dimanche 14 août 2011

happy accidents (suite)



Le "dénouement" qui permet de reconstituer, en partie, le puzzle de pièces amassées tout au long du film et qui se mettent d'autant mieux en place qu'on connaît un peu New-York.


En sus de l'extrait de film qu'ils voient au cinéma (un slasher produit par Corman, d'après J.J. Bernard), on voit deux extraits de comédies romantiques classiques, en vhs : SUMMERTIME (Vacances à Venise) de David Lean, 1955 ci-dessus...


et LOVE AFFAIR (Elle et Lui) de Leo McCarey, 1939, ce dernier étant si new-yorkais...

Le livre oublié par Ruby dans le parc et qui sert de prétexte à Sam pour aller à sa rencontre...

samedi 13 août 2011

happy accidents


HAPPY ACCIDENTS est écrit et réalisé en 2000 par Brad Anderson. Je ne connaissais pas ce film sur lequel je suis tombé par accident. Je n'ai même pas sur le coup reconnu le nom du réalisateur de THE MACHINIST. Je me suis juste dit qu'une comédie avec Marisa Tomei et Vincent d'Onofrio se déroulant à New-York devait valoir que je lui donne une chance.


C'est en la retrouvant dans WAR, INC., la comédie caustique de Joshua Seftel et en me souvenant aussi de Rescue Me que je me suis souvenu combien j'aimais bien Marisa Tomei et sa fraîcheur. Elle est ici formidable de justesse et de fragilité, attachante et agaçante à la fois ; j'oserai, new-yorkaise, tant elle semble à sa place et évoluer dans la ville comme un chat sur les toits.

Le couple qu'elle forme avec Vincent d'Onofrio est immédiatement acceptable, surtout quand, le temps d'un flash-back, on découvre quelques exemples de ces mecs précédents, jusqu'au très catégorique Tab. On a envie de croire à leur histoire, ne serait-ce que parce qu'ils dansent si bien ensemble...

C'est aussi, l'air de rien, un fil de science-fiction anti-spectaculaire, dont on voit ci-dessus le seul effet spécial : le code-barres attestant l'identité et l'origine de Sam Deed. C'est en fait l'histoire, banale, d'un homme qui tombe amoureux d'une femme d'après une photo et qui remonte le temps pour la rencontrer et essayer de faire en sorte qu'elle ne meure pas dans un accident de voiture. C'est donc un film à la croisée de LA JETÉE, mais aussi de 12 MONKEYS et aussi SOMEWHERE IN TIME inspiré de Le Jeune Homme, la Mort et le Temps (Bid Time return) de Richard Matheson dans lequel le héros voyage à partir d'un portrait peint de femme.


Mais on ne verra jamais le dispositif de voyage dans le temps et les seuls moments en rapport avec ce processus sont ces absences qu'a Sam et ces instants où il voit le temps partir en arrière, recommencer. On se demande alors s'il n'est qu'un observateur ou s'il fait changer le cours du temps.

Sans trop en raconter à son sujet, l'autre personnage central du film est la thérapiste de Ruby, Meg Ford jouée par Holland Taylor qui est la tante de Brad Anderson. Si l'héroïne n'avait pas eu de psy on n'aurait pas été à New-York, cela tombe presque sous le sens...


Vincent d'Onofrio est parfait, non pas seulement en raison de sa performance qui en soit n'a rien de spectaculaire non plus, mais parce qu'il irradie de lui une vraie humanité, une tendresse et une aménité communicatives. Il n'avait pas encore la gravité et la mâturité qu'il donnera à son Robert Goren quelques années plus tard. Il était encore jeune.


Le personnage de Marisa Tomei m'a fait penser à celui de Lily Crush dans Cold Case, à la différence qu'au lieu de garder chez elle les matous qu'elle a retapé, elle flanque à la porte les bras cassés émotionnels dès qu'elle les a remis sur pieds, se retrouvant alors seule, comme Lily...

vendredi 12 août 2011

l'affaire Chelsea Deardon (suite)

Indispensable dans les années 80 comme avant et après, le plan permettant d'apercevoir les tours jumelles histoire de bien situer le film à New-York et de permettre aux initiés de se repérer plus facilement.

C'est mon plan préféré du film car si le site important est l'hôtel, au centre, où a lieu le raout du DA et où Logan doit faire son discours, ce sont les détails annexes qui m'intéressent. Ainsi, la salle qui s'appelle 57st Playhouse est un ancien théâtre de Broadway datant de 1933 et qui sert aujourd'hui à l'industrie du cinéma pour des projections et des séminaires. Il est situé au 110 West de la 57ème Rue (voir là et là). On remarquera aussi qu'il projette un film étranger, COLONEL REDL d'Istvan Szabo sorti aux Etats-Unis en octobre 1985. Au fait, l'hôtel est désormais Le Parker Méridien.

Autre référence cinématographique dans la séquence où les deux personnages ont une insomnie et la combattent chacun à leur manière en regardant tous les deux SINGIN' IN THE RAIN...

