mercredi 9 juin 2010

glee ! ! !

Je me souviens de Fame, la série inspirée par le succès du film d'Alan Parker. Je me souviens de toutes les comédies musicales étatsuniennes qui ont enchanté ma cinéphilie et continuent à le faire.Je me souviens d'avoir découvert WEST SIDE STORY au cinéma, avec ma mère me gourmandant parce que je claquais des doigts. Un jour, je me souviendrai de l'époque où j'ai découvert Glee et de cette euphorie qui s'était emparé de moi au fur et à mesure que je découvrais les épisodes et que je chantais avec les héros de cette série pas-comme-les-autres.







lundi 7 juin 2010

brigadoon






















BRIGADOON a été réalisé en 1954 par Vincente Minelli et c'est ma comédie musicale favorite parce qu'elle réunit à nouveau Gene Kelly et Cyd Charisse, parce qu'on y entend Kelly chanter 'It's Almost Like Being In Love' et parce que.
C'était au départ* un musical écrit par Alan Jay Lerner et mis en musique par Fred Loewe dont suite à son succès, fut achetée par la MGM qui en confia l'adaptation au même Lerner ; celui-ci avait déjà écrit le scénario de ROYAL WEDDING (Stanley Donen, 1951 avec Fred Astaire et Jane Powell) et de AN AMERICAN IN PARIS (Minelli, 1951 avec Gene Kelly et Leslie Caron), puis travaillé sur THE BAND WAGON. Il sera encore à l'orgine de MY FAIR LADY (George Cukor, 1964 avec Audrey Hepburn et Rex Harrison).
Au générique on retrouve aussi la direction artistique de Cedric Gibbons et de Preston Ames qui est ici un enchantement puisque le village mythique de Brigadoon dans les Highlands écossais a été intégralement tourné en studios.

* "... hier on adaptait, pour Hollywood, les comédies musicales à succès de Broadway ; aujourd'hui, on adapte pour Broadway les films à succès d'Hollywood."
Frédéric Martel, Mainstream, p 64, Flammarion, 2010

dimanche 6 juin 2010

nostalgie dominicale


C'est en effet le dimanche après-midi que passaient les Muppets dans mon enfance...

ps : hier, en dépit de mon soutien a priori pour l'athétique australienne Samantha Stosur, force m'a été de constater la supériorité physique, la puissance de l'envie, la dynamique quasi enfantine de Francesca Schiavonne qui a remporté, du coup, haut la main et avec une maestria toute latine qui faisait plaisir, la finale de Roland-Garros : brava Francesca !

samedi 5 juin 2010

les trois royaumes

CHI BI [Les 3 Royaumes] est un film épique de John Woo sorti en Occident dans une version raccourcie, il avait connue en Asie une double sortie, à trois mois d'intervalle, de deux films.












Les éditions HK après avoir sorti la version occidentale, vient de sortir, dans deux élégants boîtiers, les deux films qui composent cette fresque martiale magnifique. Ça y est, je viens de lacher un deuxième adjectif, alors tant que à y être je rajouterai volontiers que ces films en un seul sont sublimes, époustouflants et aussi mirifiques (parce que j'aime bien celui-là). C'est d'ailleurs, à bien peu de choses près, le meilleur film de Woo.













J'ai découvert John Woo à travers ce qui, à mes yeux, demeure son film emblématique, ainsi que celui d'une certaine esthétique depuis largement plagiée, et toujours mal, à savoir LAT SAU SAN TAAM [A toute épreuve, 1992]. C'était au Cratère, à Toulouse, lors d'un petit festival spécial cinéma chinois. La salle, petite, était rempli d'un public majoritairement asiatique, qui, comme je m'en rendis vite compte, connaissait déjà le film par coeur. J'ai passé le temps de la projection à m'émerveiller et à rire en même temps que le public conquis qui vivait pleinement ce spectacle total.













