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jeudi 26 novembre 2009

public enemies

C'est en finissant de regarder le PUBLIC ENEMIES de Michael Mann en dvd (j'l'avais loupé en salle et j'attendais cette sortie avec impatience) que deux évidences concomitantes m'ont estourbi simultanément.
Primo, Mann demeure plus que jamais l'un des meilleurs réalisateurs américains de cinéma, de la trempe des Ford, Hawks et Peckimpah et son ode à Dillinger est un véritable western urbain à la beauté sépulcrale.
Secundo, Johnny Depp et Christian Bale sont deux des meilleurs acteurs de leur génération (Bale étant mon préféré mais passons là-dessus) et incarnent, par leur talent, leur présence, la décontraction et la probité de véritables émules de, respectivement, Marlon Brando (pour Depp, mais le Brando jeune, pas celui de THE GODFATHER !) et Gary Cooper (pour Bale donc).
Le film est d'une maîtrise filmique inouïe (bien plus que ne l'était son MIAMI VICE pourtant très bon mais qui en rajoutait parfois un peu trop sur le plan visuel), certains plans étant d'une beauté confondantes. Et le fait qu'il se termine autour d'une salle de cinéma est (si l'anecdote est véridique) une trouvaille somptueuse. Il me tarde déjà de le revoir, dans quelque temps, avec le commentaire de Mann lui-même.



ps : enfin, de la pléthore de bons comédiens qui apparaissent à l'écran j'en distinguerais un troisième, Stephen Lang (l'agent spécial qui vient rendre visite à Billie en prison) que l'on verra bientôt dans AVATAR ; il dégage en effet une présence phénoménale...

dimanche 9 août 2009

rescue dawn













RESCUE DAWN écrit et réalisé par Werner Herzog en 2006 est l'adaptation au cinéma de Escape from Laos, l'histoire de la captivité et de l'évasion de Dieter Dengler, un aviateur américain en 1966. Dengler, qui est mort en 2001 et est enterré à Arlington, était né en Allemagne en 1938 d'où il était parti en 1957 pour les Etats-Unis dont il devint citoyen. Il fut abattu au Laos au cours d'une mission officieuse de bombardements des positions viêt-côngs et le récit de sa survie est un vibrant témoignage d'espoir et d'humanité. Le titre garde son mystère jusqu'à la toute fin du film lorsqu'on découvre (à moins que j'ai raté quelque chose au début, c'est possible...) que Rescue Dawn est le nom de code de Dengler.
Porté par la détermination de Herzog qui, en 1997, y avait déjà consacré Little Dieter Nedd to Fly, un documentaire télévisuel, le film repose sur les épaules de Christian Bale qui, à mon sens, n'en finira jamais de confirmer l'immensité de son talent de comédien. Mais il est aussi à voir pour la performance de Steven Zahn, qui joue Duane, un comédien normalement cantonné dans les seconds rôles comiques et qui y est là très émouvant. Enfin, notons la coïncidence qui fait coexister Jeremy Davies et François Chau, deux figures de Lost.

lundi 3 août 2009

dimanche dystopique

Hier après-midi j'ai été voir TERMINATOR RENAISSANCE à la salle Debussy de Joigny. J'ai d'abord craint de m'être déplacé pour rien (ou presque, ça m'a fait une ballade dominicale et l'air était doux) car le projectionniste marmonnait qu'il pensait annuler l'affaire s'il n'y avait que moi. On était vingt minutes avant l'horaire prévu ! Heureusement qu'une ribambelles d'ados qui n'étaient pas nés lors de la sortie de TERMINATOR (1984 ni de sa suite en 1991) et quelques autres égarés sont venus en renfort, me permettant de voir enfin le dernier film de la franchise. Je dis bien dernier car, suite à l'annulation de The Sarah Connors Chronicles, la très bonne série qui devait relancer l'intérêt pour l'histoire, et devant le succès mitigé du film, une poursuite me semble contrariée. Et c'est pourtant dommage car le film de McG est une vraie réussite.
Le scénar est astucieux et joue sur une corde déjà éprouvée par la série tv, à savoir nous afaire accepter l'idée, non pas d'un "gentil" Terminator, comme dans le deuxième film, mais d'un Terminator humanisé car ignorant en être un et, l'apprenant, choisissant son humanité, contre les machines. Que cet homme d'un nouveau genre soit un condamné à mort qu'on a rescussité (faisant du film, au passage et l'air de rien, un plaidoyer contre la peine capitale) qui accepte de se sacrifier alors que rien ne l'y oblige est une trouvaille vraiment sf. Que les scénaristes (Brancato et Ferris) aient aussi choisi (merci les trucages) de faire combattre un Terminator modéle Schwarzy (comme dans le premier film) avec John Connor est là encore une bonne idée.
Le résultat est non seulement convaincant mais il retrouve en outre, en dépit de la débauche de moyens digitaux (et sonores, les effets sont incroyables), un côté série B, westernien, qui évoque assez Sam Peckhimpah. Enfin, la partition de Danny Elfmann est un bel hommage à celle de Bard Fiedel.
Un dernier mot sur les acteurs : même si je suis un fan absolu de Christian Bale, j'ai été très impressionné par le jeu de Sam Worthington, un Australien dont on va reparler puisqu'il sera dans le très attendu AVATAR de James Cameron !