vendredi 15 avril 2011

le livre d'éli (suite)

Gary Oldman, Tom Waits en vieille chouette, le formidable Ray Stevenson (il était Titus Pullo dans Rome), et Jennifer Beals, en muse aveugle...







jeudi 14 avril 2011

le livre d'éli

THE BOOK OF ELI est réalisé en 2010 par Albert et Allen Hughes sur un scénario de Gary Whitta.
"Stay in the path, it's not your concern…"

Les frangins se sont faits connaître en 1993 avec un film gangsta réussi, MENACE II SOCIETY et en 2001 en adaptant From Hell, le graphic novel de Alan Moore et Eddie Campbell, avec au moins de la conviction sinon de l'originalité.
Leur dernier film est une dystopie post-apocalyptique dans la lignée de (l'injustement décrié) THE POSTMAN de Costner, mais aussi de FARENHEIT 451, mais je n'en dirai pas plus à ce sujet.
Le scénariste s'est amusé à semer quelques repères de la vie d'avant, et certains de ces petits cailloux valent leur pesant d'or : Eli faisant sa toilette avec des rince-doigts de KFC ; Eli citant "Greystone Chapel" de Johnny Cash ; les cannibales écoutant "Ring My Bell" par Anita Ward sur un phonographe ; le second d'Oldman sifflotant le thème de ONCE UPON A TIME IN AMERICA de Morricone ; ou encore l'affiche de A MAN AND HIS DOG de L.Q. Jones réalisé en 1975.
A noter la participation de deux comédiens qui ont joué dans les films d'HARRY POTTER, le couple incarné par Michael Gambon et Frances de la Tour qui sont formidables.
Un autre vieux à qui je tire mon chapeau en dépit de la faiblesse de son personnage, c'est Gary Oldman qui a pris un sacré coup de calcaire et en est devenu encore plus effrayant. Et tiens, je réalise que lui aussi a joué dans les films avec le sorcier à lunettes rondes...
Et sinon, le film ? J'avais beaucoup hésité à le voir, craignant d'avoir tout déjà vu dans la bande-annonce, et craignant l'exercice de style un peu vain, sans vraiment d'histoire autre que la bondieuserie pressentie. C'est finalement pas si mal, et assez plaisant à regarder.






mercredi 13 avril 2011

auguri mariechat



C'est aujourd'hui l'anniversaire de ma soeur, alors une pensée pour elle et son amoureux de mari...

lundi 11 avril 2011

monsters

MONSTERS est à ce début de siècle ce que le CLOSE ENCOUNTERS de Spielberg fut aux années 70 : une merveille qui fera date. Mais à la différence de son aîné qui, en son temps, put s'appuyer sur un budget confortable, un studio, des comédiens réputés etc., Gareth Edwards, le jeune auteur et réalisateur prodige de MONSTERS n'a pu compter que sur les bonnes volontés de ses deux comédiens, Whitney Able et Scoot McNairy, quelques techniciens, un budget ridicule et son imagination magnifiée par son expertise dans le domaine des effets spéciaux.
Il l'avait déjà démontrée en réalisant, en deux jours, FACTORY FARMED, un entêtant court-métrage conçu dans le cadre du Sci-Fi London 48 Hour Challenge de 2008.
MONSTERS part d'une idée simple que tout fan de SF valide d'emblée : une sonde de la NASA rapporte d'Europe des entités qui se reproduisent dans la jungle mexicaine où elle se crashe lors de son retour sur Terre. Six ans plus tard, en 2011, une partie du Mexique est "zone contaminée" et les créatures menacent le reste du pays tandis que les Etats-Unis sont à l'abri derrière un mur gigantesque.
Kaulder, un photographe, est contraint de babysitter la fille de son patron et de la ramener au pays via ladite zona contaminada, et l'on suit les péripéties de nos deux personnages en partageant leur surprise, leur angoisse et leur émerveillement aussi. Le film fonctionne essentiellement à trois niveaux :
a) les deux comédiens sont impeccables et leur synergie est sans faille, en partie car ils vivent en couple à la ville et se sont même mariés peu après.
b) tous les autres personnages sont des non-professionnels embarqués au hasard du voyage et ils sont donc aussi crédibles que le paysage.
c) tout le travail digital et numérique, sans oublier l'environnement sonore, contribuent à créer un monde dans lequel les ET sont là et représentent une menace banalisée.
Dans le bonus Edwards explique que sa démarche avait outré ses collègues du département fiction de la BBC où il travaille mais guère étonné ceux du département documentaire.
Et c'est là une des clés de la réussite de ce grand petit film qui à l'instar de DISTRICT 9 qui était lui aussi un faux-documentaire, prouve que la SF n'est pas une question de moyens mais d'idée et d'envie.







dimanche 10 avril 2011

a touch of zen


Comme c'est aujourd'hui mon anniversaire j'en profite pour me régaler d'un extrait d'un de mes films préférés : XIA NU alias A TOUCH OF ZEN, réalisé en 1971 par le grand King Hu avec la belle Hsu Feng.

samedi 9 avril 2011

factory farmed



C'est le court-métrage entêtant réalisé par Gareth Edwards dans le cadre du SCI-FI LONDON 48 Hour Film Challenge 2008 et qui lui a ensuite permis de faire MONSTERS.

Le site de Sci-Fi London est une vraie mine car on y trouve des tas de vidéos de courts épatants.

jeudi 7 avril 2011

le plongeon (suite)

Burt Lancaster avait 53 ans, Janet Landgard seulement 19. Bernie Hamilton qui joue le chauffeur maussade atteindra une notriété internationale en incarnant quelques années plus tard le capitaine Dobey dans Starsky & Hutch ! La belle Janice Rule...






mercredi 6 avril 2011

le plongeon

THE SWIMMER est réalisé en 1966 par Frank Perry sur un scénario de Eleanor Perry d'après une nouvelle de John Cheever. Eleanor Perry écrira encore deux autres films de son mari Frank, LAST SUMMER et DIARY OF A MAD HOUSEWIFE, avant de divorcer en 1971.
Il y a deux films en un seul : le premier, lumineux, bucolique, est consacré à cet homme en forme splendide qui profite d'une belle journée pour visiter des amis en traversant leur propriété et leur piscine pour rentrer chez lui, embarquant l'ancienne babysitter de ses fillles en chemin. C'est la partie ensoleillée, digne d'une peinture de Norman Rockwell, oscillant entre LOLITA (réalisé en 1962) et BREEZY (qu'Eastwood fera en 1973) : un homme d'âge mûr (Burt Lancaster, dans son rôle favori) est tenté par une jeunette (la ravissante Janet Landgard) qui a osé lui avouer son amour adolescent.
Le second commence quand elle s'enfuit en comprenant que ses gestes ont un sens qui n'a rien d'anodin (ah ! ce plan de sa main sur son ventre...), qu'il commence à s'essoufler et boîter, se fait snober et rejeter par tout le monde jusqu'à ce qu'il finisse par rentrer chez lui et... Non, je ne raconterai pas la fin sinon pour dire qu'elle reste ouverte à toutes spéculations, obligeant même le spectateur à reconsidérer la première partie et à se poser davantage de questions. Je me dis que le film doit avoir un autre goût quand on le voit une deuxième fois.
C'est un film essentiel dans sa critique des convenances sociales et de l'hypocrisie du quotidien, avec y compris des relents de lutte des classes sous-jacente (le chauffeur, les commerçants à la piscine...). Il se permet même un intermède poétique entre Ned et un jeune garçon dans une piscine vide d'eau.






touchwood