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mercredi 4 juillet 2012
dimanche 26 février 2012
ip man 2
YIP MAN 2 a été réalisé par Wei Sgun (Wilson) Yip, qui avait déjà fait YIP MAN, sur un scénario d'Edmond Wong. On retrouve donc Ip Man, le maître de Wing Shun qui, après la guerre, essaie de faire sa place à Hong Kong en compagnie de sa femme enceinte (l'actrice et chanteuse Dai Lin) et de son fils. Ip Man c'est bien sûr l'excellent Donnie Yen dont j'apprécie de plus en plus le jeu réservé même si, dans la scène où il retrouve son vieil ami Zhou (Simon Yam), ses larmes semblent peu convaincantes. Mais passons. Ip Man décide donc, aidé d'un ami journaliste, d'ouvrir son école qui tarde à trouver des élèves jusqu'à ce débarque un jeune chien fou, Wong Leung (Xiaoming Huang) qui va amener ensuite tous ses amis. Mais Ip Man se heurte aussi à la corporation des autres écoles d'arts martiaux chapeautée par le maître Hung (Sammo Hung Kam-Bo qui à 59 ans est encore crédible). De l'hostilité initiale naîtra ensuite un véritable respect entre les deux hommes. A la différence du premier opus, Ip Man se retrouve, comme les autres chinois, en butte non aux Japonais occupants mais aux Anglais et Occidentaux en général, incarnés ici par le corrompu et arrogant lieutenant Archer et le boxeur violent et raciste Twister (Darren Shalahvi). Un combat de boxe dégénère lorsque Twister, se moquant des arts martiaux chinois, tue avec ses poings le maître Hung. Du coup, Ip Man relève le gant et affronte l'Anglais au nom de la culture chinoise mais aussi de l'entente entre les peuples.
Les scènes d'action chorégraphiées par Sammo Hung sont toutes formidables, que ce soit celle dans la poissonnerie (qui redonne une nouvelle utilité à la palette) ou, surtout, celle entre Ip man et maître ung qui est un véritable moment d'anthologie. Cela dit, si vous voulez voir un combat phénoménal entre les deux comédiens et artistes martiaux, je vous recommande de voir SPL de Wilson Yip.
A noter aussi, outre le travail très soigné sur les décors et la photographie (Hang-Sang Poon) que la production a fait appel à Kenji Kawai, le compositeur japonais d'entre autres GHOST IN THE SHELL et AVALON, pour faire la musique du film, lui donnant une dimension épique supplémentaire.
jeudi 29 décembre 2011
dog soldiers
Censément se passer en Ecosse, DOG SOLDIERS, le premier film écrit et réalisé par Neil Marshall en 2001 fut en fait tourné au Luxembourg. Si je le précise, ce n'est pas par cuistrerie mais pour illustrer le fait que ce film n'est jamais ce que l'on croit. Ce n'est pas un film de loup-garous mais un film de militaires aux prises avec des loup-garous.
En fait, c'est même plutôt le croisement entre l'ALIENS de James Cameron (la corporation qui envoie les Marines pour récupérer un spécimen d'alien à l'nsu de leur plein gré), THE USUALS SUSPECTS (avec Emma Cleasby dans le rôle de Keyser Sozé, c'est-à-dire du personnage donnant une version de l'histoire aux autres personnages) et, surtout, de ZULU de Cy Enfield (pour le côté petit groupe assiégé par une force supérieure). Et même si au final, c'est encore une dague en argent qui permet à Cooper de s'en sortir, le film est très jouissif dans cette manière qu'il a de montrer des soldats professionnels combattant des loup-garous apparemment invincibles mais avec une détermination so british qui force l'admiration.
De la bande, dont au moins quatre seront ensuite de l'aventure DOOMSDAY, j'en retiendrai au moins trois. Primo, il y a Sean Pertwee qui joue le sergent Wells qui se sacrifiera. La scène où il raconte l'anecdote du tatouage est entre autres une bonne illustration de son talent de comédien malheureusement trop souvent galvaudé par des choix de films discutables (je pense au catastrophique MUTANTS CHRONICLES).
Deuzio, il y a Liam Cunningham qui joue l'arrogant capitaine Ryan, revu depuis dans Outcasts et que l'on retrouvera en Ser Davos Seaworth dans la saison 2 de Game of Thrones.
Tertio, enfin, il y a Kevin McKidd, le private Cooper, que je croyais avoir découvert dans Rome et bien aimé dans Journeyman.
bonus : le plan de table qui aurait dû mettre la puce à l'oreille à Cooper, six serviettes mais cinq sur la photo encadrée : où est le sixième membre ?
jeudi 20 octobre 2011
la 14ème lame
JIN YI WEI a été réalisé par Danny Lee sur un scénario qu'il a coécrit avec Abe Kwong, Tin Shu Mal et Ho Leung Lau. C'est le remake de GAM YEE WAI réalisé en 1984 par Chin-Ku Lu.
Danny Lee est le réalisateur, entre autres films, d'un des meilleurs films de Jet Li, BLACK MASK.
Sammo Hung n'y fait que quelques apparitions en prince conspirateur qui veut prendre le pouvoir.
Mais le héros c'est Donnie Yen qui incarne Qinglong, le garde impérial qui rentre dans la clandestinité pour mettre en échec le complot contre l'Empereur et retrouver le sceau impérial. C'est juste le meilleur artiste martial asiatique et l'un de mes comédiens préférés.
Pour une fois, le méchant est incarné par une femme, Tuo Tuo jouée par Kate Tsui qui se révèle un adversaire tellement dangereux que Qinglong devra mourir avec elle pour la vaincre !
Wei Zhao est la belle Qiao Hua. Elle jouait dans SIU LAM JUK KAU (Shaolin Soccer) et surtout dans CHI BI de John Woo dont j'ai découvert qu'il avait réalisé sa suite.
Chun Wu est la révélation du film selon moi. Jeune, beau, se déplaçant avec une grâce de danseur, il fait montre de talents de combattants indéniables. On n'a pas fini d'en entendre parler.
vendredi 2 septembre 2011
l'agence tous risques (suite)


