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jeudi 5 août 2010

la belle de moscou

En 1957, le producteur Arthur Freed réussit à convaincre la MGM de laisser Rouben Mamoulian porter à l'écran une pièce à succès montée à Broadway en 1954. Celle-ci, écrite par George Kauffman d'après le livre de Melchior Lengyel, avait déjà donné lieu à un film, le merveilleux NINOTCHKA d'Ernst Lubitsch. Mais l'idée de Freed c'est d'en faire, comme au théâtre, une comédie musicale.
Ce sera donc SILK STOCKINGS avec, quatre ans après THE BAND WAGON le retour du couple Cyd Charisse-Fred Astaire. La magie de Mamoulian (dont se fut le dernier film et qui se consacra ensuite à Broadway) réussit à nous faire croire à cette romance entre un Astaire de 57 ans dont ce fut le dernier musical et une Charisse de 36 ans.
La musique et les paroles sont du grand Cole Porter qui écrivit, exprès pour Astaire, le numéro 'Ritz Rock and Roll' qui clôt à la fois le film et l'ère des musicals de la MGM.
Semi-déception, mais ce n'est pas Charisse qui chante mais Carol Richards (qui la doublait aussi dans BRIGADOON). En revanche, elle y est splendide et d'une sensualité inégalée, que ce soit dans la séquence du strip-tease/habillage (y compris avec les contraintes de la censure de l'époque) que dans le ballet 'Red Blues'.
A noter que Janis Paige, la comédienne qui veut en finir avec les rôles de naïades et jouer Tolstoï, a commencé sa carrière en 1944 dans BATHING BEAUTY, en 1944 dans lequel le rôle principal était joué par Esther Williams !










samedi 26 juin 2010

party girl

La première image capturée par mes soins illustre particulièrement le caractère atypique de PARTY GIRL : Cyd Charisse vient de se faire raccompagner chez elle par Robert Taylor pour échapper aux avances trop pressantes d'un maffieux. Alors qu'elle rentre dans sa salle de bains, elle découvre sa colocataire qui s'est suicidée en son absence. L'image est très fugitive, quasi subliminale mais elle montre bien comment Nicholas Ray a voulu transcender le genre du film de gangster et pervertir celui de la comédie musicale (il y a Charisse qui danse) en incluant ce genre de moment.
Il y a plus tard une scène avec Lee J. Cobb en patron de la maffia de Chicago qui règle son compte à un traitre, scène que reprendra De Palma, d'une manière excessive, dans THE UNTOUCHABLES.







lundi 7 juin 2010

brigadoon






















BRIGADOON a été réalisé en 1954 par Vincente Minelli et c'est ma comédie musicale favorite parce qu'elle réunit à nouveau Gene Kelly et Cyd Charisse, parce qu'on y entend Kelly chanter 'It's Almost Like Being In Love' et parce que.
C'était au départ* un musical écrit par Alan Jay Lerner et mis en musique par Fred Loewe dont suite à son succès, fut achetée par la MGM qui en confia l'adaptation au même Lerner ; celui-ci avait déjà écrit le scénario de ROYAL WEDDING (Stanley Donen, 1951 avec Fred Astaire et Jane Powell) et de AN AMERICAN IN PARIS (Minelli, 1951 avec Gene Kelly et Leslie Caron), puis travaillé sur THE BAND WAGON. Il sera encore à l'orgine de MY FAIR LADY (George Cukor, 1964 avec Audrey Hepburn et Rex Harrison).
Au générique on retrouve aussi la direction artistique de Cedric Gibbons et de Preston Ames qui est ici un enchantement puisque le village mythique de Brigadoon dans les Highlands écossais a été intégralement tourné en studios.

* "... hier on adaptait, pour Hollywood, les comédies musicales à succès de Broadway ; aujourd'hui, on adapte pour Broadway les films à succès d'Hollywood."
Frédéric Martel, Mainstream, p 64, Flammarion, 2010

mercredi 2 juin 2010

cyd charisse forever...

Ces images sont tirées de THE BAND WAGON (Tous en scène, Vincente Minelli, 1953).
A l'époque, Cyd Charisse venait d'apparaître à la fin de SINGIN' IN THE RAIN dans une séquence mémorable, du moins pour moi ! Elle sera ensuite à nouveau aux côtés de Gene Kelly dans le magnifique BRIGADOON dirigée par Minelli ; puis, elle retrouvera Astaire pour SILK STOCKINGS (La Belle de Moscou, Rouben Mamoulian, 1957), le remake musical du NINOTCHKA de Lubitsch.





mardi 1 juin 2010

the band wagon


















THE BAND WAGON [Tous en scène, 1953] est probablement la meilleure comédie musicale et l'un des plus beaux films de Vincente Minelli. C'est aussi le porte étendard d'une certaine idée du divertissement haut en couleurs comme la Metro Goldwyn Mayer de l'époque les prisait. De fait, la présence au générique de E. Preston Ames et de Cedric Gibbons à la direction artistique témoigne de la volonté des producteurs d'en faire un film riche et classieux.
Minelli venait de réaliser THE BAD AND THE BEAUTIFUL, l'un des plus beaux films jamais fait sur Hollywood (et il n'avait pas encore réalisé BRIGADOON, mon film musical préféré). Le film fut écrit par ses complices, Betty Comden et Adolph Green (qui créèrent aussi ON THE TOWN, IT'S ALWAYS FAIR WEATHER et SINGIN' IN THE RAIN !).
Aux côtés de Fred Astaire qui accusait ses 54 ans, et de la jeune Cyd Charisse, 22 ans à l'époque, on trouve des briscards du genre : Oscar Levant (qui était dans AN AMERICAN IN PARIS), dont ce fut l'avant-dernier film, Jack Buchanan, qui mourut d'un cancer quatre ans après et, surtout, la pétillante Nanette Fabray qui pouruivit ensuite sa carrière à la télévision.

ps en forme d'anecdote geek qui n'a rien à voir avec le film : Astaire apparut dans l'épisode 15 de la saison 1 de Battlestar Galactica !

pps : trois jours sans pouvoir accéder à l'hébergeur de ce blog alors de dépit j'en avais ouvert un autre que je pense néanmoins continuer : ça se passe là !