J'ai ensuite, via la vhs, découvert les autres : DIE XUE JIE TOU Une balle dans la tête, 1990], DIP HUET SEUNG HUNG [The Killer, 1989] YING HUNG BOON I et II [Le Syndicat du crime, 1986-1987]. Sa carrière américaine m'a, je dois bien le reconnaître, assez déçue. Ainsi, hormis quelques rares séquences de FACE/OFF (entre autres, la fusillade sur fond de 'Over the Rainbow'), je ne sauve rien de ce qui a suivi ; y compris PAYCHECK qui, quoique un honnête divertissement, n'avait rien de particulièrement wooesque.













Cela dit, il n'en est rien de CHI BI, la Falaise rouge, du nom du lieu où se déroule l'époustouflante bataille finale dans le deuxième film, qui est l'adpatation d'un épisode du Grand Livre chinois par excellence, l'épopée homérienne des 3 Royaumes. Je ne pontifierai pas sur cette ouvre dont j'ignorais tout alors que n'importe quel chinois connaît par coeur ses personnages et ses aventures.
Tourné en Chine continentale avec un impressionnant casting mêlant acteurs hongkongais, taïwanais et chinois, le film est la brillante démonstration que la maestria avec laquelle Woo s'était naguère essayé au wu xiao ping en réalisant HAO XIA [Last Hurray for Chivalry] n'était pas qu'un souvenir fantasmé. La maîtrise avait laquelle il a filmé, c'est-à-dire dirigé son équipe est inouïe et tant pis si on me juge emphatique et flagorneur. Le fait que j'ai été bluffé par la qualité de ce récit, de son découpage (chapeau à Daniel Wu, le monteur attitré de Woo) qui permet au spectateur lambda de sy retrouver dans cet imbroglio de personnages qui, sans vouloir faire de mauvaise blague, se ressemblent a bout d'un moment un peu tous.













Et puis il y a le plaisir du mandarin, cette version littéraire du chinois, bien loin du cantonnais des films hongkongais. Cette langue donne, en plus du soin prodigieux accordé aux décors, costumes et accessoires, une classe que je n'avais jamais vue je crois bien à l'écran sans que ça fasse aussi peu putassier. Le pognon est là, dans chaque plan, mais l'image renvoie une impression de normalité, comme si on avait simplement voyagé dans le temps pour se retrouver au IIIeme siècle en Chine du Sud. On peut cependant penser que les hiérarques pékinois doivent apprécier un tel spectacle rendu possible par la participation de l'armée populaire chinoise !













Enfin, il y a donc les comédiens, sur qui repose une bonne partie du succès du film car ils incarnent des personnages mythiques. Je ne jouerai pas au petit jeu de qui a fait quoi, tant, hormis les débutants, tous sont des vétérans ou peu s'en faut, et ont déjà prouvé leur valeur. Mais je dois bien reconnaître que tant Tony Leung Chiu Wai (le général Zhou Yu), Takeshi Kaneshiro (le stratège Zhuge Liang) , Chen Chang (le roi Sun Quan), Jun Hu (le général Zhao Yun), et surtout les deux femmes sans qui il n'y aurait pas eu d'histoire, Chiling Lin (Xiao Qiao) et Zhao Wei (Sun Shangxiang), sont tous époustouflants de talent et de beauté.

vendredi 4 juin 2010

collision






COLLISION* est un film écrit et réalisé par Paul Haggis.

Haggis s'est d'abord fait connaître en tant que scénariste, en particulier en écrivant celui de MILLION DOLLAR BABY mais aussi les deux derniers Bond. Il s'est par ailleurs mis à la réalisation, et je vous recommande IN THE VALLEY OF ELAH avec Tommy Lee Jones.

COLLISION est ce que les critiques aiment paresseusement appeler un film choral, tout ça pour s'éviter de dire que c'est une histoire racontant les parcours simultanés de plusieurs personnages dont les trajectoires, tout au long du film, vont finir par se rencontrer et faire collision. La méthode est déjà éprouvée et a été rendue populaire par Boomtown, l'excellente série policière de Graham Yost.

Inutile donc d'essayer de circonscrire la narration à un pseudo-pitch quand tout se ramène à un film sur une ville, Los Angeles que Haggis a décidé de filmer d'une manière qui évite toute carte postale et qui, alors qu'elle est ensoleillée une bonne partie, semble au demeurant bien sombre. Mais loin de faire du misérabilisme le film est essentiellement humaniste.

