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mercredi 29 juin 2011

liés par le sang

BLOODLINE est réalisé en 1979 par Terence Young sur un scénario de Lard Koenig d'après un roman de Sidney Sheldon.
Il y a trois bonnes raisons de voir ce film mineur et méconnu.
Petit a, c'est un des ultimes films d'Audrey Hepburn et il vaut mieux se souvenir d'elle dans ce rôle que dans celui de l'ectoplasme pathétique de l'ALWAYS de Spielberg. Elle est ici touchante, fragile et émouvante, quelque part entre ses rôles dans WAIT UNTIL DARK et TWO FOR THE ROAD.
Petit b, c'est un film qui par son sujet rappelle beaucoup L'HÉRITIER, celui de 1973 avec Belmondo que j'adore. Le film, au détour d'une visite, évoque aussi les médicaments qui ne rapportent rien mais sont indispensables, ou encore les "nécessaires" expérimentations animales. La famille Roffe est originaire d'un ghetto juif polonais à Cracovie où le personnage d'Hepburn retourne pour retrouver les traces de son ancêtre. Ironie du sort quand on sait que c'est cette même industrie qui tua tant de Juifs dans les camps polonais, mais en 1979 on en parlait pas encore autant qu'aujourd'hui.
Petit c, c'est un film avec une distribution incroyablement riche puisqu'on y retrouve Ben Gazzara, James Mason, Omar Shariff, Maurice Ronet, Romy Schneider, Claudia Mori, Irene Papas, sans oublier Gert Fröbe, Beatrice Straight et Michelle Phillips.

jeudi 26 mai 2011

the klansman (suite)


Richard Burton


Lee Marvin


David Huddleston


O. J. Simpson


Lucian Paluzzi


Lola Falana


Linda Evans

mercredi 25 mai 2011

the klansman

THE KLANSMAN est réalisé en 1974 par Terence Young sur un scénario coécrit par Millard Kaufman et Samuel Fuller.
Film violent et sans concession, il fut lors de sa sortie amputé de 22 minutes (on imagine lesquelles). C'est Foxybronx, un petit éditeur spécialisé dans les années 70 qui lui redonne une seconde jeunesse sans avoir rien changé à son apparence. Ainsi, à l'ère du tout digital, ils nous donnent à voir ce film sale, granuleux, au son souvent médiocre, mais qui respire vraiment son époque et la pauvreté de son budget. Le directeur de la photo du film était Lloyd Ahern qui, alors, ne travaillait plus qu'à la télévision mais qui en son temps avait aussi travaillé pour le cinéma. Les compositeurs de la musique très Stax du film, Stu Gardner et Dale O.Warren, venaient eux aussi de la télévision.
La distribution est aussi étonnante : un Lee Marvin fatigué incarne le shérif du bled qui tolère les gars du Klan, dont on comprend qu'il est aussi membre, mais qui finira par prendre les armes contre eux ; à ses côtés, et qui picolait aussi sec que lui durant le tournage, Richard Burton, qui entra en désintox après le film. Le fils de Marvin est joué par Wendell Wellman qui deviendra ensuite scénariste et écrira FIREFOX pour Eastwood. Je n'oublie pas non plus David Huddleston, qui joue le maire, et que les fans de THE BIG LEBOWSKI reconnaîtront. Il y a aussi, en guérilléro de la cause noire, un jeune et intense O. J. Simpson ; et dans le rôle de l'idiot du village, Larry Williams qui,d ans les années 1957-58, connut le succès avec des titres comme Short Fat Fannie et Bony Moronie.
Côté féminin, on a Luciana Paluzzi qui joue une Trixie très sensuelle, Lola Falana dans le rôle de Loretta, et n'oublions pas Linda Evans qui est Nancy, celle par qui le scandale arrive. Elles sont toutes trois très justes.


Le shérif interrompt un viol récréatif organisé par des membres du Klan...

Le violeur, un simple d'esprit appâté par un billet d'un dollar...

Le meurtre d'un jeune Noir va conduire son camarade à prendre les armes...

Breck, dont l'ancêtre anti-escalavagiste fut pendu par le Klan, et qui s'oppose toujours à eux...

Le shérif, reniant son allégeance au Klan pour faire respecter la loi et la Constitution...

jeudi 17 mars 2011

seule dans la nuit (fin)









seule dans la nuit (suite)







seule dans la nuit

WAIT UNTIL DARK est un film réalisé en 1967 par Terence Young sur un scénario de Robert Carrington. C'est l'adaptation d'une pièce à succès de Frederick Knott montée en 1966 par Arthur Penn avec Lee Remick, Robert Duvall et Mitch Ryan. Cela se sent et procure assez vite un sentiment d'enfermement que les quelques escapades en extérieur en suffisent pas à dissiper.
Le film fut produit par Mel Ferrer qui était encore marié à Audrey Hepburn et ce n'est pas sans ironie que l'on voit son personnage de femme si aimante, prête à tout, y compris être la championne du monde des aveugles pour son mari alors qu'ils divorcèrent l'année suivante. Audrey avait 39 ans et rayonnait d'une beauté pas encore fânée, juste mûre, qu'elle montra aussi cette année-là en tournant l'un de ses films que je préfère, le TWO FOR THE ROAD de Stanley Donen. 
Son mari, dans le film, est joué par Efrem Zimbalist Jr., mais ce sont surtout les méchants qui lui font concurrence. A commencer par le chef vicieux et dérangé incarné par un jeune et talentueux Alan Arkin qui ne joue pas moins de trois personnages qui ont tous en commun la façon de faire crisser leurs bottes sur le parquet de l'appartement. 
Ensuite il y a le fade, mais redoutable en flic inquisiteur, Jack Weston, celui qui joue Erwin, le chauffeur, au début de THE THOMAS CROWN AFFAIR. Enfin il y a le grand Richard Crenna, en truand humaniste qui annonce son rôle dans UN FLIC de Melville. A noter aussi l'inquiétante musique d'Henry Mancini qui contribue pour beaucoup à l'intensité dramatique. Samantha Jones, un mannequin alors en vogue qui, ironie du sort, tourna ensuite WHERE WERE YOU WHEN THE LIGHTS WENT OUT ? 
Jean Del Val, un Français expatrié dès le temps du muet, qui participa à des classiques tels que MOONFLEET, GILDA, CASABLANCA ou FUNNY FACEavec Hepburn.

vendredi 15 octobre 2010

soleil rouge

Film franco-italo-espagnol réalisé en 1971 par Terence Young sur un scénario collectif (de Laird Koenig, Denne Bart Petitclerc, William Roberts et Lawrence Roman), SOLEIL ROUGE est un de ces films à la frontière du chambara (film de sabre japonais) et du western spaghetti, mais réalisé avec une équipe européenne, mis en lumière par Henri Alekan (LA BELLE ET LA BÊTE), en musique par Maurice Jarre et tournée en Andalousie près d'Alméras !
C'est surtout un film mettant en scène la rencontre entre Charles Bronson et Toshirô Mifune, soit deux des comédiens, respectivement, de SCHICHININ NO SAMURAI (Les sept samourais) et de son remake, THE MAGNIFICENT SEVEN (dont William Roberts avait justement écrit le scénario). A leurs côtés, on retrouve une blonde farouche, Ursula Andress (que Young avait fait tourner pour la première fois dans DR NO) et un Alain Delon en méchant tout en noir.
Le film est crade à souhait et assez réjouissant à revoir en dépit d'un seul bémol : il n'est disponible que dans sa version française.