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mercredi 28 août 2013
mercredi 14 mars 2012
mardi 13 mars 2012
rio bravo
Réalisé en 1959 par Howard Hawks sur un scénario de Jules Furthlan et Leigh Brackett, RIO BRAVO est non seulement un des meilleurs westerns qui aient été faits mais aussi un des meilleurs films, toutes catégories confondues.
Dean Martin y joue Dude aka Borrachón, un ancien assistant du shériff tombé dans la boisson à la suite d'une rupture amoureuse. L'incident avec Joe Burdette va le conduire à trouver la rédemption auprès de son ami. C'est la meilleure performance de Martin qui ose jouer un alcoolique traversant les étapes difficiles du sevrage, ce qui est d'autant plus méritoire que Martin picolait drû.
John Wayne est John T. Chance et incarne, par sa seule présence, l'archétype du héros de western, du shériff, de la loi et de l'ordre, mais aussi de cette maladresse embarrassée qu'ont tous ces personnages positifs dès lors qu'ils sont en présence de la gente féminine. Il est parfait.
Pedro Gonzalez Gonzalez est Carlos Robante, le propriétaire de l'hôtel où vit le shériff. Son personnage de sidekick comique surprend dans ce film mais sert habilement à détendre l'atmosphère. Il est tout simplement irrésistible.
Angie Dickinson avait 26 ans quand elle tourna le film et on raconte que Wayne était mal à l'aise à l'idée de leurs scènes "intimes" en raison de leur différence d'âge (il avait 51 ans). Elle est belle, sexy, mais aussi émouvante et d'une drôlerie inattendue, surtout lorsqu'elle parle toute seule.
Rickie Nelson fêta ses 18 ans sur le plateau de tournage. S'il est crédible dans son rôle, je peux m'empêcher ce qu'aurait donné Elvis Presley, pressenti par Hawks, mais qui ne fut pas pris car son manager exigeait un cachet que les studios refusèrent de payer. Quel dommage !
C'est John Russell qui joue Nathan, le frère de Joe, prêt à tout pour le faire sortir de prison, mais qui, au final, n'y parviendra pas et y laissera aussi sa peau. Happy ending très hollywoodien. Mais j'aime bien sa classe et son idée de saper le moral du shériff en faisant jouer par les mariachis un air funèbre.
mercredi 7 mars 2012
mardi 6 mars 2012
les diaboliques
LES DIABOLIQUES est réalisé en 1955 par Henri-George Clouzot sur un scénario coécrit avec Jérôme Géronimi d'après Celle qui n'était plus le roman de Boileau et Narcejac. C'est, deux ans après LE SALAIRE DE LA PEUR, le deuxième des trois films dans lesquels Clouzot dirigea sa femme Véra avec LES ESPIONS en 1957. A ses côtés, Simone Signoret et le détestable Paul Meurisse dont la pingrerie, la goujaterie et la misogynie sont un modèle du genre. A noter aussi la présence, en cuistre et veule surveillant d'internat, de Michel Serrault. On y retrouve aussi Charles Vanel en commissaire retraité au flegme très britannique mais au vocabulaire bien de Paname.
Ironie du sort, Véra Clouzot mourut en 1960 d'une crise cardiaque soudaine.
ps : j'ai revu le film en le téléchargeant légalement sur le site archive.org qui permet d'accéder à un catalogue de pépites cinématographiques plus ou moins anciennes mais aussi de kitscheries étonnantes.
jeudi 19 janvier 2012
mercredi 18 janvier 2012
l'homme qui en savait trop
THE MAN WHO KNEW TOO MUCH est réalisé en 1955 par Alfred Hitchcock sur un scénario de John Michael Hayes. Il avait déjà filmé cette histoire sous le même titre en 1934. C'est en quelque sorte un retour aux sources puisque la majeure partie du film se déroule à Londres. C'est aussi un récit curieux dans lequel on découvre que ce couple américain banal dissimule des fragilités inattendues du côté (sacré Hitch !) de la femme blonde que son mari doit calmer avec des sédatifs avant de lui annoncer l'enlèvement de son fils. On devine une histoire tournant autour de l'abus de médicaments qui donne une toute autre signification au comportement enjoué et suspicieux de celle-ci. A côté d'elle, son mari, quasi imperturbable (sauf quand il est sur le point d'exploser) est assez angoissant. La scène où la femme, à l'opéra, est tétanisée par l'impuissance et en pleure est bouleversante. Bien plus qu'un grand film de suspense et de course-poursuite avec James Stewart et Doris Day, il s'agit d'un film neurotique mettant en lumière les affres d'un couple d'Américains loin de leurs repères rassurants et se débattant avec leurs névroses. Etonnant.
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