Il repose aussi avant tout sur une épatante brochette de comédiens, en premier lieu l'épatant Don Cheadle à l'origine du projet, mais aussi Matt Dillon Terence Howard, Ryan Philippe, William Fichtner  sans oublier, là où on ne l'attendait pas, Tony Danza. Peu ou pas de personnages féminins, mais je m'en voudrais d'oublier la fantastique composition de Thandie Newton.

*curieusement retitré Crash pour la version française alors que le mot de collision est assez explicite et a l'avantage d'exister dans les deux langues... allez comprendre !

jeudi 3 juin 2010

guerres de l'ombre

SHENG ZHAN FENG YUN [Guerres de l'ombre, 1990] est un film hongkongais de Ringo Lam. Pour le resituer dans la filmographie de Lam il faut absolument voir la présentation du film par Jean-Pierre Dionnet, le directeur de la collection Asian Star qui a le chic pour donner envie de voir un film de cette trempe.
Je ne le connaissais pas et ça a donc été une plutôt bonne surprise  car même s'il pêche par certains aspects (la photo est horrible, à moins que ce ne soit voulu) il réserve assez de surprises. Au premier rang de celles-ci on trouve le casting qui, coproduction et sujet transnational oblige, n'est pas que chinois. On y découvre Olivia Hussey en passionnaria marxiste ; elle portait bien ses 39 ans, celle que j'avais découvert, à 17 ans, dans le ROMEO AND JULIET de Zefirelli ! On y croise un excellent méchant protéiforme incarné par l'australien Vernon G. Wells qui jouait un des pirates de la route coiffé d'une iroquoise dans MAD MAX II ! Et puis il y a ce sous-Mel Gibson, Peter Liapis qui forme avec Danny Lee un duo qui n'est pas sans préfigurer (je pense à l'échafaudage de bambous) celui de RUSH HOUR.





















mercredi 2 juin 2010

cyd charisse forever...

Ces images sont tirées de THE BAND WAGON (Tous en scène, Vincente Minelli, 1953).
A l'époque, Cyd Charisse venait d'apparaître à la fin de SINGIN' IN THE RAIN dans une séquence mémorable, du moins pour moi ! Elle sera ensuite à nouveau aux côtés de Gene Kelly dans le magnifique BRIGADOON dirigée par Minelli ; puis, elle retrouvera Astaire pour SILK STOCKINGS (La Belle de Moscou, Rouben Mamoulian, 1957), le remake musical du NINOTCHKA de Lubitsch.





mardi 1 juin 2010

the band wagon


















THE BAND WAGON [Tous en scène, 1953] est probablement la meilleure comédie musicale et l'un des plus beaux films de Vincente Minelli. C'est aussi le porte étendard d'une certaine idée du divertissement haut en couleurs comme la Metro Goldwyn Mayer de l'époque les prisait. De fait, la présence au générique de E. Preston Ames et de Cedric Gibbons à la direction artistique témoigne de la volonté des producteurs d'en faire un film riche et classieux.
Minelli venait de réaliser THE BAD AND THE BEAUTIFUL, l'un des plus beaux films jamais fait sur Hollywood (et il n'avait pas encore réalisé BRIGADOON, mon film musical préféré). Le film fut écrit par ses complices, Betty Comden et Adolph Green (qui créèrent aussi ON THE TOWN, IT'S ALWAYS FAIR WEATHER et SINGIN' IN THE RAIN !).
Aux côtés de Fred Astaire qui accusait ses 54 ans, et de la jeune Cyd Charisse, 22 ans à l'époque, on trouve des briscards du genre : Oscar Levant (qui était dans AN AMERICAN IN PARIS), dont ce fut l'avant-dernier film, Jack Buchanan, qui mourut d'un cancer quatre ans après et, surtout, la pétillante Nanette Fabray qui pouruivit ensuite sa carrière à la télévision.

ps en forme d'anecdote geek qui n'a rien à voir avec le film : Astaire apparut dans l'épisode 15 de la saison 1 de Battlestar Galactica !

pps : trois jours sans pouvoir accéder à l'hébergeur de ce blog alors de dépit j'en avais ouvert un autre que je pense néanmoins continuer : ça se passe là !