Si le personnage de Redford est sportif (claquettes, vélo, jokari...) et assez britannique dans l'attitude...
Celui de Winger est assez pathétique puisqu'elle picole et baffre jusqu'à tomber de fatigue et repue.
Deux plans, parmi d'autres, magnifiant la beauté de Darryl Hannah...

jeudi 11 août 2011

l'affaire chelsea deardon

LEGAL EAGLES est une comédie judiciaro-policière réalisée par Ivan Reitman en 1986 d'après un scénario de Jim Cash et de Jack Epps Jr. Le "faucon maltais" du film est ici un tableau, dédicacé par son auteur à sa fille Chelsea, le soir de ses huit ans. Le même soir, il meurt dans l'incendie de sa maison avec ses toiles. Toutes ses toiles ?

Chelsea Deardon c'est Darryl Hannah qui avait déjà fait saliver la planète avec SPLASH et BLADE RUNNER. J'ai longtemps gardé une photo d'elle en maillot une pièce rouge mettant en évidence ses jambes superbes. Comme le dit Logan à un moment du film : "great body..."

Pour la défendre, d'abord d'une tentative de vol puis de meurtre, Laura Kelly jouée par Debra Winger qui enchaînera ensuite avec THE BLACK WIDOW. Est-ce un choix lié à l'époque ou le souci de ne pas faire d'ombre à Redford mais elle passe le lus clair du film à être quelconque, mal fagottée et pas du tout attirante.

Le héros, encore auréolé du succès d'OUT OF AFRICA, c'est Redford, en avocat tap-dancer, liant le charme au bagoût même s'il se révèle d'une culture artistique crasse (ou est-ce une stratégie ?). On le voit ici avec Jennifer Dundas qui joue sa fille.

Outre Terence Stamp, on retrouve, en seconds rôles à tronche patibulaire, Brian Dennehy (ci-dessus), mais aussi Steven Hill qui, déjà, jouait un rôle de District Attorney...

mercredi 10 août 2011

charlie bartlett

CHARLIE BARTLETT est le premier film réalisé en 2007 par Jon Poli sur un scénario de Gustin Nash. Je le précise car Nash a aussi écrit YOUTH IN REVOLT, film avec Michael Cerra, qui n'est pas dans le film mais qui était dans NICK AND NORAH'S INFINITE PLAYLIST, dans lequel était Kat Dennings qui est dans CHARLIE BARTLETT. Ouf.

Charlie (Anton Yelchin vu dans STAR TREK en Chekov) est un jeune homme déboussolé qui passe son temps à se faire exclure de lycées privés au point que sa mère (Hope Davis, épatante de drôlerie) finit par l'inscrire dans un lycée public, un monde totalement différent. A noter, c'est assez rare, que Davis fut aussi la mère de Yelchin dans HEARTS IN ATLANTIS...

Très vite, Charlie devient la tête de turc de Murphy (Tyler Hilton, vu dans WALK THE LINE) qu'il va aussi rapidement mettre dans sa poche en en faisant un partenaire financier...

Charlie tombe surtout très vite amoureux de Susan (Kat Dennings), la fille du Proviseur (Robert Downey Jr.)
Mettant en pratique ses longues sessions de psy, Charlie décide d'écouler ses médocs en les revendant aux lycéens après leur avoir fait des consultations dans les toilettes. Il devient très vite très populaire...
Au point que mêmes les cheerladers de l'équipe de foot le reconnaissent et le saluent...

Et assez vite, Charlie emballe Susan et tout semble aller bien jusqu'à ce que l'histoire des médocs soit révélée suite à la tentative d'OD d'un des lycéens mal dans sa peau d'ado.

Du coup, Charlie et Murphy laissent tomber le business des médicaments mais curieusement les consultations continuent tant les camarades de Charlie ont besoin de parler...

Le film culmine par la représentation de la pièce écrite par le jeune Kip (Mark Rendall) qui avait fait son OD, pièce qui permet à plusieurs lycéens de s'affirmer et à Nathan (Downey Jr.) de retrouver sa fille...
Film drôle et enlevé, pas du tout crétin (on n'est pas dans un teen-movie), qui a plus à voir avec JUNO et RUSHMORE. Jon Poli serait en train de travailler à son deuxième film.

mardi 9 août 2011

mon nom est personne (fin)



Qui dit western italien dit tronches, et il y en a, mais il y a aussi des têtes familières, comme celle-ci-dessus, de Steven Kanaly, le faux-barbier du début, qui deviendra ensuite célèbre en jouant Ray Krebs dans la série Dallas...

Ou encore Jean Martin, ce comédien français, qui incarne ici le "méchant" Sullivan...








lundi 8 août 2011

mon nom est personne (suite)






Film burlesque irrésistible, MIO NOME E NESSUNO est un spectacle pour tous publics, sauf peut-être les oreilles trop prudes, un film aussi bien de vacances que pour les dimanches pluvieux ou pour se remonter le moral. On sifflote le thème de Morricone sans s'en rendre compte et on se marre au bruit énorme des baffes que distribue le héros.
J'en profite pour souhaiter une bonne fête à Dominique pour qui ce film n'est rien d'autre que le meilleur western de tous les temps : auguri Dom !