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vendredi 7 mars 2014

life on mars

« Axel Riessen ouvre la bouteille et respire l’odeur du whisky : il est profondément tourné et lui évoque l’obscurité d’un ciel d’orage. Après l’avoir refermé, il repose lentement la bouteille sur l’étagère et constate que les enceintes diffusent une chanson de l’album Hunky Dory.
But her friend is nowhere to be seen. She walks through her sunken dream, to the seat with the clearest view, and she’s hooked to the silver screen, chante David Bowie.
Tandis qu’Axel observe le jardin par les immenses baies vitrées, il entend la porte de l’appartement de son frère claquer. Il se demande si Rober va passer e, au même instant, on frappe à la porte.
– Entrez, dit-il à son frère.
Robert ouvre la porte et entre dans le salon l’air troublé.
– Je vois bien que tu écoutes de la merde pour m’embêter, mais…
Axel sourit et chante sur la mélodie :
Take a look at the lawman, beating up the wrong guy. Oh man! Wonder if he’ll ever know : he’s in the best selling show… »


Lars Kepler, Le Pacte, Babel noir, p.293, 
traduction de Hege Roel-Rousson


C'est bien sûr Life on Mars qu'écoute le personnage de cet excellent polar suédois...


dimanche 25 mars 2012

il était une fois en amérique (suite)

 Tuesday Weld est Carol, la maîtresse de Max

 Larry Rapp (Fat Moe), James Hayden (Pasy), Woods, De Niro et William Forsythe (Cockeye)

 Joe Pesci est Frankie Manoldi

 Burt Young est Joe

 Treat Williams est O'Donnell, le syndicaliste

 Danny Aiello est le chef de la police

Elizabeth McGovern est Deborah

Darlan Fluegel est Eve, la maîtresse de Noodles


samedi 24 mars 2012

il était une fois en amérique








Ultime film de Sergio Leone qu'il mit des années à mettre en chantier, ONCE UPON A TIME IN AMERICA est, avec THE GODFATHER, l'un des films essentiels pour bien apprécier l'envers du décor de la construction de la société étatsunienne. C'est aussi l'un des meilleurs films de Robert De Niro et, surtout, de James Woods. Je ne me souvenais pas de grand chose du film, hormis la musique entêtante de Morricone, mais j'avais gardé en mémoire son personnage et sa susceptibilité pathologique. J'avais oublié le montage faisant la navette entre le "présent" des années 60, puis l'enfance des personnages du film et la période de la prohibition. Mais aussi le fait que Noodles est un opiomane et que l'on peut considérer (et l'ultime plan va dans ce sens) que tout le film n'est qu'une rêverie induite par l'opium et que rien ne s'est vraiment déroulé comme on le comprend. Je me suis aussi rendu compte que, comme la première fois, je ne suis toujours pas convaincu que Max se jette dans le camion à ordures ; je l'imagine plutôt avoir préparé un plan B, une fuite au cas où Noodles refuse de le tuer. Quant au fait que Deborah (Elizabeth McGovern) ait fini sa vie avec Max, trahissant ainsi son seul amour (à cause du viol ?) cela m'était sorti de l'esprit tout comme le fait que c'est une Jennifer Connelly de treize ans qui l'incarne enfant.
Sinon, j'ai été une fois de plus époustouflé par l'ampleur de la mise en scène de Leone qui témoigne de la même maîtrise qu'il s'agisse d'animer une rue emplie de figurants en costumes ou pour une scène intimiste. Son souci du détail, du vérisme, de s'attacher à la vérité historique renvoie à ses oeuvres antérieures, en particulier GIU LA TESTA (Il était une fois la révolution) qui est aussi une histoire d'amitié trahie à cause d'une femme. Un classique à (re)découvrir absolument.

lundi 19 mars 2012

la mariée était en noir (suite)









Julie, lors de son ultime rendez-vous avec Coral, a cette réplique que je trouve très juste : "Quelqu'un a dit : il n'y a ni optimistes ni pessimistes. Il n'y a que des imbéciles gais et des imbéciles tristes."
Elle le tue en injectant du poison dans une bouteille fermée d'Arak. Ce procédé, dont je ne sais s'il avait été imaginé par Irish ou par les scénaristes, fut en tout cas repris en 1978 par Robert Van Scoyk, le scénariste de Murder Under the Glass, un épisode fameux de Columbo réalisé par Jonathan Demme.

dimanche 18 mars 2012

la mariée était en noir

Réalisé en 1968 par François Truffaut sur un scénario coécrit avec Jean-Louis Richard d'après le roman de William Irish. C'est le film le plus hitchcockien de Truffaut qu'il fit juste après avoir interviewé le maître et écrit son fameux livre. Et pour bien faire, il fit composer la musique par Bernard Hermann !

Jeanne Moreau est Julie Kohler, une jeune femme dont le mari a été assassiné à la sortie de l'église le jour de la cérémonie. Elle a depuis décidé de retrouver les responsables et de les tuer.

Ces hommes, des célibataires liés par la chasse et les femmes, croyaient pourtant cette histoire, un accident, bien oubliée et enterrée et avaient tous refait leur vie.

Claude Rich est Bliss, un cavaleur sur le point de se marier. Elle le pousse par dessus son balcon.

Michel Bouquet est Coral, un solitaire désabusé dont elle empoisonne l'alcool qu'elle lui fait boire.

Michael Lonsdale est Morane, un arrogant politicien phallocrate qu'elle enferme dans un cagibi dans lequel il meurt asphyxié tandis que son fils dort à l'étage et que sa femme a été éloignée.

Charles Denner est Fergus, un artiste peintre qui meurt d'une flèche dans le dos décochée par le modèle dont il venait de tomber amoureux sans savoir qui elle était en vérité.

Jean-Claude Brialy est Corey, celui qui va croiser deux fois le chemin de Julie car il était présent lors de l'assassinat de Bliss et qu'il arrive trop tard pour empêcher celui de Fergus.

Alexandra Stewart est Mlle Becker, l'institutrice de l'enfant de Morane, accusée à tort du meurtre.

ps : le dernier coupable, Delvaux (Daniel Boulanger) échappe une première fois à la vengeance de Julie  parce que la police l'arrête. Du coup, à la surprise du juge d'instruction, elle se laisse prendre pour être emprisonnée et parvenir à tuer le dernier de sa liste !

mardi 6 mars 2012

les diaboliques









LES DIABOLIQUES est réalisé en 1955 par Henri-George Clouzot sur un scénario coécrit avec Jérôme Géronimi d'après Celle qui n'était plus le roman de Boileau et Narcejac. C'est, deux ans après LE SALAIRE DE LA PEUR, le deuxième des trois films dans lesquels Clouzot dirigea sa femme Véra  avec LES ESPIONS en 1957. A ses côtés, Simone Signoret et le détestable Paul Meurisse dont la pingrerie, la goujaterie et la misogynie sont un modèle du genre. A noter aussi la présence, en cuistre et veule surveillant d'internat, de Michel Serrault. On y retrouve aussi Charles Vanel en commissaire retraité au flegme très britannique mais au vocabulaire bien de Paname.
Ironie du sort, Véra Clouzot mourut en 1960 d'une crise cardiaque soudaine.

ps : j'ai revu le film en le téléchargeant légalement sur le site archive.org qui permet d'accéder à un catalogue de pépites cinématographiques plus ou moins anciennes mais aussi de kitscheries étonnantes.