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mercredi 15 juin 2011

le bison blanc (suite)


Whistling Jack Kileen (Clint Walker) était Posey, le géant laconique de THE DIRTY DOZEN...


Tom Custer (Ed Lauter), ordonne un piège dans lequel Hickock qui se solde par une fusillade irréelle de laquelle la cavalerie américaine ne sort pas grandie !


John Carradine vient en aide à Hickock ; son fils Kieth reprendra le rôle dans la série Deadwood...

Le shériff Holt de Sheyenne, Wyoming est joué par Clifford A. Pellow...

Dans la caravane, Hickock manque de se faire détrousser par Stuart Whitmann !


L'hôtel est tenu par Kim Novak, 44 ans, encore très séduisante même si Hickock est trop fatigué pour répondre à ses demandes...


Jack Warden joue Charlie Zane, trappeur, borgne, tueur d'indiens et de bisons (et de chats aussi)...


Le chef Crazy Horse aka Worm est joué par le grand Will Sampson qui fut de l'aventure de ONE FLEW OVER THE CUCKOO'S NEST en 1975.

le bison blanc

THE WHITE BUFFALO est réalisé en 1977 par Jack Lee Thompson sur un scénario de Richard Sale adaptant son propre roman. C'est un western méconnu mais qui gagne à l'être pour au moins trois raisons :

primo, c'est un film de monstre dans la droite lignée de JAWS réalisé deux ans plus tôt. Le prologue du film qui plante le décor du cauchemar de Hickock rappelle, à sa manière de louvoyer entre les rochers et les arbres sur fond de musique menaçante, celui de Spielberg. Le requin est ici remplacé par un bison blanc hors norme qui semble invincible et qui emporte tout sur son passage. Il faudra aussi trois hommes pour l'emporter sur le monstre.


secundo, c'est un film qui parle du massacre organisé des bisons dans le but d'éliminer la ressource essentielle des tribus indiennes nomades. L'image, saisissante, des carcasses de bisons morts rappelle l'étendue de la tuerie. THE LAST HUNT de Brooks racontait dès 1956 cette page-là et, justement, avait aussi comme point central un bison blanc, objet de toutes les convoitises (voir , et ). Les deux films montrent aussi des Blancs et des Indiens s'entendre et s'apprécier.


tertio, c'est le dernier western, officiel, de Charles Bronson. Je souligne le fait car, selon moi, THE INDIAN RUNNER de Sean Penn, son dernier film, était un western à s
a manière. Par ailleurs, après avoir été dirigé par Thompson dans l'excellent ST. IVES en 1976, Bronson fera de lui son cinéaste de prédilection puisqu'il tournera ensuite avec lui sept films entre 1980 et 1989 qui ne sont pas du tout indispensables. Enfin, cette même année 1977, Bronson tourne TELEFON pour Don Siegel, un très bon film d'espionnage dont je reparlerai un de ces jours.

lundi 11 octobre 2010

monsieur st-ives

"No, i like beds that are already slept in : they're warmer."

Film singulier à plus d'un titre, ST-IVES est l'adaptation d'un roman de Ross Thomas par Barry Beckerman et réalisé par Jack Lee Thompson. C'est l'un des derniers films de la période bénie de Thompson et de Bronson, celle des années 70. Ensuite ce furent les années 80 et les films de justiciers solitaires : oublions-les.
En 1971, sur fond de photo lumineuse (Lucien Ballard, le chef-op de Peckinpah) et de basses de Lalo Schifrin, Charles Bronson interprète Ray St-Ives, un auteur de polar semi-fauché (il vit dans un hôtel miteux, mange des sandwiches mais joue et roule en Jaguar) engagé pour un taf de détective privé par un cinéphile mystérieux (John Houseman), entouré d'une femme vénéneuse (Jacqueline Bisset) et d'un psychiatre agaçant (Maximilian Schell). Le film déploie son intrigue en alternant les morts, les rebondissements jusqu'au point où, comme chez Chandler dans THE MALTESE FALCON, on ne sait plus qui fait quoi sinon que tout le monde trempe dedans sauf St-Ives. L'avant-dernière séquence a lieu au bord d'une piscine de laquelle on tire une Jacqueline Bisset trempée. Ironie du sort, elle atteindra l'année suvante une notoriété planétaire en plongeant avec un t-shirt blanc dans THE DEEP de Peter Yates !

ps : guettez, en voyous, les jeunes Robert Englund et Jeff Goldblum !
pps : les deux films dont Procane regarde la fin sont, respectivement, THE BIG PARADE (1925) de King Vidor et BIRTH OF A NATION (1915) de D.W. Griffith.