70 je pus découvrir la série lors de rediffusions avec la même fraîcheur. Mais avoir vu chacun des vieux épisodes de Star Trek après Cosmos : 1999 fut une véritable bouffée d'air frais
Cosmos : 1999 ne dura que deux années, mais trente ans plus tard elle garde toujours une place spéciale dans ma mémoire enfantine. Il est à regretter que les producteurs de la seconde et ultime saison de Cosmos : 1999 la terminèrent un an environ avant la sortie en salle de STAR WARS en 1977. Si ensuite, faire une série tv de science-fiction sembla une très bonne idée, dans les deux brèves années de 1975 à 1976, Cosmos : 1999 fut néanmoins la chose la plus suave dans un monde qui manquait cruellement de séries de science-fiction en première partie de soirée.
La série était splendide parce qu'elle s'était très largement inspiré de la direction artistique de 2001 : L'ODYSSÉE DE L'ESPACE – ce qui entraîna d'ailleurs une poursuite judiciaire–, mais tant qu'à piquer des idées autant les piquer au meilleur, n'est-ce pas ? Et ce que Kubrick fit dans ce film était le meilleur, et mon opinion de fan est qu'il tient encore la distance. Et puis, pour être juste, ces quelques similarités superficielles sont moindres eu égard à ce que Gerry et Sylvia Anderson apportèrent à la série avec leurs années d'expérience acquises en créant des séries telles que U.F.O. et Thunderbirds.
Je dirais aussi ceci à leur propos : à la différence d'un film à gros budget, il faut une sacrée dose de créativité pour entretenir une série tv semaine après semaine et Cosmos : 1999 eut une merveilleuse diversité d'intrigues que l'on n'avait pas vue depuis les séries de Star Trek originales des années plus tôt. Cependant, à la différence de Star Trek, les épisodes les moins intéressants de Cosmos : 1999 pouvaient être sombres et abstraites sur certains points. En fait, certains épisodes étaient davantage de mini-films d'horreur qu'ils n'étaient de la science-fiction. Dans l'un des mes épisodes favoris ["Le domaine du dragon, saison 1, épisode 23] les Alphans tombent sur un cimetière de vaisseaux dans lequel vit un monstre qui gobe les membres de l'équipage, les mâche et les recrache sous la formes de corps sans vie en quelques secondes seulement ! Et rappelez-vous que c'était plusieurs années avant que le film ALIEN ne sorte en 1979.
Rétrospectivement, je dirais que la série fut de tous temps l'une des plus sous-évaluée de toutes les séries de science-fiction. En fait, quand la série sortit, les critiques la haïrent passionnément ; je me souviens d'une critique d'Isaac Asimov qui la damnait en raison de la pauvreté de son aspect scientifique. Et si Asimov avait raison à ce sujet, il passait à côté d'un fait beaucoup plus important à savoir que si ce n'était pas le nec plus ultra en terme de littérature de science-fiction, la mise en scène et le jeu des comédiens étaient si puissants que la série réussissait à vous envoûter. Oui, c'était probablement de la mauvaise science-fiction, mais c'était de la sacrément bonne SF.
Une bonne partie de ce succès résidait dans le souci apporté à la création d'un univers original. La moindre parcelle de la base lunaire Alpha avait été particulièrement bien conçue et était merveilleuse à voir, des tubes de transport aux communicateurs qui permettaient de tout faire, ouvrir des portes comme servir de téléphone vidéo portable. D'un autre côté, la technologie extra-terrestre* qui était présentée l'était dans une large gamme de goûts et de couleurs. Ce qui rend cela encore plus étonnant est que s'ils le firent avec un budget télévisuel cela ne déparait nullement sur le plan visuel de la production cinématographique de cette époque.
