Affichage des articles dont le libellé est neil marshall. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est neil marshall. Afficher tous les articles

dimanche 1 janvier 2012

doomsday










DOOMSDAY est le troisième film écrit et réalisé par Neil Marshall. Je dois reconnaître que mon côté trouilleux et claustrophobique m'a jusqu'ici empêché de voir son THE DESCENT mais je finirai bien par le voir tant je me régale à chaque fois de l'inventivité, de la créativité et de l'enthousiasme de ce réalisateur dont j'ai aussi beaucoup aimé son CENTURION. Or donc, DOOMSDAY est à nouveau un mélange des genres comme il se plait à en faire : film d'infectés, film de prison (les clins d'oeil à ESCAPE FROM NEW YORK sont nombreux), film post-apo (Glasgow version MAD MAX 2 et le reste de l'Ecosse version médiévale), film d'action/guerre, et j'en passe. On pourrait objecter qu'à trop vouloir tout traiter Marshall se perd en route mais je crois qu'il a surtout la volonté de distraire son spectateur et de lui en donner davantage. Merci Neil !
Alors on retrouve aussi une partie de l'équipe de DOG SOLDIERS, Emma Cleasby joue la mère d'Eden, Sean Pertwee ne s'en sort pas mieux, tout comme Chris Robson et Leslie Simpson ; seul Darren Morfitt s'en tire à la fin. On retrouve aussi quelques uns de mes acteurs anglais préférés tels que Bob Hopkins, Alexander Siddig ou encore l'excellent Adrian Lester qui joue le sergent Norton. Je n'oublie pas non plus les méchants de service, David O'Hara, Malcolm McDowell et Craig Conway même si ce dernier seulement arrive à être crédible grâce à son jeu exubérant. Et je découvre que c'est lui qui jouait le campeur au début de DOG SOLDIERS !

jeudi 29 décembre 2011

dog soldiers







Censément se passer en Ecosse, DOG SOLDIERS, le premier film écrit et réalisé par Neil Marshall en 2001 fut en fait tourné au Luxembourg. Si je le précise, ce n'est pas par cuistrerie mais pour illustrer le fait que ce film n'est jamais ce que l'on croit. Ce n'est pas un film de loup-garous mais un film de militaires aux prises avec des loup-garous. 
En fait, c'est même plutôt le croisement entre l'ALIENS de James Cameron (la corporation qui envoie les Marines pour récupérer un spécimen d'alien à l'nsu de leur plein gré), THE USUALS SUSPECTS (avec Emma Cleasby dans le rôle de Keyser Sozé, c'est-à-dire du personnage donnant une version de l'histoire aux autres personnages) et, surtout, de ZULU de Cy Enfield (pour le côté petit groupe assiégé par une force supérieure). Et même si au final, c'est encore une dague en argent qui permet à Cooper de s'en sortir, le film est très jouissif dans cette manière qu'il a de montrer des soldats professionnels combattant des loup-garous apparemment invincibles mais avec une détermination so british qui force l'admiration. 
De la bande, dont au moins quatre seront ensuite de l'aventure DOOMSDAY, j'en retiendrai au moins trois. Primo, il y a Sean Pertwee qui joue le sergent Wells qui se sacrifiera. La scène où il raconte l'anecdote du tatouage est entre autres une bonne illustration de son talent de comédien malheureusement trop souvent galvaudé par des choix de films discutables (je pense au catastrophique MUTANTS CHRONICLES). 
Deuzio, il y a Liam Cunningham qui joue l'arrogant capitaine Ryan, revu depuis dans Outcasts et que l'on retrouvera en Ser Davos Seaworth dans la saison 2 de Game of Thrones.
Tertio, enfin, il y a Kevin McKidd, le private Cooper, que je croyais avoir découvert dans Rome et bien aimé dans Journeyman.


bonus : le plan de table qui aurait dû mettre la puce à l'oreille à Cooper, six serviettes mais cinq sur la photo encadrée : où est le sixième membre ?

dimanche 16 janvier 2011

centurion

"Hopeless is what they sing songs
about; write poems about.
Hopeless is the stuff of legend, Bothos.
And being a legend will get you laid !"

CENTURION est un film écrit et réalisé par Neil Marshall. C'est aussi un péplum violent et hauts en couleurs.
J'aime beaucoup Neil Marshall car c'est un auteur complet : en effet, il écrit, réalise et monte ses films. Je l'ai découvert avec DOG SOLDIERS, variation épatante sur le thème des loups-garous, puis et je l'ai retrouvé avec enthousiasme avec DOOMSDAY, mélange d'anticipation et de survival movie. J'ai, en revanche jusqu'ici, évité de regarder THE DESCENT (que je n'ai du coup pas encore acheté) car je suis claustrophobe de nature et que le cadre du film m'angoisse à l'avance !
Le film aurait pu s'appeler Les sept légionnaires ; le centurion du titre est interprété par Michael Fassbender que je ne le connaissais pas jusqu'à INGLORIOUS BASTERDS. Il a une présence indéniable.
Pour faire court, l'histoire raconte comment une poignée de légionnaires, rescapés du massacre de leur légion par les Pictes, essaient de survivre derrière les lignes ennemies. Les six autres sont interprétés par David Morrissey (découvert dans State of Play, et retrouvé dans l'épisode "The Next Doctor" de Doctor Who en 2009), Liam Cunningham (qui jouait dans THE WIND THAT SHAKES THE BARLEY de Ken Loach), JJ Field (qui était Frederick Garland dans deux téléfilms tirés des aventures de Sally Lockart, The Ruby in the Smoke et The Shadow in the North), Noel Clarke (Mickey dans Doctor Who), Dimitri Leonidas, et Riz Ahmed (jouait Riq dans Dead Set).
A noter aussi, côté romain, les prestations de Dominic West en général et de Paul Freeman (qui fut jadis René Belloq dans RAIDERS OF THE LOST ARK) en gouverneur.

Côté Pictes, il y a bien sûr la sauvagement belle Olga Kurylenko, mais aussi Ulrich Thomsen (un acteur danois, vu dans KINGDOM OF HEAVEN), Axelle Carolyn (fiancée de Marshall, jouait un petit rôle dans DOOMSDAY) et la sorcière, Imogen Poots (jouait dans V FOR VENDETTA).
Le récit est bien ramassé, à peine 1h37, et s'il ne s'embarrasse pas de respect de la vérité historique ("It’s not meant to be historically perfect. I’m picking up on a legend and exploring it... it’s an action thriller. " a declaré Neil Marshal), il a cependant été tourné en Ecosse et en Angleterre, et les décors naturels sont bien réels. A voir, pour la création des décors, la page de Simon Bowles.
La musique de Ilan Eshkeri donne aussi toute la dimension épique nécessaire au film qui au bout du compte se révèle un très bon divertissement, pour peu qu'on ait l'estomac accroché et qu'on ne soit pas à l'affût d'un scénario complexe. Je n'arrive d'ailleurs pas à comprendre que le film ait eu de mauvaises critiques, mais je dois être partial...