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lundi 19 mars 2012

la mariée était en noir (suite)









Julie, lors de son ultime rendez-vous avec Coral, a cette réplique que je trouve très juste : "Quelqu'un a dit : il n'y a ni optimistes ni pessimistes. Il n'y a que des imbéciles gais et des imbéciles tristes."
Elle le tue en injectant du poison dans une bouteille fermée d'Arak. Ce procédé, dont je ne sais s'il avait été imaginé par Irish ou par les scénaristes, fut en tout cas repris en 1978 par Robert Van Scoyk, le scénariste de Murder Under the Glass, un épisode fameux de Columbo réalisé par Jonathan Demme.

dimanche 18 mars 2012

la mariée était en noir

Réalisé en 1968 par François Truffaut sur un scénario coécrit avec Jean-Louis Richard d'après le roman de William Irish. C'est le film le plus hitchcockien de Truffaut qu'il fit juste après avoir interviewé le maître et écrit son fameux livre. Et pour bien faire, il fit composer la musique par Bernard Hermann !

Jeanne Moreau est Julie Kohler, une jeune femme dont le mari a été assassiné à la sortie de l'église le jour de la cérémonie. Elle a depuis décidé de retrouver les responsables et de les tuer.

Ces hommes, des célibataires liés par la chasse et les femmes, croyaient pourtant cette histoire, un accident, bien oubliée et enterrée et avaient tous refait leur vie.

Claude Rich est Bliss, un cavaleur sur le point de se marier. Elle le pousse par dessus son balcon.

Michel Bouquet est Coral, un solitaire désabusé dont elle empoisonne l'alcool qu'elle lui fait boire.

Michael Lonsdale est Morane, un arrogant politicien phallocrate qu'elle enferme dans un cagibi dans lequel il meurt asphyxié tandis que son fils dort à l'étage et que sa femme a été éloignée.

Charles Denner est Fergus, un artiste peintre qui meurt d'une flèche dans le dos décochée par le modèle dont il venait de tomber amoureux sans savoir qui elle était en vérité.

Jean-Claude Brialy est Corey, celui qui va croiser deux fois le chemin de Julie car il était présent lors de l'assassinat de Bliss et qu'il arrive trop tard pour empêcher celui de Fergus.

Alexandra Stewart est Mlle Becker, l'institutrice de l'enfant de Morane, accusée à tort du meurtre.

ps : le dernier coupable, Delvaux (Daniel Boulanger) échappe une première fois à la vengeance de Julie  parce que la police l'arrête. Du coup, à la surprise du juge d'instruction, elle se laisse prendre pour être emprisonnée et parvenir à tuer le dernier de sa liste !

dimanche 11 mars 2012

l'homme qui aimait les femmes (suite)

Le film s'ouvre par l'enterrement du héros auquel n'assiste que des femmes (hormis les employés des Pompes funèbres) qui, on va le découvrir, n'ont pas toutes été ses maîtresses...

L'employée de la société de location, dont on ne connaîtra pas le prénom, est jouée par Ghylaine Dumas. Elle aidera Morane à retrouver l'adresse de la femme qu'il a vue dans son pressing.

 Il va la chercher jusqu'à Béziers et lui arrache au téléphone un rendez-vous. Mais sur place, Martine (Nathalie Baye) lui avoue que celle qu'il a vu était sa cousine jouée par Anne Bataille. Il repart.

Hélène (Geneviève Fontanel), la propriétaire du magasin de lingerie, accepte de passer la soirée avec lui mais pas de le suivre chez lui car elle lui révèle qu'elle ne couche qu'avec de très jeunes hommes.

Rencontrée au cinéma où elle travaille comme ouvreuse, Nicole (Roselyne Puyo) est sourde-muette.

Uta (Anna Perrier) est une baby-sitter que Morane engage fallacieusement.  Il la reverra peu avant son accident. Elle est en tête du cortège funéraire.

 A Paris où il est monté pour rencontrer son éditeur, Morane retrouve, dans son hôtel, Véra (Leslie Caron) qui l'a quitté cinq ans auparavant et à cause de qui il est parti s'installer à Montpellier.

Genevière (Brigitte Fossey), l'éditrice de son livre, est sa dernière maîtresse, un espoir fauché par une voiture et, au final, par une paire de jambes révélées par transparence grâce à un rayon de soleil.

samedi 10 mars 2012

l'homme qui aimait les femmes

Réalisé en 1977 par François Truffaut sur un scénario coécrit avec Suzanne Schiffman et Michel Fernaud. C'est l'un de mes films préférés de Truffaut avec LA NUIT AMÉRICAINE.

Son héros est Bertrand Morane, un ingénieur qui vit à Montpellier et ne vit que pour les femmes, et leurs jambes, et qui enchaîne les relations, d'une manière apparemment insouciante qui cache en fait une blessure ancienne qu'on ne découvrira qu'à la fin du film.


Morane décide de mettre sur papier ses souvenirs amoureux en tapant avec deux doigts sur la Remington qu'il avait en haut d'une armoire...

C'est selon moi l'un des meilleurs rôles de Charles Denner dont la voix est l'atout essentiel. L'une de ses maîtresses lui dit qu'il a une façon particulière de demander, comme si sa vie en dépendait...

L'occasion manquée pour Bertrand qui ne rencontrera jamais la voix du réveil téléphonique qu'il ne fait, peut-être, qu'apercevoir fugitivement en train de tourner à l'angle d'une rue...

"Les jambes des femmes sont des compas qui arpentent le monde en tous sens, lui donnant son équilibre et son harmonie." 

Truffaut se payant le luxe d'une figuration à la Hitchcock au début du film...