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jeudi 24 novembre 2011

le piège (suite)











Harry Andrews fumant des Gitanes françaises (comme mon père quand il fumait encore) ; le détail n'est pas qu'anecdotique puisqu'on apprend plus tard qu'il était en France dans la Résistance où il a rencontré sa femme. Paul Newman se moquant de l'inspecteur qui l'interroge. Ian Bannen en pyjamas. Jenny Rudacre et son accent afrikaner. Dominique Sanda en maillot. James Mason en traître so british. Newman en espion tous terrains...

ps : les vers d'Edmund Spenser de 1590 que citent Slade sont : "Sleep after toil, port after stormy seas, ease after war, death after life does greatly please."

mercredi 23 novembre 2011

le piège

                                                                                                                                                                   
                                                                            "Oh, kiss my ass colonel Blimp !"

Or donc, bien avant Jason Bourne, et à côté de James Bond et d'Harry Palmer (et je n'oublie pas Quiller !), il y avait un autre espion qui manquait à mon palmarés dans la catégorie des types cool (et sans tomber dans la parodie type Flint ou OSS117). C'est chose faite maintenant que j'ai découvert Joseph Rearden (mais on ne saura jamais son véritable nom), le héros de THE MACKINTOSH MAN (Le piège), le film de John Huston réalisé en 1973 sur un scénario de Walter Hill. Rearden est interprété par Paul Newman avec une élégance, une détermination et une efficacité (son évasion du manoir et son pilotage sur la lande) qui en font, désormais, l'un de mes héros préférés et le précurseur, justement, de Jason Bourne qui lui a tout piqué ! Rearden est un agent britannique (joué par un Etatsunien) se faisant passer pour un Australien voleur de diamants afin de se faire emprisonner pour ensuite mieux s'évader et ainsi démanteler un réseau qui fait, justement, évader des gens ("scraperers"). Il est engagé par MacKintosh (Harry Andrews, le sergent  psychopathe de THE HILL) qui travaille avec sa fille, Mrs Smith (Dominique Sanda).
Il 'sévade donc avec un espion communiste (joué par Ian Bannen, un an après THE OFFENCE) et se retrouve prisonnier d'un manoir en Irlande d'où il finit par s'évader quand sa couverture est compromise; Suite à l'assassinat de son patron, il part à Malte avec Mrs Smith pour retrouver l'espion et démasquer la traitrise de Sir George Wheeler (James Mason qui rejouera avec Newman en 1982 dans THE VERDICT). Le dénouement, inattendu, s'achève en queue de poisson, nous surprenant agréablement. On est presque dans un roman de LeCarré et c'est avec délectation qu'on en profite.