lundi 26 décembre 2011

contact


L'excellent David Morse dans le rôle du père d'Ellie. Notez le dessin que l'on retrouvera sur Vega.


David Fichtner dans le rôle de Kent, l'un des acteurs les plus sous-estimés à mon sens, de sa génération.


Le toujours très bon Tom Skerritt, ici en animal ambitieux et politique qu'on déteste instinctivement.


La sublime Jodie Foster dans le rôle d'Ellie Arroway, sans elle le film n'existerait pas.


Thomas Garner et Max Martini. C'est étonnant de redécouvrir que Martini a débuté dans CONTACT.

CONTACT est réalisé en 1997 par Robert Zemeckis sur un scénario de James V. Hart et Michael Goldenberg d'après le roman de Carl Sagan à qui le film est dédié.
Je me souviens que c'était au collège que mon ami Frédéric m'avait initié aux mystères de Sagan dont la série Cosmos passait alors sur les écrans. Il avait chez lui un immense livre consacré à celle-ci et ne tarissait pas d'éloges au sujet du cosmologue qui avait élaboré le message envoyé avec la sonde Voyager.
Ce film fait partie de ma collection de madeleine cinématographiques et m'émeut chaque fois un peu plus.

samedi 24 décembre 2011

l'anglais









THE LIMEY est réalisé en 1999 par Steven Soderbergh sur un scénario de Lem Dobbs. C'est un peu une anomalie dans la filmographie de Soderbergh car c'est moins un film de cinéaste qu'un film de directeur photo (Edward Lachman) et de monteuse (Sarah Flack), animé par des acteurs impeccables et mis en musique par Cliff Martinez. Un producteur de musique qui blanchit l'argent de la drogue (Peter Fonda) tue accidentellement sa jeune amante (Melissa George). Manque de bol pour lui le père de la jeune fille débarque à Los Angeles pour comprendre pourquoi elle est morte. Lui, c'est Wilson (Terence Stamp, prodigieux), qui vient à peine de sortir de neuf ans de prison pour attaque à main armée, un truand à l'ancienne, un Anglais brut de décoffrage. Sur place, Wilson va se faire aider d'un acolyte improbable, Eduardo (le génial Luiz Guzman) et une amie de sa fille (Lesley Ann Warren) avec qui, merci à Lem Dobbs, Wilson n'aura pas de relation intime artificielle de circonstance. On croise aussi un tueur stupide (Nicky Kaatt), un homme de main impitoyable (Barry Newman), une bimbo béate (Amelia Heinle), sans oublier Joe Dalessandro.

les cheyennes (fin)










La cascade bluffante du film...

vendredi 23 décembre 2011

les cheyennes (4)





L'épisode de Dodge City intervient comme une respiration, pour soulager la tension des spectateurs. On y retrouve Elizabeth Allen en entraîneuse susceptible, Judson Pratt en maire expansif, James Stewart en Wyatt Earp et Arthur Kennedy en Doc Holliday.





Caroll Baker avait joué avec Widmark, Malden et Stewart dans HOW THE WEST WAS WON en 1962. Elle joue ici l'indestructible institutrice quaker qui va connaître les souffrances des Cheyennes en les accompagnant dans leur marche. J'aime beaucoup ce geste tendre sur l'épaule.

jeudi 22 décembre 2011

les cheyennes (3)






Le film montre toute une gamme de militaires, tous appartenant à l'US Cavalry, qui va du sergent poivrot polonais joué par Mike Mazurki, en passant par le major Braden interprété par George O'Brien, sans oublier l'intrépide lieutenant Scott qui veut tant tuer des indiens, joué par Patrick Wayne, le fils de son père, et qui changera d'avis au cours de la longue traque. Mais mes préférés sont deux modèles antinomiques, celui de l'humanité raisonnable incarné par Richard Widmark qui joue le capitaine Archer, et celui de l'obéissance aveugle du prussien capitaine Wessels interprété par Karl Malden. Le regard halluciné qu'il a en découvrant les victimes dues à la fuite des Cheyennes est un moment terrible. 







Derniers mots : le journal parle de 29 soldats tués alors que ce n'était que 9, et la voix-off raconte que le chiffre grimpa jusqu'à 59. Lorsque le tavernier voit arriver la troupe menée par Archer il change son prix en le doulant !

mercredi 21 décembre 2011

les cheyennes (1)







Les Cheyennes du film n'en sont pas et sont en fait, pour la plupart des navajos qui se moquent des blancs comme Hillerman le fit raconter par Jim Chee dans Les Clowns sacrés (Rivages/Noir n° 244) :
"Alors j'ai une idée. Tu te souviens  que tu mas parlé de ce vieux film dans lequel des Navajos ont fait de la figuration, où ils étaient censés être des Cheyennes mais où ils parlaient navajo et disaient tout autre chose ? Celui qu'ils repassent toujours à ce cinéma en plein air de Gallup ? Un truc un peu vieillot, comme le Rocky Horror Picture Show ?
– Ouais, fit Chee.  Les Cheyennes. Dans ma famille ils sont deux ou trois à y avoir fait de la figuration."
(page 144-145)

"Des scènes se succédaient durant lesquelles des Cheyennes à la mine grave répondaient à des questions sérieuses posées dans un navaja aux intonations graves. Quand le dialogue était retranscrit en anglais par le traducteur, les réponses avaient un sens plus grave encore. Mais elles provoquaient de nouvelles expressions joyeuses de chahut chez les spectateurs, et la question de Janet ou de Blizzard, souvent des deux : "Qu'est-ce qu'il a dit en réalité ?" Ce qu'il avait dit en réalité avait tendance à concerner la taille du pénis du colonel ou toute autre considération matérielle et humoristique sans rapport avec le film. Chee édulcorait peu ou replaçait les remarques humoristiques dans le contexte des coutumes et des tabous navaja, expliquant encore que les coups de klaxon glorificateurs n'avaient pour objet que de sanctionner l'apparition à l'écran de gens appartenant à la famille d'un spectateur."
(page 147)


mardi 20 décembre 2011

les cheyennes


Ce film est selon moi un des monuments de Ford, même si c'est difficile de distinguer un film parmi tant d'autres. Mais il me tient à coeur car c'est celui dans lequel le vieux borgne a un peu remis les pendules à l'heure, sur le tard, et montré qu'elle avait aussi été l'attitude du peuple, des politiciens voire d'une partie de l'Armée à l'égard des nations indiennes humiliées par leurs défaites et par les promesses non tenues.


CHEYENNE AUTUMN fut réalisé en 1964 sur un scénario de Mari Sandoz et de James R. Wenn d'après le roman d'Howard Fast. La musique est d'Alex North et l'image est de William H. Clothier.


 Le tournage eut lieu dans l'Utah, dans l'Arches National Park et dans la réserve tribale navajo.


C'est un des ultimes films d'Edward G. Robinson (qui tournera encore huit ans et mourra peu après avoir fini SOYLENT GREEN), mais c'est important car son personnage incarne la moralité, l'éthique et l'intégrité d'un homme qui a su oublier sa carrière et avoir un geste envers les derniers Cheyennes. Il est la voix de Ford, et ce n'est pas pour rien qu'on le voit parler à ce portrait de Lincoln, l'un des présidents favoris de Ford.