Mais les effets spéciaux et la direction sans une bonne histoire ne sont que de la poudre aux yeux. Les scénaristes profitèrent de chaque épisode pour amener la série en un lieu différent. Il est certain que tous les épisodes ne sont pas d'égales qualités : par exemple, un épisode ["Les directives de Luton", saison 2, épisode 8] présente une planète peuplée de créatures végétales qui envoûtent les membres de l'équipage de la base lunaire Alpha qui la visitent. C'est pourtant parce qu'ils osèrent des trucs comme ça que la série réussit accoucher une fois de temps en temps d'un épisode dont vous vous souvenez encore des années plus tard.
Et l'air de rien, les comédiens de la série étaient formidables. A l'époque on critiqua leur jeu trop raide qui rappelait celui des marionnettes en bois des série comme les Thunderbirds. Alors qu'en fait les comédiens jouaient en retenue à la différence de ceux de Star Trek qui en faisaient des caisses. Une preuve s'il en fut est que, des années plus tard Martin Landau reçut un oscar pour son interprétation dans ED WOOD. Et ce n'était pas seulement Landau car il y avait une sacré combinaison de talents à l'écran. J'aime aussi le fait que la distribution de la série était internationale, et ce même su Star Trek l'avait précédé car Cosmos : 1999 maintint le flambeau intact.
La seule faiblesse de Cosmos : 1999 est que le monde dans lequel nous vivons aujourd'hui n'est pas à moitié aussi suave que ce que la télévision nous donnait à voir en 1975. Il me semblait alors très raisonnable de penser que non seulement il y aurait une base lunaire en 1999 mais aussi sûrement qu'en 2009 on aurait déjà réussi avec succès une (sinon deux ou trois) missions vers Mars. L'autre point intéressant avec Cosmos : 1999 c'est que leur vision du futur est celle d'un monde qui fonctionne sans que le pétrole ne soit la source d'énergie principale. Si l'on aperçoit ça et là quelque panneau solaire c'est purement décoratif car dans leur monde il semble que l'énergie nucléaire est sans danger, portative et qu'on la trouve partout. Enfin, plutôt sans danger si vous ne comptez pas un arrachage de lune de son orbite terrestre occasionnel.
* j'ai hésité par traduire "extra-lunaire" l'adjectif "alien" dans la mesure où les Alphans ne sont plus des Terriens...
L'épisode 3 de la saison 1, "Black Sun"
Dix ans déjà : le jour où la Lune s'arracha à l'orbite terrestre par Michael Pinto,13/09/09
Après des années de stockage de déchets radioactifs sur la Lune, des explosions nucléaires massives arrachèrent la Lune à l'orbite terrestre le 13 septembre 1999 – c'était jour pour jour il y a dix ans de ça. Auparavant, en 1994, des inquiétudes similaires étaient apparu suite à la fermeture de l'Aire de Stockage Nucléaire Une, mais la croissance phénoménale de l'économie consécutive à la fin de la Troisième Guerre mondiale de 1987 avait éludé tous les signes avant-coureurs évidents. 3,648 jours se sont écoulés à ce jour depuis cet incident et, en dépit des nombreuses tentatives faites pour rentrer en contact avec les 311 membres de l'équipage de la base lunaire Alpha, leur sort est toujours un mystère.
Bien entendu, vous aviez compris que le paragraphe précédent était de la pure science-fiction directement tirée de l'intrigue de la série télévisée Cosmos : 1999. Dans ma jeunesse, Cosmos : 1999 fut l'une de mes séries favorites et je suis actuellement attristé de vivre dans un XXIe siècle qui semble si primitif par rapport au monde que je regardais sur mon téléviseur noir et blanc en 1975. J'étais trop jeune alors pour comprendre le succès grandissant de Star Trek, mais au début des années 70 je pus découvrir la série lors de rediffusions avec la même fraîcheur. Mais avoir vu chacun des vieux épisodes de Star Trek après Cosmos : 1999 fut une véritable bouffée d'air frais
Cosmos : 1999 ne dura que deux années, mais trente ans plus tard elle garde toujours une place spéciale dans ma mémoire enfantine. Il est à regretter que les producteurs de la seconde et ultime saison de Cosmos : 1999 la terminèrent un an environ avant la sortie en salle de STAR WARS en 1977. Si ensuite, faire une série tv de science-fiction sembla une très bonne idée, dans les deux brèves années de 1975 à 1976, Cosmos : 1999 fut néanmoins la chose la plus suave dans un monde qui manquait cruellement de séries de science-fiction en première partie de soirée.