Le film fourmille de trouvailles scénaristiques épatantes que le dvd permet de capter parce qu'elles sont souvent fugitives. J'en ai retenu quelques unes comme les plaques du Hummer servant à libérer Baracus et lui annonçant la marche à suivre...
Ou ce film en 3D intitulé THE GREATER ESCAPE, pied de nez à l'engouement mercantile pour la 3D mais aussi au film de Sturges de 1963. A noter que c'est un Hummer à l'écran et que c'en est un autre qui va littéralement traverser le mur pour permettre l'évasion de Murdock !
L'affichette à l'arrière du char Abrams est elle aussi une bonne blague vu qu'à ce moment là ledit char est en chute libre et que Faceman le conduit en le dirigeant à coups d'obus...
ps : si vous êtes patient, parce que c'est après le générique, on voit aussi, en médecin allemand, Dwight Schultz...
jeudi 1 septembre 2011
l'agence tous risques
Enfin vu la très chouette adaptation cinématographique de The A-Team, la série d'action débridée des années 80 réalisée par Joe Carnahan sur un scénario coécrit avec brian Bloom et Skip Woods.

Liam Neeson y confirme sa stature de comédien de film d'action en reprenant avec panache et conviction le rôle d'Hannibal Smith tenu par feu George Peppard, l'écrivain gigolo de BREAKFAST AT TIFFANY'S mort en 1994. Il y réussit parce qu'il n'essaye pas d'imiter la gouaille de Peppard mais en lui donnant une dimension plus grand écran, plus en phase avec l'époque.



Le catcheur Quinton 'Rampage' Jackson a eu aussi la lourde tâche de prendre la place de Mr T. dans le rôle de B.A. Baracus et il le fait sans, heureusement, toute la bijouterie ambulante de son prédecesseur.
dimanche 17 juillet 2011
the expendables (l'équipe)

Gunnar Jensen est joué par Dolph Lundgren, 54 ans et encore impressionnant. Je crois bien que je regretterai toujours qu'il ne soit pas né beaucoup plus tôt, ce qui lui aurait permis d'avoir un tout autre type de carrière et de filmographie. Il aura finalement été victime de ses origines et de son physique hors norme et c'est bien dommage.

Yin Yang (mais quel nom ridicule) est interprété par Jet Li. Rien que pour la scène où il combat Lundgren, ça vaut le coup de voir le film ! Cela dit, je me demande si on le verra un jour avoir un vrai rôle avec du texte et des émotions à faire passer, et j'en doute de plus en plus.

Toll Road est joué par Randy Couture, un ancien catcheur fort en gueule et un physique qui lui promet une carrière à la Joe Pesci si il sait s'y prendre et bien choisir ses rôles à venir.

Lee Christmas est l'as du couteau de lancer, et c'est Jason Statham qui s'y colle. Et comme il le fait bien. C'est vraiment le stéréotype du personnage de film d'action, un concentré de Bronson, de McQueen et de Coburn, avec une touche britannique qui le rend sympathique.

Hale Caesar (le pov' jeu de mots, pas pire que Budah et Pest, mais...) est joué par Terry Crews. Le rôle fut refusé par Wesley Snipes, Forrest Whitaker et 50 Cents...

Sylvester Stallone, 65 ans, tourne avec Walter Hill et planche sur la suite de THE EXPENDABLES. Je me souviens comment, même à l'époque de ROCKY IV, on avait déjà trop tôt enterré l'acteur et l'athlète, et je suis stupéfait d ele voir encore dans cette forme, assumant aussi son âge (les gros plans ne cachent pas les rides) et pratiquant l'auto-dérision avec élégance.

Mickey Rourke est la vraie vedette du film avec un personnage très Renaissance de tatoueur/biker/fumeur de pipe/philosophe et ancien mercenaire. Son monologue sur la Bosnie est un de mes moments préférés. Et dire qu'il n'a tourné que deux jours en raison du tournage de IRON MAN 2...
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