La série était splendide parce qu'elle s'était très largement inspiré de la direction artistique de 2001 : L'ODYSSÉE DE L'ESPACE – ce qui entraîna d'ailleurs une poursuite judiciaire–, mais tant qu'à piquer des idées autant les piquer au meilleur, n'est-ce pas ? Et ce que Kubrick fit dans ce film était le meilleur, et mon opinion de fan est qu'il tient encore la distance. Et puis, pour être juste, ces quelques similarités superficielles sont moindres eu égard à ce que Gerry et Sylvia Anderson apportèrent à la série avec leurs années d'expérience acquises en créant des séries telles que U.F.O. et Thunderbirds.
Je dirais aussi ceci à leur propos : à la différence d'un film à gros budget, il faut une sacrée dose de créativité pour entretenir une série tv semaine après semaine et Cosmos : 1999 eut une merveilleuse diversité d'intrigues que l'on n'avait pas vue depuis les séries de Star Trek originales des années plus tôt. Cependant, à la différence de Star Trek, les épisodes les moins intéressants de Cosmos : 1999 pouvaient être sombres et abstraites sur certains points. En fait, certains épisodes étaient davantage de mini-films d'horreur qu'ils n'étaient de la science-fiction. Dans l'un des mes épisodes favoris ["Le domaine du dragon, saison 1, épisode 23] les Alphans tombent sur un cimetière de vaisseaux dans lequel vit un monstre qui gobe les membres de l'équipage, les mâche et les recrache sous la formes de corps sans vie en quelques secondes seulement ! Et rappelez-vous que c'était plusieurs années avant que le film ALIEN ne sorte en 1979.
Rétrospectivement, je dirais que la série fut de tous temps l'une des plus sous-évaluée de toutes les séries de science-fiction. En fait, quand la série sortit, les critiques la haïrent passionnément ; je me souviens d'une critique d'Isaac Asimov qui la damnait en raison de la pauvreté de son aspect scientifique. Et si Asimov avait raison à ce sujet, il passait à côté d'un fait beaucoup plus important à savoir que si ce n'était pas le nec plus ultra en terme de littérature de science-fiction, la mise en scène et le jeu des comédiens étaient si puissants que la série réussissait à vous envoûter. Oui, c'était probablement de la mauvaise science-fiction, mais c'était de la sacrément bonne SF.
Une bonne partie de ce succès résidait dans le souci apporté à la création d'un univers original. La moindre parcelle de la base lunaire Alpha avait été particulièrement bien conçue et était merveilleuse à voir, des tubes de transport aux communicateurs qui permettaient de tout faire, ouvrir des portes comme servir de téléphone vidéo portable. D'un autre côté, la technologie extra-terrestre* qui était présentée l'était dans une large gamme de goûts et de couleurs. Ce qui rend cela encore plus étonnant est que s'ils le firent avec un budget télévisuel cela ne déparait nullement sur le plan visuel de la production cinématographique de cette époque.
Mais les effets spéciaux et la direction sans une bonne histoire ne sont que de la poudre aux yeux. Les scénaristes profitèrent de chaque épisode pour amener la série en un lieu différent. Il est certain que tous les épisodes ne sont pas d'égales qualités : par exemple, un épisode ["Les directives de Luton", saison 2, épisode 8] présente une planète peuplée de créatures végétales qui envoûtent les membres de l'équipage de la base lunaire Alpha qui la visitent. C'est pourtant parce qu'ils osèrent des trucs comme ça que la série réussit accoucher une fois de temps en temps d'un épisode dont vous vous souvenez encore des années plus tard.
Et l'air de rien, les comédiens de la série étaient formidables. A l'époque on critiqua leur jeu trop raide qui rappelait celui des marionnettes en bois des série comme les Thunderbirds. Alors qu'en fait les comédiens jouaient en retenue à la différence de ceux de Star Trek qui en faisaient des caisses. Une preuve s'il en fut est que, des années plus tard Martin Landau reçut un oscar pour son interprétation dans ED WOOD. Et ce n'était pas seulement Landau car il y avait une sacré combinaison de talents à l'écran. J'aime aussi le fait que la distribution de la série était internationale, et ce même su Star Trek l'avait précédé car Cosmos : 1999 maintint le flambeau intact.
La seule faiblesse de Cosmos : 1999 est que le monde dans lequel nous vivons aujourd'hui n'est pas à moitié aussi suave que ce que la télévision nous donnait à voir en 1975. Il me semblait alors très raisonnable de penser que non seulement il y aurait une base lunaire en 1999 mais aussi sûrement qu'en 2009 on aurait déjà réussi avec succès une (sinon deux ou trois) missions vers Mars. L'autre point intéressant avec Cosmos : 1999 c'est que leur vision du futur est celle d'un monde qui fonctionne sans que le pétrole ne soit la source d'énergie principale. Si l'on aperçoit ça et là quelque panneau solaire c'est purement décoratif car dans leur monde il semble que l'énergie nucléaire est sans danger, portative et qu'on la trouve partout. Enfin, plutôt sans danger si vous ne comptez pas un arrachage de lune de son orbite terrestre occasionnel.
* j'ai hésité par traduire "extra-lunaire" l'adjectif "alien" dans la mesure où les Alphans ne sont plus des Terriens...
L'épisode 3 de la saison 1, "Black Sun"
samedi 11 juillet 2009
push

Une fleur de lotus appelée à jouer un rôle important dans une prophétie...

Une fille, sans mémoire mais qui sait où est cachée une certaine valise...

Hong Kong où la chasse-poursuite va se déroulerpar séquences, comme le ressac...

Jusqu'à l'affrontement final sous un de ces échaffaudages de bambous si spectaculaires.
Mon tout est PUSH ma surprise du moment.
C'est un film de Paul McGuigan sur un scénario de David Bourla avec Chris Evans (SUNSHINE), Dakota Fanning (déjà 15 ans !), Camilla Belle et le très grand Djimon Hounsou que j'avais tant aimé dans IN AMERICA...
Ah oui ! j'oubliais : c'est un film de SF avec des personnages dotés de super-pouvoirs et c'est mille fois mieux que les X-MEN et Heroes réunis...
jeudi 4 juin 2009
primeval
Je viens de finir la saison 3 de Primeval, l'étonnamment toujours surprenante série de SF made in BBC car elle aura tenu les promesses de la saison 2 en ouvrant de nouvelles perspectives.On parle aussi d'un film et d'une série soeur qui se déroulerait aux Etats-Unis.
Stupidement rebaptisée Nick Cutter et les portes du temps en vf elle a été mal diffusée par NRJ12 qui, comme toutes les chaînes de la TNT, use des séries comme si c'était du mastic pour boucher les trous et au mépris de l'ordre de diffusion et de narration. En outre le titre original avait le mérite d'être explicite. En effet, primeval est un adjectif dont l'éthymologie renvoie au latin primaevus qui signifie appartenant aux temps premiers, ce qui est bien le cas des créatures traversant le temps à travers les fameuses anomalies chatôyantes qui sont la marque de fabrique de la série.
Le parti pris assumé d'une série un peu plus adulte et ancré dans la SF (clones, paradoxes temporels, vortex dimensionnels...) donne à la trame narrative une densité qui manquait au début. C'est vraiment une série qu'il faut voir en son entier ; et en vo aussi, mais bon, hein, ça c'est sa ma marotte.
ps : je découvre à l'instant le décès, hier, de David Carradine qui enchanta mon enfance dans Kung Fu. Relisez mon article au sujet de la série sur zinc-zinc.
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